14c - Marie-Louise poètesse
Marie-Louise écrit des poêmes , Roger Rebière se charge de les proposer au Concours “Art et Poèsie”
des années 1979 , 1981 , 1983 , où elle est distinguée .

Le tendre et merveilleux
visage de l’ amour
Dans le pré ou je gardais mes brebis
Il venait me retrouver
Oh ! le pays de ma jeunesse !
Il me tressait des grelots verts
Et des paniers de jonc
Oh ! le pays de mon enfance !
Il avait une une cabrette et une viole
Et aussi une lyre
Qu’on ne voyait pas
Car c’était un troubadour
Oh ! le pays de mes amours !
Il m’appelait sa douceur
Oh ! le pays de mon bonheur !
Et il me parlait d’amour
Oh ! le pays de mon erreur !
De l’amour qu’il avait pour la comtesse
Car c’était pour elle qu’il chantait
Il s’appelait Bernard de Ventadour
Mais ce n’était pas son nom
Oh ! le pays de ma desillution
Quand il n’est plus revenu
J’ai su qu’il l’ attendait tous les soirs
Au clair de lune dans la tour
Et qu’elle voulait bien écouter
Ses tendres , ses délirantes chansons d’amour .
Et puis le Comte un jour fut de retour
Un triste jour d’hiver
On n’a plus entendu parler du poête !
Oh ! le pays de ma détresse !
Et j’ai fui sur les bords de la Loire
Pour oublier le pays de ma détresse !
Et retrouver trois musiciens au clair de Lune
Ils chantaient : Pourvu qu’elle me présente
Ses yeux et qu’elle rie ,
Point n’est besoin que consente
à plus : bien m’a conquis .




