50b - le 56 rue de la mairie la Riche

Le 56 rue de la Mairie à la Riche

Antoine Breuil s’installe comme locataire de Monsieur Sagette au 56 rue de la Mairie ,en Janvier 1919 .

Son commerce de brocanteur est installé au 72 rue de la mairie ainsi qu’ au 26 rue des Hautes Marches à la Riche .

Le 22 Août 1925 , Antoine Breuil achète le 56 et le 56bis de la rue de la Mairie à la Riche , pour 32500 francs .

Il peut ainsi regrouper son logement et son local professionnel situé au fond d’ une allée au fond du jardin .

L’accès sur la rue se fait par un porche central qui permet le passage de charrettes .

Au fond de la cour se trouvent une écurie pour le cheval , un atelier et une vaste remise , le tout surmonté d’ un premier étage et d’un grenier ..

Des hangars de part et d’autre de l’allée complètent les possibilités de stockage des marchandises .

sur la photo ci-dessus on voit Antoine Breuil , sa fille Marie Louise avec sa petite fille Nelly dans ses bras , sa femme Marie Rigal et , sur la gauche les locataires du 56 bis , derrière eux le porche qui donne accès à la rue de la mairie .

En 1942 , un décret de Pétain met les enseignants à la retraite d’ office à 55 ans ,Mlle Pellin Directrice de l’ école de fille , sans logement , devient locataire d’ Antoine Breuil dans la partie principale de la maison avec accès direct à la rue , avec une pompe et avec une cave cimentée ! Au premier étage les deux logements sont d’ égal superficie imbriqués l’ un dans l’ autre .

Chaque logement possède un petit jardin , dans un enclos grillagé , avec des massifs entourés de fusains .

Les W C sont au fond du jardin , cimentés du côté de Mlle Pellin , un simple trou dans la terre côté Breuil .

Pas de chauffage , sinon une cuisinière et un branchement gaz pour le réchaud ( l’usine à gaz n’est pas très loin ) . Pour l’eau , un robinet pour l’eau courante sur un évier dans chaque logement .

Nelly , puis plus tard Marc bénéficient de la présence de Pimpin ( Mlle Pellin ) pour faire leurs devoirs , car la grand mère Breuil parle le patois limousin et ne peut surveiller les études.

Au premier étage les deux logements qui ont chacun leur escalier , sont imbriqués l’ un dans l’ autre . Ils sont dépourvus de chauffage .

Nelly dort dans la chambre de sa grand mère .

La fin de la guerre entraîne les difficultés du métier de chiffonnier , elle met fin à la récupération des métaux , des peaux de lapin , des matériaux divers , Antoine Breuil ne peut évoluer vers le métier de Brocanteur comme le reste de sa famille installé à Tours et les environs .

En 1953 , alors que Nelly se trouve à Londres Marie Jeanne Breuil ( née Rigal ) décède à la Riche à la suite de problèmes cardiaques .

Resté seul, Antoine Breuil sombre dans l’alcoolisme et meurt deux ans après en 1955 .

Monsieur Rebiére demande à la famille qui travaille dans la brocante de débarrasser la remise et les hangars , mais seuls les objets de valeurs sont emportés . Et il reste des mètres cubes de « cochonneries » dans les remises . Cependant , bien rangées à la cave , des caisses de cuivre , de bronze et de plomb seront vendues au meilleur pris par Roger Rebière pour participer à l’ achat de L’Abris Côtier .

Claude et Nelly Josset se marient en Juillet 1954 , et comme Antoine Breuil est accueilli à Langeais chez sa fille Marie-Louise , ils emménagent au 56 rue de la mairie .

La vie est dure , pas de salle de bain , pas de WC , et pour chauffer la maison une cuisinière à charbon .

En 1956 , Claude et Nelly partent à Lyon , ils logent à Villeurbanne dans la Caravane du père de Nelly où ils subissent l’ hiver le plus rigoureux du siècle .

Après son stage à Lyon , en Octobre 1957 Claude part au service militaire , Nelly est en stage de CAPES à Poitiers .

Il faudra attendre 1960 pour que Claude et Nelly puissent s’ installer définitivement à la Riche .

Le confort arrive petit à petit grâce au tarif particulier des agents EDF-GDF , tout d’abord la cuisinière est désormais alimentée au Coke de l’ usine à Gaz , ce qui n’ est pas extraordinaire car il brûle difficilement , mais ce qui est plus intéressant c’ est le gaz et l’ électricité .

On installe un radiateur à Gaz dans la salle à manger et des radiateurs électriques dans les chambres … ;enfin le confort .

Mais , un confort relatif car pour la toilette de Jean Marc il faut installer une baignoire en plastique sur la table de la cuisine .

Le cousin Georges Rigal fait son service militaire au camp d’ aviation de Parcay Meslay , il travaille dans un atelier , il se propose d’ amener du matériel de plombier pour installer une petite salle d’eau , on achète le matériel : chauffe eau de 125 mth , un lavabo et une baignoire sabot . Georges installe le matériel et fait les soudures .

Séparé de la cuisine par une cloison légère et une porte coulissante , c’ est maintenant le confort qui entre dans la maison .

En 1966 à la naissance de Mylène nous sommes un peu à l’ étroit , mademoiselle Pellin est d’ accord pour nous céder une chambre au dessus du porche , fort de cet accord Claude saisis une masse et défonce la cloison qui donne accès à cette chambre , comme la chambre est grande il construit une cloison en contreplaqué qui permet de réaliser un couloir entre les deux appartements .

Mais le grand événement est l’ arrivée du tout à l’ égout à la Riche , et l’installation d’un WC qui donne sur le nouveau couloir et permet d’aménager une petite salle de bain au premier étage .

Une petite chaudière murale de chauffage central permet d’ alimenter des convecteurs dans tout le logement .

En 1967 nous déposons une demande de permis de construire pour créer un second niveau en soulevant le toit coté jardin .

Le plancher existant du second est constitué de poutrelles en I entre lesquelles est coulé un béton au mâchefer si peut solide qu’ un ouvrier passa au travers durant le chantier .

Un parquet de sapin permit de renforcer cette surface sur laquelle on pu monter des cloisons légère en brique de 3 cm !!!

Un artisan réussit à construire un escalier hélicoïdal en fer , suspendu à la charpente , afin de ne pas peser sur le plancher si fragile .

Avec toutes ces précautions nous disposions de 3 grandes chambres et d’ un cabinet de toilette .

Chose bizarre , c’est Bleuette Pion qui va bénéficier de la nouvelle chambre au deuxième , la chambre au bout du couloir servant de Bureau à Nelly .

Une anecdote amusante : alors que la maison était couverte en tuiles , le permis de construire précisait que la toiture surélevée devait être réalisée en ardoises , seuls les aviateurs remarquent cette anomalie .

Mademoiselle Pellin s’ éteint le , ses cousins du nord déménagent son logement , ce qui permet de dépanner notre cousine Annette qui n’ a plus de logement .

C’est alors que germe un nouveau projet qui permettra d’ agrandir la salle de séjour sur le porche .

Il faudra sacrifier la cave du 56 bis car on s’ aperçoit que lors de l’ explosion de la bombe en face pendant la guerre , l’angle de la maison a été ébranlé , il vaut mieux couler du béton au pied du mur .

La porte sur la rue du nouveau porche permet le passage des voitures et de la caravane , coté jardin une porte roulante permet l’ accès à la remise .

L’escalier d’ accès au premier étage du 56 bis est supprimé ce qui permet d’agrandir l’ancienne chambre de Mlle Pellin coté jardin .

Dans l’ancienne écurie à cheval claude aménage un studio insonorisé pour qu’ Yves puisse jouer du piano à toute heure du jour ou de la nuit sans gêner les voisins

La maison a atteint sa configuration définitive avec les Chambres de Jean-Marc ( ex chambre de pinpin)et Mylène au premier étage ( Mylène ne voudra jamais quitter la petite chambre au centre ) et les chambres d’Yves et de Claude et Nelly au second , de part et d’antre de la chambre d’ ami .

Vue coté rue

Vue côté jardin

En 1979 , il faut rallonger le garage de la remise pour le Camping-car J7

Sur la photo ci-après on voit l’extension du garage pour loger le camping-car er sa porte coulissante , on voit également le hangar construit avec des poutres fournies par Volk et Berger , les tuiles sont des tuiles de béton très lourdes !!!

Après avoir déménagé à Saint Cyr sur Loire en 2003 , Claude et Nelly arrivent difficilement à vendre la maison de la Riche en 2005 pour 235000 € .