48b - Tours pendant la Guerre

Claude Croubois , historien tourangeau , était présent avec ses parents dans la ville désertée par ses habitants , il raconte et témoigne des efforts de quelques habitants , dont des religieuses , faisant la chaine avec des seaux , à partir de puits abandonnés pour lutter contre un brasier qui se nourrissait du bois des maisons Renaissance .Quand l’incendie s’arrête le 22 Juin douze hectares du centre ville sont complètement ravagés , on compte 1030 immeubles sinistrés dont 388 complètement détruits , 3000 personnes ont tout perdu ….Il s’agit essentiellement de la partie la plus vivante de la ville avec la prestigieuse rue Nationale . Des cafés renommés (café de la ville , café du Musée , café de la Bourse , Grand Café du Commerce …) le dancing Miami , des cinémas (Olympia , Rex , Sudio , Caméo ) , le restaurant Lyonnais , les hôtels de la Boule d’Or , du Faisan , des Négociants , la pâtisserie Poirault ,des commerces de luxe d’implantation centenaire comme la lingerie Lemarié ou la librairie Tridon ,pôle culturel exceptionnel , fréquenté par les Guitry , Georges Courteline , Anatole France , Berrgson …ne sont plus que des ruines .
Dans le quartier de Chateauneuf ( rue des Halles , du Président Melville , du Commerce , Marceau , Richelieu , de Constantine , du Godet etc ..) et celui de Saint-Julien (partie ouest des rues Colbert , de la Scellerie etc ..), des hôtels particuliers de la Renaissance sont la proie des flammes , tout comme les imprimeries Gibert et Clarey et Mame , une célébrité mondiale qui s’étendait sur près de trois hectares.