44 - Dernier voyage du paquebot Normandie

Le 9 février 1942, les travaux de réaménagement du
paquebot sont en cours. L’opération du jour consiste
notamment à retirer quatre grandes colonnes d’acier dans le grand salon, ce qui
nécessite un chalumeau. Le découpage des deux premières colonnes se passe sans
encombre, c’est lors de l’attaque de la quatrième que l’incident
survient : une étincelle touche un des paquets de gilets, l’incendie se
propage rapidement au pont-promenade. Le secours vient des bateaux-pompes

qui projettent près de 6 000 tonnes d’eau sur le navire en feu.

Le navire commence ainsi à gîter sévèrement sous l’effet
des tonnes d’eau déversées. On pratique des ouvertures qui le rééquilibrent
sensiblement… C’est sans compter sur les marées : la mer se retire, puis
revient, déséquilibrant le navire. À 2 h 40, il chavire définitivement.

Après le drame vient le temps des
questions. La rumeur commence à faire circuler l’idée que le navire a été coule
par un acte de sabotage. Une enquête, bien vite demandée, conclut cependant le
contraire :

Les opérations de nettoyage prennent
plus d’un an, et c’est à partir du 4 août 1943 que le pompage débute. Le 15
septembre, le navire est sorti de l’eau. Le 27 octobre, il est rendu a la navy.

Le navire part ensuite a Bayonne, dans le new jersey, ou un bassin de radoub
l’attend pour qu’il y soit remis en état[.

Cependant, la coque et les machines se révèlent plus endommagées que prévu..

Début 1944, le projet est abandonne . Un maigre espoir subsiste encore : le président
Roosevelt continue a défendre un projet de remise en état, l'imminence du

débarquement et la mort de Roosevelt ont cependant définitivement raison du
navire. Le 20 septembre 1945, il est déclare surplus de la navy. Un an plus
tard, alors que la France refuse de récupérer l'épave, le navire est acheté par
les frères Lipsett qui obtiennent le
droit de le démolir .

Les opérations se déroulent du 7 janvier au 7 octobre 1947.
L'opération se traduit par un profit d'un million de dollars de l'époque