136- Ruau Sainte-Anne

Le Ruau Sainte Anne
Quand Nelly Rebière était « petite » , elle habitait à Saint Anne .
Sur la rive gauche du ruau Sainte Anne , une ancienne église fut remplacée par une autre plus imposante appelée Notre Dame la Pauvre dépendant de la collégiale de Saint Martin de Tours . Le ruau Saint Anne servait alors de passage entre la Loire et le Cher favorisant l’essor de Port Gordon sur la Loire .
Au début du 13ème siècle , en 1202 , une nouvelle église fut reconstruite sur les fondations de la précèdente . A la fin du 15ème siècle elle prit le nom de Notre Dame la Riche par suite aux libéralités et des dons offerts par le Roi Louis XI .
Par la suite la commune s’appela La Varenne la Riche à partir de 1787 , puis la Riche Extra ( extra muros) . Mais les habitants continuerons à nommer leur commune Sainte Anne .
Reliant le Cher à la Loire à l’ouest de Tours , le ruau Sainte Anne était à l’origine un de ces chenaux qui parcouraient la vallée . Selon la tradition il aurait été ouvert grâce à Louis onze lorsque celui-ci habitait le Plessis . Mais en fait il est antérieur , il fut aménagé et élargi au moyen âge pour faciliter le transport des marchandises , il servait également à l’écoulement des eaux en période d’inondation.
Le ruau est bordé à l’est par une levée nouvellement construite , en son milieu elle est percée par une bonde , la bonde de la Charité par laquelle se déverse librement les eaux qui s’accumulent au sud de la ville de tours dans la vallée du Cher soit par suite de pluies , soit par infiltration dans les levées .
En 1774 le pont à l’entrée de la Riche était dans un tel état de dépérissement que Pierre de Cluzel , qui se rendait souvent au prieuré de Saint Cosme s’en est inquiété .
Cependant rien de plus n’est fait et le ruau est laissé à l’abandon et en 1777 s’ouvre un débat sur la possibilité de sa suppression . Dans un rapport du 26 avril la ville de Tours demande à être mis en possession du fond du canal qu’elle entretiendrait à ses frais . Entre 1774 et 1777 , le pont est en partie détruit et remplacé par une levée . Mais  l’assèchement du canal débute au cours de l’année 1777. Son lit devient une vaste cuvette dont on ne sait que faire .
En 1782 , la Société d’agriculture propose de la mettre en culture. De Cluzel et  la ville de Tours qui ne sait que faire des eaux stagnantes , acceptent  que l’on comble définitivement le canal en 1790 .
Mais que faire des terrains récupérés : il faut croire que l’on a remblayé le ruau avec des « bonnes terres » pour qu’on ait l’idée d’y implanter le jardin botanique de Tours  . Il fut construit entre 1831 et 1843 grâce aux tourangeaux et tout particulièrement à la ténacité, et à  la générosité, de Jean-Anthyme Margueron, pharmacien. En effet, ce pharmacien fut à l’initiative de ce projet comportant une école de botanique destinée aux étudiants de la nouvelle école de Médecine et de Pharmacie située en face du jardin.
M. Barnsby, Directeur du jardin, permit dès 1869 l’acquisition de quelques animaux exotiques.
Le jardin a survécu à de nombreuses agressions : inondations de 1846 et 1856 (2 m d’eau dans les serres !), incendie de l’Orangerie en 1869, bombardements de 1944, tempêtes de 1953, 1987…

La partie Nord du jardin fut profondément réaménagée de 1981 à 1983 afin de présenter les collections botaniques sous une forme plus moderne. L’allée centrale de Magnolia Grandiflora plantée en 1857, fut renouvelée en 1882 et 1984.
Les serres créées en 1869, ont été rénovées depuis 2007 pour devenir actuellement les serres”Biodivers”. Elles présentent 3 nouvelles thématiques : les plantes menacées des flores d’Afrique du Sud et des sous-bois tropicaux ainsi que les plantes tropicales utilitaires. La construction d’une nouvelle serre d’Orangerie en 2008 permet l’hivernage des végétaux en bacs.
Toujours dans la volonté d’une constante évolution, une création contemporaine, le jardin du Design végétal (ou “D’un Monde à l’Autre” ?), a vu le jour au nord des serres en 2009.
Depuis 1945, le jardin a un double statut : le Service municipal des Parcs et Jardins assure la direction technique et le Laboratoire universitaire de Botanique et de Biologie Végétale de l’U.F.R. des Sciences Pharmaceutiques coordonne la direction scientifique. Cette organisation originale a permis au jardin d’obtenir l’agrément “Jardin Botanique de France et des Pays Francophones” en 2000.
Les animaux dans le jardin botanique ont été introduits en 1856 pour attirer le public vers ce tout “nouveau jardin”, Il s’agissait à l’époque d’un jardin d’acclimatation avec des animaux tels que singes ou lions provenant de cirques ou de zoo. Le plus connu d’entre eux reste Bobby le phoque qui a fait la joie du public jusqu’en 1996.

A présent, la collection animale du Jardin Botanique à laquelle les Tourangeaux sont toujours attachés, est  traditionnellement orientée vers des espèces exotiques : des wallabies partagent leur enclos avec un émeu, une famille de porcs-épics est installée dans une fabrique (petite bâtisse de brique). Au centre du jardin, une volière abrite des perroquets, des perruches et  des canaris.

Différentes espèces de canards profitent de la rivière. En suivant celle-ci, vous rencontrerez un couple de cigognes. Sur le plan d’eau qui la termine, vous observerez un groupe de flamants roses.

Une collection de tortues est visible en période estivale. Elle est principalement constituée d’animaux recueillis dans le cadre d’un programme de préservation de la faune sauvage.
Quelques animaux domestiques sont présentés dans une mini ferme : âne, porc asiatique, moutons, chèvres partagent leur enclos avec des lapins et des volailles et même des marsupiaux !! Les horaires d’ouverture rendent possible le contact direct avec les animaux.

On ne peut dissocier l’histoire du jardin botanique de l’histoire de l’Hopital Bretonneau .

Vers 1530, face à la multiplication des épidémies (peste, choléra…) on construisit à Tours un sanitas (en latin « santé »), baraquement en bois au bord du ruau Sainte-Anne, à l’ouest de la ville, au milieu des marais. Un siècle plus tard, plus que maladies et épidémies, ce sont la pauvreté et la mendicité qui font des ravages : l’économie de Tours périclite. En 1641, Louis XIII accorde à la ville un montant annuel de 4 000 livres pour fonder et entretenir une aumônerie. Le projet ne se concrétisera qu’en 1656, sous le règne de Louis XIV avec la création de l’Hôpital Général de la Charité, établissement destiné autant à aider les miséreux qu’à les enfermer pour qu’ils ne risquent pas de troubler l’ordre public » .

On construit alors, à l’emplacement de l’actuel hôpital, trois bâtiments longs de 80mètres , l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes, le troisième pour les services administratifs. Petit à petit, toutefois, l’hôpital reprend sa vocation initiale d’asile ; on y crée en 1766 un Collège royal de chirurgie, qui reçoit l’autorisation de dispenser des cours pratiques de dissection sur des cadavres. L’hôpital fonctionne ainsi jusqu’à la Révolution, dans des conditions de salubrité pas toujours optimales : le ruau Sainte-Anne sert de réceptacle aux eaux usées de l’hôpital .

En 1774 le pont vers la Riche étant dans un tel état de délabrement que Pierre de Cluzel , qui se rendait souvent au prieuré Saint Cosme s’en est inquiété .

Intendant de la généralité de Tours il est aussi représentant  du roi Louis 16 et un administrateur auquel la ville de Tours doit beaucoup . On lui doit les tracés de la voie centrale constituée de  la rue Nationale et de l’avenue Grammont .

Il décida de fermer le ruau Saint Anne et entre 1774 et 1777 , le pont fut en partie détruit et remplacé par une levée qui se raccordait sur celle le long de la Loire .

L’ancien canal devenu un « immonde cloaque » qui s’étendait sur 29 hectares .

Pendant la Guerre de Vendée, l’Hôpital de la Charité devient hôpital militaire mais, en 1793, il tombe sous le coup des lois sur les biens nationaux. Dès 1796, cependant, il est rétabli dans ses anciens bâtiments non encore vendus et bénéficie même de l’apport de biens confisqués à des émigrés ou à l’église .

Un tournant capital dans son histoire se produit en 1802 lorsque que l’Hôpital de la Charité fusionne avec deux autres établissement hospitaliers de Tours, l’Hôtel-Dieu situé près de la cathédrale et l’Hôpital de la Madeleine, situé à Saint-Pierre-des-Corps  Cette réorganisation a pour effet immédiat de surpeupler l’hôpital, au point qu’il faut utiliser temporairement sa chapelle pour y loger les patients. À l’extérieur de l’hôpital, la situation sanitaire s’améliore : le ruau Sainte-Anne est progressivement comblé à partir de 1774 .

En 1809, une réorganisation administrative a lieu. Un nouveau comité de gestion est nommé, dont fera partie pendant quelque temps le père d’Honoré de Balzac. En 1814, l’hôpital retrouve temporairement une vocation militaire en accueillant les blessés de la Grande Armée . Le jardin botanique de Tours fut construit entre 1831 et 1843 grâce aux tourangeaux et tout particulièrement à la ténacité, sans la générosité, de Jean-Anthyme Margueron, pharmacien. En effet, ce pharmacien fut à l’initiative de ce projet comportant une école de botanique destinée aux étudiants de la nouvelle école de Médecine et de Pharmacie située en face du jardin.
M. Barnsby, Directeur du jardin, permit dès 1869 l’acquisition de quelques animaux exotiques.
Le jardin a survécu à de nombreuses agressions : inondations de 1846 et 1856 (2 m d’eau dans les serres !), incendie de l’Orangerie en 1869, bombardements de 1944, tempêtes de 1953, 1987…
La partie Nord du jardin fut profondément réaménagée de 1981 à 1983 afin de présenter les collections botaniques sous une forme plus moderne. L’allée centrale de Magnolia grandiflora plantée en 1857, fut renouvelée en 1882 et 1984.
Les serres créées en 1869, ont été rénovées depuis 2007 pour devenir actuellement les serres”Biodivers”. Elles présentent 3 nouvelles thématiques : les plantes menacées des flores d’Afrique du Sud et des sous-bois tropicaux ainsi que les plantes tropicales utilitaires. La construction d’une nouvelle serre d’Orangerie en 2008 permet l’hivernage des végétaux en bacs.
Toujours dans la volonté d’une constante évolution, une création contemporaine, le jardin du Design végétal (ou “D’un Monde à l’Autre” ?), a vu le jour au nord des serres en 2009.
Depuis 1945, le jardin a un double statut : le Service municipal des Parcs et Jardins assure la direction technique et le Laboratoire universitaire de Botanique et de Biologie Végétale de l’U.F.R. des Sciences Pharmaceutiques coordonne la direction scientifique. Cette organisation originale a permis au jardin d’obtenir l’agrément “Jardin Botanique de France et des Pays Francophones” en 2000.
Le jardin est à l’inventaire général du patrimoine culturel français .

Pierre Bretonneau, Armand Trousseau, Alfred Velpeau : trois médecins qui vont compter dans l’histoire et le développement de l’hôpital de Tours. Arrivés en 1815 au sein de l’hôpital, les deux derniers comme élèves du premier, ils réforment le fonctionnement de l’hôpital et multiplient ses services : une maternité (1817), un pavillon destiné à accueillir les prostituées frappées par les maladies vénériennes (1826), un asile pour les enfants abandonnées (1840) ; entre 1815 et 1848 on creuse un puits artésien, on bâtit un asile d’aliénés ; la nouvelle école de médecine ouvres ses portes en 1841 alors même que Bretonneau vient d’être écarté de la direction de l’hôpital.

Entre le début du XXe siècle et la seconde guerre mondiale, l’hôpital s’agrandit encore grâce à des dons privés qui permettent la création d’une nouvelle maternité, d’une crèche, d’un sanatorium ou l’achat de nouveaux établissements. En 1937, l’hôpital général de Tours est baptisé Hospice général Bretonneau, en mémoire du grand médecin Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreux bâtiments sont réquisitionnés par l’armée allemande et les malades relogés dans des cliniques privées de Tours. En 1943, l’hôpital est tenu d’accueillir les mineurs délinquants.

En 1952, L’hospice de Clocheville, fondé en 1881 sur des fonds privés pour y accueillir les enfants pauvres et malades , il voit sa gestion confiée à l’hospice général Bretonneau dont il devient l’unité pédiatrique.

La réforme hospitalière voulue par Robert Debré et Guy Mollet transforme l’hospice de Tours en Centre Hospitalier Universitaire (CHU) en 1958 .

Dix ans plus tard, sur les hauteurs au sud de Tours, 35 hectares sont achetés pour y bâtir le moderne hôpital Trousseau, qui, avec Bretonneau, Clocheville et les autres établissements hospitaliers publics de l’agglomération, formera le centre hospitalier régional universitaire de Tours (CHRU Tours) .

La Chapelle de l’hopital  dédiée à saint Roch est construite dans le style jésuite à partir de 1661 ; ses plans ont été conçus par l’architecte Daniel Massé. En 1794, don clocher est abattu et, faute de place dans les hôpitaux, elle accueille des blessés de la guerre de Vendée, ce qui la sauve certainement des dégradations, voire de la destruction ; elle connaît la même affectation pendant la guerre de 1870[16]. Elle est restaurée en 1879 par Léon Rohard à la demande des sœurs dominicaines. Un plafond plat en bois à larges caissons, peint, est installé. Le décor intérieur est entièrement adapté au goût du jour. Ses vitraux produits par l’atelier Lobin, datent de 1878 ; Faisant régulièrement l’objet de visites commentées, notamment dans le cadre des journées européennes du patrimoine, elle accueille également des concerts de musique classique.

L’ancien hôpital militaire comprend une série de bâtiments enfermant une cour carrée, à gauche de l’entrée du CHRU Bretonneau sur le boulevard Tonnellé. Leur construction, d’architecture néo-classique, est vraisemblablement l’œuvre de l’architecte Gustave Guérin vers 1830 . Ils ont été restructurés dans le seconde moitié des années 2000 .

En 1954 nous nous installons avec Nelly rue de la mairie à la Riche et comme nous n’avons pas de salle de bain , nous allons « prendre des douches «  à l’Hôpital Bretonneau …. Etrange .

Mais  l’hopital recèle une trace historique de l’alimentation en eau de la ville de Tours : l’un des trois puits artésien qui existaient .

En effet d’un point de vue médical, le 19ème siècle est marqué par l’arrivée de Pierre-Fidèle Bretonneau en 1830 comme médecin en chef. Il modernise les bâtiments afin de développer ses recherches sur les fièvres. Il fait amener l’eau courante sur le site, grâce au puits artésien foré dans la cour de l’hopital , qui permet à l’hôpital de s’alimenter en eau potable .

Mais , revenons à l’histoire du jardin botanique :
1841 : création d’une école de médecine et de pharmacie qui rend nécessaire la création d’un jardin botanique.
Août 1842 : l’architecte CHAUVEAU dresse des plans et propose un devis.
Octobre 1843- septembre 1844 : aménagement du jardin sous la responsabilité de J.A.MARGUERON.
Mai 1866 : plans de Ch.LOYAU pour un pavillon abritant un bassin  et 2 volières, réalisés fin 1866.
30 avril 1869 : catastrophe : incendie des serres et de l’orangerie.
24 juillet 1869 : les serres sont reconstruites avec agrandissement, l’orangerie est transformée en jardin d’hiver.
1876-1877 : construction d’une serre à multiplication
1889 : surélévation de la maison du jardinier en chef.


1890 : nouvelle serre à multiplication
1904 : construction d’une serre pour abriter la collection d’azalées qu’Alfred Mame avait constituée dans son château des Touches, à Savonnières, et qui est léguée au jardin par son gendre
1926 : reconstruction à l’identique de la nouvelle serre.
Le jardin botanique sera la promenade préférée des enfants Josset  surtout au moment de la nourriture en poissons de Bobby le phoque .

Il se baigne dans ce qui reste du ruau Sainte Anne !!!!!!!!

Mais il y a un mystère , quand on habite à la Riche et à Tours .
Côté nord il y a la « levée » (digue) qui passe derrière l’église de la Riche , côté sud on rencontre une autre levée qui borde le Cher , mais à l’ouest ??? et bien il y a le remblai de la voie de chemin de fer Tours –Le Mans .
Mais en y regardant de plus près on remarque que plusieurs passages existent dans ce remblais sous les ouvrages d’art , et bien en cas de crue on glisse des madriers dans les rainures verticales de l’ouvrage pour interdire le passage de l’eau ( la photo n’est pas localisée ) . On protège ainsi les villes de Tours et de la Riche !!!

Notons que Saint Pierre des Corps était condamnée « dixit le propos d’un Ingénieur des Ponts et Chaussée » que j’avais rencontré après avoir réalisé une tranchée dans une digue ….aïe…aïe .
Mais comment une ville protégée par quatre digue peut rester protégée pendant une longue période de crue ?
Quand le niveau de la Loire et du Cher montent (souvent ensemble ) à la suite de la fonte des neiges dans le massif central , on ferme toutes les vannes dans les levées du fleuve .
Mais les caves et les sous-sols seraient rapidement inondés si on ne mettait pas en marche des stations de pompage des eaux pluviales .
Côté eaux usées , même problème , on peut créer une pente des canalisation sur un terrain plat , mais rapidement on est obligé de prévoir une pompe de relèvement pour à nouveau créer une pente ,  à Tours il existe environs 30 postes de relèvement fonctionnant à l’air comprimé .
Ce réseau aboutit à la station de traitement des eaux usées de la Grange David sur la commune de La Riche : examinons les traitements de ces eaux usées :

Les prétraitements avant le rejet dans la Loire .

Ceux ci sont destinés à enlever les déchets grossiers par passage de l’eau à travers des grilles de différentes tailles.

Les matières flottantes sont , quant à elles, écrémées à la surface des bassins de déshuilage.

Les matières plus lourdes comme les sables sont récupérées en fond de bassin.

Les graisses sont décomposées par des bactéries . Les sables sont lavés, débarrassés de la matière organique qui les souille et réutilisés pour la construction de route par exemple.

Traitement primaire : décantation

Ce traitement permet de débarrasser les eaux des particules fines, tout simplement, par gravité.

L’eau transite dans un ouvrage qui accélère la décantation des particules. Les 4 décanteurs sont couverts tout comme l’ensemble des ouvrages des prétraitements. L’air est aspiré et traité sur une unité de désodorisation.

Traitement secondaire ou biologique : bassins activés en aération prolongée

Les agents qui assurent le traitement des eaux usées sont les bactéries aérobies .Elles se nourrissent de matière organique et dégradent ainsi, la pollution. Les bassins ne sont pas ensemencés, les bactéries arrivent dans les bassins avec l’eau brute. Du fait de l’aération fournie par des turbo-compresseurs, leur développement est amélioré et elles travaillent de manière plus efficace qu’en rivière, par exemple.

Traitement tertiaire

Il consiste en un procédé physico-chimique (les particules sont précipités par l’ajout de chlorure ferrique et de polymères).
Ce dernier traitement permet de fiabiliser les performances épuratoires de l’installation.

Relevage aval

Ce dernier n’ajoute rien au traitement poussé des effluents mais permet de limiter l’impact visuel des installations vis-à-vis des riverains. L’ensemble des eaux épurées iront en Loire qui par son débit permet une meilleure dilution. Dans ce milieu récepteur, la pollution rejetée est encore dégradée par les microorganismes : c’est ce que l’on appelle l’auto-épuration.

Les boues

Les déchets, ou boues enlevées des eaux, sont progressivement déshydratés et conditionnés afin de minimiser leurs volumes  et ainsi d’en garantir leur débouché.

L’ensemble des boues est ensuite introduit dans des digesteurs qui vont transformer 40% des boues en biogaz et en eau. La digestion est réalisée par des bactéries anaérobies (conditions de vie des micro-organismes : sans oxygène) qui vont également se nourrir de la pollution.

Le biogaz obtenu est essentiellement utilisé pour les besoins du site (chauffage des digesteurs, des locaux,…).

Le traitement de désodorisation

Tous les procédés de traitement malodorants (prétraitements, décantateurs primaires, tous les ouvrages de la filière des boues) sont couverts et mis en dépression. Pendant longtemps les habitants de la Riche ont souffert des émanations malodorantes de la station
L’air vicié est traité par voie chimique. Il passe dans des tours remplies de solutions afin d’y être lavé,  préalablement à son rejet dans l’atmosphère.
Le Ruau Saint Anne a disparu , mais on aurait pu garder les deux batiments de l’octroi qui marquaient l’entrée de la Riche ou plutôt l’entrée de Tours en venant de la Riche !!!!