132- Voyage au Mexique

Découverte du Mexique :

Le problème , lorsqu’on s’embarque pour l’Amérique , c’est qu’on est complètement ignorant des civilisations précolombiennes .
Avant de partir …il faut s’informer…
Il est généralement admis aujourd’hui que l’Amérique a été peuplée depuis l’Asie par des groupes ayant migré à travers la Béringie. Les données archéologiques indiquent que le premier peuplement important de l’Amérique a eu lieu à la fin de la Dernière Glaciation, plus précisément lors du Dernier Maximum Glaciaire, entre 16 500 et 13 000 ans , le détroit de Beyring étant gelé on pouvait donc passer « pédibus » d’Asie en Amérique .
Mais puisqu’on s’intéresse au Mexique on va se contenter de s’intéresser à la période …après Jésus Christ ..an zéro .
Mais comme on est complètement « ignares » de l’histoire des Amériques (en dehors de Christophe Colomb : 1492 !!!) voici quelques dates:

1325 Les Aztèques fondent la ville de Tenochtitlan (aujourd’hui México).

1517 L’expédition d’Hernandez de Córdoba arrive sur la côte du Yucatan.

Février 1519 Diego de Velázquez qui était le Gouverneur de Cuba envoie Hernán Cortés sur la côté du Yucatan.

Avril 1519 Hernán Cortés fonde la première ville espagnole au Mexique, appelé Villa Rica de la Vera Cruz, et commence son expédition vers le centre du Mexique.

Novembre 1519 Les espagnols arrivent à Tenochtitlan et sont très bien reçus par le gouverneur Moctezuma II.mais rapidement Moctezuma est fait prisonnier.

Mai 1521 Les espagnols commencent à prendre le pouvoir sur les populations aztèques et se lancent dans la destruction de Tenochtitlan.

Août 1521 Tenochtitlan est anéanti.

La Colonisation (1524 - 1810)

1524 Les premiers frères Franciscains arrivent.

1535 Le territoire se définit en tant que Virreinato et Don Antonio de Mendoza en sera le premier gouverneur.

1539 La première machine a imprimer est introduite dans le pays.

1571 Le Tribunal du Saint Office de l’Inquisition se forme.

Epoque de l’Independance (1800 -1810)

1800 - 1810 Les premières juntes naissent et conspirent contre le gouverneur. Les premières sont celle de Valladolid et de Querétaro qui se battent contre le corregidor Domínguez et sa femme Josefa.

16 Septembre 1810 Le prêtre Miguel Hidalgo pousse son fameux cri de douleur (Grito en Dolores) commençant sa lutte pour l’indépendance du Mexique accompagné de Ignacio Allende.

1811 A Puente de Calderón les insurgés sont vaincus et se retirent vers le nord où ils font prisonniers Hidalgo , Allende , Aldama et Abasolo, les jugent, fusillent et décapitent en laissant leurs têtes pendre à chaque coin de la Alhóndiga de granaditas.

1812 José Maria Morelos prend le commandement de l’armée indépendante et fait sa campagne dans le sud du pays.

1813 Morelos convoque le premier Congrès Indépendant.

1814 Le Congrès rend public la Constitution de Apatzingán inspirée de la Constitution Française et Espagnole.

1815 Morelos est vaincu, fait prisonnier et fusillé.

1817 Francisco Xavier Mina, Mier et Terán, Vicente Guerrero et Torres continuent la lutte pour l’indépendance.

1821 Agustín de Iturbide promulgue le Plan de Iguala o des tríos garanties, qui proclame une religion unique, une union de tous les groupes sociaux et une indépendance du Mexique avec une monarchie constitutionnelle.

Août 1821 Juan de O’Donojú virrey de la nouvelle Espagne signe le traité de Cordoue que ratifie le Plan de Iguala.

Septembre 1821 L’armée de Trigarante fait son entrée dans Mexico et le Mexique est proclamée pays indépendant.
Le Mexique indépendant (1821 - 1876)

1822 Iturbide est proclamé Empereur et fonde le premier empire mexicain sans avoir l’aval de son peuple.

1823 On établit le Congrès Constituant afin de rédiger la nouvelle Constitution.

On est un peu perdu dans cette chronologie mais grâce au tableau et au schéma ci-dessous on va peut-être y voir clair !!

Revenons à notre sujet , autrefois les caravelles descendaient vers le sud pour trouver les vents d’est qui permettaient de faire route vers le nouveau monde  pourgagner l’Amérique
( à l’origine on pensait atteindre la chine ).


Enfin quant à nous nous avons  un moyen de transport moderne sur le vol AA48  sur Boeïng 767-300 ER n°364 avec le Captain Jim Weeler et la co-pilote Jane Browne .
Je récupère le plan de vol dessiné par le pilote :

our altitude is 33000 feet . speed : 890 km/h .

A dallas nous prenons un vol pour Mexico


Mexico s’étendait il y a 500 ans autour du lac Texcoco, et c’est sur une de ses îles que fut construite en 1325, Mexico-Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque et plus grande ville du continent américain, détruite et reconstruite par les Espagnols après la conquête de 1519-1521. De ce lac progressivement asséché il ne reste pratiquement que les canaux de Xochimilco. La ville moderne, Mexico, prit naissance sur une de ses îles. Au milieu du XIXe siècle, elle connut une grande modernisation.

Mexico viendrait des mots metztli (« Lune »), xictli (« nombril », « centre », « milieu », « fils »), et du suffixe locatif -co. Par conséquent Mexico signifierait « lieu au milieu de la Lune » ou « lieu au centre du lac de la Lune », en faisant allusion au lac de Texcoco au milieu duquel a été construite la ville de Mexico. Cette version est fondée sur une légende aztèque qui raconte que lorsque les Mexicas arrivèrent pour la première fois au lac de Texcoco, ils virent la Lune qui s’y reflétait. En français, le x de Mexico et de Mexique ne représente ni le son originel ni le son actuel .
La ville comptait près de 500 000 habitants à l’arrivée des espagnols .

La maquette des monuments de la ville nous impressionne . Mais nous commençons par visiter la ville des conquistadores avec le cœur de la ville EL Zocalo (le socle) .
La place a été construite sur les ruines des temples Aztèques .

La cathédrale a été bâtie à partir de 1573 avec des matériaux des pyramides , ele fut achevée en 1791 et pourvue de tours en 1813 .
Mais la partie qui ne bénéficie pas des fondations de la pyramide qui lui préexistait s’enfonce dans le sol !!

Nous pénétrons dans la cathédrale pour nous retrouver dans une profusion de décorations « dorées » . Du vrai or et du vrai argent dépensés à la demande de Philippe 2 d’ Espagne qui avait exigé de présenter dans cette cathédrale toute la richesse du Nouveau Monde !!

Sur la place nous admirons ensuite le Palais national  et la révélation artistique de Diégo  Rivera .
Né à Guanajuato (Mexique) le 08/12/1886 ; Mort à Mexico (Mexique) le 24/11/1957
Diego Rivera, célèbre peintre mexicain , commence à dessiner dès son plus jeune âge. Ainsi, à 12 ans seulement, il entre à l’École nationale des beaux-arts de San Carlos, et obtient son diplôme en 1905. Grâce à une bourse d’État, le jeune artiste part étudier en Europe. À son retour, il expose ses oeuvres au Mexique, et connaît un vif succès auprès de la femme du président Diaz, qui lui achète six tableaux. Pour fuir la guerre civile dans son pays, Diego Rivera part pour Paris en 1911.

Le peintre mène une vie de bohème entre l’Espagne et Paris, enchaîne de nombreuses conquêtes dont il a des enfants non reconnus, et ses oeuvres sont exposées à la Modern Gallery de New York, auprès notamment de celles de Picasso. En 1920, Diego Rivera retourne au Mexique, où il exécute sa première peinture murale. Bien vite, ce type d’oeuvre, très coloré, devient sa marque de fabrique. Artiste engagé dont les peintures parlent de la guerre civile et de la révolution, il étend ses fresques jusqu’aux États-Unis, et utilise ce biais pour dénoncer le capitalisme autour de thèmes qui lui sont chers. L’une de ses fresques est détruite, car Lénine figure dessus.

Jugé antisoviétique, l’artiste est exclu du parti communiste en 1929 ; paradoxalement, la même année, il épouse Frida Kahlo, célèbre artiste communiste mexicaine. Tous deux ont de

nombreuses relations extraconjugales, dont une impliquant Léon Trotski qui loge chez eux pendant un temps. Leur amour, couronné de deux mariages, est solide, malgré la très mauvaise santé de Frida Kahlo qui doit faire de longs séjours à l’hôpital

Il peint même sa femme Frida Khalo et sa maitresse (en bas au centre du tableau )! Mais il y a toute l’histoire du Mexique :

Hernan Cortez, blanc et barbu, arrive avec ses navires aux voiles blanches (qu’il fait brûler pour signifier à ses marins qu’il n’y aurait pas de retour), accompagné d’animaux inconnus (les chevaux) et d’armes très sophistiquées, vêtu d’une armure étincelante semblable à des

écailles de serpent et coiffé d’un casque de plumes…

Difficile de s’arracher à la contemplation de la fresque et à la recherche de tous les petits détails …historiques .

Cortes , malade , (au centre du tableau) rongé par la syphilis , ordonne des massacres , réduit les indiens à l’esclavage , brandit l’épée et la croix ..il y a tout…. sur cette fresque !

Mais nous passons de la splendeur des monuments à la magie des canaux de Xochimilco .

Ce sont les

jardins flottants construits par les Aztèques sur le Lac Texcoco. Ces Chinampas, des îles artificielles créées sur des canaux avec des roseaux ou des cannes de maïs sur lesquelles on étendait des feuilles et de la terre, furent inscrites au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Grâce à ces jardins flottants les Aztèques produisaient plus de la moitié de l’alimentation nécessaire à la population de la Grande Mexico Tenochtitlan. Ces cultures étaient variées puisqu’on y faisait pousser surtout du Maïs et des haricots mais aussi des avocats, des tomates, des piments, des goyaves et de nombreuses fleurs.

Xochimilco qui signifie “Lieu du Champ de Fleurs” vient de la langue Nahuatl des Aztèques et des populations indigènes de la Vallée de Mexico.

Nous nous rendons à un embarcadère où des centaines de barques attendent les Mexicains et les touristes pour une promenade , un repas sur l’eau , ou une simple promenade ..mais toujours en musique .
Xochimilco est célèbre grâce à ses jardins flottants construits par les Aztèques sur le Lac Texcoco. Ces Chinampas, des îles artificielles créées sur cet immense lac peu profond avec des roseaux ou des cannes de maïs sur lesquelles on étendait des feuilles et de la terre. Très rapidement, avec l’accumulation de terre, ces îles flottantes ne flottèrent plus, elles devinrent ancrées. Autrefois, ces Chinampas couvraient des centaines de kilomètres carrés. Et les Aztèques pouvaient y travailler et faire le transport avec des barques à fond plats.
Nous avons l’embarras du choix :

Parmi tous les spectacles folkloriques qui nous étonnent c’est certes la danse du volador (Danza de los Voladores ou Palo Volador)  C’est une cérémonie rituelle mexicained’origine mésoaméricaine. Le rituel se compose d’une danse et de l’escalade d’un poteau de 30 mètres à partir duquel quatre des cinq participants s’attachent les jambes à des cordes avant de se lâcher dans le vide en tournant et en descendant progressivement vers le sol. Le cinquième reste au-dessus du mât, en dansant et en jouant de la flûte et du tambour. Selon un mythe, le rituel a été créé pour demander aux dieux de mettre fin à une grave sécheresse.

Avant de voir les Pyramides , un peu d’histoire s’impose avec la visite du Musée National d’Anthropologie .
Le Musée national d’anthropologie de Mexico (« Museo Nacional de Antropología », en espagnol, souvent abrégé en MNA dans les publications mexicaines) est un musée situé dans le bois de Chapultepec, à Mexico, et consacré à l’archéologie et l’histoire des civilisations préhispaniques du Mexique, principalement de Mésoamérique, et à l’ethnographie des actuels peuples indigènes du pays.
Les salles consacrées au peuplement de l’Amérique, au Préclassique dans le plateau central du Mexique, à Teotihuacan, à l’époque toltèque, aux Mexicas, aux cultures de Oaxaca, aux cultures de la côte du golfe du Mexique, aux anciens Mayas, aux cultures du nord du Mexique et enfin aux cultures de l’ouest du Mexique.
L’étage est consacré à l’ethnographie. Le parcours commence, au-dessus de la salle d’introduction à l’anthropologie, par une présentation des différents peuples amérindiens qui vivent actuellement au Mexique. Les salles suivantes sont destinées à la région du Grand Nayar,aux Nahuas, aux Otopames, à la côte du golfe du Mexique, au massif de Puebla, à la région de Oaxaca, au nord-ouest mexicain, aux Mayas et aux Purépechas.
Il faut bien dire que le passage dans le musée est indispensable car nous , européens sommes tout à fait « ignares » au sujet des civilisations précolombiennes ( se reporter au tableau au début du compte-rendu) .
Cela commence bien avec la statue de Coatlicue qui est la déesse de la fertilité, de la terre dans la mythologie aztèque. Elle est aussi connue sous le nom Teteoinan (ou Teteo Inan), « mère des dieux », ayant donné naissance à la lune, aux étoiles et au dieu du soleil et de la guerre. En nahuatl, son nom signifie « Celle qui porte une jupe de serpents ». Ses épithètes sont « Déesse-Mère de la Terre qui a donné naissance à tous les astres », « Déesse du feu et de la fertilité », « Déesse de la vie, de la mort et de la renaissance » et « Mère des étoiles du sud ».
D’emblée on est complètement « perdu » avec notre bagage de Dieux Egyptiens , Grecs et Romains …avec le guide bleu à la main il faut « tenir bon » et progresser dans le musée .
Un peu plus loin nouvelle surprise avec le but du jeu de balle

Les joueurs devaient se renvoyer une balle de taille variable (15 à 20cms de diamètre)  en caoutchouc (matière sacrée chez les Mayas).

Ils pouvaient utiliser pour cela les genoux, les coudes, les hanches ou les fesses, en évitant de la toucher avec les mains ou les pieds. Pour atténuer la violence des coups. (la balle était pleine et pesait jusqu’à plus de 3 kg) les joueurs portaient des protections: coudières, genouillères, joug (ceinture de cuir) et parfois même un casque. Le but était de renvoyer la balle dans le camp adverse sans qu’elle ne touche le sol, ou de la faire passer dans l’un des anneaux de pierre.

Le décompte des points était simple : la balle envoyée hors limite du terrain, ou utilisée avec une des parties interdites du corps donnait le point à l’équipe adverse. La partie s’achevait lorsque le nombre de points déterminé à l’avance était atteint. Dans le cas de terrains équipés d’anneaux, la partie pouvait également s’arrêter lorsqu’un joueur réalisait l’exploit (excessivement rare) de faire passer la balle dans l’anneau correspondant à son camp. Les prêtres ainsi que les rois et les personnalités importantes observaient le jeu.

Les anneaux sont le plus souvent disposés à l’Est et à l’Ouest, représentant le levant et le ponant. Comme La boule est censée  représenter la lune et le soleil, le terrain : la terre, cette boule devait être maintenue dansl’air, faisant un parallèle avec le soleil et la lune qui sont toujours dans le ciel.  Le match pouvait s’étendre sur plus d’un jour et les perdants étaient vraisemblablement sacrifiés aux dieux par décapitation. (on comprend pourquoi c’étaient des prisonniers de guerre qui participaient le plus souvent à cette pratique rituelle) : ce sacrifice visait clairement à invoquer l’aide des dieux, le sang versé pouvant être rattaché à la fertilisation des terres

Les jeux de balle n’avaient pas lieu à n’importe quel moment : ils étaient programmés par les astronomes et les prêtres mayas à des dates bien précises, en fonction du calendrier sacré de 260 jours. Cependant, il faut distinguer 2 types de parties :

-  celles réservées aux joueurs et spectateurs du peuple et

-  celles réservées à l’élite régnante (rois, nobles, seigneurs).
Vous excuserez cette longue explication , mais nous sommes comme ces conquistadors qui découvraient cette civilisation étrange  mais eux ,  eurent  cette réaction barbare de détruire cette civilisation qu’ils ne comprenaient pas !!
Le calendrier est composé d’un cycle de 365 jours appelés xiuhpohualli (compte de l’année) et un cycle rituel de 260 jours appelé tonalpohualli (compte des jours). Ces deux cycles combinés forment un « siècle » de 52 ans, parfois appelé le « calendrier rond ». Le xiuhpohualli est considéré comme calendrier pour l’agriculture, car il est basé sur le soleil .

(Le calendrier Aztèque , monolithe de basalte de 3,60 mètres de diamètre) .
Au sortir de ce musée nous sommes prêts à visiter  Téotihuacan , la ville ou les Dieux sont créés .
Les dimensions de cette ville sont impressionnantes : 150 km2 dont 15 km2 ont été mis à jour .
On ne connaît pas les architectes de cette ville , elle fut habitée entre 100 et 800 par des hommes pacifiques
Evidemment la pyramide du soleil nous attire immédiatement , et le fait de pouvoir l’escalader en augmente l’attrait .
Ce qui est déconcertant c’est la rupture des pentes de la pyramide .Cette  énorme masse mesure 220 m de côté ! Elle aurait été construite au début de notre ère et représente le deuxième plus grand monument d’Amérique centrale après la pyramide de CHOLULA. Constitué de 5 plates-formes superposées dont la dernière supportait un temple aujourd’hui détruit dédié à Tonacateculi, dieu du soleil, de la chaleur et de l’abondance, le bâtiment fut construit à l’origine en briques d’argile recouvertes de pierre volcanique poreuse (le tezontle) enduite d’une sorte de ciment. Elle représente plus de 2 Millions de tonnes de matériaux et fut érigée aux 3ème et 2ème siècles avant notre ère par un peuple qui ne connaissait ni Charrois ni bêtes de sommes : il a fallu 400 ouvriers pendant 20 ans à raison de 25 tonnes par ouvrier et par an !!!!
Evidemment , on est obligé de découvrire ensuite la pyramide de la lune.

Les escalades sont épuisantes et il faut reprendre son souffle .

Nous sommes en Amérique …un continent …nous sommes surpris de devoir prendre l’avion pour le trajet Mexico Oaxaca.
Ce trajet vers le sud nous permet d’apercevoir le Volcan Popocatepetl qui fume doucement .

Nous atterrissons à Oaxaca .
Cet état est considéré comme le plus « indien » du Mexique ce qui n’empêche pas la ville d’abriter l’église de San Domingo typiquement espagnole .

Batie par les Dominicains à partir de 1575 avec une magnifique décoration intérieure . On peut y voir l’arbre généalogique de Marie.

Vingt pour cent de la population indienne globale du Mexique vit dans cet Etat, et 20 % de cette même population ne parle pas un mot d’espagnol. Les Mixtèques et les Zapotèques sont les ethnies les plus importantes de la région d’ Oaxaca, qui est également peuplé de quinze autres tribus.
Nous avons la chance d’assister à la fête de l’Anniversaire de la révolution de Novembre 1910 : Francisco Madero lance un appel à l’insurrection contre le régime du Général Portifio , appel qui sera suivi par Emiliano Zapata et Pancho Villa .
En cette année de 1910, Porfirio Díaz peut se réjouir, il peut prétendre sans problème à son huitième mandat de président de la République. Il est réélu en automne, de grandes fêtes sont organisées dans tout le pays, il peut célébrer le jour de l’Indépendance en toute confiance. Ces festivités dans la capitale ne suffisent pas à dissimuler le mécontentement de la population. Cependant, la révolte gronde et elle vient de la base, des paysans et des femmes, qui n’ont plus grand chose à perdre face à ce qu’ils peuvent gagner. Ils réclament la terre promise par la réforme agraire mais qui n’a guère avancé depuis la présidence de Juárez. Le 20 novembre 1910, c’est le nord qui se soulève. Les hommes de l’armée fédérale sont attaqués, leurs armes dérobées, leurs chevaux réquisitionnés. Un nouveau mot apparaît : celui de guérilla. Pancho Villa et ses hommes, menant sans cesse des raids et des guet-apens, prennent peu à peu possession des grandes plaines du nord. La révolution a commencé…

Il faut dire que le défilé commémoratif au delà du folklore garde un aspect très revendicatif .

Les indiens pratiquent  des métiers très traditionnels : rouets pour filer la laine , métier à tisser …
Nous découvrons la crèpe indienne … à la farine de maïs : la tortilla .
Afin d’élaborer la pâte (« masa », en espagnol), les grains de maïs sont nixtamalisés. Cette préparation consiste à cuire le maïs dans de l’eau de chaux bouillante pendant environ trois heures, pour décoller la cuticule du grain. Après ce traitement, le maïs est appelé « nixtamal ». Il est ensuite lavé à grande eau puis broyé dans un moulin manuel similaire à celui qu’on utilise pour hacher de la viande. Autrefois le broyage était réalisé sur un metate. De l’eau est ajoutée à la préparation jusqu’à obtenir une pâte ferme et malléable.
Cette pâte est ensuite travaillée pour former plusieurs boules. Ces boules sont alors aplaties pour former des disques d’environ 20 cm de diamètre. Cette opération d’étalement est réalisée avec des mouvements d’écrasement de la paume de la main « palmotear »
Il faut ajouter que la pâte de farine de maïs ne peut “lever” comme la pâte de farine de blé . Pour prouver l’origine de ce “pain “ indien je joins un dessin , la culture du maïs remonte à 9000 ans avant Jésus Christ .

Etape importante de notre voyage vers le sud Monte Albán est situé aux

alentours de la ville d’Oaxaca, capitale de l’État du même nom. Le site est localisé au sommet d’une colline dominant d’environ 400 mètres la fertile vallée d’Oaxaca qui s’étend à une altitude de 1.550 m. au dessus du niveau de la mer. De coordonnées 17° 02’ de latitude Nord et 96° 46’ de longitude Ouest, Monte Albán est une colline qui a été façonnée par l’homme à partir de l’an 500 avant J.-C., afin d’y installer un complexe architectural où voisinent constructions religieuses, édifices politiques, places publiques, palais résidentiels et nécropoles, le tout distribué sur quelque 500 hectares.

La montagne a été arasée pour fermer une esplanade Le site  est daté entre 600 avant JC et 1250 après JC.  Son emplacement, en haut d’une colline permet  la vue sur la vallée d’Oaxaca, .

En effet au milieu des temples sud et nord se trouve une immense esplanade de 300 mètres de long et 200 de large.

Un jeu de pelote, de nombreuses pyramides et temples sont a voir sans que l’on comprenne l’organisation de la cité . Cependant on reconnaît le terrain de jeu de balle .

Petit détail , nous sommes à 2000mètres d’altitude et le soleil dispense ses rayons !!!!


A partir d’Oxaca , notre circuit a la bonne idée d’emprunter la fameuse route panaméricaine .Ah , pour les « jeunes » des années 80 c’est un mirage de la parcourir de L’Argentine à l’Alaska ….

Elle vous mène de l’Alaska au Chili ! Enfin, si vous en avez envie, les moyens ou le besoin. Traverser du Nord au Sud les Amériques n’est pas le genre de voyage que l’on entreprend tous les jours. Quelques routiers et routards peuvent tout de même se vanter d’avoir emprunté la Panaméricaine (ou Transaméricaine) sur toute sa longueur, soit 25 750 km. Elle ne représente pourtant pas de difficultés majeures. Tout véhicule motorisé peut s’y aventurer car la Pan-American Highway consiste en une succession de voies rapides et d’autoroutes qui prennent plusieurs noms selon ses tronçons.
Je note « « le camion s’éloigne au milieu des cactus avec le bruit d’avion d’une « superforteresse volante”  de la seconde guerre mondiale !! »

Nous arrivons sur la côte des Caraïbes à Tuxla Gutierrex où nous sommes logés dans un superbe hôtel « MAYA SOL » .
Nous sommes en 1990 …et il y a une parabole pour télévision satellite !

A Tuxtla Gutierez nous visitons le jardin zoologique pour découvrir la faune d’Amérique du sud :

Perroquet  Toucan Condor

Et même un fauve : le Lynx

C’est un voyage aux multiples facettes car on visite un canyon extraordinaire : le « Sumidero » qui traverse les états du Chiapas et du Tabasco , creusé par le fleuve Grijalva qui se jette dans le golfe du Mexique.
Nous prenons place dans un bateau avec un moteur hors bord « super-puissant » qui nous propulse à une vitesse incroyable sur la rivière .
Nous ralentissons au passage d’une petite plage où se prélassent des caïmans .

Nous arrivons dans un superbe hôtel à San Christobal de las Casas . C’est l’une des premières villes construites en Amérique continentale, elle a été capitale de la province du Chiapas depuis l’époque coloniale jusqu’au début du Porfiriato. Le pouvoir régional quitta alors la ville pour passer à Tuxtla Gutiérrez .
Sur le Zocalo (place du 31 Mars) se dresse la cathédrale du 16ème siècle dans laquelle les indiens viennent adorer leurs Dieux !!!! en dehors des rites chrétiens !
Les touristes Catholiques français ne sont pas au bout de leur surprise quand il apprennent que les prêtres ne sont admis dans l’église …que pour les baptêmes !
(dirscréditée dans son rôle dans la colonisation l’église Mexicaine n’a pas d’existence légale au Mexique) .

Visite d’un village Tzotzile : Xinacantàn

Nous visitons le village indien de San Juan Chamula qui possède une église exclusivement vouée au culte indien .
Nous la visitons avec ses tentures indiennes et le sol recouvert d’aiguilles de pins .

Ici on cultive le caféier qui , surprenant est abrité sous de grands arbres .

C’est le café « d’ombre » qui lui confère une qualité particulière .

Les « Cascadas de agua azul » se forment grâce aux affluents des rivières Otulún, Shumuljá y Tulijá, qui serpentent dans de petits canyons peu profonds entre des falaises verticales. C’est le lit calcaire de la rivière Yax-Há qui est à l’origine de la couleur turquoise de l’eau des cascades .

La ville Maya de Palenque est nichée dans la forêt vierge du Chiapas . Ses batiments dispersés , dont une partie seulement a été dégagée et restaurées , donnent une bonne idée des monuments Mayas .

Au premier plan le temple dégagé par le Comte Frédéric Waldeck et au loin le temple des Inscriptions .
Sous la pyramide des inscriptions il y a une crypte qui contient un sarcophage monolithique contenant les ossements de Kin Pacal qui mourut en 692 .


Notre périple nous amène sur le rivage du golfe du Mexique , comme je suis perdu …..je ressors la carte du Mexique .

Après Palenque , notre route file vers l’est , vers le golfe du Mexique jusqu’à Campeche .
Un hotel moderne au bord de la mer toute bleue , cela nous change des sierras .
Le lendemain nous quittons le bord de mer et nous faisons halte dans un petit village Maya aux murs de bambous et aux toits de paille ou de palme .

Poursuivant notre route dans cette péninsule du Yucatan , nous arrivons à Uxmal .
Nous commencons notre visite par un petit cours de géologie :Les cénotes sont produits par un phénomène de dissolution et d’effondrement des terrains calcaires situés au-dessus d’un réseau souterrain de grottes et rivières. On les trouve tant dans des endroits pittoresques dans la jungle (Celestún, Yucatán) qu’en ville (Valladolid, Yucatán).

Le schéma ci-contre montre le processus de formation des cénotes.

Au Yucatán, un anneau de cénotes se trouve disposé de manière concentrique autour du cratère de Chicxulub ; c’est pourquoi on impute leur formation à l’impact d’une météorite de 10 km de diamètre, qui aurait également causé l’extinction des dinosaures il y a environ 65 millions d’années.

Les cénotes dans la zone du Yucatán, sont pour la plupart reliés entre eux par un système de grottes aquatiques, créées lors de l’impact de la météorite.

Lorsque l’orifice d’un cénote est situé au-dessous de la surface d’un plan d’eau (lagune, lac, mer), il apparaît sous forme d’une tâche plus foncée ; on parle alors de blue hole (trou bleu) ou black hole (trou noir) selon la couleur perçue.

Les Mayas considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l’infra-monde, le gouffre représentant une bouche. Ils les utilisaient comme réserve d’eau douce (il n’y a pas d’eau douce en surface dans la péninsule du Yucatán), mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles. D’après l’archéologue Carmen Rojas Sandoval, de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire du Mexique, et Arturo H. González González, du Musée du Désert, « l’un des rituels les plus connus relativement aux cénotes était le dénommé Chen Ku, qui consistait à jeter des victimes dans ses eaux, comme le cas bien connu du cenote sacré de Chichén Itzá ».
Mais le Yucatan recèle un mystère hydrologique avec les systèmes de rivières souterraines  qui coulent sous l’ensemble de la Péninsule.
Pendant les périodes glaciaires lorsque le niveau des océans étaient beaucoup plus bas qu’il ne l’est aujourd’hui, ce qui était autrefois le récif de corail géant a été exposé à l’atmosphère et a fini par devenir la Péninsule du Yucatan. Des systèmes de grottes massives se sont formés par dissolution progressive du corail calcaire très poreux. Ces grottes sont appelées «grottes de dissolution» parce qu’elles se sont formées par les précipitations légèrement acides conduisant à la dissolution du calcaire alcalin. A l’intérieur des grottes les formations géologiques telles que les stalactites et les stalagmites sont spectaculaires à voir.
Nombre de ces cavernes s’effondrèrent, et le niveau des mers augmenta partiellement ou complètement, en inondant les systèmes de grottes. La nappe phréatique de toute la Péninsule est remplie d’eau de mer au niveau de la mer et d’eau douce «flottant» au dessus à une profondeur variable en fonction de la distance de la mer.
Les Mayas considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l’infra-monde, le gouffre représentant une bouche. Ils les utilisaient comme réserve d’eau douce (il n’y a pas d’eau douce en surface dans la péninsule du Yucatán), mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles. D’après l’archéologue Carmen Rojas Sandoval, de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire du Mexique, et Arturo H. González González, du Musée du Désert, « l’un des rituels les plus connus relativement aux cénotes était le dénommé Chen Ku, qui consistait à jeter des victimes dans ses eaux, comme le cas bien connu du cenote sacré de Chichen Itza .
1 : l’eau de pluie s’infiltre et forme des cavernes
2 l’érosion et le poids du sol provoquent un effondrement.
3 le « trou » s’élargit .
Tout un réseau de rivières souterraines parcourt le sous-sol du Yucatan .

Vu de la route , nous apercevons le Temple de Codz Poop  il comprend plusieurs palais, des bâtiments de pierre peu élevés et des pyramides à étages . Le site  est parsemé de ruines encore recouvertes par la forêt. Le site possède un grand nombre de panneaux sculptés, linteaux et portes et encadrements de porte dont beaucoup ont été enlevés pour être placés dans des musées. Les sculptures représentent les dirigeants de la cité et des scènes de guerre.
Enfin nous arrivons à Uxmal . La ville maya d’Uxmal, a été fondée vers l’an 700 et compta jusqu’à 25 000 habitants. Construits entre 700 et 1000, ses édifices sont disposés en fonction de données astronomiques. La pyramide du Devin, ainsi nommée par les Espagnols, domine l’espace des cérémonies composé de bâtiments d’une architecture soignée, richement décorés de motifs symboliques et ornés de sculptures représentant Chaac, le dieu de la Pluie. Les sites cérémoniels d’Uxmal, Kabáh, Labná et Sayil constituent l’apogée de l’art et de l’architecture Maya

Les pyramides représentaient les montagnes. C’est depuis ces endroits que les rois, usaient de transes et de rites pour accéder au monde surnaturel qui leur permettait de converser avec les dieux. Les pyramides abritaient également des tombes, souvent royales.
Les pyramides mayas sont avant tout l’assemblage de deux structures superposées : un socle monumental, le « corps » de l’édifice, et le temple, dont l’importance est prédominante. Le socle n’a pour fonction que de rehausser le temple, de montrer que le dieu est supérieur à la population, qu’il s’élève au-dessus du commun des mortels.
Dans le musée je suis frappé par une tête de Maya caractéristique .

L’architecture des monuments est extraordinaire….pour un européen ( moi) ….et incompréhensible !!
D’ailleurs le vocabulaire des guides est « surréaliste » :
« quadrilatère des  nonnes » qui date de 909 !

Nous découvrons

une caractéristique de l’architecture maya : la voûte maya en encorbellement. La pierre la plus haute, ou pierre de faîte, de la voûte, portait parfois une illustration ou peinture, notamment au Yucatan. La voûte naît au Proche-Orient au  IIe millénaire dans les constructions en brique des palais babyloniens et assyriens. Les Grecs l’ont connue, mais n’en ont pas généralisé l’emploi .

En effet, les Mayas ne connaissant pas la technique de la voûte (assemblage de blocs en équilibre répartissant la poussée gravitationnelle sur les murs adjacents ou des piliers), leurs possibilités de créer des espaces couverts étaient très réduites.
La photo ci-contre montre la technique des blocs en encorbellement .

Après cette visite …nous changeons de siècle .

Une Hacienda est une exploitation agricole de grande dimension, entourant des locaux d’habitation présentant  un grand intérêt architectural, originaire d’Espagne, d’Andalousie. Elle a été importé par les espagnols en Amérique latine, durant leur colonisation.
Ce sont les grandes propriétés agricoles (souvent centrées sur  l’élevage du bétail), telles qu’elles existaient en Andalousie lors de la colonisation espagnole des Amériques, qui ont influencé l’organisation et l’architecture des haciendas du Nouveau Monde.

Nous arrivons à Mérida où , à l’hôtel , nous assistons à un spectacle folklorique.

Il est un matériau dont on ne connaît pas l’origine : c’est les cordes ou les ficelles de Sisal .
Les feuilles d’agaves de 1 mètre de long arrivent à l’usine par camions .
Elles sont broyées , ce qui fait apparaître les fibres .

Les feuilles étaient ensuite décortiquées par une machine pour en isoler la fibre.

Chaque feuille ainsi dépouillée était séchée au soleil, avant d’être mise en bottes expédiées en tant que matière brute ou transformées sur place pour devenir ficelle.

.sechage Sechage Botte

Dans ce cas, c’est à nouveau à la main qu’elles étaient séparées à travers des crochets avant d’être façonnées par torsion pour devenir cordage.

separation de la fibre crochets fibre devient ficelle fibre devient ficelle

La grosseur de la ficelle dépend du nombre de fibres utilisées, celle de la corde, du nombre de » ficelles » réunies.

Des machines finiront ensuite le travail pour confectionner des bobines de poids a peu prêt identiques.

embobinage

La production de ces fibres fut un apport considérable pour la région du Yucatan jusque dans les années 1960, sa production atteignant jusqu’à 160 000T /an pour décliner ensuite jusque dans les années 1970. L’arrivée de la fibre nylon dans les années 1940 et son utilisation croissante ont été fatale pour le sisal, considérablement concurrencée ce secteur d’activité.

Evidemment on ne peut terminer ce reportage sans montrer la plantation d’agave  à l’origine de cette industrie .

Ce voyage vers le sud et les Atzèques devait se terminer en apothéose à Chichen Itza .

Chichén Itzá fut probablement, au Xe siècle, le principal centre religieux du Yucatán ; il reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants  de la région. Le site a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO
La présence d’une cité maya à cet endroit est due à  deux puits naturels (cénotes) qui constituaient un trésor inestimable dans cette région dépourvue d’eau. Le site doit d’ailleurs son nom à cette source d’eau souterraine : Chi signifie « bouche » et Chén, « puits ». Itzá (« sorcier de l’eau » en maya yucatèque) est le nom du groupe qui, selon les sources ethno-historiques, constituait la classe dirigeante de la cité.
Nous sommes accueillis par la statue Chac Mool le terme a été inventé en 1875 par l’explorateur Auguste Le Plongeon pour désigner un type de statue trouvé à Chichen Itza . Ce nom éminemment fantaisiste, qui signifie « grand jaguar rouge » en maya yucatèque, continue à être employé par les archéologues tout simplement parce qu’il a été consacré par l’usage.

La théorie la plus courante est que le plateau est destiné à recevoir le cœur des victimes sacrifiées. Le Chac Mool servait aussi probablement de « techcatl » (autel sacrificiel ).

le mur des crânes où l’on exposait les têtes des prisonniers sacrifiés .

La pyramide de Kukulcán, également appelée El Castillo, est vielle  de plus de mille ans, construite par les Mayas Itzá lors de l’époque postclassique (XIIe siècle selon la corrélation GMT) . Cette pyramide à degrés est un temple en l’honneur de Kukulkan, le dieu serpent à plumes d’origine toltèque. C’est l’un des monuments mexicains précolombiens les plus connus.  D’une hauteur de 30 mètres . Elle possède toutefois des propriétés architecturales distinctives : son style synthétisant l’architecture toltèque et maya ,  un écho déformant l’applaudissement en un son similaire au battement des ailes du quetzal, dans l’alignement de l’escalier nord-nord-est ; des alignements astronomiques produisant des jeux d’ombre aux équinoxes et au solstice d’été évoquant l’ondulation du corps d’un serpent descendant le long des marches de l’escalier nord ; le symbolisme numérique de sa composition architecturale lié aux différentes périodes du calendrier maya ; le nombre total de marches sur les quatre côtés s’élève à 365, ce qui indique le lien avec le calendrier solaire.

Autre curiosité : le Caracol  l’observatoire permettait aux Mayas d’étudier le mouvement des étoiles dont ils avaient une connaissance très précise. Il permet aussi de voir la planète Vénus attribuée au dieu Kukulcan (Dieu principal Maya). C’est son escalier hélicoidal qui lui a valu son nom .
Les trois ouvertures qui subsistent permettent de déterminer le Sud géographique , l’est , et le lever du soleil le 21 Mars .


Le temple des guerriers jaguars possède des fresques qui relatent la conquête de la péninsule par les Toltèques.

L’entrée du temple qui est construit sur une pyramide est délimitée par deux magnifiques piliers, posés sur deux énormes têtes de serpents et précédés par un chaac-mool : cet étrange personnage est sculpté dans la pierre dans une position à moitié couchée et reposant sur les coudes, de telle sorte qu’il soutient sur le ventre un plateau destiné à recevoir les offrandes faites au dieu (les cœurs des victimes sacrifiées). Tout près du temple des guerriers se dresse le temple des mille colonnes, chacune d’elles étant taillée en forme de serpent à plumes.
Nous contemplons un bas relief qui nous montre la décapitation du chef d’équipe gagnante à l’issue du match de pelote !!!!! un bon moyen de calmer le jeu !!!

On arrive à voir à gauche le chef de l’équipe perdante qui tient la tête du chef adverse qu’il vient de décapiter avec son couteau d’obsidienne ….au centre , le sang jaillit du cou du joueur sacrifié , ce sang se transforme en serpents et guirlandes de feuilles et de fleurs …

Décidément nous sommes sur un autre continent !! et avec une autre civilisation !!
Et à droite , gravé dans la pierre , un aigle dévore un cœur humain !!!