101bis-Tourisme en Egypte
L’Egypte et le Barrage d’Assouan
En 1981 nous nous embarquons à Ancône pour Alexandrie avec pour objectif Israël …. Mais la frontière étant fermée , nous campons deux jours à la frontière avec des réfugiés palestiniens . Yves fraternise avec un douanier Egyptien qui vit sous une tente .
L’emplacement est idyllique mais l’interdiction de passer la frontière nous oblige à regagner Le Caire .
Le J7 a son stationnement favori devant le musée du Caire.
La photo et le nom J7 ne prêtent pas à confusion , c’est bien un “fourgon Peugeot-Citroen” qui a fait la traversée de la méditerranée et qui roule sur les routes Egyptiennes , nous savons , par expérience que les mécaniciens du moyen orient font des miracles sur des moteurs occidentaux…mais , prudence …dans une valise ultra-surveillée nous avons un joint de culasse , des joints de pipe d’admission et d’échappement , un joint de pompe à eau ….et une pompe a eau!!! enfin tout pour dépanner le moteur et ses accessoires essentiels dans un pays où les mécanos arrivent à faire rouler des bagnoles américaines à bout de souffle importées de Belgique !!
Après cette digression sur notre moyen de transport (essentiel) en Egypte ! Revenons à la “partie” touristique !!
La visite du musée est « fantastique » malgré 
un fatras d’antiquités .
Mais le Tombeau de Toutankhamon nous fascine et nous ne pouvons nous en détacher .
La présentation des differentes enveloppes du sarcophage est extraordinaire , sachant que tout a été assemblé dans la cavité du tombeau .
La représentation ci-après permet d’apprécier l’entassement des meubles et objets de la tombe et l’emboîtement des différents coffres du cercueil .
Dans le musée on peut voir côte à côte les différents emboîtements du cercueil et le contenu de la tombe .
La « chambre du trésor contenait 500 objets dans un entassement inoui .
Les photos de Carter témoignent de cet invraisemblable « trésor » :
Je ne résiste pas à joindre la photo des quatre vases canopes dont les couvercles sont ornés de têtes en albâtre inspirées du visage de Toutenkhamon .
C’est sur cette dernière photo que je termine cette visite du musée du Caire .
Nous sommes alors tentés de visiter le Fayoum en J7 .
La région du Fayoum est une dépression grossièrement triangulaire (80 km d’est en ouest et 56 km du nord au sud), est étroitement rattaché à l’Égypte nilotique par le régime de ses eaux. En effet, il communique avec la vallée du Nil par le seuil d’El-Lahoun, par où passe un canal dérivé du Nil appelé autrefois Khalidj al-Manha et actuellement Bahr Youssef. Ce canal, dont le débit à l’entrée du Fayoum est réglé depuis l’époque pharaonique par des écluses (El-Lahoun signifie la bouche d’inondation), se ramifie à l’infini en irriguant le Fayoum avant d’arriver dans le Kirbet Karoun (« lac de la corne », dénommé ainsi à cause de sa forme) ; ce lac, autrefois appelé par les Coptes Phioum, a donné son nom à la région ; saumâtre et peu profond (de 4 à 5 m), et dont le fond est situé à 45 mètres au-dessous du niveau de la mer, il n’est que le reste d’un immense lac qui a commencé à se rétrécir dans l’Antiquité avec le développement de l’irrigation. Les terres cultivées produisent beaucoup de fruits (agrumes, dattes, olives, raisins) et de la volaille renommée. Elles sont reliées à la vallée du Nil par des routes et une voie ferrée. Leurs populations étaient estimée à 2 millions d’habitants Sa capitale, Fayoum (en arabe : Medinat al-Fayyūm),
est l’ancienne Shedit pharaonique, ville consacrée au dieu crocodile, d’où le nom de Crocodilopolis que lui donnèrent les Grecs. Connue sous le nom d’Arsinoé à l’époque ptolémaïque, Fayoum doit son importance au fait qu’elle se trouve au point à partir duquel le Bahr Youssef se divise en un grand nombre de bras pour irriguer l’ensemble de la dépression. Avant de repartir nous achetons un grand panier en herbes tressées .
Nous apercevons vers le sud les restes des anciennes pyramides a degrés .
La pyramide de Djéser de la 3ème dynastie (avant -2800) qui nous montre comment partant d’un mastaba elle subit une succession d’agrandissements et de surélévations jusqu’à une hauteut de 62 mètres .
La pyramide à double pente ou rhomboïdale de Dahchour (un peu au sud de Gizeh) est également due à Snéfrou. Elle marque une étape importante dans les progrès de l’architecture des pyramides. Cette fois, on a un revêtement de calcaire bien lisse, et deux chambres reliées entre elles par un étroit boyau, mais pourvues chacune d’un couloir descendant. La descenderie nord conduit à une chambre souterraine, tandis que l’autre descenderie, à l’ouest - configuration qu’on ne retrouve nulle part ailleurs - mène à l’autre chambre, aménagée plus haut que l’autre, dans la maçonnerie même.
Un chemin tout juste praticable nous permet d’approcher les pyramides de terre et de pierres , j’escalade l’une d’elle ,au retour nous traversons un village à la population hostile , nous tentons de dialoguer avec le chef du village mais devons fuir sous une volée de pierres
Revenus vers le Caire nous choisissons alors de visiter la « Haute Egypte » .
Tout d’abord nous observons le climat : évidemment au mois d’Août , est-ce raisonnable de se lancer vers la haute Egypte .
Bizarrement , si dans la journée , en particulièrement entre 11 heures et 15 heures les températures montent à 35 degrés , dès que le soleil descend , les températures chutent à 25-27 degrés , la sensation de fraîcheur (relative) étant donnée par un vent du nord en provenance de la méditerranée .
Dans le terrain de camping du Caire , des campeurs nous indiquent qu’il est possible de visiter la haute Egypte .
Sur la route du Sud nous nous arrêtons à Memphis
« le 3 Octobre 1828 Champollion s’aperçoit qu’il foule le terrain ou exista jadis une grande ville .On est sur l’emplacement de Memphis , et les blocs de granit épars sur le sol , et qui de tous côtés se font jour à travers le sable témoignent assez de l’extrême somptuosité des édifices de cette capitale .
Nous découvrons le colosse mis à jour par M Caviglia , d’une magnifique sculpture dont il a fait dessiner avec soin la tête et les détails , et qui représente Rhamses le Grand » .
Aujourdhui , on peut admirer le colosse de Ramses 2 taillé dans un bloc de calcaire qui mesure plus de 10 mètres .
Je veux prendre une photo mais je n’ai pas de recul , je privilège la tête et le haut du buste .
Le roi porte le Nemes surmonté du Pshent (partiellement détruits) et la barbe postiche royale. Sur sa poitrine se trouve un pectoral portant la liste de ses noms. On pense que la statue se dressait à l’origine à la porte d’entrée sud du sanctuaire du temple de Ptah.
La main tient le rouleau Mekes, c’est à dire le support où est consigné le testament d’osiris, qui confère la royauté au souverain légitime. Celui-ci est restitué par Geb, une des personnifications de la terre. Sur le rouleau on voit le cartouche d’Ouser Mâat Re, c’est à dire Ramsès 2.
Ce gigantesque sphinx d’albâtre (photographié en 2003 avec Sylvain et Jennifer ) date de la XVIIIème dynastie. Il a été découvert par le célèbre archéologue anglais William Flinders Petrie. Son côté droit est assez abîmé en raison d’un séjour prolongé dans l’eau. En l’absence d’inscription, sa datation estimée à l’époque de Amenophis 1er, est basée uniquement sur des critères stylistiques.
Nous reprenons la route du sud le long du Nil . De jour j’arrive à éviter les nids de poule mais la nuit tombée je fait tomber lourdement les roues dans d’énormes trous . Un camion qui me suit fait des appels de phares , me double et ralentit pour que je le suive , il zig-zague , je le suis et évite ainsi les plus gros trous .
Nous arrivons dans la nuit noire 
à Minya , nous nous restaurons dans un restaurant ce qui nous autorise à demander à pouvoir brancher le J7 sur le 220 volts .
Les ventilateurs de nos climatiseurs à eau se mettent à ronronner , nous pourrons dormir dans la fraîcheur .
Le lendemain nous reprenons la route du Sud .
Mauvaise surprise en arrivant au centre- ville de El Minya , la route au bord du Nil est interdite , on nous oblige à entrer en ville , la rue où nous nous engageons est le siège d’un marché , les voitures passent entre les étales des marchands mais le J7 est trop haut , les marchands sont obligés de démonter les toiles , mais tout se passe dans la bonne humeur , Yves et Mylène imitent les enfants « bachiche – bachiche », qui éclatent de rire et on distribue des bonbons .
Nous poursuivons notre route vers le sud et traversons sans encontre la ville d’Assiout !
Au retour nous lirons un article sur Assiout à nous faire rétrospectivement « froid dans le dos » :
A la nuit tombée nous arrivons à l’entrée de la Ville de Minieh , un restaurant brillament illuminé nous insite à stopper , nous demandons à la fois à nous restaurer et à nous brancher sur l’électricité pour passer la nuit . Après un bon repas nous pouvons dormir au son des climatiseurs à eau ( il faut expliquer que notre camping car est équipé d’un chargeur qui transforme le 110 volts alternatif en 12 volts continu ) .
Le lendemain matin , cap au sud .
C’est plus facile de circuler de jour , nous suivons le Nil , apercevons des voiles de felouques qui remontent le Nil à la voile (le vent du nord facilite la navigation )
Pas facile de se rendre à Assiout. Cette ville de Haute-Egypte, à mi-chemin entre le Caire et Louxor, a acquis la triste réputation d’être la capitale du terrorisme. Un paradoxe pour une ville dont près de la moitié des habitants sont des coptes, chrétiens d’Egypte. Au retour voilà ce que nous lisons sur cette ville :
« La région d’Assiout a été ensanglantée pendant des années depuis 1992 par des attentats souvent revendiqués par la Gamaa islamiya, groupe islamique armé issu d’une scission du mouvement des Frères musulmans.”Ils ont commencé par nous attaquer, nous les chrétiens, surtout dans les villages alentour, raconte un notable copte qui préfère taire son identité. Puis ils s’en sont pris aux représentants de l’Etat, à l’armée, la police .
C’est sans doute pourquoi les autorités entourent d’un luxe de précautions tout déplacement d’étranger dans la région. Pour se rendre à Assiout par la route depuis Louxor (350 kilomètres au sud) il faut une escorte militaire. Si vous partez du Caire, vous aurez une escorte à la sortie du Fayoum, au nord de Minieh ».
Rétrospectivement nous pensons avoir été très imprudents dans cette « descente de la vallée du nil » .
Cependant l’état de la route s’est amélioré , le J7 absorbe sans problème l’essence égyptienne . Cette amélioration de l’état de la route nous permet de faire une étape de 265 kilomètres jusqu’au temple d’Abidos .
Le J7 s’installe face au Temple , la nuit tombe , nous visitons rapidement le Temple .
Nous sommes abordé par un étudiant du Caire se reposant dans sa maison d’Abidos , qui nous invite à nous installer dans sa cour , nous branchons le J7 ( quand il est branché le frigo fonctionne !!! et les climatiseurs à eau ronronnent !!) .
Nous passons la soirée avec notre hôte puis allons nous coucher . Vers minuit nous sommes réveillé en sursaut par des coups sur la porte et par le spectacle d’une escouade de militaires dont le chef nous explique en un anglais approximatif que nous sommes en danger étant hébergé par un dangereux opposant au régime .
Il vaut mieux obéir , et suivre l’officier , sabre au clair qui ouvre le chemin , j’accélère doucement et j’oblige l’officier à courir suivi par toute son escouade .
Au bout d’un kilomètre nous nous engageons dans une allée qui mène à la caserne .
Je le suis à son bureau ou il jette un coup d’œil à mon passeport et renouvelle son justificatif : vous étiez en danger …je rétorque …mais j’avais l’électricité…il me montre alors la prise qui alimente sa lampe de bureau …ni une ni deux …je déroule 20 mètres de câble et branche le J7 .
Le lendemain matin , soucieux d’éviter un incident diplomatique , notre officier revient avec un interprète .
Congratulations , échange de
civilités , il insiste pour une photo qui fixe la réconciliation Franco-Egyptienne .
Il ne reste plus que 155 kilomètres de bonne route pour
atteindre Louksor , nous passons devant le temple et arrivons sur la place ….devant la mosquée où nous nous installons au milieu d’une dizaine de caravanes et camping-car .
Nous sommes tout près de l’entrée du Temple de Louqsor sur une place ombragée et à proximité d’une mosquée dont nous sommes autorisés à utiliser les toilettes moyennant une « petite » contribution .
(sur le plan ci-dessus le triangle montre l’emplacement du camp).
Evidemment nous sommes au premières loges pour visiter le temple de Louqsor .
C’est donc notre première visite : on entre dans le Temple par
le Pylone précédé de deux obelisques de Ramses 2 dont le moins haut est sur la place de la concorde à Paris , celui qui reste en place mesure 25 mètres .
Lors de la construction du temple, deux obélisques de Ramsès II, hauts de 25 mètres étaient visibles à l’entrée du temple. Un des deux obélisques plantés devant le temple, se trouve désormais à Paris sur la place de la concorde depuis 1836, les travaux de déplacement de l’obélisque furent menés par l’ingénieur Lebas. A l’origine, les deux obélisques avaient été offerts à la France par Méhémet Ali, mais un seul fut transporté. Les obélisques sont taillés dans un seul bloc de pierre et mesurent respectueusement 25 mètres de hauteur.
Il faut également savoir que le socle de l’obélisque à Paris n’est pas exposé, à l’époque, les représentations des babouins représentés avec le phallus visible était trop choquant pour la France.
Les musulmans n’ont aucun respect pour les monuments construits avant Mahomet , ils n’ont donc eu aucun scrupule pour installer une mosquée sur le monument antique .
C’est donc la mosquée d’Aboul-Haggag Al-Oqsori, qui surplombe l’angle nord-ouest de la cour hypostyle du temple de Louqsor.
Tête de Ramsès II posée sur un socle moderne, placée à côté du massif oriental du pylône
On arrive dans la cour principale de Ramsès II, qui se compose de trois chapelles dédiées à la triade d’Amon, avec Mout et Khonsou, puis une colonnade de 25 mètres dans la cour du Pharaon Aménophis III, entourée des trois côtés par une double file de colonnes papyriforme.
Dans la cour principale de Ramsès II, se trouve le petit temple de Thoutmosis III qui se compose de trois chapelles dédiées à la triade du temple , c’est à dire Amon, Mout et Khonsou.
Cependant en regagnant l’entrée du temple on ne peut pas ne pas se souvenir que le deuxième obélisque se trouve maintenant au centre de la place de la Concorde à Paris !
Ce qui est surprenant c’est que le transport de l’obélisque eut lieu alors qu’on venait juste d’adopter la propulsion par machine à vapeur d’où ce transport périlleux grâce à deux navires à voile , le premier complétant la force du vent par deux roues à aubes actionnées à la vapeur …
On imagine le risque du contournement de l’Espagne et la traversée du golf du Lion …..
Enfin arrivé au Havre l’obélisque va encore poser de nombreux problèmes .
Revenons à l’origine de cette « aventure »
C’est Méhémet Ali, vice-roi d’Égypte, en signe de bonne entente qui, à l’instigation de Jean-François Champollion, offre à Charles X et la France au début de 1830 les deux obélisques érigés devant le temple de Louxor, mais seul celui de droite (en regardant le temple) est abattu et transporté vers la France.
En échange des obélisques, Louis-Philippe Ier offre en 1845 une horloge en cuivre qui orne aujourd’hui la citadelle du Caire, mais qui, pour l’anecdote, ne fonctionna jamais, du moins aux dires des Cairotes, ayant été probablement endommagée lors de la livraison.
L’obélisque descendu de sa base en Égypte est embarqué pour la France
Les plans pour l’abattage sont établis par Armand Florimond Mimerel, ingénieur de la Marine. La révolution de 1830 faillit tout remettre en cause, mais Méhémet Ali confirme son don en novembre 1830. C’est Champollion qui est chargé par le roi de choisir le premier des deux obélisques qui devait rejoindre la France. Jean-François Champollion choisit « le plus occidental, celui de droite en entrant dans le palais. Le pyramidion a un peu souffert, il est vrai, mais le corps entier de cet obélisque est intact,
Un navire, spécialement affrété à cette fin, le Louxor[, commandé par Raymond de Verninac Saint-Maur, quitte Toulon en avril 1831 et remonte le Nil en août. 
Le bateau embarque le monolithe en décembre et redescend le Nil en août 1832. De retour à Toulon en mai 1833, il arrive à Paris en août 1834 après avoir contourné l'Espagne et remonté la Seine depuis Cherbourg. Il est alors déposé couché sur le quai au début du Cours-la-Reine.
Pour ce trajet hors du commun , ce bateau est très spécial
Le Louxor est un navire spécialement conçu pour acheminer l'obélisque de la Concorde depuis le temple de Louxor en Égypte, jusqu'à place de la Concorde à Paris .
Le navire est construit selon les préconisations de Jean Tupinier et Apollinaire Lebas, ingénieurs du Génie maritime. Mis à l'eau à Toulon le 26 juillet 1830, la veille des Trois Glorieuses, il s'agit d'un trois-mâts à fond plat, spécialement étudié et capable de naviguer sur le Nil, traverser la mer Méditerranée et caboter sur l'océan Atlantique puis remonter la Seine. Large de neuf mètres au maximum pour tenir compte des arches les plus étroites des ponts de Rouen à Paris, sa longueur était de 43 mètres pour qu'il ne s'enfonce pas trop. Après le chargement de l'obélisque, il est remorqué d'Aboukir au Havre par le Sphynx, un navire à vapeur. Ses mâts sont abattus pour franchir les ponts et il est pris en charge par un remorqueur de la Seine. Il arrive à Paris le 23 décembre 1833 après un trajet de 12 000 kilomètres.
En 1835 toujours remorqué par le Sphynx, le Louxor transporte de l'Aber-Ildut jusqu'à Paris les blocs de granit qui vont former le piédestal de l'obélisque, au centre de la place de la Concorde
Louis-Philippe Ier décide de l'ériger au centre de la place de la Concorde à Paris. Le choix d'un monument totalement étranger à l'histoire nationale était destiné à empêcher les querelles de mémoire et les tentatives d'appropriation de ce haut lieu de la Révolution française par telle ou telle faction.
Il est érigé en grande pompe, le 25 octobre 1836, par l'ingénieur Apollinaire Lebas à l'aide de machines élévatrices et de gigantesques cabestans. Louis-Philippe Ier, dont c'était la première grande sortie publique depuis l'attentat d'Alibaud du 25 juin 1836, n'avait pas voulu prendre le risque du ridicule en cas d'échec de l'opération. Il s'était donc installé discrètement, avec la famille royale, aux fenêtres de l'hôtel de la Marine. Au moment précis où l'obélisque se dresse sur son socle, le roi et sa famille paraissent au balcon dans une mise en scène parfaitement réglée et recueillent l'ovation de la foule considérable qui se pressait pour assister à l'opération
Alors que l’ingénieur responsable de cette délicate opération, Apollinaire Lebas, voit le gigantesque treuil arriver à bout de course avant que l’obélisque n’ait atteint la position verticale, une voix s’élève dans la foule: "mouillez les cordes!" C’est un marin qui sait que la corde mouillée va rétrécir en séchant et permettre de gagner les derniers centimètres nécessaires. Il était temps!
Veuillez excuser cette disgression et revenons à Louqsor .
Mais cette visite n’est qu’un avant-goût des splendeurs du site.
Le lendemain nous parcourons quelques dizaines de mètres sur l’allée des Sphinx .
En avançant nous pénétrons dans la grande cour de Nectanebo . Nous sommes face au pylone qui comportait deux obelisques de Ramses 2 dont celui donné à la France
Au fond de cette cour, devant la grande salle hypostyle, une imposante statue de Ramsès II 
avec à ses pieds une de ses filles garde l'entrée.
Cette salle est un véritable chef-d'oeuvre et sans doute le clou de la visite.
Cette immense salle était supportée par 134 colonnes géantes peintes de couleurs vives et coiffées de larges ombrelles de papyrus.
Cette allée reliait autrefois le Temple à un embarcadère sur le Nil.
Plus loin, nous entrons dans le grand temple jubilaire bâti par Thoutmosis III. Ce dernier souhaitait supprimer toutes traces de la reine Hatshepsout. 
Il fit alors bâtir des murs haut de 25 m autour des deux splendides obélisques d'Hatshepsout. Le jardin botanique, dépourvu de toit, arbore des bas-reliefs représentant une flore et une faune exotiques venant de Syrie et de Palestine.
Le Temple de Ptah cache une magnifique statue à tête de lionne de granit noir représentant la terrible déesse Sekhmet.
A l'est, s'étend le lac sacré dans lequel les prêtres se purifiaient avant d'effectuer leur rituel dans le temple. Au nord, un énorme scarabée en pierre est dû à Aménophis III. La légende raconte que si vous tournez une fois autour de la bête, vous aurez de la chance, trois fois et vous vous marierez, sept fois et vous serez susceptible d'avoir un enfant.
Une allée de Sphinx,relie le Temple d'Amon au domaine de Mout
le domaine de Mout, épouse d'Amon, a été bâti par Aménophis III. Il abrite des vestiges d'un temple dédié à Mout. 700 statues de la déesse Sekhmet décoraient autrefois les lieux et recevaient, pour deux d'entre elles, des offrandes matin et soir.
A l'opposé, un portail conduit au Temple de Montou, dieu guerrier à tête de faucon. Malheureusement, cet édifice n'est plus qu'un amas de pierres.
Le Musée de plein air présente plusieurs monuments assez spectaculaires dont la chapelle blanche de Sésostris Ier, la chapelle rouge d'Hatshepsout et la chapelle d'albâtre d'Aménophis Ier. Ramses 2 …et les successeurs …
Le Temple de Karnac esr un énorme ensemble qui date de la splendeur des pharaons du nouvel Empire -1500 -1000 avant JC sous les règnes des pharaons Aménophis , Touthmosis , Ramses 2 ….. Ils offrirent l’essentiel de leurs butin au Dieu qui les avait conduits . Chaque année Amon quittait en procession Karnak pour aller sur une barque sacrée visiter Thèbes .
Pour visiter Karnak , on arrive par l’allée des Sphinx .
Une allée bordée de sphinx criocéphales, c'est-à-dire combinant le corps d'un lion à une tête de bélier, l'animal sacré d'Amon, conduit au premier pylône. Ils incarnaient la puissance souveraine du pharaon et furent d'abord chargés de veiller sur sa nécropole. C'est surtout à partir du Nouvel Empire qu'ils se multiplièrent à l'entrée de la plupart des temples sous la forme de longs alignements de sphinx se faisant face de part et d'autre de la voie d'accès.
Mais mieux que la photo c’est dans la « description de l’Egypte » que l’on trouve la meilleure illustration ;
Nous commençons la visite en entrant par le premier pylône :
Ce premier pylône date de l’époque ptolémaïque , il donne accès à la grande cour , qui dans l’antiquité était couverte d’un plafond et abritait la barque sacrée .
Sur la droite on y trouve une rang »e de béliers .
Sur la gauche on trouve une statue du roi Pinedjem avec une petite femme à ses pieds .
Mais je laisse la parole à Mamy (madame Rebière ) : « le premier pylone (longueur 113 mètres , épaisseur 15 mètres ) construit par Ramses 4 et restauré par Ptolémée est inachevé , ce qui explique l’absence de décoration , des amas de briques qui servaient d’échafaudages sont encore en place contre les murs . Ensablé , le pylône a été dégagé par Maspéro en 1892 . Les massifs sont des constructions pleines percées par des baies d’éclairage au dessus de l’escalier . Le jour de la fête les prêtres posaient la statue devant ces ouvertures et répondaient aux questions du peuple .
La grande cour à ciel ouvert : 100X80 mètres est ornée de portiques sur les 2 côtés latéraux , le portique nord présente 18 colonnes papyriformes fermées .
Au milieu de la cour s’élève une magnifique colonnade avec chapiteaux papyriforme ouvert (à droite) ou fermé (à gauche) .
Parmi les restes d’un kiosque gigantesque entouré de deux rangées de 5colonnes semblables de 21 mètres de haut ..
Les pharaons du nouvel empire (1580-1086) : les Amenphis Thoutmotis , Ramses2 et ses successeurs , contribuèrent à la splendeur du Temple par les travaux exécutés .
A droite , en saillie dans l’enceinte de la cour s’élève s’élève le temple classiquede Ramses 3 ; 53 mètres de long . Sur les parois du pylone , le roi , assisté par Amon Ré , immole des captifs .
La cour ouverte est entourée de 16 piliers osiriaques , au sud , on trouve une salle hypostyle à colonnes , puis les 3 chapelles des barques sacrées dédiées à Mout , Amon et Thonsou .
Chacun des massifs du pylone , sur la face nord , est précédé d’un colosse de Ramses 3 , le roi vivant , son pieds en avant .
A gauche on trouve le portique des Bubastites .
A l’angle nord ouest de la cour , près du grand pylone se dresse le temple de Séti 2 , fondateur de la 19ème dynastie . Il se compose de 3 chapelles consacrée à Mout Khonsou et au milieu Amon avec des portes en quartzit
es rose comme la base du temple .
Le deuxième pylone au fond de la cour est précédé d’un vestibule flanqué de deux statues colossales en granit rose de Ramses 2 dont une seule est encore sur pieds quoique mutilée . C’est une statue osiriaque , le Roi porte la double couronne : le Pschent , la perruque , le nemes . Il tient le fouet et le sceptre . Devant lui , en avant , comme à Abou Simbel , la petite statuette de Nefertari . En avant se dresse un colosse de Pinedjen .
Le pylone et le vestibule sont en partie écroulés .Cependant sur les côtés du vestibule sont ornés de belles scênes d’offrandes .
Dans les blocs de réemploi qui composent le massif , on trouve des fragments d’architrave datant du règne de Toutankamon . Celui-ci a pu être assassiné par son successeur le Général Horemheb .
Le portail du pylone de 29 mètres est un peu plus haut que la voute de l’arc de triomphe de l’étoile à Paris ….
La salle hypostyle offre un spectacle magnifique : c’est une forêt de 134 colonnes altières qui entraine le regard vers le ciel . Les 12 colonnes de la nef centrale à chapiteaux papyriformes ouverts qui soutiennent les énormes architraves qui soutiennent le plafond en partie disparu à 23 mètres de haut ! (Seuls les dessins de David Roberts peuvent restituer les couleurs des chapiteaux)
Les corolles épanouies de leus chapiteaux de 15 mètre de circonférence pourraient porter 50 personnes . Les 122 colonnes papyriformes à chapiteaux fermés des deux ailes ne montent qu’à 13 mètres de haut , la différence entre la nef et les bas côtés à permis l’établissement de fenêtre à clair-voie à claustra , si bien que les grandes fleurs ont l’air de s’épanouir au soleil .
Les tableaux de l’intérieur , parois et fûts de colonnes ont droits aux honneurs rendus aux Dieux par le Pharaon aux cérémonies du couronnement .
Ramses 2 fait des offrandes à Amon , le Dieu aux deux plumes d’autruches . Celui-ci donne à Ramses agenouillé devant lui le dessin symbole de la fête . Une offrande au Dieu Min Mout qui porte la double couronne .
Le Sycomore représente l’éternité , chaque feuille signifie trente ans de vie . En multipliant par trente on égale la vie éternelle .
On traverse la cour de la cachette des statues , il y en avait 17000 . Certaines en pierres d’autres en or , en argent , en bois.
Les murs extérieurs de la salle hypostyle racontent les exploits de Sethi 1er et au sud retracent encore la célèbre bataille de Qadesh et la victoire de Ramses en Palestine ; Il reste des traces de couleur assez crue permettant aux reliefs de se détacher dans la pénombre .
On pénètre ensuite parmis les éboulis du 3ème pylone qui remonte à Aménophis 3 et du 4ème qui date de Thoutmosis . Il n’en reste qu’une partie ..
La cour centrale ou cour d’Aménophis 4 entre le troisième et le quatrième pylone : 4 obélisques de granite rose furent érigés dans cette cour sous la 18ème dynastie . Le seul encore debout a 23 mètres de haut .
Le vestibule De Thoutmosis 4 contenait deux obélisques de 30 m de haut érigés par la Reine Hatchéspout , un seul est resté debout . Ces monolithes taillés dans le granite rose d’ Assouan , couverts à la partie supérieure d’une couche d’électrum brillaient au soleil . L’obélisque était le symbole de Râ . Thoutmosis 3 a fait entourer les obélisques d’un mur ; mais il n’a pas touché le Dieu .
A la mort de Thoutmosis2 , la reine Hatshepsout se proclama régente à la place de son beau fils Thoutmosis 3 qui n’avait que 9 ans . Elle se comporta comme un roi authentique et pendant 22 ans l’héritier fut écarté du pouvoir ….on ne peut plus arrêter Mamy …..
Le 5ème et le 6ème pylone ont mal résisté aux ravages du temps .
Derrière le 6ème pylone deux piliers de granite montrent les plantes héraldiques de la haute et de la basse Egypte symbole de l’union du nord et du sud .
Le sanctuaire de Philippe Arrhidée ou chambre de granite n’est que le reposoir des barques sacrées d’Amon et de Mout
Dans la cour du sanctuaire , en avant de la porte se dressent les statues d’Amon et d’Amonet érigées par Toutankamon .
Une porte de granit rose , reste du 10ème pylone ouvrait sur l’allée des Sphynx qui menait au Temple De Mout …..
Je suis obligé d’interrompre le récit de Mamy…tellement détaillé qu’il humiliait les guides locaux .
Je préfère m’en tenir à un plan des merveilles du site : après la visite du grand temple d’Amon nous longeons le lac sacré , nous passons devant le scarabée.
En 1907 fut découverte, dans le temple de Karnak, à l’angle nord-ouest du lac sacré, la magnifique sculpture d’un scarabée posé sur la partie supérieure d’un socle massif de granit rosé de 2 mètres de hauteur environ.
Ce chef-d’oeuvre, réalisé sur l’ordre d’Amenhotep III, n’est pas originaire de ce temple. En effet, sur la face du socle, située du côté de la tête du scarabée, un texte hiéroglyphique est gravé. Il s’agit de l’apologie du dieu Atoum sous la forme de Khepri louant son fils Neb-maat-rê (un des noms du pharaon Amenhotep III) :
L'obélisque Sud de la reine s'était abattu sur les salles qui se trouvaient dans son environnement.
Pour dégager cette masse énorme, on employa le même principe, que celui qui servait à l'époque pharaonique. Georges Legrain édifia une rampe de terre au-dessus des salles, puis la pointe de l'obélisque a été descendue lentement. Georges Legrain a ainsi prouvé l’efficacité du procédé .
On ne saurait être à Louqsor et ne pas être tenté par une ballade en felouque .
Avec sylvain et Jennifer , je négocie une ballade ….jusqu’à la première cataracte .
Il n’y a pas beaucoup de vent pour remonter le Nil .
Nous « tirons des bordées » mais le courant est trop fort et nous ne progressons guère , notre marinier opte pour le contre-courant le long des rives pour remonter le fleuve .
Nous avons une petite réserve de boisson , mais le marinier puise directement l’eau du fleuve pour la boire … nous refusons de l’imiter .
Cependant nous finirons par accepter du thé qu’il fait infuser dans une eau à peine portée à l’ébullition !
Après avoir visité la Thébes ouest nous désirons visiter la Thèbes est .
Négligeant les tourist-tours je me crois malin en négociant le trajet jusqu’à la vallée des rois et des reines avec un conducteur d’ânes , un âne par personne .
Nous prenons le bac pour traverser le Nil et nos ânes sont bien là .
Nous voilà donc au petit trot sur des ânes qui sont censés aller à droite et à gauche suivant les sollicitations des genoux . Mais le problème c’est la circulation des voitures et bus difficilement compatible avec une circulation automobile Mylène et Nelly s’écorchent les cheville en essayant de dompter leur monture .
Finalement nous faisons le spectacle pour les touristes motorisés .
Nous débarquons dans la vallée des rois où nous subissons l’impératif des sites ouverts ou fermés .
Difficile de faire le compte rendu de la visite de la vallée des Rois . Mais j’avais une pellicule ultra sensible que je pouvais « pousser » aux 1000 ASA au développement . J’ai une belle série de photos (il fallait payer un supplément « photos »)
Visite du tombeau de Ramses 4 Une splendeur parfaitement mise en valeur par un éclairage adapté : on reconnait leDieu Nil avec un poisson sur la coiffure :
Mon album photo compte 20 photos que je ne peux reproduire ici .
Cependant j’ajoute la photo avec Sandra , Nelly et le Guide .
Quand au message contenu dans cette inscription ????
Le Tombeau de Ramses 7 est ouvert !!nouvel émerveillement:
Le Tombeau d’Aménophis 2 est éclairé avec des tubes à dominance bleue qui donnent l’ambiance du « Livre de ce qu’il y a dans l’au delà ».
La Momie était encore dans son sarcophage lorsque la tombe fut
Le tombeau de Ramses 9 . cette tombe est dégradée , mais sur les murs on peut voir des scênes de l’Enfer .
Le disque solaire encadré de cobras protège Pharaon qui s’embarque accompagné par les Dieux pour le voyage dans l’au delà .
Sur une paroi on voit une horloge stellaire avec les 12 lignes du tableau qui donnent pour chaque heure le nom du corps céleste observé .
Après ces visites consacrées aux tombes des Pharaons , il est intéressant de visiter la vallée des artisans (Deir El-Medineh) :ce village se développa au temps D’Amenophis 1er et dura environ 500 ans , les ouvriers et artistes qui travaillaient dans les nécropoles vivaient ici . On a retrouvé deux tombes aux décors bien conservés .
Nous visitons la tombe de Sennedjem artisan sous Ramses 2 .
Sennedjem et sa femme y sont représentés en adoration devant 13 Dieux.
Comme indiqué sur le plan (en pointillé) Yves et moi-même escaladons la montagne avec nos mules pour passer de la Vallée des Rois à la Vallée des Reines (en pointillé sur le plan ) Sensations étranges lorseque les mules trottent au bord d'un précipice , mais nous préfèrons mettre pieds à terre pour dévaler sur la vallée des reines , car, surprise , les mules s'assoient sur leur arrière-train et se laissent glisser sur la pente caillouteuse.
Mais nous sommes récompensés par cette descente sur le merveilleux temple d’Hatchépsout commandé par la Reine pour elle-même et pour son père Thoutmotis 1er (Deir el Bahari) .
Construit par l’architecte Senmout …..il a été « reconstruit » par une équipe d’archéologue Polonais qui lui ont redonné la beauté originelle . Sous le portique qui soutient la dernière terrasse , à gauche nous admirons les magnifiques chapiteaux à l’effigie de la déesse Hathor
Nous sommes tellement fatigués et sous le soleil terrible de midi , que nous visitons le Ramesseum à dos d’ane !!
On y est accueilli par l’imposante tête du colosse de Ramses 2 qui devait mesurer 17 mètre et peser 1000 tonnes .
Du temple il ne reste pas grand chose
Sur le chemin du retour nous nous arrêtons devant les colosses de Memmon .
Ces deux statues sont les restes de l’immense temple funéraire d’Aménophis 3 construit au 14ème siècle avant JC .
Strabon , historien grec raporte qu’en 27 avant JC un tremblement de terre fit écrouler le Temple et fissura les statues.
Au retour avec notre conducteur d’ânes , juste avant de prendre le bac , il nous invite à prendre le thé et de nous présenter sa jeune femme dont il a réussit à payer la dot après une vie de labeur .
Ensuite nous prenons le bac sur le Nil pour retrouver Nelly et Mylène . Ainsi se termine la visite de Thèbes ouest .
Apres les Pharaons de l’antiquité , nous nous intéressons aux pharaons de notre époque :
La construction du Barrage d’Assouan .
Le barrage d’Assouan a été construit en complément de l'ancien barrage d'Assouan (lui-même surélevé deux fois) qui ne donnait pas satisfaction en termes d'efficacité et de sécurité. Ce dernier est toutefois toujours en fonctionnement et continue de produire de l'énergie hydroélectrique.
En 1902, les Britanniques financèrent le premier barrage implanté au sud d’Assouan à hauteur de la première des six cataractes du Nil, destiné à permettre l’exploitation de terres arables pour arroser les champs de coton par les autochtones. Le coton à peine cueilli était ensuite exporté en Angleterre afin d'être tissé ; les tissus réimportés en Égypte étaient alors vendus au prix fort aux Égyptiens.
Inauguré le 10 décembre 1902 , long de 2,5 km, il fut rehaussé et épaissi à deux reprises, en 1912 et 1933, submergeant au passage la région de la Basse-Nubie sur 295 km.
Avant la construction de ce barrage, le Nil inondait chaque été les plaines fertiles de la vallée, en raison de l'affluence d'eaux provenant de toute l'Afrique de l'Est. Ces inondations apportaient des nutriments et des minéraux (limon) qui rendaient fertile le sol de la vallée du Nil et permettaient l'agriculture mais l'augmentation de la population dans la vallée rendait nécessaire le contrôle des eaux pour protéger les installations agricoles et les exploitations de coton. Les années de « grandes crues », des récoltes entières étaient perdues, alors que les années où la crue était moindre, la population souffrait de la sécheresse et de famine. Le but de ce projet était de réguler les crues, de produire de l'électricité pour le pays, et de constituer un réservoir d'eau pour l'agriculture.
En 1954, le président égyptien Gamal Abdel Nasser amorça ce projet avec pour objectifs de rendre l’eau disponible tout au long de l’année, d’étendre les surfaces irriguées, d’améliorer la navigation sur le fleuve et de produire de l’électricité. Il permettra également d'atténuer les dégâts engendrés par des inondations ou des sécheresses.
Nasser demanda d'abord une aide financière à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et une aide technique aux États-Unis et à la Grande-Bretagne qui, dans un premier temps, acceptèrent d'aider à sa construction, moyennant un prêt de 270 millions de dollars de leur part. Mais le projet fut annulé en juillet 1956, notamment en raison du puissant lobby américain du coton qui voyait dans le coton égyptien irrigué grâce au barrage l'arrivée d'un concurrent. Un contrat d'armement secret avec l'URSS (transitant par la Tchécoslovaquie) et la reconnaissance par l'Égypte de la République populaire de Chine sont d'autres raisons probables, avancées par les historiens, alors que l'Égypte fait partie du mouvement des non-alignés. Enfin, les États-Unis, arguant officiellement que l'aide financière ne peut se faire en raison de la situation instable de l'économie égyptienne, tentent un coup de poker pour obtenir le ralliement de Nasser au camp occidental. Peu après, Nasser nationalisa le Canal de Suez, dans l'objectif de financer le barrage par les frais de passage. Cet épisode donna lieu à la crise du canal de Suez, qui se termina par l'ordre de l'ONU à la France, la Grande-Bretagne et Israël d'évacuer le territoire égyptien, et donc à la victoire de Nasser. Aussi pour construire ce barrage, l'Égypte chercha à faire partie de la sphère d'influence soviétique et Nasser se tourna vers l'Union soviétique, qui assumera un tiers de la construction et fournira environ 2 000 experts et techniciens. L'Égypte cessa alors de faire partie des pays non alignés.
Sa construction dura environ onze ans et mobilisa quelque 36 000 travailleurs et ingénieurs. Construit 6 km en amont de l'ancien barrage d'Assouan, c'est un gigantesque ouvrage de 42,7 millions de m³, long de 3 800 mètres, épais de 980 mètres à sa base et quarante mètres à son sommet et haut de cent-onze mètres. Au maximum, 11 000 m³ d'eau peuvent passer chaque seconde au travers des vannes du barrage. De plus, en cas d'urgence, 5 000 m³ par seconde peuvent être évacués par le canal Toshka reliant le réservoir à la dépression Toshka. Le réservoir constitua le lac Nasser, long d'environ 550 km sur 10 km de large en moyenne (35 km au maximum), sur une superficie de 5 250 km² et d'une capacité de retenue de 157 km³ d'eau.
Le barrage contient douze générateurs électriques de 175 mégawatts chacun, développant une puissance totale de 2,1 gigawatts. L'exploitation électrique commença en 1967. Quand le barrage atteint pour la première fois sa production électrique maximum, il produisait alors la moitié de l'électricité égyptienne (et encore 15 % en 1998) et permit de relier la plupart des villages égyptiens au réseau électrique pour la première fois. Les effets des dangereuses crues de 1964 et de 1973 et les sécheresses menaçantes de 1972–73 et 1983–84 purent être atténués. Une nouvelle industrie liée à la pêche a pu être créée autour du lac Nasser, bien que son éloignement des marchés lui pose quelques problèmes.
Lorsque nous allons voir le déversoir en « saut de ski » le spectacle est grandiose , certes ce déversoir montre qu’alors le barrage ne fonctionnait pas à son optimum et qu’il s'agissait d’un gachis d’énergie :
Cependant le haut barrage d'Assouan :
- alimente le pays en eau ;
- régule les crues du Nil ce qui permet un système d'irrigation durant toute l'année (et donc l'intensification de l'agriculture, ce qui amène finalement une hausse des rendements, améliore la navigation, et amène à la double récolte ;
- fournit tout le pays en électricité.
Cependant , il faut bien recenser tous les problèmes engendrés par le haut barrage :
L'édification de ce barrage, n'ayant pas été précédée d'études d'impact approfondies mais qui devait surtout servir la propagande soviétique et à renforcer la popularité du président égyptien Nasser, est à l'origine d'une série de problèmes qu'il a fallu résoudre ou auxquels les générations futures pourraient être confrontées :
- Les temples d'Abou Simbel, construits sous le règne du pharaon Ramsès II, ainsi que ceux situés sur l'île de Philæ ont été déplacés dans les années 1960 pour ne pas être inondés par les eaux du barrage d'Assouan, mais des dizaines de sites archéologiques, dûment répertoriés depuis des décennies et encore en cours d'étude, ont été définitivement inondés et perdus pour l'Histoire de l'Égypte antique.
- Un ver du groupe des acœlomates nommé bilharzie (la bilharziose : mise en évidence en 1851 en Égypte par Théodore Bilharz), cette parasitose a connu un développement accru par la multiplication des étendues d'eaux stagnantes due aux bouleversements des paramètres hydrauliques du Nil et génère des maladies (parasites d'organes – reins, vessie, foie, rate – provoquant des hémorragies), souvent mortelles.
- L'érosion et l'apport des limons n'est plus équilibrée, entraînant la modification géologique du delta du Nil. Le Nil coule plus vite qu'auparavant et érode son lit à raison de 1,7 cm par an.
- L'eau salée pénètre de façon plus importante dans les terres proches du delta, et la nappe phréatique remonte.
- Le limon fertilisateur est retenu par le barrage, ce qui entraîne sa sédimentation ainsi que le recours des agriculteurs aux engrais chimiques.
- Le débit du Nil étant moindre, il n'existe plus le contre-courant à l'embouchure du canal de Suez qui limitait les échanges d'eaux et de faunes entre mer Méditerranée et mer Rouge. L'apparition de nouvelles espèces invasives passant par le canal de Suez pour rejoindre la Méditerranée a ainsi augmenté de manière significative depuis la construction du barrage[3].
- Ayant de l’eau à profusion, les agriculteurs font de moins en moins attention aux quantités qu’ils utilisent. Cela pourrait être dangereux pour le futur de l’Égypte Le barrage se situant dans un climat aride, l’eau s’évapore très vite avec le soleil. L’estimation de la masse d’eau évaporée annuellement est de douze milliards de mètres cubes, soit 14 % du débit du Nil.
- Cependant les points positifs semblent l’emporter sur les négatifs !!!
Evidemment , étant « descendus »jusqu’au tropique du cancer , nous pourrions continuer vers le sud jusqu’à Abou Simbel à travers le désert (la route existe ). Mais nous avons appris que ces convois encadrés par des militaires étaient suspendus .
Quant aux hydroglisseurs russes ils sont tous hors d’usage car le rapprochement de Nasser avec l’Ouest a fortement déplu aux Russes : plus de pièces détachées pour les hydroglisseurs ….ils sont tous en panne .
Nous faisons l’inventaire de nos « traveller chèques » conservés en cas de « pépin » …pour nous permettre d’acheter des billets d’avion . Nelly négocie le voyage aller-retour compatible avec notre « cagnotte ».
Ce voyage en avion nous permet de voir l’immensité du lac Nasser et le pilote nous offre un superbe point de vue sur le temple .
Merci au pilote !
Du terrain d’aviation au site du Temple nous prenons un bus .
C’est donc la « visite éclair , entre deux avion , qui nous donnera envie de revenir .
Evidemment cette première visite s’effectue dans la célébration de l’exploit technique du démontage et remontage du temple c’est pourquoi nous avons droit à la visite de l’armature en béton armé du Temple , ce qui ne sera plus offert dans les visites ultérieures .
Je glisse une photo de l’armature béton du temple …exploit technique du 20ème siècle !!
Cette visite éclair aura un mérite …celui de nous inciter à revenir .
Nous aurons le « plaisir de notre vie » en 2001-2002 avec une croisière sur le Lac Nasser avec en apothéose le bateau ancré devant le temple ….inouï ….visite le soir …la nuit et au lever du soleil … !!!!
Le temple est édifié à la gloire du Pharaon : sur la façade le colosse de gauche est à l’effigie du pharaon jeune , celui de droite le représente agé . Aux pieds du roi sa mère et sa femme Nefertari sont représentés .
A l’intérieur , heureusement éclairé par des projecteurs nous découvrons la bataille de Qadesh . C’est une bataille qui a eu lieu aux environs de 1274 av. J.-C. et qui a opposé deux des plus grandes puissances du Moyen-Orient : l’empire hittite de Muwatalli, dont le centre était en Anatolie centrale, et le Nouvel Empire égyptien de Ramsès II. Cette bataille s’est déroulée aux abords de Qadesh, dans le sud de l’actuelle
Syrie. Son résultat est discuté parce qu’il semble indécis. Bien qu’ayant commencé à l’avantage des Hittites, elle se solde par un renversement de situation en faveur des Égyptiens, mais il est parfois considéré que les Hittites sont vainqueurs si on tient compte des gains territoriaux obtenus après le confliLa bataille de Qadesh est la première bataille documentée par des sources antiques, des textes et des images gravés sur les murs de temples égyptiens sur l’ordre de Ramsès II.
A l’époque , de la pellicule photo , on pouvait avoir du 1000ASA qui permettait de photographier à la lueur d’une bougie …d’où une série de photo extraordinaire des fresques des temples , mais par manque de recul j’utilise un document sur internet pour avoir une vision d’ensemble .
Extraordinaire d’avoir le bateau amarré devant le Temple .
Après cette visite extraordinaire le bateau se dirige vers le nord .
En nous embarquant sur ce bateau on est obligé de se souvenir de l’histoire récente du sauvetage des temples tout au long de notre croisière .
Le démontage et le remontage du temple d’Abou Simbel a focalisé l’attention …mais les autres temples !!!
Reprenons cette histoire récente : Gamal Abdel Nasser , Chef d’Etat Egyptien , décide en 1954 d’édifier un barrage d’une capacité de 157 milliards de mètres cubes, long de 500 kilomètres et qui recouvrira même des terres au Soudan. C’est un projet « pharaonique ».
Cette fois, ces monuments vont purement et simplement être engloutis et perdus à tout jamais, parmi lesquels les temples d’Abou Simbel. L’Unesco demande aussitôt à Christiane Desroches Noblecourt, conservateur des Antiquités égyptiennes du Louvre, héritière donc de Jean-François Champollion, d’établir un inventaire de tous les monuments menacés. En second, il faudra trouver les fonds nécessaires à une aussi colossale entreprise.
Le 8 mars 1960, Christiane Desroches Noblecourt, en compagnie de Sarwat Okasha, ministre égyptien de la culture, lance un appel solennel à la solidarité mondiale depuis la tribune de l’UNESCO. En plus des quatorze temples qu’il faut déplacer, il s’agit de procéder à des fouilles de toute urgence, sur des sites qui seront recouverts par des dizaines de mètres d’eau et qui n’ont été que très peu étudiés en détail.
André Malraux, alors ministre d’État des Affaires culturelles, intervient rapidement :
« Le pouvoir qui en fit surgir les colosses aujourd’hui menacés, les chefs-d’œuvre du musée du Caire, nous parle d’une voix aussi haute que celle des maîtres de Chartres, que celle de Rembrandt.
Votre appel n’appartient pas à l’histoire de l’esprit parce qu’il vous faut sauver les temples de Nubie, mais parce qu’avec lui, la première civilisation mondiale revendique publiquement l’art mondial comme son indivisible héritage.
Il n’est qu’un acte sur lequel ne prévalent ni l’indifférence des constellations ni le murmure éternel des fleuves : c’est l’acte par lequel l’homme arrache quelque chose à la mort. »
En pleine guerre froide, cinquante pays vont contribuer à sauver ces monuments qu’on classe au patrimoine de l’humanité, car ils font partie de l’héritage de toutes les nations. Philæ, Kalabcha, Ouadi es-Séboua, Dakké, Derr et d’autres sites sont déplacés, dont les plus médiatiques sont les temples d’Abou Simbel.
Le temple d’Amada est un cas plus délicat à cause des reliefs miniatures et bien peints. Le découper en blocs est irréalisable, car les peintures n’auraient pas résisté. Voyant que tous acceptent l’idée de voir ce temple englouti par les eaux limoneuses du lac Nasser, Christiane Desroches Noblecourt s’écrie : « La France prendra en charge le temple d’Amada! ».
Elle demande à deux architectes de lui proposer une méthode pour déplacer le temple en un seul bloc. Ceux-ci pensent qu’il faut mettre le temple en précontrainte, le déposer sur des rails, le transporter par piston à quelques kilomètres de là, en un lieu plus haut de soixante mètres. Avoir une idée est une chose, s’en donner les moyens en est une autre.
À cet effet, Christiane Desroches Noblecourt demande une entrevue avec le général de Gaulle, qui ignore l’engagement qu’a pris l’égyptologue au nom de son pays. Lorsqu’il l’apprend, il se raidit : « Comment avez-vous pu, madame, engager la France ainsi, sans en référer à qui de droit ? ».
Décontenancée, le conservateur ne trouve son salut que dans l’attaque : « Mais, Général, dans mon humble domaine, je n’ai fait que m’inspirer de votre action. N’avez-vous pas, un jour, fait cette déclaration sublime dont nos cœurs gardent encore l’écho : « La France a perdu une bataille, elle n’a pas perdu la guerre » ? Aviez-vous pris, à cette époque, le temps de consulter le gouvernement? ». Dans un sourire le général passa outre, sachant par ailleurs que les fonds nécessaires étaient réunis grâce à de nombreux appuis. Ainsi, le temple d’Amada sera sauvé par la France, comme le conservateur du département égyptien du Louvre s’y était engagée.
Il faudra vingt ans pour mener à bien ces sauvetages, et ces vastes chantiers peuvent être qualifiés de pharaoniques par leur démesure, et l’inscription du petit temple de Néfertari s’y applique à merveille : « Jamais pareille chose ne fut faite auparavant ».
Enfin, dernière conséquence pour le Louvre, le gouvernement d’Anouar el-Sadate, qui a succédé à Nasser, décédé deux ans plus tôt, en remerciement de sa contribution au sauvetage des monuments de Nubie, offre le buste d’Amenhotep IV, plus connu sous le nom d’Akhénaton.
Cette croisière sur le Lac Nasser va nous permettre de visiter les « autres » Temples sauvés des eaux .
J’en relate le programme :
1er jour :Abou Simbel installation sur le bateau , visite des temples , son et lumière et le matin lever de soleil sur le temple.
2ème Jour: Abou Simbel - Kasr Ibrim
Petit-déjeuner Repas du midi sera servi pendant la navigation vers Kasr Ibrim. À l’arrivée, sera la visite de la citadelle de Kasr Ibrim qui sera réalisé à partir de la terrasse de Ms Eugenie car le site n’est pas autorisé. Dîner et nuit à bord (je glisse la photo de l’extraordinaire salle à manger du bateau )

3ème Jour: Amada - Wadi El Seboua
Navigation vers Amada, on profite d’un tour guidé pour visiter le temple : temple des trois Pharaons (Thoutmotis 3 , Amenhotep 2 ,Thoutmotis 4 qui y ajouta une salle hypostyle et Sethi 1er fit construire le pylone .
Devant la fragilité des reliefs et des peintures , Christiane Desroches-Noblecourt obtint de De Gaule le financement du déplacement du temple sur 2000m . Ci-joint la photo insolite du temple sur la voie ferrée !
L’intérieur du temple est sombre mais je tente quelques photos.
Retour à la croisière lac Nasser pour le déjeuner pendant la navigation vers Wadi El Seboua.
Nous débarquons rapidement : Le Pharaon Ramses 2 avait confié à Sétaou , vice-roi de Nubie la construction de ce temple consacré à Amon-Ré .
Le dromos de ce temple comprenait le plus grand nombre sphinx , d’où le nom Vallée des Lionnes .
Le temple a été découpé , démonté et remonté 4 kilomètres plus à l’ouest
A l’arrivée, visite du Temple du Meharakka. Le temple date de l’époque romaine , consacré à Isis et Sérapis . Il a été démonté et déplacé d’une cinquantaine de kilomètres dans l’oasis de Ouadi-es-Souboua ou la vallée des lions .Le dromos du temple de Ramsès deux était précédé de 8 couples de sphinx avec deux colosses de Ramses 2.
Dîner et nuit à bord .
Malgré les dégâts causés dans le Lac Victoria, la perche du Nil, que
les égyptiens appellent « Samos », a été introduite dans le lac Nasser. Là aussi, elle connaît, dans ce jeune lac de barrage, une grande expansion.
Elle se multiplie au détriment des autres espèces .
Un membre de l’équipage laissait trainer une ligne derrière le bateau : voir photo Le soir même nous pouvions déguster ce poisson …frais .
Nous faisons escale pour visiter le Tombeau de Pennout excavé dans un rocher .
On y voit des scênes de funérailles et du jugement des âmes , on long texte célèbre la donation de territoires pour le culte .
Nous faisons escale à Amada , le Temple des trois Pharaons : érigé par Thoutmosis 3 , et Amenhotep 2 en l’honneur d’Amon-Ré , Yhoutmotis 4 y ajouta une salle hypostyle et Sethi 1er fit construire le pylone . Christiane Desroches-Noblecourt proposa de transporter sur rail la partie Spéos du Temple . De Gaule mis au courant accepta de financer le projet . Le Temple fut déplacé de 2800 mètres ! Mais la salle hypostyle fut démontée pierre par pierre et rebâtie .
Le Temple de Kalabcha composé de 13000 blocs est le premier temple nubien à a voir été déplacé sur 50 kilomètres . C’est une mission allemande qui procèda à son démontage et à sa réédification .
Il sagit du plus grand temple de Nubie après Abou Simbel .D’époque Greco-Romaine il fut commandé par l’empereur Auguste en l’honneur du Dieu Horus .
Le Kiosque greco romain de Kertasi faisait partie d’un temple dédié à la Déésse Hathor , il n’en reste que six colonnes dont deux Athoriques et quatre à fleurs de Lotus .
Enfin et ce sera le dernier temple avant Assouan , le temple de Beit el Ouali : un sanctuaire semi rupèste qui a marqué le passage du jeune Ramses 2 .
Dans une niche nous pouvons voir le Pharaon Ramses 2 assis entre Isis et Osiris .
Le retour s’effectue différemment suivant les années et les voyages …soit en J7 …et bateau ….soit en Avion !
Parmi les “choses” à faire à Assouan il y a le desert si proche! Avec Sandra je m’inscrit pour une excursion à pieds et à dos de chameau
Monastère de Saint-Siméon. Nous avons le choix à pieds ou en chameau pour aller sur le site du monastère situé environ à 1200m de la rive ouest du Nil (15 minutes environ). Le monastère est également connu comme Anba Hatre.
La construction du monastère remonte au 16ème siècle, et il est l’un des monastères coptes les plus intacts. Nous découvrons une église avec des fresques de Jésus-Christ et différents saints. L’église pricipale du monastère a été construite dans la première moitié du 11ème siècle et représente le premier dans son genre en Egypte. Bien qu’il ne reste seulement que la partie inférieure, il est un exemple important d’une église à coupole oblongue. Au rez de chaussée du site archéologique, on trouve un réfectoire avec des rangées de cellules qui bordent un couloir voûté. On voit également un presse à huile, un pressoir à vin, des lieux de stockage, des écuries et des fours à poterie. . .
On a un aperçu de la marche dans le désert .
Mais …quels souvenirs ……mais revenons sur notre voyage en Camping-car J7.
D’après les différents échanges avec d’autres touristes nous pensons avoir eu beaucoup de chance de remonter la vallée du Nil à travers des territoires qui ne sont plus contrôlé par le pouvoir .
On ne tente pas la chance deux fois … pour le retour nous optons pour rejoindre la Mer Rouge .
C’est cependant une décision ….insensée !!!
Nous sommes au mois d’Aout , les guides de voyage annoncent des températures au sud de 45 degrés …nous abandonnons la vallée du Nil à Keneh et nous prenons la route de Port Safaga sur la mer rouge .
C’est un des points les plus chaud de l’afrique…je n’ose pas dire , du monde dans un un désert .
Nous gravissons les pentes du relief qui nous séparent de la mer rouge .
Je surveille la température de l’eau de « refroidissement » du J7 …l’aiguille frôle les 100 degrés …nous sommes fichus .. ; ultime parade …ouvrir le circuit de chauffage pour refroidir le circuit de “refroidissement” …ouf la température de l’eau diminue …pas question d’ouvrir les fenêtres car l’air extérieur est brulant …pour conduire sans défaillir Nelly me met des linges mouillés sur la nuque …arrivé au sommet nous sommes arrêté par un soldat en arme , il regarde mon passeport à l’envers mais devient souriant en recevant une bière sortie du frigo qui miraculeusement fait encore du froid !!!
La descente vers la mer Rouge est le soulagement : …….….nous sommes passés .
Nous retrouvons la mer rouge à Port Safaga puis nous remontons le long de la côte .
Surprise , à Hourghada nous découvrons un terrain de camping ou plutot un camp de base pour les pêcheurs sous marins .Pas un arbre pour faire de l’ombre !
La chaleur est telle que nous trouvons l’eau de la mer trop chaude !!! pour s’y baigner .
Ce qui est extraordinaire c’est qu’il n’y a aucune végétation , genre Sahara . Heureusement nous avons le courant électrique et nos climatiseurs ronronnent joyeusement .
Nous réalisons que nous sommes au centre du paradis des pêcheurs sous-marins et des merveilles sous-marines de la mer rouge .
Heureusement nous avons des masques de plongées aussi nous nous inscrivons pour une sortie en mer Rouge .
Le bateau nous amène sur une île avec des eaux fonds sablonneux.
Même sans plonger, en restant allongés dans l’eau avec un masque nous sommes plongés dans un aquarium de poissons multicolores de toutes taille .
La remontée le long du golf de Suez est facilitée par la piste entretenue par les pétroliers , nous campons sur une plage avec les pêcheurs.






























































