111- Voyage aux Antilles 1987
Voyage aux Antilles avec l’Amicale des Retraités de l’enseignement public .
Nelly et Claude sont des filles et « fils d’instits » Claude a été pendant un an « Maître auxiliaire » enseignant la physique et la chimie ..et Nelly reçue au CAPES est Professeur d’Anglais.
Donc , ne vous étonnez pas de nous voir en 1987 participer à un voyage d’enseignants d’Indre et Loire aux Antilles.

L’aspect sympathique de ce voyage était d’être accueilli par des enseignants locaux désireux de nous faire découvrir leurs îles .
Je n’ai aucun mal à relater ce voyage car l’un des participant était chargé de relater toutes les péripéties du voyage :
Vendredi 20 Mars : Tout le monde étant là , départ place de la gare à Tours à 11hO5 . Beau temps frais et ensoleillé : 31 présents ………
…….0 2heures 30 du matin (21 heures trente en Martinique) nous attérissons au Lamentin , aéroport à 8 kilomètres de Fort de France ….
La température est de 25 degrés ….
Nous prenons un car avec Monsieur Ledoux secrétaire local de la MAE .
Nous sommes hébergés dans deux hôtels des Trois Ilets

Nous assistons à notre premier coucher de soleil sous les tropiques : magnifique mais …bref !! sous les tropiques on passe très rapidement du jour à la nuit .

Au petit matin nous découvrons la vue sur Fort de France .

Avec , en arrière-plan les Pitons du Carbet .
Cependant pour la suite de notre visite il serait temps de nous situer sur une carte de la Martinique : on y découvre qu’un bras de mer sépare les Trois Ilets de la ville de Fort de France.
Il nous faudra prendre un bateau pour nous rendre à Fort de France .

Donc le Samedi 21 Mars nous prenons le bateau pour Fort de France pour une traversée de 20 minutes.
Nous commençons par une réception sympathique de la Ligue de l’Enseignement qui a pignon sur rue pour rencontrer les collègues qui nous prennent en charge , puis nous visitons la ville .
La cathédrale Saint Louis est la 7ème au même emplacement depuis 1671… incendies , tremblement de terre …la cathédrale actuelle a une structure métallique !!
La visite du Musée Archéologique se fait avec une guide martiniquaise à la taille et à la voix impressionnante . Nous y découvrons l’histoire de l’ile et des différentes migrations : Arawaks venus du Vénézuéla , Caraïbes venus d’Amazonie , quant à Christophe Colomb , il débarque le 15 juin 1502 ….les Français n’arrivent qu’en 1635 .
Nous faisons la connaissance de la gastronomie antillaise grâce au punch et à un repas offerts par les syndicalistes antillais . Mais le lendemain ils nous réservent une surprise extraordinaire :
Nous prenons un bateau pour les Îlets du François qui
sont célèbres pour les Fonds-Blancs, et en particulier le « bain de l’Impératrice » hauts fonds qui les entourent et les séparent. Ce sont des bancs de sable corallien blanc qui ponctuent la baie à quelques centaines de mètres du rivage, nous descendons du bateau dans une mer chaude où nous nous baignons en plein milieu de la mer tiède, nos amis sortent les provisions et debout dans l’eau nous commençons par un ti-punch glacé …inoui ! puis nous mangeons une « souscaie » sorte de salade de petits morceaux de tête de porc épicée .
Et le festin n’est pas terminé car au retour un repas de langouste nous attend avec des enseignants locaux !


Mais les festivités ne sont pas terminées , le lendemain , mardi 24 mars , le Club MGEN nous organise une sortie ! 5 cars nous attendent au débarcadère de Fort-de-France , nous voyageons avec les enseignants locaux pour visiter une coopérative de vannerie ., les artisans tressent trois sortes de végétaux l’aroman , le cachibou , et le bakoua
Le Cachibou se trouve le plus souvent sur les versants des mornes alors que l’Aroman pousse exclusivement sur les terrains marécageux, ou sur les bords des ravines. La tige centrale du Cachibou appelée “la flèche” sera écorcée, ensuite bouillie, séchée au soleil pendant deux jours afin d’obtenir une teinte ivoire et une certaine souplesse. L’aroman subira l’équartissage, opération qui consiste à fendre en quatre, la tige à l’aide d’une croix en bambou. Les segments seront exposés au soleil pendant une ou deux semaines, ce qui leur donnera un teint uniforme marron-rougeâtre.
Le Bakoua est le nom d’un arbre en Martinique Il est utilisé notamment en vannerie pour la fabrication de chapeau, lequel est désigné par le même nom.
Après cette visite nous faisons étape au musée du Rhum Saint James :
Au rez-de-chaussée sont rassemblés d’anciennes machines de production, dont un des plus vieux moulin à bêtes de la Martinique. Celui-ci, datant du XVIIIème siècle et actionné par des bêtes de trait, servait à broyer la canne à sucre pour en extraire le jus (Vesou). A côté trônent les différents types d’alambics , utilisés sur l’île pour la transformation du vesou en rhum. d’époque ils rappellent les grands moments de la fin du XIX et de la première partie du XXème siècle, quand le rhum était une des boissons les plus prisées du monde, et que la Martinique en était la première exportatrice.

Toujours au rez-de-chaussée, un très joli bar tout en boiserie vous attend pour une dégustation gratuite des rhums Saint-James. Les rhums vieux de la maison sont particulièrement réputés.

Dans le jardin autour du musée, sont éparpillées une partie des anciennes machines à vapeur de la distillerie qui jouxte le bâtiment. Une distillerie toujours en activité d’ailleurs. C’est là que sont produits les rhums Saint-James.
Notre périple des productions de la Martinique se poursuit par la visite d’une « plantation » :
La plantation de Leyritz à Basse pointe : Dans un parc tropical magnifique, au milieu d’arbres centenaires, la Plantation Leyritz nous invite à une jolie balade à travers le temps. De cette ancienne habitation, une des plus importante de la région, aujourd’hui transformée en complexe hôtelier, il reste ,outre le site somptueux, la plupart des bâtiments d’époque. La Plantation Leyritz se découvre après avoir emprunté une petite route bordée de palmiers qui mène jusqu’à la propriété. Là dans un cadre saisissant, l’atlantique d’un côté, les reliefs du nord de l’île de l’autre, sont disséminés, au milieu d’une végétation majestueuse et colorée, les anciens bâtiments d’exploitation et de logement de l’habitation, le moulin à canne, la roue à aubes, la distillerie, la rue “Case Nègres” où logeaient les esclaves, ainsi que les maisons du Géreur et du Maître.

Du haut d’une colline dominant la propriété, cette dernière permet au maître de suivre sans peine le bon déroulement du travail sur l’exploitation. Edifiée en 1713 puis agrandie vers 1830, elle est typique des premières maisons de maître construites aux Antilles à cette époque. Elle en a aussi suivi les évolutions. De simple petit bâtiment abritant le séjour et les chambres, la cuisine étant à l’extérieur comme il est de coutume ici, la maison s’est progressivement embourgeoisée, avec l’adjonction d’une galerie et de balcons en fer forgé.
Bordelaise d’origine et fidèlement attachée au mode de vie métropolitain, la famille Leyritz a tenu à créer ici quelques repères familiers. Une toiture à la Mansart pour chapeauter la maison, et un joli jardin à la française, dans lequel on trouve encore aujourd’hui deux magnifiques fontaines du début du XVIIIème.
De la culture du manioc et du tabac qu’elle pratiquait à ses débuts, la Plantation Leyritz a évolué au fil du temps vers celle de la canne à sucre, puis aux alentours de 1850, contrainte par la crise sucrière, se tourne vers la production de tafia et de rhum. La distillerie créée à cet effet sur la propriété fonctionnera jusqu’au début du XXème siècle avant de péricliter. A la grande époque de la culture de la canne, l’exploitation étendue sur près de 500 hectares emploiera plus de 330 esclaves.
En réalité nous sommes étonnés par les plantations d’ananas

Mais nous découvrons également les bananeraies.
Et aussi les L’arbre à pain (Artocarpus altilis) qui est un arbre de la famille des Moracées, originaire d’Océanie, domestiqué dans cette région pour son fruit
Son fruit est le fruit à p
ain.
Aux Antilles françaises, on nomme châtaignerpays (Artocarpus altilis var. seminifera)
Sur le port de Fort de France nous avions été surpris par l des vagues qualifiées d’inhabituelles par les habitants locaux :
Nous poursuivons notre visite de la Martinique par le sud de l’île :
Cette excursion commence par un arrêt pour visiter le musée du domaine de la Pagerie consacré à l’ Impératrice Joséphine .
Joséphine Rose Tascher de la Pagerie (1763-1814), est la première épouse de Napoléon Bonaparte de 1796 à 1809 et reine d’Italie de 1804 à 1809.
Cette sucrerie du XVIIIe siècle, entièrement restaurée, fut le lieu de naissance de Marie-Josèphe Rose Tasher ou «Yeyette», avant qu’elle ne devienne Joséphine de Beauharnais, impératrice. Vaste domaine de plus de 500 hectares, anciennement connu sous le nom de «Petite
Guinée», on y exploitera jusqu’à trois cents esclaves pour la production de cacao, de coton et de canne à sucre. Le musée a été créé en 1929 par Gabriel Hayot, maire des Trois-Ilets et devient musée départemental en 1984. Au milieu d’un grand parc se trouvent les ruines des bâtiments fonctionnels de l’habitation, ainsi que le musée, installé dans les anciennes cuisines.
De nombreux documents associés à l’épopée napoléonienne retracent la destinée hors du commun de la petite Martiniquaise .
Une halte au village des Trois Ilets permet de visiter l’église où Joséphine a été baptisée .
Le voyage se poursuit vers Rivière Pilote , la plus importante commune du sud de la Martinique avec 12000 habitants , puis nous arrivons à la grande anse des salines l’une des plus belle plage de l’ile : 1200m de sable fin bordé de cocotiers , seule ombre à ce tableau idyllique : la présence de Mancenilliers « arbres maudits » que l’office des forêts venait de marquer en rouge ! Il s’agit d’un bel arbre qui mesure en général de 5 à 15 mètres et qui affectionne particulièrement les sols sableux. On le retrouve donc généralement en bord de mer ou dans les environs, à proximité immédiate des plages… il est donc largement répandu aux Antilles. Il y a donc de fortes chances d’en voir lors d’un séjour. Dans les lieux facilement accessibles du public et régulièrement fréquentés il est souvent signalé par un trait rouge sur son tronc car l’arbre est toxique. 
Son fruit qui ressemble à une petite pomme, sa sève et son feuillage peuvent en effet entrainer d’importantes brulures. Les antillais qui connaissent le danger, le côtoient tous les jours sans que cela ne pose de problème mais les touristes sont en général moins informés et donc moins prudents.
Nous déjeunons au manoir-auberge de Beauregard avec un excellent menu
Menu : Soupe de poissons avec croûtons , brochettes de thon , tranches d’arbre à pain , patates douces , sorbet ananas …….
Après le repas nous nous nous attardons dans le jardin , admiratif devant le vol froufroutant et
insaisissable des colibris dans les orchidées sauvages .
Nous repartons vers Sainte Anne , Marin , Sainte Luce où nous faisons un bref arrêt pour admirer le paysage .
En arrivant à Morne-Larcher à moins d’un kilomètre de la côte , se dresse le rocher du Diamant , haut de 176 mètres au dessus de la mer , pendant les guerres franco-anglaises les Anglais le fortifièrent et en firent un véritable navire de pierre et n’en furent chassés qu’en 1805 .
Jeudi 26 Mars :
A 7heures30 , le car vient nous prendre à l’hôtel pour nous conduire à l’aéroport du Lamentin .
Après une « alerte à la bombe » qui nous oblige à reconnaître nos bagages !!!nous embarquons dans un Boeing 727 et vers 9heures10 nous quittons la Martinique .
La Guadeloupe .
C’est un archipel composé de deux grandes îles : Grande terre au nord , calcaire et plate , Basse Terre au sud , volcanique et accidentée , séparées par un étroit bras de mer : la Rivière Salée .
Nous prenons le car pour Sainte Anne . Nous avons une mauvaise impression car nous longeons des quartiers pauvres où de misérables cabanes en tôle se serrent les unes contre les autres .
Tout notre groupe est logé au “Relais du moulin” au milieu des Bougainvillées , des lauriers roses , des hibiscus des crotons …L’hôtel est composé de bungalows autour d’un authentique moulin à broyer la canne à sucre . Le jus de Canne est extrait par une batterie de cylindres disposés en triangle
Le soir nous prenons un bus local pour regagner l’hôtel .
Notre hôtel nous offre une soirée “folklorique” de musique et de
danses …des caraïbes !
Nous avons l’occasion de voir de plus près la case typique de la Guadeloupe : la case initiale en bois et en tôle s’est généralement entourée d’une véranda en béton qui la consolide et évite qu’elle ne s’envole lors des cyclones !
J’achète une carte postale qui montre la ville de Pointre à Pitre après le passage du cyclône de 1928 !




Mais notre voyage coïncide avec les festivités de la mi-carême! Innocemment nous nous installons sur le passage du cortège , mais après avoir observé les poings fermés des participants , puis des pancartes explicites , nous comprenons que nous assistons à une manif pour l’indépendance .
Nous faisons profil bas et le lendemain nous consultons la presse :”LENDEPENDANT”
“Gwadloupéyen Fo nou mèt tout fos an nou adan on sèl komba”
Le message est clair : Indépendance.
Le Vendredi 27 Mars nous effectuons le tour de la Grande Terre : Sainte Anne , Saint François , la pointe des Chateaux: au loin on aperçoit l’île de la Désirade . Nous traversons des champs de Canne à sucre où la récolte est en cours .
Puis nous “montons” vers le nord jusqu’à a pointe de la Grande Vigie ? Nous suivons un sentier balisé , et de 80 mètres au dessus de la mer nous contemplons un site grandiose .
Nous repartons pour l’Anse Bertrand et le restaurant de “Prudence” où nous attend un déjeuner gastronomique:
Menu : Assiette de crudités , langouste boudin créole , court bouillon de poisson avec riz….vin rosé .
Le Boudin Créole ( Boudin noir) , est l’une des plus anciennes recette antillaise
connues. Fabriqué à partir de sang de porc, de graisse de porc et de condiments, et dans une moindre mesure du sang de moutons et de chèvre. Il se consomme aussi bien chaud que froid avec de la moutarde.
Dans la suite de notre tour de la Grande Terre nous nous arrêtons pour visiter le cimetière de Port Louis où les tombes les plus modestes sont embellies de coquillages et de “fer blanc” avec de vraies maisons des morts .
Nous arrivons dans la région des Grands des Grands Fonds, au centre de la Grande Terre, qui s’étend à l’arrière de Sainte Anne , de Morne-à-l’eau au Moule . C’est une Guadeloupe agricole , plantée de cultures vivrières et fruitières avec de profondes vallées qui entaillent les vertes étendues , les routes n’en finissent pas de tourner …il s’y trouve une forte communauté de blancs-matignon ( les « Blanc-Matignon » , terme employé par les Noirs et les « métros », qualifie une partie de la population blanche de la Grande-Terre. Enfin, il y a le « blanc-gâché » , le plus souvent d’origine « métro », marginalisé par l’alcool ou par une situation sociale inférieure à l’idée que l’on se fait de son statut traditionnel dans les Antilles. )
Les paysages comportent de profondes vallées qui entaillent les vertes étendues , les routes n’en finissent pas de tourner . Les “blancs” vivent difficilement du travail de la terre , car au moment de l’affranchissement des noirs en 1848 , ils ont préféré exploiter eux-mêmes leurs terres , ils vivent et se marient entre eux , menant une vie modeste .
Retour à l’hôtel où nous avons droit au repas du soir et à une course de crabes de terre !!: 13 crabes qui portent un numéro sur la carapace et qui sont vendus aux enchères . Leurs propriétaires toucheront 50% des enchères pour le premier , 30% pour le second , 20% au troisième . Résultat brillant pour notre groupe qui occupe les trois premières marches du podium .
premier : raspoutine (écurie Sarlin)
second : Ti Punch (écurie Georgelin)
troisième : Rapidus (écurie Renée chauvet )
Samedi 28 Mars : Départ de l’Hôtel en car à 8 heures pour la marina Bas du Fort à pointre à Pitre où nous sommes attendus par les “militants” de la MAE et de la FOL avec lesquels nous embarquons sur le Papyrus , restaurant flottant .
Le bateau s’engage dans le passage entre la Grande terre et la Basse Terre , nous longeons la mangrove , puis nous arrivons dans la mer “le Grand cul de sac marin” , nous naviguons sur une mer calme vers l’ile Caret et la barrière de corail qui l’entoure . Pour s’y rendre , nous embarquons par petits groupes dans un zodiac.
La baignade dans l’eau tiède est …divine et , dans la tradition antillaise , nous avons droit à un apéritif antillais .
Opportunément un pêcheur nous vend des coquillages de Lambis , au retour , nous avons un repas sur le bateau , puis une animation de chants et de danses qui agrémentent le voyage de retour .
Le Dimanche 29 Mars nous partons en car avec nos amis Guadeloupéens ? Nous traversons un quartier administratif de Pointe à Pitre , nous franchissons la Rivière Salée , puis nous roulons vers Petit Bourg .La route traverse des plantations de cannes à sucre et de bananiers dont les régimes sont protégés par des sacs en plastiques bleus contre les insectes , rats ….et produits chimiques des traitements !!
Arrêt à Sainte Marie où Christophe Colomb débarque en 1493 et où est érigée sa statue , ce qui est amusant c’est que le 4 novembre 1493 Christophe Colomb croit être arrivé en Inde et il baptise l’île Santa Maria de Guadalupe de Estremadura , du nom du sanctuaire dédié à la Vierge où il avait effectué un pélerinnage .
Ensuite nous suivons la côte Est de Basse Terre et nous voyons grandir le Volcan de la Soufrière , notre car “normal” a du mal à franchir avec 42 passagers , les pentes à 30% du volcan ! Malheureusement nous entrons dans les nuages , mais l’activité volcanique se manifeste par des fumeroles qui fusent de petites failles dans le sol , avec des dépôts de soufre .
Nous admirons une fougère arborescente .

Redescendus dans la plaine nous empruntons l’Allée Dumanoir bordée de palmiers .Cette double rangée de palmiers royaux fut plantée vers 1850 et , depuis , malgré les cyclones successifs qui ne manquent pas d’en décapiter quelques uns , l’allée est toujours aussi majestueuse : longue de 1200 mètres , pas moins de 400 palmiers royaux s’y côtoient , doublés de bananeraies , donnant à cet ensemble une image de “vert jaillissant” . Saint John Perse a lui aussi évoqué maintes fois cette allée dans ses souvenirs d’enfance .
Lundi 30 Mars 1987 : Pour cette nouvelle visite nous traversons Basse Terre jusqu’à la côte ouest :
A Malemdure , sur une plage de sable noir , nous faisons une promenade en mer sur on bateau à fond de verre le Nautilus , vers la réserve Cousteau autour de l’Ilet Pigeon .

Nous admirons le spectacle de milliers de poissons exotiques que nous admirons longuement …dans leur élément . La description est difficile : les branches délicates des coreaux , les éponges impressionnantes , des anémones .
Puis nous faisons une marche dans la forêt tropicale et sa flore luxuriante .
Le Parc National de la Guadeloupe recense plus de 300 espèces de fougères et près de 100 espèces d’orchidées qui constituent l’extrême diversité de ce biotope exceptionnel .
La forêt dense humide recouvre 80% de la zône coeur du Parc entre 300 et 1000 m d’altitude .C’est une forêt luxuriante de montagne . On y retrouve de très grands arbres (30 à 35 mètres) : le gommier blanc , l’acomat -boucan , des chataigniers , des arbres moyens (6 à 10 m) : le marbri , le laurier rose , des arbustes et herbacées : palmiste montagne , balisiers , fougères , et de nombreuses plantes suspendues : broméliacées , philodendrons , aile à mouche , orchidée , des lianes .
La densité de la végétation étagée est telle que nous sommes dans une demi-obscurité dans laquelle nos yeux s’accomodent , mais les appareils photos refusent de fonctionner ou déclenchent des flash dérisoires , je sors de mon sac une pellicule de 400 ASA pour photographier les racines et les lianes qui enserrent les troncs .
L’humidité à 100% nous oppresse . Nous sommes heureux de sortir de la forêt pour respirer un air plus sec .
Après la séquence nature , nous nous intéressons à la spécialité des Antilles
: le Rhum
A partir de 1638 , année d’introduction de la canne à sucre aux Antilles , la Guadeloupe et la Martinique se dédient à la production de sucre . Le savoir faire des Français en matière d’eaux de vies s’expriment très vite dans les premiers alcools de canne , dont le Père Labat , moine Dominicain aux Antilles perfectionne le procédé de broyage et de distillation avec des alambics.
Boisson réalisée à base de canne à sucre , le rhum est obtenu par la fermentation directe du jus de canne frais . La récolte de la Canne entre janvier et juillet doit être rapide pour ne pas perdre la concentration de sucre . Il faut environ 10 kg de canne pour obtenir un litre de rhum .Arrivée à la distillerie la canne va être lavée plusieurs fois pour être nettoyée de toutes ses impuretés , puis broyée et enfin lentement pressée . Le résidu fibreux du broyage ou bagasse est utilisé pour alimenter les chaudières de la distillerie .Le jus de canne frais ou “vesou” est filtré avec précaution puis stocké dans des cuves en inox où à l’aide de levures il fermente . A l’issue de cette fermentation le jus de canne ou vin de canne ne titre pas plus de 4 à 5 degrés . Il est alors introduit dans les colonnes à distiller et chauffé . A la sortie de l’alambic , la “grappe blanche” titre alors plus de 70 degrés . Il faut alors y adjoindre de l’eau distillée ou de l’eau de source pour en abaisser le titrage . Le mélange est mis en bouteilles . Ce rhum blanc présente des titrages entre 50 et 59 degrés .
Notre guide Gladys nous montre et nous explique les différentes étapes de l’extraction du jus à la distillerie .
Nous passons ensuite à la salle de dégustation .!!!!!
Ainsi se termine notre voyage aux antilles .














