113- Les grues du port de Gdansk


Les Grues du port de Gdansk

La représentation ci-contre permet de voir l’assemblage des poutres qui permet de supporter les efforts pour soulever les charges . Mais il est intéressant de connaître la source de l’énergie pour actionner cette grue : il s’agit de tambours dans lesquels marchaient un ou deux hommes actionnant un axe sur lequel s’enroulait Des grues dans un port c’est classique , mais quand le port est dans la ville on finit par avoir des grues dans la ville …..comme à Gdansk !!

Cela commence par la grue Zurav Gdansku du 15ème siècle qui sous l’apparence d’une construction traditionnelle cache une ossature capable de supporter les efforts de la grue en action :

Elle permet de soulever 2 tonnes à une hauteur de 27m et permet, entres autres d’assembler les mâts sur les bateaux.

Le mécanisme consiste en une, puis (à partir du 17ème siècle) deux paires de roues positionnées à la verticale activées par des ouvriers qui marchaient à l’intérieur . Cela permettait de hisser deux cargaisons simultanément.
La paire de roues la plus basse permettait de hisser des cargaisons de navires sur une hauteur de 11 mètres maximum. La paire la plus haute était utilisée pour installer des mâts sur les navires de la Vistule. Les mâts pouvaient être élevés jusqu’à 30 mètres.
La Photo d’Anna Cieminska permet de voir l’intérieur de la partie en bois de la Grue
: une des paires de roues avec l’axe sur lequel une corde était enroulée; un coulisseau ; et l’escalier entre deux paires de roues. Grâce à ses deux roues de 5 m de diamètre actionnées par des hommes qui marchaient à l’intérieur en entraînant une poulie centrale, son système de levage pouvait supporter des chargements atteignant deux tonnes.

Mais pourquoi Gdansk est à l’intérieur des terres , comme de nombreuses autres villes médiévales, elle fut construite à l’écart de la côte, où elle se trouvait à l’abri des tempêtes et des attaques inattendues en provenance de la mer. D’autre part, les rivières Motlawa et Vistule permettaient une liaison facile et agréable avec la mer.

Ce qui était un avantage au Moyen Age devint un problème pour les générations suivantes. Les bas-fonds près de l’embouchure de la Vistule devinrent un obstacle dangereux et lorsqu’en même temps, le niveau d’eau était bas dans les rivières, la navigation jusqu’au port était impossible même pour les embarcations de petite taille. Les navires devaient jeter l’ancre dans le golfe de Gdansk et attendre un pilote. Les plus grands ne faisaient en aucun cas escale dans le port : une partie ou la totalité du chargement devait être rechargée dans des bateaux d’avitaillement dans la rade.

Les autorités de Gdansk se chargèrent alors de permettre aux bateaux d’entrer dans le port en toute sécurité et mirent en place un système de pilotage. Ils réalisèrent des travaux tels que la délimitation des chenaux par des lignes de balises, la drague des bas-fonds ou l’enlèvement des accumulations de sable et des pierres dans les eaux les moins profondes. Ces travaux furent financés par des taxes payées par les navires qui faisaient escale dans le port.

Le port de Gdańsk est le plus grand port de la Pologne. En 2008 il a vu passer 17,07 millions de tonnes.

Actuellement le vieux port de Gdańsk effectue la tâche de l’amarrage des navires et des bateaux privés, en particulier sur les itinéraires des croisières du port, à Westerplatte, Sopot et Gdynia (est exploité par la compagnie maritime de Gdańsk).

Le nouveau port de Gdańsk (Nowy Port Gdański), dispose d’un terminal passagers, d’où partent les ferries pour la Suède (via la société Polferries).

Nous nous payons une visite du port en bateau . Nous sommes frappés et admiratifs de voir la longueur des quais avec un nombre incalculable de grues de toute taille . Cela nous donne envie de nous documenter sur les grues portuaires .

Le mécanisme de la grue se compose de (1) une flèche articulée en E sur la tourelle et en B sur la fléchette . La biellette (3)articulée en D et en A sur (O) et (2) assure le maintien .

La manœuvre de la flèche est assurée par un vérin hydraulique (5+6) . Un contrepoids (10) assure l’équilibre de l’ensemble en compensant le poids de la flèche .

La charge (8) peut monter ou descendre grâce au câble (4) manœuvré en (F) par un treuil situé dans la tourelle

J’arrête là ma description des installations portuaires qui existent dans tous les grands ports , mais à Gdansk on peut visiter le port ce qui n’est souvent pas le cas .

Au ! retour , cherchant à m’informer j’apprends que le port des marchandises s’est déplacé à Gdynia laissant à Gdansk le trafic des produits en vrac et notamment l’exportation du charbon polonais. La décision de construire un grand port de mer à l’emplacement du village de Gdynia fut prise par le gouvernement polonais pendant l’hiver 1920, en raison de l’attitude hostile des autorités de Dantzig et des ouvriers du port qui cherchaient à empêcher les armées alliées de fournir une aide militaire à la Pologne pendant la guerre polono-soviétique de 1919-1920. La construction commença en 1921, mais des difficultés financières la ralentirent, allant jusqu’à l’interrompre. Tout s’accéléra après que la Diète (Sejm, nom du parlement polonais), eut passé l’acte de construction du port de mer de Gdynia le 23 septembre 1922. En 1923, un embarcadère de 550 mètres, un brise-lames en bois de 175 mètres et un petit port avaient déjà été construits. La cérémonie d’inauguration de Gdynia comme port de guerre provisoire et comme abri pour les pêcheurs eut lieu le 23 avril 1923 et le premier grand bateau de haute mer accosta le 13 août 1923.


Ce port comme tous les autres ports de la planète a du s’adapter au chargement-déchargement des containers !