117- Palladio
Palladio
Andrea di Pietro della Gondola dit Andrea Palladio est né à Padoue le 30 novembre 1508 et est mort à Vicence le 19 août 1580 .
C’est un architecte Italien de la Renaissance , auteur d’un traité : « les quatre livres de l’architecture ».
Les villas de Palladio sont des villas sises en Vénétie (Italie), majoritairement dans la province de Vicence,
Vingt-quatre de ces villas ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, lors de l’extension, en 1996, de l’inscription du centre historique de la ville de Vicence (qui compte vingt-trois bâtiments classés) intervenue deux années auparavant.
L’été , à Venise , quand l’eau des canaux empuientissait l’air , les nobles vénissiens prirent l’habitude de chercher refuge à la campagne pour y jouir d’une fraicheur loin de la lagune . Déja , Pétrarque , en 1371 , venait se reposer à Arqua .
Vers le milieu du 17ème siècle on vit la terre ferme se couvrir de “résidences secondaires” souvent luxueuses , ainsi 2000 villas furent construites , c’est ainsi que l’architecte Palladio en dessina le plus grand nombre , il fut d’ailleurs copié , mais des architectes de valeur mirent leur talent au service de ces réalisations .
De même , pour la décoration des intérieurs on fit appel à des artistes prestigieux comme Véronèse , Guardi , Tiépolo !
Ces villas devinrent au 18ème siècle des lieux de fêtes .
Bonaparte , en obligeant les bourgeois à rembourser leurs dettes , les ruina ….beaucoup de villas furent abandonnées …mais depuis la seconde guerre mondiale on fait de grands efforts pour leur redonner leur splendeur passée .
Pour les visites nous sommes obigés de “jongler avec des jours et des heures d’ouverture …mais cela en vaut la peine !
La construction de la villa a été commandée par le prélat pontifical Paolo Almerico qui, après une brillante carrière au Vatican, décida de se retirer en Vénétie, sa région natale. La coupole hémisphérique initialement prévue par Palladio fut abaissée par l’architecte Vincenzo Scamozzi . 
La villa est située sur une colline, près de Vicence. La coupole du bâtiment et les quatre pronaoi symétriques ornés de six colonnes ioniques La coupole est ornée de fresques d’Alessandro Manganza.
La visite est « confidentielle » , on a l’impression de faire irruption dans une « famille » princière , on admire l’implantation de la villa sur une colline et le systhème d’orientation des ouvertures vers les quatre points cardinaux pour la circulation de l’air frais .
Nous levons les yeux vers la « Rotonda » : La coupole a une ouverture au centre, comme celle du panthéon de Rome. « Le diamètre de l’ouverture est le même que pour celle de la coupole du panthéon » !

L’architecte italien Andrea Palladio (1508-1580) acheva vers 1570 cette villa édifiée au sud-est de Vicence pour un noble, Paolo Almerico. L’interpénétration du paysage et de l’architecture, au plan central rigoureusement carré, caractérise cette villa. Les quatre façades, ornées chacune d’un portique à colonnes, sont prolongées d’escaliers reprenant la pente du terrain. La coupole centrale, coiffant la rotonde qui donne son nom à la villa, rappelle l’arrondi de la colline.

Encouragés par cette première visite , nous nous dirigeons vers une autre villa : la Villa Valmarana .

Elle a été construite en 1688 par Antonio Muttoni et décorée par Giambattista Tiepolo et son fils en 1757. Leurs fresques pleines de fraîcheur et aux couleurs éclatante représentent la vie en Vénétie au XVIIIe siècle. La villa doit son nom aux nombreux nains qui ornent son mur d’enceinte. Selon une autre légende, son nom viendrait du fait qu’on y avait enfermé la fille d’un noble Vicentin. La jeune fille ne grandissant pas, son père pensait pouvoir lui cacher sa maladie en la faisant vivre dans un monde décoré de nains. Malheureusement, un jour, en regardant au-delà des enceintes, la jeune fille vit un beau chevalier et, en découvrant son infirmité, elle se tua en se jetant dans le vide .

Nous admirons la fresque de Tiepolo : le sacrifice d’ Iphigénie .
Poursuivant notre périple un peu au hasard nous nous arrêtons dans l’allée qui mène à la Villa Foscari , dite « la Malcontenta » .
Hélas , nous ne sommes pas dans les heures d’ouverture .

Miracle : un Groupe de l’école d’architecture de Bruxelles a pris rendez-vous pour une visite privée ..le responsable nous invite gentiment à nous joindre à eux … nous avons droit à une visite très détaillée : terminée en 1935, elle aurait eut comme surnom “Malcontenta” (la mécontente) à cause d’une femme noble nommée Elisabetta Dolfin, appartenant à la famille Foscari, riche et puissante famille vénitienne. Mais deux explications à ce nom existent. L’une dit que le surnom de cette villa palladienne est du aux nombreux débordements de la Ribeira, qui ont généré l’inondation des terres des paysans, qui l’appelait par conséquent « Brenta Mal Contenta” ou bien alors que le nom est du à l’insatisfaction générale des paysans de Padoue et de Piove.
Nous terminons notre visite des villas Palladiennes par la Villa Pisani , dite aussi Villa Royale .

La propriété est située au bord du fleuve Guà et conçue comme une villa-ferme, la villa Pisani répond à deux objectifs : symboliser la présente des Pisani, ennoblis en 1523, sur leur seigneurie et être fonctionnelle pour la gestion du domaine agricole.
La réalisation de la villa Pisani à Bagnolo, à partir de 1542, marque un tournant important dans la carrière du jeune Palladio. la clientèle de Palladio, jusqu’alors surtout vicentine, change très nettement de statut.
Le vaste domaine agricole de plus de 1 200 champs, est la propriété des Pisani depuis 1523,
L’objectif de Palladi
o, dans son projet pour cette villa, est ambitieux : réaliser une maison de campagne adaptée aux goûts raffinés des frères Pisani et, parallèlement intégrer toutes les annexes agricoles .
La visite guidée dans les intérieurs du musée national de la villa Pisani, propose la découverte de 30 salles « del piso noble » où il est possible d’admirer les fresques, les peintures et les décorations originales.
Les salles datant de 1700 sont la salle du Triomphe de Bacus (Célébration du Dieu du vin et de la musique), la salle des Vacances, qui offre une représentation des relations entre les dames et les femmes du siècle de Casanova et un salon-salle à manger, qui permet de revivre l’atmosphère des banquets de la Court Napoléonienne .
On peut admirer le plafond décoré par Tiepolo : « Apoteosi della famiglia Pisani ».
La fresque du plafond est conçue comme un trompe-l’œil. Un ciel bleu argenté est parsemé de nuages sur lesquels des figures allégoriques ainsi que la famille Pisani, patriciens de Venise , sont représentés .
Ainsi se termine notre « visite » des villas Palladiennes .

