109-Fernand Josset aux “Colonies”

Fernand Josset aux colonies (Empire Colonial Français”.

Je ne sais pas grand chose de mon grand-père Josset Fernand :
C’est  la vocation de serrurier – ajusteur qui l’a amené à s’engager dans l’armée en se spécialisant dans le travail du fer !!
Cette carrière dans l’armée devait lui plaire puisqu’en 1903 il se réengage pour 5 ans dans l’infanterie coloniale .
Le voilà donc embarqué au mois de Décembre 1903 sur un « vapeur » à destination de Dakar.
La saison n’était pas bien choisie pour traverser le golfe de Gascogne sur un cargo mixte , celui-ci pour sa propulsion  disposait  de deux machines à vapeur  entraînant deux hélices. La vapeur était  obtenue par six chaudières cylindriques . !!!
La vitesse de croisière était  de 12 à 13 nœuds . Il pouvait  transporter 79 passagers en première classe, 68 en seconde et 80 en troisième classe plus  des passagers d’entrepont.
Il faut croire que Fernand ne fut pas malade car ce voyage fut suivi d’autres beaucoup plus longs !
Une fois le golfe de Gascogne passé la traversée fut beaucoup plus calme avec une courte escale à Rabat .

La garnison du Sénégal comprend alors 1 bataillon d’infanterie coloniale à Dakar, le 1er tirailleurs sénégalais à Saint-Louis, une Compagnie de discipline coloniale à Ouakam, le 6e régiment d’artillerie coloniale, une compagnie d’ouvriers d’artillerie coloniale à Dakar, un escadron de spahis sénégalais à Saint-Louis et un détachement de gendarmerie. Le rôle d’un armurier à « la colonie » est spécial , il consiste surtout à entretenir les armes de chasse des officiers . En effet l’Afrique à cette époque renferme des animaux qui font rêver les « mordus » de la chasse . Mais les connaissances des mécanismes à ressort font que Fernand est également spécialiste des « phonographes » …. Cet appareil est le symbole de la civilisation :

Mais revenons aux armes  « de chasse » :l’énumération de la faune africaine du Sénégal de cette époque qui a en grande partie disparu est impressionnante . Actuellement on admire les animaux du Kenya mais les documents du début du 20ème siècle sont éloquents : Bubale major , Buffle nain , Cob de Buffon , Cob Defassa , Cob des roseaux , Eland de Derby , Eléphant , Gazelle Dama , Guépard , Guib harnaché , Hippopotame , Léopard Lion , Ourébi , Phacochère !!! on croit rêver ….des animaux que l’on ne retrouve maintenant qu’au Kénya !! Par contre rien ne nous laisse supposer que Fernand a réellement participé à une chasse ..
Depuis 1902 le gouvernement colonial de l’AOF s’est installé à Dakar , la France développe la culture de l’arachide et …extraordinaire ..les africains de Saint Louis et de Gorée deviennent citoyens français !! On essayait d’habiller la colonisation d’un semblant de respectabilité républicaine ! C’est là que Fernand Josset prend vraiment goût à la vie aux « Colonies » .
De plus , il faut croire que la vie militaire d’un « armurier » était idéale puisque après 3 ans d’armée il rempile pour 5 ans .
Mais désireux de se perfectionner et devenir « chef armurier » il est volontaire pour un stage à la Manufacture de Châtellerault ….c’est dans cette ville qu’il rencontre Renée Bourgueil avec laquelle il se marie en Janvier 1909 . Il a un fils René en 1910 .
Mais un engagement est un engagement …il part à Madagascar en Juillet 1910 .
Marseille – Madagascar .. c’est une belle croisière , en tant  que Chef armurier il a accès au pont supérieur ..il peut compter fleurette aux belles passagères !
Dommage que la maudite manie du secret militaire l’ait conduit à n’envoyer que des cartes postales avec deux ou trois mots :  « bonjour de Suez » , expédié de Port Saïd .
Ouvert depuis 1869 le passage du canal de Suez est essentiel pour l’Empire colonial français pour rejoindre les « colonies du Pacifique ». N’ayant pas de lettre de Fernand je me plonge dans un récit contemporain de Charles Rémond magistrat :
« À une heure du matin, éclairant sa route au moyen de réflecteurs électriques de très grande puissance,  notre paquebot, vitesse réduite à 6 nœuds, s’engage dans le Canal. Nous en avons pour jusqu’à six  heures du soir au moins, soit 17 heures sur 172 kilomètres. Qui le croirait. Notre aveuglante lumière éclaire le ruban aquatique et, à  droite et à gauche, la plaine d’abord parsemée de lagunes, puis sablonneuse, pierreuse et sèche.
Au jour, sur la rive africaine, on distingue quelques maigres arbustes. Ce sont des acacias, des palmiers nains et de grands joncs à gros épis barbelés., à El Kantara, un bac sert à transporter  chameaux et chameliers des caravanes qui suivent la piste d’Egypte en Palestine. Tous les dix  kilomètres, on rencontre une gare d’eau qui permet aux navires de se croiser. Mais sous peu, il n’y en  aura plus car on élargit le Canal de 70 à 80 mètres, on le creuse à onze mètres de profondeur au lieu de  huit.

« Les bateaux les plus énormes pourront y circuler et s’y croiser sans arrêt. Quel admirable travail ! Nous autres, nous ressentons une certaine fierté, en présence des étrangers qui  sont à bord, de ce que c’est un Français qui, à force de courage et de persévérance, a vaincu ici la nature . »
De distance en distance , des dragues enlèvent , godet à godet , le sable tombé des berges , et à l’aide d’immenses bras , vont le déverser au loin sur la rive asiatique , ces appareils puissants , mus par la vapeur , portent le nom dans l’argot des marins un nom pittoresque : ce sont « des marie-salopes »
Au 80ème kilomètres on entre dans le lac Timsah . Sur la rive droite s’élève , au milieu des tamaris et des palmiers , la ville d’Ismailia née depuis l’ouverture du canal . Le paquebot stoppe quelques minutes pour déposer des employés de la Compagnie du Canal et repart . Au delà , on entre dans les lacs Amer qui ont bien une quarantaine de kilomètres de long , ce n’était , avant la percée , qu’une cuvette remplie d’étangs saumâtres , aujourd’hui elle ne forme qu’une seule nappe d’eau . La mer rouge y est entré et s’est répandue au loin . Les niveaux moyens de la Méditerranée et de la Mer Rouge sont bien à égalité,  mais le mouvement des marées entraîne le mélange des eaux des deux mers dans les lacs amers  alternativement du Sud au Nord et du Nord au Sud, d’un bout à l’autre du Canal.

Un “marie salope” dans le canal. A gauche, un navire est stationné dans une “gare” afin de laisser le passage à un autre

Le paquebot fume et glisse lentement sur le désert comme sur une route polie, uniforme et sans cahot.  C’est un spectacle surprenant que tous ces navires, voitures sans attelages sur la terre ferme, vus de  loin. Ils cheminent et se croisent sur cette plaine monotone, brûlée et jaune ou d’un gris roussi, sans  que l’œil aperçoive – quand le Canal fait une courbe – la petite bande d’eau qui les porte. C’est une  apparition de rêve ou de fable, quelque chose de fantastique, d’irréel, d’impossible et qui laisse comme  une gêne dans l’esprit.
Il est six heures du soir et nous serons bientôt dans l’autre mer. Sur la rive occidentale, un peu avant l’extrémité du Canal, s’étendent de beaux quais plantés de  palmiers, de lentisques, de mimosas, d’eucalyptus, de nopals. Des maisons s’alignent, séparées par de  petits jardins. Ce sont des bureaux, des maisons d’employés. C’est le Suez moderne, créé de toutes  pièces, comme Port-Saïd, par la Compagnie. Dans le sable, au pied des hautes montagnes rocheuses et  nues, d’aspect farouche, on aperçoit le vieux Suez, groupement de maisons d’une blancheur aveuglante,  cubiques, avec terrasses, sans toitures, à la mode arabe, en un mot. Une chaloupe à vapeur accoste notre navire et lui donne quelques sacs de dépêches, les plus  récentes, celles que vient d’amener le train du Caire. L’arrêt dans le Golfe a duré vingt minutes à peine.
La nuit est venue. Nous  voici dans la Mer Rouge. Pourquoi rouge ? Elle est bleue, tout aussi bleue que les autres, celles du  moins qui ont de la profondeur. Son nom lui vient très probablement des  ”hommes rouges”, les Pount qui vivaient sur ses deux rives et dont les descendants émigrés dans les  régions du nord devinrent les Phéniciens. C’est la seule explication plausible, me dit le Commandant » .
Peu probable qu’il ait fait escale avant Tamatave : 26 jours en mer !!
On a évidemment pas de nouvelle entre Juillet 1910 et Août 1912 mais il semble que Fernand  réussit l’exploit de ne pas « encore » souffrir du  paludisme  qui sévit dans les plaines côtières de Madagascar !!

Les militaires français sortent tout juste d’une expérience cuisante d’intervention   , cette intervention avait souffert  de son manque de préparation. Les hommes manquaient de quinine contre le paludisme, celle ci étant à fond de cales des navires , sous d’autres fournitures !!!Le fait d’avoir ensuite choisi pour le transport des troupes la voiture hippomobile Lefebvre  complètement inadaptée aux pistes de l’île n’arrangeait rien ! En effet , quelques années auparavant , début mai 1894 , à la tête du gros du corps expéditionnaire, le général Duchesne débarquait au milieu de la confusion et mit un mois à rétablir l’ordre sur les arrières avant de rejoindre son avant-garde qui cheminait lentement dans les marais. Jusqu’au 14 juillet, le corps expéditionnaire franchissait trois massifs allant de 500 à 1 200 m. La ville d’Andriba était atteinte le 20 août, après cinq mois de fatigues surhumaines.

De là, il fut décidé d’envoyer une colonne légère vers la capitale malgache. Alors que l’armée n’avait perdu que 25 hommes au combat, 5 756 meurent de maladie !!! L’expédition, qui est la plus meurtrière de toutes, perd près de 40 % de ses effectifs .

On a peu de traces concrètes de ce passage de Fernand à Madagascar , sauf peut-être une  carapace de tortue de mer ?

Malheureusement , malgré son apparente bonne santé , il a sans doute contracté une maladie sournoise dans cette île « malsaine ». Enfin n’anticipons pas ….la maladie ressurgira 14 ans plus tard !!!

En 1912 il revient en France …toujours par le Canal de Suez .

Décidemment , il a la nostalgie de l’Afrique et il s’engage à nouveau pour deux ans au Régiment Indigène du Gabon (A.E.F.) comme sous-chef Armurier affecté à l’état major .                                                   Le Gabon , depuis 1910 , est rattaché à l’A.E.F. , la France abuse du travail forcé des indigènes , en particulier pour la construction du chemin de fer Congo-Océan ….20 ou 30 000 homme y trouvent  la mort !! ce qui entraîne des révoltes massives durement réprimées .

Assez loin de ces réalités du terrain le rôle de Fernand est toujours aussi mystérieux car lorsque la guerre est déclarée avec l’Allemagne en 1914 , on juge sa présence indispensable à la Colonie … pour réparer les phonographes , les carabines de chasse , ou …consoler de belles femmes d’officiers ??.

Il revient en métropole en Septembre 1916 , mais en temps que spécialiste des armes il est affecté successivement au parc d’artillerie de la région de Toulouse , puis à la Manufacture d’Armes de Châtellerault ! Il échappe ainsi à la boucherie de 14-18 .

En 1919 il repart en Afrique , en Côte d’Ivoire il débarque à Bassam
La Côte-d’Ivoire était  officiellement devenue une colonie française le 10 mars 1893. La capitale était à Grand-Bassam.
Le pays est inclus dans l’Afrique-Occidentale française (AOF). C’était une colonie. Sa capitale est Bingerville jusqu’en 1933, puis Abidjan.
Ce n’est pas une nation qui se constitue , mais une simple entité administrative dont les limites tracées à partir de la France ne tiennent compte ni du peuplement , ni des modes de vie , ni de la végétation ……des frontières artificielles Nord Sud dans un pays organisé Est ouest !!!!

La côte est inhospitalière et le port d’Abidjan se trouve sur la lagune .

Fondée au milieu du XIXe siècle par l’amiral Mequet, la ville est, de 1893 à 1899, le principal centre administratif français. En 1899, le centre est transféré à Bingerville, à la suite d’une épidémie de fièvre jaune : sur les 60 Européens présents dans la ville, 45 en décèderont. De nouvelle épidémies auront également lieu entre 1900 et 1903.les colons français qui étaient installés à Bassam décidèrent de partir vers un endroit plus salubre à Abidjan Santé (« un village à l’écart d’Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernement colonial qui créa en 1899, à cet endroit, le comptoir de Bingerville, capitale de la colonie française de 1900 à 1934
La future Abidjan, toute proche, également située sur le bord de la lagune n’doupé (« la lagune à l’eau chaude », future « lagune ébrié »), offrait plus d’espace et de plus grandes possibilités d’expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam (l’actuel Port-Bouët), au sud de l’agglomération, fit rapidement concurrence au wharf de Grand-Bassam, jusqu’alors le principal accès économique de la colonie.
À partir de 1904 , Abidjan devient le principal pôle économique de la colonie de Côte d’Ivoire et un relais privilégié pour la diffusion des produits européens vers l’arrière-pays, notamment grâce à une communauté libanaise de plus en plus importante.
Fernand Josset retrouve ses habitudes , ses amis et amies , il faut croire que « c’est la belle vie » puisque il réengage le 18 Octobre 1919 devant le sous intendant de la colonie .
A partir de  1904 , le pays était  inclus dans la Fédération de l’ouest africain français appelée Afrique-Occidentale française (AOF). Les affaires gouvernementales sont alors caractérisées par l’association qui fait des habitants des colonies des sujets français sans droit de représentation. Sa capitale est Bingerville  , Bourgade de marché, elle devint capitale de la colonie française entre 1900  (Elle doit son nom au gouverneur français Louis-Gustave Binger).

Après deux ans passés en Côte d’Ivoire Fernand rentre à Brest en France en octobre 1921 sur le vapeur Europe .

( un timbre de la Côte d’Ivoire célèbre ce navire qui assurait la liaison avec la métropole ) .
Le démon de l’aventure coloniale conduit Fernand Josset à se ré-ré-engager …et début 1923 il embarque pour La Cochinchine .

Son arrivée à Saïgon est pour lui l’aboutissement de son idée de l’Empire Colonial Français …
Sous  Napoléon III en 1859 , les marins du corps expéditionnaire Français , sous prétexte de la persécution des missionnaires , en Indochine remontèrent la rivière « Saigon » au milieu des marais , ils trouvèrent le misérable village de cannes de bambous où s’étaient retranchés les résistants annamites.
Le 17 Février 1859 Saigon tomba aux mains des Français et le 5 Juin 1862 la Cochinchine devint une colonie dont Saigon devint la capitale. Les grands travaux commencèrent , on combla les marais , on nivela les hauteurs , on creusa des canaux , des arroyos furent détournés , des milliers d’arbres plantés : tamariniers , manguiers , sao , tecks , eucalyptus …La ville fut construite selon un plan très strict, rectiligne, et Saigon fut surnommée le Petit Paris de l’extrême-Orient .
Devant les hôtels des terrasses accueillent à l’heure de l’apéritif un grand nombre de Français .,  il a fallu  attendre  le comblement du marais Boresse pour que ces deux axes soient définitivement connectés via le boulevard Gallieni . Le 20 juillet 1889,
Après une longue durée de travaux, une ligne de tramway a été mise en service le 7 septembre 1897et dès 1890, la Compagnie Française de Tramway (Indochine) a été établie
Donc de 1875 à 1914, la construction de Saigon a été accomplie et est devenue plus esthétique pour mériter d’être le chef lieu de la Cochinchine et même l’Indochine. Parmi les constructions importantes, on peut citer le Palais du Gouverneur, Hôtel de ville, la Poste, la Trésorerie, le Théâtre Municipal, la Cathédrale Notre Dame, Hôpital Grall, Nouveau Marché de Bên Thanh, le Lycée Chasseloup Laubat, le service de douane, la Chambre de Commerce. Après ce temps, Saigon était aussi appelé “la Perle de l’Extrême-Orient”.

Je ne résiste pas à illustrer cette « biographie »  de la photo d’époque de la rue Catinat  ( c’est peut-être Fernand dans le pousse-pousse à gauche …)Son nom lui a été donné par l’Amiral-Gouverneur de la Grandièrele le 1er février 1865 en l’honneur de la corvette Catinat (Nicolas de Catinat Maréchal de France 1637-1712) qui avait participé aux interventions de 1856 à Tourane (Da Nang) et de 1859 à Saïgon.


Elle était alors l’artère chic de la ville longue de 750  mètres , ancien canal comblé qui relie l’hôtel de ville à la rivière , bordée de belles boutiques d’hôtels et de cafés avec des terrasses comme la rotonde et la taverne alsacienne !


La rue Catinat était « la Cannebière » de Saïgon , dans cette rue on y trouvait l’Hotel Continental , ou André Malraux y séjourna , mais le plus étrange c’était ce morceau de ville française du midi transplantée en extrême orient .
Fernand Josset  est Chef Armurier à la Direction d’Artillerie de Cochinchine et du Cambodge .

En janvier 1924 il est hospitalisé pour un accès de néphrite qui est l’atteinte progressive, importante, et définitive de la fonction rénale.
Toutes les maladies rénales chroniques et certaines maladies rénales aiguës incurables conduisent irrémédiablement à l’insuffisance rénale chronique (IRC) dans un délai très variable: de quelques semaines à quelques dizaines d’années. On peut définir l’insuffisance rénale chronique comme la réduction irréversible de la filtration glomérulaire.
Le rein peut assurer ses capacités excrétrices pendant très longtemps puisqu’il lui suffit de 20% de ses néphrons pour fonctionner. Lorsque les lésions touchent plus de 80% des néphrons, les troubles recommencent à apparaître.
A ce stade de la maladie , « malgré sa constitution assez robuste , il ne pouvait prendre aucune nourriture » .
La deuxième alerte est plus sévère et le 22 avril , il est de nouveau hospitalisé …mais , 6 jours plus tard il décède …sans souffrance ( mention ajoutée à la main sur  le rapport de l’armée !) Il est enterré à Saïgon  son cercueil  sera ensuite ramené en France .
De tous ses « séjours » outre-mer , c’est de Cochinchine qu’il a collectionné le plus de souvenirs , en particulier des tableaux de nacre incrustée ..qui malheureusement ont mal supporté le climat de la France .

René Josset  à Chatellerault , assis devant les souvenirs des colonies de son père Fernand .

Malheureusement dans la famille , jamais ne furent évoqués les « campagnes » du grand père , vouées à l’oubli le plus complet et obligeant son petit fils Claude à se plonger dans les livres d’histoire et les souvenirs de coloniaux pour reconstituer sa vie aux « colonies ».