100- Voyage en Inde du Nord 1989

Passionné de Jules Verne , à 12 ans , j’avais parcouru l’inde avec “le tour du monde en ballon” et surtout avec la “Maison à vapeur “

40 ans après , pour notre premier “vrai voyage en Inde” , nous faisons confiance à « Nouvelles Frontières » .
Le groupe est sympathique pas très nombreux , une petite vingtaine , et de suite nous faisons connaissance avec le moyen de transport : un bus avec, comme dans les avions , une cabine de pilotage séparée pour les conducteurs et leurs aides .
Heureusement la séparation est vitrée et on peut voir se dérouler le spectacle de la route !

Cette distance nous permet de nous éviter les émotions de la conduite très spéciale des conducteurs indiens : ils ont du mérite de « tailler » leur route dans une foule de piétons , de vaches , de camions .
Visite de Delhi et New Delhi
Delhi était la  capitale  des Grands Moghols . Au début du XXe siècle, pendant la colonisation britannique, le gouvernement britannique décide de déplacer la capitale de Calcutta, jugée trop excentrée, vers la ville de Delhi : New Delhi est ainsi construite au sud de la vieille ville et devient la capitale de l’Empire britannique des Indes en 1911.

En 1947, l’Inde indépendante confirme New Delhi comme capitale du nouveau pays : New Delhi,  accueille les institutions du gouvernement central de la République d’Inde, y compris le Parlement.

Notre visite commence par le Fort rouge, aussi appelé le Palais-fort de Shahjahanabad ou Lal Qil’ah, est une forteresse d’architecture moghole . Le fort est aussi le lieu depuis lequel le premier ministre d’Inde s’adresse à la nation chaque 15 août (l’Inde a acquis son indépendance le 15 août 1947). Le fort doit son nom au grès rouge utilisé pour sa construction.
Le Fort rouge se tient sur le côté est de Shahjahanabad (ancien nom de Delhi). Le mur d’enceinte mesure près de 2,5 km de long et mesure entre 16 m de haut (du côté de la rivière) et 33 m de haut (du côté de la ville). Le bâtiment est immense (656 m par 328 m)
Les jardins sont alimentés en eau par le détournement de la rivière Yamuna.
D’emblée nous sommes dépaysés : les créneaux , les tourelles , les croisées n’ont rien à voir avec nos châteaux : c’est une architecture moghole qui a été construite par l’empereur moghol Shâh Jahân entre 1636 et 1648. Il s’agit d’un gigantesque complexe aux murs d’enceinte coiffés de tours, qui renferme de nombreux palais impériaux, édifices en marbre et mosquées.
En 1857 les Cipayes prennent le Fort Rouge et exécutent tous les officiers britanniques et leurs familles !
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, des procès furent intentés au Fort Rouge par les Britanniques contre les officiers capturés de l’Armée nationale indienne, le général Shah Nawaz Khan et les colonels Prem Sahgal et Gurbaksh Singh Dhillon notamment ce qui provoqua la colère de la population et une révolte de l’armée indienne et probablement accéléra le processus d’indépendance.
A 500 mètres du Fort Rouge , nous Visitons la mosquée Jama Masjid , la plus grande de l’Inde , construite en 1656 , dont la salle de prière est coiffée par trois énormes dômes bulbeux en marbre blanc côtelés de rainures noires .

Notre jeunesse a été marquée par  Gandhi adepte de la non violence et qui obtint l’indépendance de l’Inde .
Parti travailler en  Afrique du Sud pour le compte d’une société indienne il découvre  le système de l’apartheid et il  s’engage dans une lutte pour la défense des droits civils de la communauté indienne et emploie pour la première fois ses idées de désobéissance civile pacifique.
À son retour en Inde, Gandhi organise les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre les taxes écrasantes et la discrimination. Devenu le dirigeant du Congrès national indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l’aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de la discrimination des castes, et pour l’autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour l’indépendance de l’Inde de toute domination étrangère.
Gandhi mena les Hindous lors de la célèbre opposition à la taxe sur le sel que fut la marche du sel de 400 km en 1930, c’est aussi lui qui lança son appel du Quit India aux britanniques en 1942.
Le gouvernement, représenté par Lord Edward Irwin, décide de négocier avec Gandhi. Le Gandhi-Irwin Pact est signé en mars 1931. Le gouvernement britannique accepte de libérer tous les prisonniers politiques contre une suspension du mouvement de désobéissance civile. De plus, Gandhi est invité à une table ronde à Londres comme seul représentant du parti du Congrès , c’est un échec !

Il appelle tous les Indiens et membres du Congrès à maintenir la discipline de l’ahimsa, et Karo Ya Maro (faire ou mourir) pour la cause de la liberté ultime. Gandhi et tout le comité dirigeant du Congrès sont arrêtés à Bombay par les Britanniques le 9 août 1942.

Gandhi est détenu deux ans dans le palais de l’Aga Khan à Pune. C’est là qu’il subit les deux coups les plus terribles de sa vie personnelle. D’abord son conseiller de 42 ans Mahadev Desai meurt d’un arrêt cardiaque six jours après sa détention. Puis sa femme Kasturba, qui avait toujours été solidaire et engagée auprès de lui, meurt après 18 mois d’emprisonnement d’une crise cardiaque à la suite d’une pneumonie.

Gandhi est relâché . Bien que la répression violente du mouvement par les forces britanniques ait amené un calme relatif en Inde à la fin de 1943, Quit India réussit tous ses objectifs. À la fin de la guerre, le Royaume-Uni donne des indications claires annonçant que le pouvoir sera transféré aux mains des Indiens. Gandhi demande alors d’arrêter la lutte à la direction du Congrès et environ 100 000 prisonniers politiques sont relâchés.

Nommé le 24 mars 1947 vice-roi et Gouverneur général des Indes, Lord Mountbatten a la lourde tâche de préparer l’indépendance. Gandhi conseille au Congrès de rejeter les propositions offertes par le British Cabinet Mission en 1946, car il se méfie du regroupement proposé pour les États à majorité musulmane qu’il considère comme un début de partition.

Entre 1946 et 1947, plus de 5 000 personnes sont tuées dans des violences intercommunautaires.. Gandhi est viscéralement opposé aux plans qui sépareraient l’Inde en deux pays différents.  Mais la partition est approuvée par la direction du Congrès comme le seul moyen d’éviter une guerre

Le jour de l’indépendance, le 15 août 1947, Gandhi ne participe pas aux festivités avec le reste de l’Inde mais reste seul à Calcutta, portant le deuil de la partition et travaillant à l’arrêt des violences .

D’aucuns penseront que ce rappel historique n’a pas sa place dans un voyage touristique , mais c’est oublier que Nelly et moi  étions adolescents  passionnés par les échos de cette lutte  « pacifique » de Gandhi .

C’est donc avec beaucoup d’émotion que nous découvrons la pierre noire qui marque l’emplacement où fut incinéré le corps du Mahatma Gandhi .

Notre voyage redevient plus touristique avec la visite du mausolée de l’Empereur Hamayun d’architecture moghole . Le site abrite la tombe de l’empereur Humâyûn et quelques autres tombes moins importantes.

Sa construction a été ordonnée par Hamida Banu Begum, la veuve de l’empereur Humayun. La construction dura 8 ans.
Construite en 1570, elle servit probablement de base technologique au Taj Mahal .
Nous continuons notre visite des mosquées avec le  Qûtb Minâr (tour de la victoire ) qui est le minaret indien le plus haut  (72 m de haut ). Chaque étage est supporté par un balcon et sa construction de 1100 à 1500 comporta des écroulements partiels dus à des séismes .
La mosquée : « Mosquée de la Puissance de l’Islam » comporte un mélange de style indien et islamique , elle fut construite avec des matériaux provenant d’une vingtaine de temples brahamiques et jaïn .
Notre guide nous promène ensuite dans le quartier des ministères . Nous empruntons l’avenue Raj Path .
L’India Gate élevé à la mémoire des 100.000 soldats indiens tombés pendant la première guerre mondiale .

1 Qutb Minar   2 Lotus Temple  3 Humayum Tomb
4 Purana Qila   5 India Gate       6 President Palace
7 Raj Ghat       8 Red Fort           9 Jama Masjid

C’est sur cette vue de l’India Gate que nous quittons Delhi ;

Nous prenons la route avec notre bus …..et brusquement un arrêt !!!!!

La première attraction sur la route indienne ce sont les passages à niveaux , la barrière est fermée longtemps avant le passage du train …il s’ensuit une accumulation de camions d’automobiles , d’animaux , d’hommes de bêtes ……

Les machines à vapeurs sont des monstres ….nous n’y sommes plus habitués …. Le nombre de wagons est importants et sur leurs toits des centaines de passagers sont agrippés …

Nous nous arrêtons dans un village dans la foule .

Et un peu plus loin nous laissons passer un troupeau de dromadaire .

Enfin nous arrivons à Jaïpur ……à l’Hôtel Mansingh .


Nous visitons le Yantra Mandir (plus connu sous le nom de Jantar Mantar dans le domaine touristique) c’est un observatoire astronomique établi à Jaipur . Il est constitué d’une série d’instruments astronomiques, construits sur ordre du mahârâja Jai Singh II dans sa nouvelle capitale  entre 1727 et 1733
Cet observatoire a été construit dans le but d’établir les thèmes astraux et de déterminer les moments les plus propices pour les grands événements (mariages, déplacements).

On y trouve les instruments astronomiques suivants :

*    le Brihat Samrat Yantra est un cadran solaire de 27 mètres de haut, qui permet d’obtenir, aux équinoxes, une mesure de l’heure atteignant une précision de 0,5 seconde.
*    le Rama Yantra sert à déterminer l’altitude et l’azimut des planètes;
*    le Kranti Yantra, permet de déterminer les coordonnées des planètes par lecture directe ;
*    le Dakshina Yantra est un double cadran mural permettant d’évaluer la distance des corps célestes par rapport au méridien ;
*    le Shasthamsa Yantra est formé de deux paires d’arcs gradués formant des sextants;
*    le Narivalaya Yantra, un cadran circulaire permet de déterminer l’heure de midi ;
*    le Dignasa Yantra, permet la recherche des azimuts ;
*    le Chakra Yantra permet, pour un astre, de mesurer ses coordonnées équatoriales, l’angle horaire et la distance polaire ;
*    l’Unnatansha Yantra, un cercle de laiton de 5,25 mètres de diamètre, permet d’évaluer la hauteur des corps celestes

.    le Jaya Prakash Yantra et le Kapali Yantra sont deux cavités hémisphériques complémentaires permettant de noter le franchissement d’une “ligne repère” par un astre.

Dans la ville , sur la place du Sireh Deori Bazar se dresse la façade rose du Hawa Mahal ou Palais des vents .
Cette façade fut réalisée en 1799 par Pratap Singh , elle permettait de contempler  de l’intérieur le spectacle de la rue à l’écart des regards indiscrets .
(n’ayant pas le recul suffisant pour prendre la photo de cette façade extraordinaire je mets une photo prise sur Tripadvisor) !!!

La visite du Palais « des mille et une nuit » est extraordinaire …nous assistons à une démonstration de confection de turban :


Appelés turbans mais également safa, paag ou même pagri, ils constituent une des pièces essentielles du costume masculin traditionnel que l’on retrouve énormément au Rajasthan. Au point, qu’autrefois, ne pas en porter en public, à moins d’être de la caste des Intouchables, était signe de mauvais œil et l’homme ayant oublié son safa n’était pas le bienvenu où qu’il aille.
Le turban n’est pas seulement mis en guise d’ornement ou juste pour se protéger du soleil, il a bien d’autres usages : tapis de sol ou  plaid, voire d’oreiller lors des siestes, Jeté sur l’épaule et noué d’une certaine façon, il sert de garde manger. Posé sur la tête, les hommes les plus « soignés » y glissent un peigne ou un petit miroir. Il peut être utilisé comme corde et dans les régions arides, on peut l’utiliser en tant que filtre dans les zones ou l’eau est difficilement accessible. Les couleurs vives des turbans du Rajasthan permettent aux hommes d’être repérables très loin dans le désert du Thar ce qui n’est pas négligeable en cas de tempêtes de sable.
Le  turban n’est pas un accessoires de mode, et ses couleurs et le nouage nous informent sur la profession, la position sociale, la caste, la région, la situation sentimentale et matrimoniale ainsi que bien d’autres aspects de la vie de celui qui le porte. Par la manière dont elle enroulée et drapée, par sa forme, son volume et sa couleur, cette bande d’étoffe d’environ 9 mètres de longueur sur 1,20 m fournit aux initiés des indications assez précises sur l’homme qui porte le turban.
La couleur, le modèle, et le drapé varient également en fonction du groupe ethnique, de la région et même du district : ainsi, au Rajasthan, le code des turbans peuvent changer à peu près tous les 15-20 kms.
Les hommes de la ville l’enroulent de façon compacte et bien finie, alors que le berger ou les paysans qui vivent à l’extérieur l’utilisent pour se protéger de la pluie et du soleil, et sont moins sensibles à son aspect esthétiques, privilégiant plutôt le côté pratique.
Lors d’une cérémonie de mariage, le père du futur marié porte un turban spécialement conçu pour l’occasion et le présente à toute la famille de la future épouse. Sa couleur est en général safran. Après et parfois avant le mariage, le marié porte un turban imprimé des brindilles de l’arbre sacré (Ashoka). Ce turban symbolisera l’amour. Il peut aussi porter un turban imprimé de plumes d’oiseaux, ce dernier symbolisera l’idée que son porteur traverse un moment favorable de sa vie.

Exemples de safas de mariage


Dans les temps anciens, pendant les périodes d’invasion et de guerres, lorsqu’un homme rentrait chez une dame avec un turban à la main, cela signifiait que celle-ci venait de perdre son époux au combat. La veuve devait alors s’immoler sur le bûcher funéraire de son mari avec le turban du défunt sur les genoux. Lors de la crémation, la famille proche porte un turban blanc et les personnes venant présenter leurs condoléances porteront un turban blanc, gris, noir ou bleu qui symbolise la tristesse mais ces couleurs ont été adoptées par les musulmans..
Par l’histoire qu’il incarne, les hommes au turban sont considérés comme respectables. Il serait considéré comme un affront d’enjamber ou de battre un tel homme, son honneur pouvant alors être remis en cause. Si l’agresseur lui-même est porteur d’un turban, il devra le retirer et le placer au pied de la victime pour demander pardon. Enfin, par signe d’humilité, un homme peut enlever son turban face à un autre et par acte de fraternité deux hommes peuvent échanger leurs turbans.
J’espère que ce long chapitre ne vous aura pas lassé (on peut toujours le sauter) mais au contraire donné envie de visiter l’inde des mille et une nuits !!

Nous admirons au passage une énorme jarre métallique pour contenir l’eau sacrée du Gange que le Maharaja Man Singh2 emporta lors de son voyage en Angleterre avant son avènement !

Cela valait la peine de détailler le vélo-pousse de l’Inde : engin bricolé que j’ai eu le privilège d’essayer : très lourd mais en cas de pente montante on peut courir en poussant l’engin !!

Le Palais d’Amber .
Sur la route du Palais d’Amber nous passons le long du lac artificiel au milieu duquel se trouve le Jal Mahal , palais d’été des Maharaja de Jaïpur .


La surprise du jour c’est de nous faire parcourir les derniers kilomètres avant notre hôtel à dos d’éléphant , pour arriver à un palais  « des mille et une nuits .


C’est certainement le plus bel hôtel que nous aurons fréquenté …de notre vie !!!

Nous voici photographiés à l’entrée de  ce Palace  , bel édifice du 18ème siècle .

Et pour couronner ce séjour

des milles et une nuits il manquait le charmeur de serpent Naja !!.

(c’est un vrai cobra indien ou cobra à lunette les lunettes sont dessinées derrière sa tête lorsqu’il déploie sa “coiffe ) l’explication est que le serpent est sourd , mais le charmeur tape du pied, le serpent perçoit les vibrations et ondule avec le morceau de bois (la flute) qui balance  de droite à gauche , le charmeur connait la distance à observer pour éviter l’attaque …d’ailleurs le “pauvre ” serpent n’a plus de crochets !!!

Après cette étape de rêve nous prenons la route d’Agra avec arrêt à  Fatepur Sikri : C’est l’ancienne capitale d’un petit état musulman dirigé par un Rajpoute converti à l’islam …capitale abandonnée ensuite par manque d’eau .
Nous admirons la façade de la mosquée Jama Hasjid .

Dans la cour il y a deux tombeaux l’un en marbre rouge l’autre en marbre blanc . Les murs de la cour sont couronnés de petits kiosques à colonnettes avec le splendide porche de la salle de prière dans laquelle Abkar formula son prône sur la tolérance universelle des religions indoues , musulmanes , jaïn ..
Agra : comme d’habitude , notre hotel d’étape est somptueux : the Mughal Shératum .


Il faut dire que cette étape est la plus attendue : la visite du Taj Mahal …..le rêve d’une vie !!!!
Le Taj Mahal est situé à Âgrâ, au bord de la rivière Yamunâ . C’est un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, aussi connue sous le nom de Mumtaz Mahal, qui signifie en persan « la lumière du palais ». Celle-ci est décédée en mettant au monde son quatorzième enfant.

Le dôme central du tombeau est entouré par quatre minarets identiques, qui s’inclinent vers l’extérieur de telle sorte qu’en cas de tremblement de terre, ils s’écroulent dans la direction opposée au tombeau !!

Le Taj est tellement « beau » que je prends des photos toutes les 30 minutes  pour l’évolution de l’éclairage ….magique !

Nous sommes fascinés par des marbriers qui découpent le marbre avec un fil sur lequel ils déposent de la main gauche une boue abrasive .

Nous repartons mais la lenteur et la difficulté des transports terrestres ont contraint l’organisateur du voyage à prévoir un saut de puce en avion …350 km !!

Nous atterrissons donc à Khajuaro , petite ville choisie par les souverains Chandella pour construire 85 temples …il en reste 22 !!

Découverts par les anglais ils furent dégagés entre 1906 et 1923 (ci-dessous le plan du groupe ouest .

Il faut de bons yeux et parfois des jumelles pour voir et apprécier les hauts reliefs du Temple de Lakshamana daté de 954 consacré à Vishnu .

Les hauts reliefs comportent des scênes érotiques qui paraissent bien acrobatiques .

Je suis obligé de sortir mon téléobjectif de 300 mm de focale pour les photographier .

Nous nous reposons dans notre hotel Khajuraho Ashok.

Ensuite  nous visitons encore quelques temples /
Le temple de Laksamana , c’est le plus important datant de 954 .avec des scênes de guerre et d’érotisme .

Nous nous « crevons les yeux » sur les kilomètres de frises où Dieux et humains lutinent joyeusement .
Nous finissons la visite par le groupe est .
Nous gagnons  ensuite Varanasi  (Bénares) …. en avion !!  C’est une ville située sur la rive gauche du Gange, la ville est considérée comme l’une des villes les plus anciennement habitées du monde dédiée à Shiva, elle est la capitale spirituelle de l’Inde et la principale ville sacrée de l’hindouisme.


Le nom « Varanasi » provient probablement des noms de deux affluents du Gange, la Varuna, qui coule toujours dans la ville, et l’Assi, non visible si ce n’est un ruisseau près du ghat de l’Assi.
Notre hotel est situé à quelques kilomètres de la vieille ville , aussi , courageusement nous prenons un cyclo-pousse . Nous sommes au milieu d’une « marée » de pousses …impressionnant aux carrefours quand la vague repart…
Enfin après une marche dans la ruelle principale  nous empruntons les ruelles perpendiculaires qui mènent aux « ghats » sur le Gange   , profitant d’un petit trajet en barque , J’utilise mon téléobjectif pour « voler » quelques images sans choquer ces « croyants » :

nos deux rameurs nous amènent Face au Jalsain Ghat où se déroulent les crémations . Les corps des morts  enveloppès dans un linceul blanc pour les hommes ou rouge pour les femmes sont amenés sur des brancards en bambous .Les corps sont plongés dans le Gange pour une dernière purification avant d’être placés sur les buchers . Mes photos au « télé » étant peu nettes j’emprunte une photo sur internet) . C’est un fils du défunt , rasé , qui allume le feu qu’il a acheté à des gardiens .


photo Alexandre Marchand
Nous revenons sur la rive et marchons entre les tas de bois , les corps des défunts arrivent sur des brancards . L’odeur des bûchers est âcre .
Nous partons , un peu gênés de notre attitude de « voyeur » .

Nous quittons la ville de Bénares vers le Nord-Est pour atteindre Sarnath à 10km environ sur la route de Ghazipur .
Il est assez étonnant à 10 km de  Bénares d’arriver à un lieu d’origine du bouddhisme .
Ce qui est encore plus surprenant c’est de découvrir sous un kiosque la reconstitution de « l’éveil » du Bouddha sous un figuier .


La notion d’éveil spirituel (ou encore « illumination » et « réalisation de soi » ou simplement « éveil »), communément associée au bouddhisme et à l’hindouisme, désigne un état de conscience supérieur dans de nombreuses religions et philosophies et l’aboutissement d’une voie religieuse ou spirituelle.
On aperçoit le Dhamekh Stupa , sur cette photo et qui fut recouvert à l’époque gupta d’un revêtement de pierre.


Nous visitons l’un des premiers temples de Mère Inde qui fut fondé à Bénarès et inauguré par Gandhi en 1936. C’est l’un des lieux où le nationalisme hindou s’est institutionnalisé. C’est aussi la proximité d’une ville phare de la religion hindoue et l’une des principales villes de pèlerinage,  qui explique en partie sa dimension cosmopolite et sa relative représentativité sociologique : on y retrouve la plupart des communautés indiennes en termes d’origine géographique, de castes, de religions ou de langues. Bénarès revendique par ailleurs le statut de microcosme idéal du territoire sacré hindou . C’est une ville sainte prétendant représenter le territoire et le cosmos hindou , la légitimité d’un temple explicitement dédié, à travers cette carte en relief, à la totalité du territoire indien .


Cette visite met fin à notre voyage organisé en Inde du Nord ……..nous nous envolons pour Kathmandu .