49a1 - Voyage en pays Etrusque

Les Etrusques :

Après avoir étrenné la caravane Pitt dans les pays scandinaves , cette année 1965 nous piquons droit au Sud Est avec la Ford « Consul » et la caravane « Pitt » .

Sur un Guide , nous avons repéré un Camping au nord de Rome : le Happy .

le guide indique : « via prato del Corte 1915 , a norte della citta , nella zone di Prima Porta , apartura 15/3 31/10 .

Nous nous installons sur une terrasse ….et apprenons qu’un petit car peut nous nous amener à la gare pour le train à destination de Rome … super … nous fréquenterons ce camping pendant plus de 10 ans !!!

Après avoir visité Rome nous désirons remonter doucement vers le nord , pas question de reprendre l’autoroute nous nous dirigeons donc vers la côte et sans le savoir nous entrons sur le territoire des Etrusques .

Nous nous arrêtons devant le musée de Cerveteri ou’ nous allons découvrir la civilisation étrusque !! Les Étrusques (du latin « Etrusci ») sont un peuple qui vivait depuis l’âge du fer en Étrurie, territoire correspondant à peu près à l’actuelle Toscane et au nord du Latium, soit le centre de la péninsule italienne, jusqu’à leur assimilation définitive comme citoyens de la République romaine, au Ier siècle av. J.-C., après le vote de la Lex Iulia (-90) pendant la guerre sociale ( la Lex Iulia est introduite en -90 et offre la citoyenneté romaine à tous les citoyens des villes italiennes qui n’avaient pas pris les armes contre Rome).

Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci » et les Grecs les nommaient « Τυρρήνιοι » .

Si l’on en croit Hérodote , au 13ème siècle avant Jésus Christ , une disette prolongée obligea les Lydiens à se partager en deux groupes : l’un pour rester , l’autre devant partir : ce groupe construisit des bateaux , les chargeant de leurs objets de valeur et prirent la mer et arrivèrent chez les Ombriens , ils adoptèrent le nom du fils du roi qui les avait conduits ; les Tyrrhéniens .

La thèse d’Hérodote serait confirmée par les traditions orientales de leur civilisation . D’ailleurs leur langue présente des particularités grammaticales qui se retrouvent dans les dialectes de l’Asie mineure .

Mais revenons à notre découverte de cette civilisation : nous sommes stupéfaits devant les sarcophages surmontés des sculptures des défunts avec la volonté de mettre à égalité les représentations des deux époux.

Emerveillés par la richesse de ces sarcophages , nous nous joignons à un groupe de visiteurs des tombes …..et la surprise de voir le groupe de visiteurs se précipiter dans leurs voitures ….pas le temps de décrocher notre petite caravane obligée de suivre la voiture a travers la campagne …..de tombe en tombe !!

La nécropole couvre une surface de 45 ha, dont 10 ha peuvent être visités, pour un total de 1 000 tombes dont un bon nombre sont couvertes du monticule caractéristique des tumulus. Les tombeaux sont datés de la culture de Villanova du IXe siècle av. J.-C. à la période étrusque tardive du IIIe siècle av. J.-C.

Notre guide nous promène de tombe en tombe dont les entrées sont protégée par une « cabane » construite à l’entrée des escaliers plus ou moins importants qui conduisent à la tombe .

L’entrée de ces tombes , une fois dégagée est protégée par un édicule cadenassé qui n’a rien à voir avec le monument !!!

Une grande partie de ces tombes comportent des peintures murales à fresque, constituant ainsi une véritable pinacothèque de l’art antique méditerranéen et italique. Il n’est aucun livre d’Art qui n’évoque les tombes des Panthères, des Taureaux, de la Chasse et de la Pêche, des Augures, des Lionnes, du Baron, des Jongleurs, du Chasseur, Cardarelli, Giustiniani, Bartoccini, de la Fustigation, des Léopards, de la Truie Noire, des Boucliers, sans parler du doux portrait de Velia Velcha,

(voir ci-contre)

la “Monna Lisa” de l’Antiquité, retrouvé dans la tombe de l’Ogre .La femme étrusque a une grande importance tant au niveau politique qu’administratif et vit pleinement une vie de famille au sein de la société civile où son rôle est prépondérant . Parée de tous ses bijoux , la femme participe aux banquets et aux jeux étrusques , elle pouvait aussi posséder des biens en son nom propre . La femme participe à l’intense activité de la société . Elle “sort” souvent , sans rougir , pour être exposée aux regards des hommes , elle participe aux cérémonies publiques , aux danses , concerts , jeux . Elle préside même parfois à partir d’une estrade appropriée . Pendant les banquets la femme est souvent allongée auprès de son époux qui lui reconnait une position sociale équivalente dans la gestion du patrimoine familial et dans l’éducation des enfants . Elle a le pouvoir de donner le nom à ses enfants.

En somme la femme étrusque vit pleinement toute l’intense activité de la société étrusque, en occupant un rôle privilégié, presque investie d’une autorité souveraine : elle est artiste, curieuse de l’hellénisme et promeut la civilisation et la culture de son pays, et finalement est vénérée dans la tombe come si elle était une déesse. Fait curieux que dans les couvercles des urnes, sont représentés dans un réalisme extraordinaire, sans éviter de montrer crument les signes de la vieillesse et la reproduction soignée des défauts physiques . Le portrait est fait fidèlement ; cette volonté de rester autant semblables à eux-mêmes, est la marque indubitable d’un fort caractère.

Toutes ces tombes remontent à une période qui va du VI au I siècles av. J.-C. et sont considérées non seulement le témoignage le plus ancien de l’art pictural italien mais aussi comme la “relique” de la grande peinture classique de l’Antiquité.

Nous sommes stupéfaits devant ces chef d’œuvres qui sont antérieurs à l’époque romaine

Chaque tombe nous procure le même émerveillement Cependant , quelle que soit leur origine , les Étrusques (du latin « Etrusci ») vivaient depuis l’âge du fer en Étrurie, territoire correspondant à peu près à l’actuelle Toscane et au nord du Latium, soit le centre de la péninsule italienne, jusqu’à leur assimilation définitive comme citoyens de la République romaine, au Ier siècle av. J.-C., après le vote de la Lex Iulia (-90) pendant la guerre sociale.

Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci » et les Grecs les nommaient « Τυρρήνιοι » (Tyrrhēnioi, c’est-à-dire Tyrrhéniens, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l’Italie), mais ils s’appelaient eux-mêmes « Rasna » (forme syncopée de « Rasenna »).

Ce n’est qu’en 343 av. J.-C. que les Romains commencent la conquête de l’Italie à proprement parler. Cela débute par l’épisode de la « deditio de Capoue » cette année là et la première guerre samnite. S’ensuit la guerre latine qui se conclut par la dissolution de la ligue latine et l’incorporation de ses territoires dans la sphère d’influence romaine, la Campanie autour de Capoue devenant aussi romaine. Cela mène ensuite Rome dans une succession de guerres contre les Samnites, une puissante confédération tribale. Après un très long conflit parsemé de revers et de victoires, Rome gagne en puissance et doit faire face à une coalition regroupant, outre les Samnites, des Gaulois, des Ombriens et des cités étrusques. À la fin de ces guerres, Rome est devenue l’état le plus puissant d’Italie. La ville de Tarente requiert alors l’aide de Pyrrhus en 280 av. J.-C. afin d’empêcher que les Romains n’établissent définitivement leur hégémonie sur la péninsule. Le roi d’Épire se retire en 275 av. J.-C. après des campagnes mitigées et Tarente tombe en 272 av. J.-C. La dernière cité étrusque indépendante est incorporée en 264 av. J.-C. Toutes les terres au sud du Rubicon et de l’Arno en dehors des îles, ce qui constitue l’Italie d’un point de vue des anciens, sont alors romaines. Ainsi prend fin la civilisation étrusque !!

Si les Romains n’ont pris – logiquement - chez leurs voisins Etrusques que ce qui leur plaisait, il faut bien reconnaître que beaucoup d’éléments de la civilisation étrusque les ont séduit ….Ce qui est corroboré par les fait que, sous l’Empire encore, des Romains importants étaient fiers de descendre des Etrusques ou montraient de l’intérêt pour leur civilisation : ainsi VIRGILE (71 - 19 ) descendait des Etrusques de Mantoue : son surnom Maro
rappelle Maru, titre de magistrature étrusque. Dans son Enéide, il place les Etrusques au premier rang des alliés d’Enée, l’ancêtre mythique des Romains.

-MECENE (69 - 8)
fait établir la généalogie de sa famille issue des Cilnii qui
furent les maîtres d’Arezzo.

-CLAUDE (Empereur entre 41 et 54) a eu une première épouse étrusque – Urgulanilla dont la grand-mère Urgulania l’aurait impressionné. On sait aussi qu’il a tenu à restaurer le collège des Soixante Haruspices, preuve de son intérêt pour la divination étrusque.

Et TITE-LIVE (vers 60 avant – 17 après J.-C.) a glorifié les Etrusques .

Mais revenons à ce témoignage extraordinaire que nous apportent ces tombes : La tombe est le support matériel de cette vie heureuse en reconstituant le cadre familier de la vie du défunt : sa maison avec tout son mobilier, ses objets de vie quotidienne (outils et armes pour les hommes, miroirs et bijoux pour les femmes ; mais aussi braseros, lampes, ustensiles de cuisine) et offrandes de nourriture.

Trois types principaux de tombes se sont succédés :

TOMBES à PUITS (IXème-VIIIème siècles) = incinération.

Le corps est brûlé à 600-900° et les cendres sont déposées dans une urne cinéraire à couvercle : un vase biconique, décoré d’incisions géométriques (lignes, méandres) et recouvert d’un vase à l’envers ou d’un casque métallique ou imitation en impasto.
L’urne est ensuite déposée au fond d’un petit puits circulaire creusé dans la terre ou le tuf et fermé par une stèle posée à plat. Quelques objets usuels ayant appartenu au défunt accompagne l’urne : rasoirs en bronze (hommes), fusaïoles (petit objet destiné à recevoir l’extrémité du fuseau) et bijoux (femmes), fibules pour les deux.

La plupart de ces tombes se ressemblent, signe d’une société encore largement égalitaire, du moins au IXème siècle. A Véies, au VIIIème
siècle, 90 % de tombes « égalitaires » et 10 % de tombes princières.

TOMBES à FOSSE (VIIIème siècle) =
Plus ou moins contemporaines des tombes à puits, elles correspondent à une fosse quadrangulaire creusée dans le tuf où seront déposés le corps du défunt et ses objets personnels

TOMBES à CHAMBRE(S) (à partir du VIIème siècle)

C’est la tombe à fosse élargie et plus élaborée. Un couloir d’accès ou dromos, souvent en pente, conduit au tombeau souterrain construit totalement, en partie ou simplement creusé dans la roche. Le tombeau peut être simple :
-une seule chambre avec niche ou banquette latérale pour poser les urnes cinéraires ou les sarcophages. Il devient peu à peu de plus en plus complexe : plan circulaire ou quadrangulaire avec plusieurs chambres, souvent deux latérales et une axiale (au fond) ; en « arêtes de poisson » comme la tombe Orioli à Viterbe qui comporte 62 fosses disposées de part et d’autre d’une allée cntrale de 20 m de long ; …

La couverture est toute trouvée dans le cas d’un tombeau creusé dans la roche : le plafond est alors taillé à deux pentes pour imiter le toit d’une maison.
Quand le tombeau est construit, on couvre le couloir d’accès et les chambres par des voûtes et coupoles en encorbellement ou fausses voûtes : la pierre supérieure débordant un peu l’inférieure.
Le tout est alors recouvert par un tumulus
monumental


avec, à partir du VIème siècle, une base à tambour (mur
circulaire à corniche moulurée) surmonté d’un cône de déblais.
Certains sont énormes : 30 m de diamètre à pise, mais 50 m à Castellina in Chianti, 60 m à Florence, Vetulonia (14 m de haut) et Vulci, 160 m même à Cortone.

Ces tombes monumentales des VIème à
IVème siècles sont des « tombes princières »
regorgeant d’objets luxueux et décorées de fresques.

Après notre excursion en voiture nous visitons la nécropole étrusque avec ses tombeaux alignés le long de la voie principale .

Quand le tombeau est construit, on couvre le couloir d’accès et les chambres par des voûtes et coupoles en encorbellement ou fausses
voûtes : la pierre supérieure débordant un peu l’inférieure.
Le tout est alors recouvert par un tumulus
monumental

avec à partir du VIème siècle, une base à tambour (mur
circulaire à corniche moulurée) surmonté d’un cône de déblais.
Ces tombes monumentales des VIème au IVème siècles sont des « tombes princières » regorgeant d’objets luxueux et décorées de fresques. Elles restent évidemment minoritaires : à Tarquinia, le haut-lieu des tombes les
tombes peintes ne forment que 2,5 % du total .

L’influence de la civilisation des Etrusques sur Rome sera considérable .

La formidable sculpture de la louve allaitant Romulus et Remus est un bronze étrusque !

La découverte de la fameuse chimère en bronze à Arezzo impressione les peintres et les artistes de la renaissance .

En 1823 le maire de Tarquinia en recherchant des matériaux pour construire une route , découvre une tombe intacte , c’est le point de départ de découverte de la riche nécropole de Vulcie située sur le domaine de Lucien Bonaparte .

En 1861 Napoléon 3 achète une collection dont une partie se trouve au Louvre .

Les difficultés de comprendre la langue étrusque a longtemps entretenu le mystère étrusque , son alphabet dérive de l’alphabet grec , mais les textes sont rares . Aujourd’hui on ne connaît qu’à peine 300 mots .

L’apogée de la civilisation étrusque se situe vers 580-475 avant J-C sous forme d’une confédération de 12 cités .

L’un des faits marquant de cette expension est l’occupation du site de Rome au 7ème siècle avant JC et la proclamation de Tarquin roi de Rome !! pendant un siècle Rome sera gouvernée par des rois Etrusques , pendant ce siècle les étrusques réalisent de grands travaux d’urbanisme ; ils assèchent les marécages entre le Capitole et le Palatin en construisant un réseau d’égouts : le « Cloca Maxima » Il faut souligner la place importantes des femmes étrusques dans la société sont présentent dans les banquets , elles bénéficient d’une grande liberté , elles savent lire et écrire comme les hommes .

Chronologie d’histoire Romaine et Etrusque

  • 753 : Date traditionnelle de la fondation de Rome , par Romulus . Rome sera très tôt sous contrôle étrusque.
  • vers 730 : Fondation de la colonie grecque de Syracuse, en Sicile, par les Corinthiens
  • vers 700 : Début de la civilisation étrusque – période dite « orientalisante »
    • Adoption par les Étrusques de l’alphabet grec pour leur propre usage. Premières inscriptions.
    • Apparition des tombes « princières » et des grands tumulus
    • Premières tombes peintes. Premières grandes sculptures. Début de production du « bucchero », céramique noire très fine, spécialité étrusque.
    • Installation d’artistes étrangers. Multiplication des échanges commerciaux.
  • 616-578 : Règne du roi Tarquin l’Ancien à Rome, selon la tradition. Début de la dynastie étrusque des rois de Rome.
  • vers 600 :Période « archaïque »
    • Développement du commerce étrusque vers la Gaule.
    • Premiers temples.
    • Apparition des plans orthogonaux dans les villes et les nécropoles.
    • Premières tombes peintes à Tarquinia.
  • 578 534 : Règne du roi Servius Tullius à Rome.
  • vers 550-525 : Transformation de l’Étrurie padane (autour de Padoue), fondation des cités de Suina et de Marzabotto.
  • vers 545-540 : Piraterie phocéenne à partir d’Alalia, en Corse.
  • vers 535 : Victoire des Étrusques de Caere et des Carthaginois sur les Phocéens (Grecs qui ont fondé Marseille) établis en Corse, à Alalia.
  • 534 509 : Règne du roi Tarquin l’Ancien à Rome.
  • 524 : Attaque étrusque contre Cumes, repoussée par Aristodème.
  • 509 : Porsenna, roi étrusque de la cité de Chuisi, parvient jusque dans le Latium. A Rome : fin de la monarchie étrusque et institution de la République.
    Dédicace du temple de Jupiter Capitolin à Rome par un sculpteur étrusque.
  • vers 500 : Période « classique »
    Développement des magistratures dans les républiques oligarchiques étrusques.
    Société plus égalitaire.
    Art qui est influencé à partir de 450, par les modèles grecs classiques. Grandes sculptures en bronze.

( bronze chimère étrusque )

  • vers 500 : Raids étrusques contre les îles Lipari.
  • 477 : Défaite de la gens Fabia de Rome lors de la bataille du Crémère contre les Étrusques de Véies.
  • 474 : Attaque étrusque contre Cumes, le tyran de Syracuse Hiéron écrase la flotte étrusque.
  • 453 : Raids syracusains contre l’île d’Elbe.
  • 438 426 : Guerre entre Rome et Véies, prise de Fidènes par Rome.
  • 423 : Prise de Capoue par les Campaniens, fin de la domination étrusque en Campanie.
  • 416 5 : Expédition d’Athènes en Sicile, Athènes reçoit l’appui d’un contingent étrusque.
  • 406-396 : La cité étrusque de Véies est détruite par Rome.
  • 358-351 : Guerre entre Rome et la cité étrusque de Tarquinia. Puis trêve de quarante ans.
  • 353 : La cité étrusque de Caeré est alliée de Rome.
  • 384/383 : Raid de Denys de Syracuse qui pille le sanctuaire étrusque de Pyrgi.
  • vers 375 : Fin de l’Étrurie padane.
  • 358 351 : Guerre entre Rome et Tarquinia, Vulci et d’autres cités étrusques.
    Alliance des cités étrusques avec les Samnites en guerre contre Rome.
  • 311 : Nouvelle alliance lors de la seconde guerre samnite.
  • 302 : les grandes familles d’Arezzo font appel à Rome contre des révoltes d’esclaves.
  • vers 300 : Période « hellénistique »
    • Premiers portraits, production de sarcophages en pierre et terre cuite en Étrurie du sud.
    • Grandes tombes peintes à Tarquinia avec représentation du voyage du défunt dans l’au-delà.
    • Rome va conquérir une à une toutes les cités étrusques.
    • Organisation de l’ordre des soixante haruspices par le sénat romain.
  • 299-290 : Alliance avec les Samnites pour une troisième guerre contre Rome.
  • 280 : Débarquement du conquérant grec Pyrrhus en Italie, il cherche à joindre les forces de Vulci et de Volsinies en guerre contre Rome.
  • 264 : Destruction de Volsinies par les Romains.
  • 241 : Destruction de Faléries par les Romains.
  • 225 : Les Étrusques sont alliés de Rome face aux Gaulois.
  • 205 : Les Étrusques sont alliés de Rome face à l’avancée d’Hannibal.
  • 88 : Concession par Rome du droit de cité aux alliés italiens au sud du Pô.
    Le latin s’affirme comme langue officielle de l’Italie. Les textes étrusques sont traduits.
  • 49-42 : Citoyenneté romaine pour toutes les populations italiques du Nord.
  • 27 : L’Étrurie devient la septième région romaine.
  • vers 10 av. J. C. : Dernières inscriptions étrusques.

L’alphabet étrusque comptait vingt-six lettres dans sa première version et vingt dans la version plus moderne. Il ressemble fortement à l’alphabet grec, et semble être l’ancêtre des alphabets runiques.

Les plus anciennes inscriptions étrusques datent de 700 ans av. J.-C.

C’est par les Étrusques que les Latins empruntèrent aux Grecs leur alphabet. Si leur langue reste encore très mal connue, on peut cependant lire leur écriture qui dérive d’un alphabet grec archaïque de type occidental et comporte 26 lettres. Vers les VIe-Ve s. av. J.-C., ils furent peu à peu soumis et intégrés par Rome qu’ils influencèrent cependant culturellement.

C’est ainsi que l’alphabet étrusque servit aux Romains vers le IVe s. av. J.-C. pour créer l’alphabet latin. Au IIIe s. av. J.-C., il comportait 19 lettres. Certaines lettres, non empruntées par les Étrusques, furent retrouvées : le B, le D et le O. Le G  fut créé à partir du C; on ajouta le F ; au Ier s. av. J.-C., on ” réintroduisit ” le i grec (Y), le X puis le Z. Les lettres changèrent de nom : alpha devint a. Grâce à la puissance de l’Empire romain, cet alphabet, à peu près constitué aux environs de l’ère chrétienne, s’imposa sur une vaste aire géographique.