57b- Les chutes d’Iguaçu
Les Chutes d’ Iguaçu .
En 1996 , Nelly et moi (Claude) , faisons un voyage de rêve au Brésil .
Le 26 Février 1996 nous arrivons à l’aérodrome de Foz do Iguaçu .
Le lendemain , nous partons pour le « Parque National Iguazù » sur la rive nord côté Brésil .Dès la descente du car , des papillons multicolores nous accueillent.
Et puis , guidés par le vacarme , nous découvrons les plus belles chutes du monde .
Les Chutes d’ Iguazu sont situées dans un parc naturel de 18 000 hectares qui chevauche les frontières du Brésil , de l’Argentine et du Paraguay , dans une forêt humide , dense et difficile d’accès .
Du côté argentin on s’en approche par des sentiers et passerelles qui respectent la forêt .
Les cataractes de l’ Iguazu sont formées par une dénivellement brusque du cours du fleuve qui tombe à pic des falaises basaltiques hautes de 60 à 70 m sur quatre kilomètres .
Nous hésitons entre deux options : voir les chutes à partir d’un bateau , ou bien les survoler en hélicoptère . Nous optons pour l’hélico …le bon choix .
C’est un spectacle à vous couper le souffle , le pilote ,gentiment passe et repasse devant les chutes les plus spectaculaires , je suis assis sur le siège du co-pilote ce qui me permet de photographier dans les meilleures conditions .
Cette approche aérienne permet de comprendre l’origine de la chute , avec cet effondrement du plateau , en U , si net que l’on croirait un décor artificiel .
Après 20 minutes de survol , nous retrouvons la terre ferme et nous marchons sur la rive Brésilienne .
Nous nous avançons sur une passerelle au pied des chutes , mais dans le nuage de gouttelettes nous sommes aveuglés et trempés .
Le chemin remonte le long de la cascade principale , jusqu’à un belvédère en surplomb qui nous permet une vue fantastique sur la masse d’eau qui se fracasse dans un bruit assourdissant .
Après cette promenade sur la rive Brésilienne nous reprenons le bus pour la rive Argentine .
De ce côté la rive est plus plate , nous admirons la chute avec un premier plan de palmiers.
Depuis cette rive nous pouvons nous aventurer au dessus des centaines de petites cascades du sud en enjambant les petits ruisseaux qui les alimentent , au milieu d’une végétation exubérante .
Je ne peux quitter la région sans aller voir la Centrale Hydroélectrique la plus puissante du monde (à l’époque) d’ITAIPU , grâce à un barrage de 8km de long , construit en 1979 sur le fleuve Parana .
Les travaux ont commencé en 1971 , et en 1973 le Paraguay rejoint le Brésil pour construire en commun le projet .

La Puissance totale du projet est de 12.600.000 Kw.
Il fournit 95% de la consommation électrique du Paraguay et 48 % de celle du Brésil .
Il comporte 18 Alternateurs de 700 MW chacun , soit 3 Centrales Nucléaires de Chinon (qui possède 4 groupes de 900 MW) !!! ….et il reste deux groupes à installer !
Il peut fournir trois fois plus d’énergie que le barrage d’Assouan en Egypte .
sur la maquette on aperçoit la coupe du barrage et la conduite forcée qui amène l’eau à la turbine 
on aperçoit sur la photo les prises d’eau sur le barrage .
Nous regardons la centrale à distance car nous n’avons pas accès aux installations .
Cependant le diamètre colossale des conduites d’amenée d’eau à chaque turbine nous impressionne (sur la photo ci-contre la personne à droite donne l’échelle de la conduite )
Pour évacuer l’énorme puissance électrique de la Centrale à grande distance , on utilise la HVDC soit en anglais High Voltage Direct Current c’est à dire « courant continu haute tension » (CCHT) : cette technique nécessite au départ un redresseur , une ligne de transmission du courant continu , et à l’arrivée un onduleur pour refaire du courant alternatif . La haute tension des lignes est de 700 000 Volt . Il faut signaler que la fréquence du courant alternatif est de 50 Hz au Paraguay et de 60 Hz au Brésil .
Voici une visite qui complète mon savoir d’électricien EDF !!!










