57 - voyage Tours - Leningrad 1978

Destination Nord en 1978 . par Mylène Josset et Yves Josset .

Dimanche 13 Août .
Tours : départ à 8h30 .

Yves : Après plusieurs faux départs , nous prenons la direction de Paris .Deux heures plus tard nous passons près de Chartres et nous apercevons , entourée de brume matinale , sa magnifique cathédrale gothique du XIIème siècle . Nous arrivons à Bruxelles , capitale de la Belgique vers 17h.
Mylène : Le trajet « Tours-Bruxelles » se passe très bien , nous sommes presque seuls sur l’autoroute , nous passons facilement la frontière de Belgique car les douaniers ne nous demandent même pas nos passeports .
Après nous être trompés plusieurs fois de route , nous arrivons enfin à Bruxelles .
Nous allons d’abord admirer la Grand’Place , puis après être entré dans plusieurs boutiques de souvenirs , nous allons voir , bien sur , le « Manneken Pis » , après être passé devant l’Hôtel de la bourse nous quittons la capitale de la Belgique pour la Hollande .

Yves : A Bruxelles nous admirons sa grande place entourée des plus vielles maisons de la ville . Après la dégustation des fameuses “frites” belges . Nous passons devant le Manneken Pis où nous achetons des cartes postales et un fanion , puis nous gagnons la frontière Néerlandaise .Maman prend alors son petit livre contenant la liste de tous les terrains de camping . Elle lit Rogenburg Récréative park de Kralbenplaat ou de Veerdam au sud-est d’Europort . Suivre panneaux ANWB , non pourvu de branchements . N’ayant jamais vu les pancartes , nous attérissons deux heures plus tard chez les pompiers . Il fait nuit noire quand un pompier nous explique en français qu’il faut traverser deux ponts . Après avoir trouvé la route pour monter sur les ponts (car nous passions au dessous) nous arrivons . Là le gardien nous indique une place et quelques minutes plus tard , nous sombrons dans le silence de la nuit .
Mylène est plus succinte : Et nous voilà repartis , et après 80km nous atteignons la frontière Hollandaise , la nuit tombe et arrivés à Rotterdam nous cherchons un terrain de camping dans le noir . Après une heure de recherche nous demandons à un pompier le terrain de camping , et après nous être « retrompés » de rue nous arrivons épuisés au terrain .

Lundi 14 Août: Rotterdam…Delft …la Haye

Yves : Fatigués des péripéties de la veille , nous ne partons qu’à 11 heures du terrain de camping . Nous nous arrêtons à Delft . C’est une ville entrecoupée de petits canaux et enjambée par de petits ponts ombragés par de grands arbres . les boutiques de souvenirs y sont remplies de porcelaines de couleur bleue , spécialité de la ville . Nous passons avec émerveillement juste au moment des douze coups du carillon de midi .
Mylène : Après avoir bien dormi , et pris un bon petit déjeuner , nous roulons vers Delft réputé pour sa poterie . Nous nous promenons sur le bord de petits canaux .
La ville est très jolie et nous y restons tout le matin .
Puis nous repartons vers la capitale de la Hollande : la Haye . Sur le chemin nous rencontrons quelque fois de beaux moulins qui font la fierté de la Hollande .
Arrivés à la Haye , nous prenons la direction de Madurodan ou est exposée une énorme maquette de la Hollande .On croirait être au pays des Lilliputiens car on peut marcher entre les maisons . Chaque détail y est : il y a des aéroports , des petites villes , des gares , des tramways , des bateaux , des cathédrales et des églises .Enfin …il y a tout ! Mais la nuit tombe et nous devons trouver un terrain de camping …nous le trouvons aussitôt et cette journée a bien mérité une bonne dizaine d’heures de sommeil .

Yves raconte sa journée : après avoir mangé au bord d’un canal , nous prenons la direction de Madurodan , ville liliputienne . Papa et moi admirons une écluse miniatureisée dans ses moindres détails , un orgue de barbarie , un orchestre dans un petit kiosque avec un geste différent pour chaque musicien , et un aéroport avec un Boing 707 maneuvrant sur les pistes . J’admire avec émerveillement cette scêne : un pétrolier qui prend feu et aussitot une petite vedette de pompiers qui arrive et qui arrosent avec des jets puissants qui éteignent le feu qui s’était propagé . Nous nous insallons à 5heures dans un magnifique camping .

Mardi 15 Août : Amsterdam .
Mylène : Ce matin il fait très chaud , le soleil est brûlant . Avec empressement nous buvons notre bol de chocolat et filons en quatrième vitesse vers Amsterdam .
C’est la plus grande ville de Hollande .
Sur le bord des rues d’Amsterdam il y a plein de beaux canaux où des vedettes touristiques permettent de visiter la ville . Nous décidons donc de faire un tour en bateau-mouche le long de la ville .
Après avoir pris nos tickets , nous embarquons .
Nous passons devant de belles maisons , sous des ponts , dans des écluses , et dans un beau port où est amarré un magnifique « trois mats » . Il y a aussi des bateaux où habitent des gens .
Toute la ville est magnifique , la visite dure 1h30 .
Nous passons même devant le J7 garé au bord d’un canal , à l’ ombre sous les arbres
Quand nous débarquâmes nous étions tous ravis de la visite .
Après nous sommes allés voir les boutiques où je me suis acheté un beau moulin .
Puis , nous avons une fois de plus , cherché un terrain de camping .
Il est situé sur une digue , le vent souffle fort et il se fait tard , alors à demain…bonsoir.

Sur le cahier d’ Yves la relation de la journée est très succinte

Mercredi 16 Août

Yves : Nous nous levons de bonne heure pour prendre le bateau . Nous embarquons à onze heure à bord du Scandinavia , le dernier des transatlantiques .Nous montons sur le pont pour voir le départ , puis nous mangeons au self-service . J’ai oublié de vous décrire notre cabine . Il y a au fond , près du hublot deux lits superposés de chaque coté : Jean-Marc et Mylène couchent en bas , maman et moi en haut , le lit de Mylène peut se transformer en un divan très confortable . Près de la porte à droite se trouve un cabinet de toilette avec un WC , un lavabo et une douche à thermostat . A gauche sont intégrés une penderie et un petit casier fermant à clé pour chaque personne . Je passe une partie de l’après-midi aux boites à sous , puis je pars avec Mylène me baigner . En effet , en haut se trouve une piscine entourée de paravents en vitres .Je réussis à en sortir pour me sécher malgré Mylène qui m’en empêche . Après avoir pris un bain de soleil bien mérité , je redescent dans la cabine pour prendre une bonne douche . Vous vous êtes peut être demandés où couchait Papa ? Eh bien ! il a une place dans une autre cabine similaire . Le repas du soir au self est beaucoup mieux . pour les plats chauds on peut choisir entre une saucisse-frite , un hamburger -frite ou de la morue frite . Je choisis ce dernier plat avec papa , Jean-Marc et Mylène prennent un hamburger tandisque Maman ne prend qu’un yaourt . A bord du bateau , il y a un orchestre Suédois avec des majorettes qui joue des airs américains . Mylène , Jean-Marc et moi partons dormir tandis que Maman et papa vont au Night-Club.

Mylène : A 11h15 nous embarquons en marche arrière à bord du bateau « Thor-Line » qui nous emmènera en Suède .
Le « Thor-Line » est magnifique , il contient des couchettes , des cabines , beaucoup de boutiques , un cinéma , une salle de jeux , une salle de spectacles , une piscine … ;etc. .
Notre cabine est magnifique , hélas il n’y a que 4 lits . Papa devra coucher dans une autre cabine .
L’eau de la piscine est délicieuse , le Self-service est est génial , en un mot ce bateau est génial .
Nous avons de la chance , il fait beau , heureusement il n’y a pas de tempête .
Yves a dépensé et gagné de l’argent au « super jack-pot »

Jeudi 17 Août

Yves : Aujourd’hui quand je me réveille , Maman est penchée au hublot et regarde le sillage du bateau . Elle m’explique que ne pas dormir à bord du bateau , elle a admiré le paysage . En effet pendant le trajet le bateau suit la côte et l’ on a l’impression d’ être en train . Je m’habille et sors faire un tour à bord . Je vais à l’ ordinateur du navire qui indique le temps depuis le départ , la position du batiment , la distance jusqu’au prochain changement de cap .Nous montons au pont 6 pour prendre notre petit déjeuner .
Mylène : Vers 7heures du matin nous nous réveillons , au loin nous voyons Göteborg . Après être allé manger au Self-service , nous descendons au sous-sol du bateau pour regagner notre « J7 » .
La route de Suède n’est pas encombrée et 100km (ou plus) plus tard nous arrivons à la frontière Norvégienne.
Là il y a un Fjord « génial » , c’est le premier Fjord du voyage et nous nous arrêtons pour le contempler et le photographier .

Yves : il est huit heures et demie quand nous débarquons avec regrets sur le port de Gôteborg . nous nous arrêtons dans une petite ville où je m’achète un hot-dog après un quart d’heure d’ efforts pour trouver la boutique où on les vendait .Puis nous reprenons la route et arrivons au terrain de camping . Jean-Marc et Mylène vont voir le fjord . Moi je reste dans le camion car mon hot-dog ne m’a pas réussi et je suis malade

Mylène : Nous arrivons à Oslo où nous prenons un terrain de camping .
Mais après cette journée je tombe de sommeil , c’est donc pourquoi je m’arrête là .

Vendredi 18 Août

Yves : Nous arrivons à Oslo et trouvons une place pour parquer le J7 . Nous nous dirigeons vers le port : Papa , Maman jean-Marc et Mylène me trainant agonisant vers une vedette qui nous emmène à Bydoy , presqu’ile qui presqu’ile qui abrite tous les célèbres musées d’ Oslo . Là nous prenons un petit et vieux car , bariolé de couleurs vives qui fait la navette entre les trois musées principaux .Quand nous montons à bord du car , le chauffeur nous regarde en souriant .Il nous informe que que cela coûte 3 coronnes pour les adultes et 1 couronne pour les enfants . Maman paie 11 coronnes et nous partons vers le Norsk Folke Museum .Le chauffeur nous explique qu’il repasse à chaque musée toutes les demie-heures .Nous visitons le Folk Muséum , musée de plein air où sont rassemblées des vieilles maisons paysannes traditionnelles , transportées ici . J’admire entre autre une église en bois du XIIème siècle .
Mylène : Aujourd’hui nous visitons Oslo et Bygdo , où nous visiterons le beau Musée de la Marine .
Tout d’abord nous prenons une barque pour nous amener à l’île de Bygdo . Une fois la-bas , nous prenons le bus spécial pour le tour de tous les musées .
D’abord nous allons au Folkmuseeum où sont exposées de vielles maisons de Vicking.
Il y a une Vieille église faite tout en bois ,et de vielles fermes .
Tout était prévu pour la neige et le froid , dans les maisons il y a peu de fenêtre pour ne pas que le froid entre .
Les fermes sont toutes mignones , elles sont faites de gros rondins .

Yves : Après avoir mangé nous retournons à l’ arrêt du bus . Après quelques minutes d’ attente , nous commençons à penser que c’est un attrape nigaud , mais voila le car qui arrive au loin . Fait étrange , il n’y a que nous dans le car vétèrant . Avant de partir , le conducteur nous demande de repayer , maman commence à trouver celà très cher : 11 couronnes par voyage . Papa s’”esclaffe” d’ un rire jaune et dit ” on est vraiment des pigeons ” . Ce rire nerveux doit avoir impressionné le chauffeur car il démarre et ilne nous enmène pas au au Musée Viking mais au Kon Tiki qui devait être à la fin du programme .comme pour se débarrasser de nous

Voici la version des évènements par Mylène :Après être redescendu sur le trottoir , nous attendons avec impatience ce drôle de bus . Effectivement ce chauffeur est plutôt bizarre , il nous fait tout d’abord payer pour le tour des musées , il commence par nous donner 7 billets au lieu de 5 , nous payons donc le double , enfin nous ne rouspétons pas car grâce à ce bus nous serons tranquille pour toute la journée . Mais le plus beau , c’est qu’en sortant du Folkmuséum ,nous prenons le bus et montrons nos tickets , c’est alors que le chauffeur nous dit :”il faut encore payer” .”Quoi s’exclamons-nous , et nous nous asseyons quand même dans le bus , complètement consternés , “on est des vrais pigeons” s’exclame Papa . Et nous nous mettons tous à rire , le chauffeur ne sait plus où se mettre , il démarre donc et arrivés au Kon Tiki nous nous dépéchons de sortir sans payer , car le chauffeur n’a plus osé nous redemander de l’argent après nos éclats de rire .
.L’ expédition du Kon Tiki fut organisée pour prouver que les anciens habitants de l’ Amérique du Sud ont bien pu atteindre les Iles du Pacifique à l’aide d’ un radeau en Balsa .

Afin de démontrer qu’un tel périple était possible , Heyerdahl entreprit en 1947 ,la traversée de Callao au Pérou , jusqu’à l’ atoll de Raroia en Polynésie .
L’expédition permit de démontrer que le radeau de balsa tient particulièrement bien la mer , et que l’archipel Polynésien pouvait donc avoir été visité par des peuples venus d’Amérique du Sud .
Pour construire le radeau ils ont retrouvé de vieux plans .
Enfin , bref , cette histoire vous devez la connaître mieux que moi .
Le radeau exposé est génial car je n’avais jusqu’ici jamais vu le « Kon Tiki » en vrai .
Il est vraiment impressionnant .
Dans la salle d’à coté nous avons un autre bateau bizarre : le « Râ »
Cette expédition sur ce bateau de Papyrus , voulait montrer que les Egyptiens auraient pu aller en Amérique .

Yves : Nous visitons d’abord la pièce où se trouve le bateau de l’ expédition Ra , fait en papyrus . Ce bateau a été construit pour la traversée d’ Egypte jusqu’en Amérique . Il a été fait d’ après les plans que l’on a retrouvés dans les tombeaux égyptiens . Je laisse à Mylène le soin d’expliquer le but de ce voyage qui est d’ailleurs très connu . Puis nous passons dans la pièce où est reconstitué le Kon Tiki , la première expédition de Thor Heyerdahl .Puis nous visitons le Frammuseet ou est exposé un des premiers bateaux qui pouvait résister aux glaces du cercle pôlaire .
Mylène détaille un peu plus la visite du Fram museet :Après avoir pris quelques photos , nous allons en face , dans un autre musée où est exposé le « Fram » , premier bateau à être allé au pôle nord , le bateau est gigantesque , sa coque est renforcée pour que la glace ne la brise pas . La coque est aussi arrondie pour que , dès que le bateau est entouré de glace , il remonte comme un savon mouillé dans la main .
Dans le musée il y a des échelles pour pouvoir monter dans le bateau .
Le pont est vaste mais les marches menant aux cales sont très étroites .
Nous passons devant la cabine du capitaine , il y a de beaux fauteuils , des boussoles et plein d’ instruments utiles à bord pour savoir ou est le bateau : compas , cartes ..etc .

Au retour nous reprenons le bus , à notre vue le conducteur pâlit mais nous laisse tout de même entrer , après nous avoir encore demandé de l’argent , ce que nous avons refusé , nous sommes repartis , en cours de route nous avons encore pris des passagers , puis le bus nous a ramené au port , car le conducteur ne voulait pas rater l’arrivée du bateau !

Enfin le bus arrive au musée Viking où sont exposés de beaux Drakkars
Le premier est plus joli car à chaque extrémité du bateau , le bout se retourne sur lui même .
Dans une salle à côté il y a un traîneau et un chariot .

Yves : Puis nous partons vers l’arrêt de l’autocar et nous attendons patiemment le bus . Il arrive enfin , et nous montons en lui demandant le Musée Viking . Il nous demande à nouveau de payer et Maman lui tend les billets où est marqué “TOUR TO THE MUSEUM” . Il hausse les épaules et démarre . Nous ne sommes pas au bout de nos peines car il nous ramène au Folkmuseum , puis au port , et nous arrivons enfin au Musée Viking où sont exposées les longues barques à fond plat qui remontaient les rivières pour piller les villes . Ce sont des véritables bateaux de haute mer , beaucoup plus grands que les caravelles du XVIIème siècle , mais sans aucune cabine . Cette fois , pour le dernier voyage , nous allons jusqu’au port à pieds pour prendre la vedette qui nous ramène à Oslo .
Mylène confirme : Mais la nuit tombe et nous nous dépêchons de reprendre le Ferry pour Oslo , puis après cette journée très fatigante nous nous endormons dans le terrain de camping vite retrouvé .

Samedi 19 Août
Mylène : Aujourd’hui nous ne faisons que rouler vers le nord .
A midi on a mangé sur une plage de galets , puis puisqu’il faisait beau , avec Maman je me suis baignée sur le lac , l’eau était délicieuse , après nous être séchées nous sommes repartis vers Kinsawich , le long du Fjord Sorfjorden , le paysage est formidable , couvert de lichens , c’est la Toundra (tout de même , les leçons de Géo ça sert ! )puis nous avons vu un beau rennes , nous avons pris quelques photos ,( heureusement cela lui plaisait car il aurait pu nous donner des coups de sabot ).

Yves : Aujourd’hui , nous prenons la direction d’ Honefors, au nord ouest d’ Oslo . Nous arrivons dans la ville après une heure de route , puis nous mangeons juste avant Gol au bord d’ un merveilleux lac ou maman et Mylène se baignent ( moi j’ai abandonné en voyant mon pied devenir tout blanc à la tièdeur de l’eau ) . Nous repartons et traversons le plateau du Hardanger , zône désertique peuplée de petits arbustes et de touffes d’ herbe . Nous nous arrêtons pour voir un petit camp de Lapons fait de huttes de terre recouvertes d’ herbe sur le toit en forme de dôme . Je filme un renne attaché à une corde , animal qui dans vingt ans sera domestique . Nous arrivons vers cinq heures dans un terrain de camping de rêve , au bord d’ un fjord , dans un calma absolu . C’est l’un des meilleurs souvenirs que je garderai : tous autour d’ un petit feu que nous avons fait , écoutant le clapotis de l’eau dans l’ombre de la nuit déja tombée .
Mylène confirme : Enfin nous arrivons devant un beau Fjord .
Le camping que nous choisissons est formidable , sa vue est splendide , pour manger nous avons allumé un feu de bois et fait cuire des saucisses …alors là … c’est le régal ! bien parfumées à la braise …miam .. miam !
Ah , nous baillons tous car nous avons bien sommeil .
Bonsoir !
Jean-Marc est pris de passion pour la sculpture sur bois à l’aide d’ un couteau qu’il porte à sa ceinture .

20 Août Bergen ( Mylène est fatiguée et n’écrit plus )

Yves : Nous commençons la journée en prenant le bac sur le Fjord , il file sur l’eau et nous arrivons bientôt sur la terre ferme ou nous suivons la direction de Bergen . Maman est déçue quand nous arrivons car elle se rappelait une ville animée par les marchands de poissons et de peaux de rennes sur le port , mais aujourd’hui c’est Dimanche et les rues et les quais sont vide . Nous trouvons quand même un restaurant et nous commandons des plats savoureux pour nous remonter le moral . uis nous prenons le funiculaire pour grimper sur une des montagnes qui domine Bergen . Arrivé en haut je mets une pièce de monnaie pour écouter un commentaire sur la ville en français . Il m’apprend que Bergen fut longtemps la capitale et le plus grand port de la Norvège . Puis nous rentrons dans une boutique de souvenirs où nous admirons des “Trolls” en bois sculpté , mais comme ils sont un peu trop chers , Jean-Marc décide d’en faire un de ses propres mains

Nous ne nous lassons pas de parcourir les quais de la ville de Bergen , les maisons sont coquettes , peintes de couleur vives , Bryggen, le vieux quai de Bergen rappelle l’importance de la ville comme élément de l’empire commercial de la Ligue hanséatique, du XIVe siècle au milieu du XVIe siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé les maisons typiques en bois de Bryggen. Sa reconstruction a traditionnellement repris les anciennes méthodes et modèles, sa structure principale a été préservée, qui est une relique d’une ancienne structure urbaine en bois autrefois commune dans le nord de l’Europe. Aujourd’hui, environ 62 immeubles persistent dans cet ancien type de construction .

Lundi 22 Août

Yves : ce matin nous retournons à Bergen pour faire du shopping , nous essayons en vain de chercher des trolls moins chers que les prix affichés en haut du funiculaire , mais les prix sont encore plus élevés . Nous nous promenons sur le port et nous retrouvons l’agitation des vendeurs de poissons que nous avait dépeint maman . Nous essayons d’acheter du saumon fumé , mais nous regardons avec étonnement qu’ils sont deux fois plus chers qu’à Tours et en plus ils ne sont même pas débités . Puis nous visitons le musée hanséatique : une vielle demeure de commerçants . Nous voyons avec horreur que les gens dormaient dans des placards à deux battants où se trouvaient de tout petits lits d’un mètre quarante ! il ne fallait pas être claustrophobe !
Nous ne voulons pas quitter la Norvège sans faire visiter les Fjords aux enfants , nous prenons la route de Vos et traversons le Sognefjor sur un bac à Balestrand ensuite nous progressons sur le plateau jusqu’à Geiranger
Le Geiranger Fjord est inoubliable! nous arrivons par le sud, et nous sommes saisis par le spectacle. Une descente vertigineuse nous fait tomber de 1000 mètres d’altitude à 0 mètre en moins de 10km , du 30% dans certaines portions , les freins du J7 semblent « limite » et pourtant nous sommes en première , avec l’aide du frein à main , nous roulons avec la porte droite ouverte et je me réserve la possibilité de faire sauter les passagers dans le fossé .Nelly promet de mettre une bougie à Saint Martin !Nous arrivons enfin sur le port d’ Eidsdal dans une odeur de Ferrodo surchauffé où nous passons la nuit pour prendre le bac du matin .

Yves raconte l’étape : Nous partons vers un fjord qui n’était pas prévu dans l’itinéraire (idée de maman) . Nous mangeons au bord de la route et repartons aussitôt . Je bouquine pendant tout l’ après-midi à l’ arrière du J7 , et quand je reviens à l’avant un silence de mort règne dans l’air . Je ne m’étais pas aperçu qaue nous étions sur une route de terre (route de Maman ) c’est la route que pouvez voir ci-joint , une route à 25 % . Papa a grand peur que ses freins ne lâchent , Maman , elle est d’un optimisme délirant . Après le dernier virage en épingle à cheveux et plusieurs arrêts pour faire refroidir les freins nous arrivons à l’embarcadère où nous campons car il n’y a plus de bac aujourd’hui . Maman est d’une joie extrême et n’arrête pas de nous répéter qu’elle nous a cru maintes fois dans le ravin .

23 Août
Après le passage du fjord nous prenons la route d’ Andaslnes

Jeudi 24 Août :

Yves : Nous nous levons assez tard aujourd’hui , vers huit heures et demie ; Après un petit déjeuner copieux , nous nous dirigeons vers Otta . Après deux heures de route , nous nous arrêtons pour faire une petite pose à Lillehammer pour faire du shopping . Après avoir acheté des provisions pour déjeuner nous entrons dans une boutique de souvenirs où je m’achète un Norvégien typique coupant du bois , tandis que Mylène choisit une une belle petite boite ronde de couleur bleue . Nous repartons pour chercher un site où nous pourrions manger. Après beaucoup de recherches , papa s’engage dans un chemin de terre qui s’enfonce dans un bois qui longe un lac .La forêt estr faite de pins et sapins recouverts à leurs pieds par de la mousse .des feuilles mortes détrempées par les pluies jonchent le sol . C’est tout à fait le climat et la végétation de la Corrèze . Je me revoit en Besse ou à la cueillette des champignons l’été dernier, avec avec les branches s’égouttant sur notre tête comme ici . Le lac est grandiose , il s’étend , grandiose, jusqu’à l’horizon , sans aucune ride . C’est impressionnant , toute cette immensité d’eau , immobile comme si elle avait été piquée soudainement par la maladie du sommeil . Nous repartons vers Hammer, puis nous prenons la direction de la frontière Suédoise . Le mauvais temps nous rattrape puis nous suit jusqu’à la tombée de la nuit ; Quand nous arrivons au camping de Sume , il fait nuit noire , et nos visages dans l’ombre sont éclairés par intermittence par les éclairs de l’orage qui s’abat sur le camping

Vendredi 25 Août : Yves : Aujourd’hui , maman nous réveille à huit heures et demie , J’enfile mon pantalon et je sors faire un petit tour dans le terrain de camping . Quand je reviens , papa aremis la table en position et nous déjeunons .

Nous partons en direction de Marbacka , la maison de Selma Lagerlof , auteur du livre “Nils Holgerson ” . Marbacka a une longue histoire , maison natale de Selma Lagerlof , elle fut vendue par la famille , mais de rêve de Selma fut toujours de la racheter ; Ses succès littéraires : Gosta Berling , Jerusalem et le Merveilleux voyage de Nils Holgersson lui permirent d’appeler de nouveau sa maison Marbaka .

Samedi 26 Août Stockolm : Yves raconte: Nous arrivons à Stockolm vers 10 heures . Nous nous parquons dans une place pour Mutilé et Papa est obligé de se replier la jambe . Nous consacrons la matinée et l’ après-midi au shopping et Jean-Marc s’achète de merveilleuses bottes en cuir noir fourrées . vers 5 heures après maintes hésitations n nous nous garons dans le parking du Vasa et entrons prendre les tickets . Nous entrons dans l’immense hangar où est conservé le Vasa , bateau du XVIIème siècle .

C’est un batiment de guerre avec ses 64 canons qui devait transporter une trentaine de soldats plus son équipage . Il fut construit à Stockholm et c’est aussi là qu’il sombra , lors de son inauguration dans le port .Bombard za raconté comment , grâce à la boue , le Vasa aété conservé et comment les Suédois ont pu par de grands moyens , le tirer des eaux et le reconstruire comme par miracle . Tout le navire a été enduit de produits chimiques et arrosé constamment pour le garder intact . J’admire la proue conservée comme si elle venait juste d’être sculptée et le chateau arrière , ouvrage d’art impressionnant . Puis nous passons dans un autre batiment où sont conservés des milliers de petites choses qui étaient dans le bateau : du pain , une trousse , un morceau de rôti , un chapeau d’ officier de second rang , une trousse de toilette garnie d’un peigne , d’une pelotte de fil , d’un couteau de nâcre et enfin un coffre plein de pièces de l’époque .

Quand nous ressortons , il fait déja nuit .

Dimanche 27Août Stockholm

Mylène reprend la plume .
Aujourd’hui nous nous réveillons à 8 heures , sauf Yves , comme tous les jours d’ailleurs , il n’avait aucun courage , Jean-Marc par contre se leva le premier ( c’est très très bizarre , je n’y comprends plus rien ) après un bon petit déjeuner nous partons à la poste restante , où nous devons aller chercher la lettre de Papy mamy . Ouf , la poste est bien ouverte et en plus il y a deux lettres , la deuxième de Pépé Mémé , mais vite nous devons revenir au « J7 » car nous sommes garés juste devant un panneau de stationnement de personnes invalides , et de plus , toutes les voitures derrière nous ont un procès –verbal , heureusement papa est resté au volant , vite , nous démarrons et pendant qu’Yves nous lit les lettres , papa fonce vers le Musée Millesgarden.

Yves complète le récit de la matinée : Ce matin c’ est le jour des paresseux . En effet nous pouvons faire la grasse matinée jusqu’à neuf heures et demie . Il ne faut pas dépasser cette heure car la poste restante ferme à Onze heures . Après avoir pris un bon café chaud , nous partons vers celle-ci .Nous nous apercevons que la poste restante est fermée , heureusement , une dame du guichet va nous chercher , malgré la fermeture une lettre de Papy et Mamy et une autre lettre cette fois écrite par Pépé et Mémé qui devaient nous donner des nouvelles du nouveau travail d’ Alain . Nous apprenons dans la lettre de Mamy qu’il fait très beau en Besse et que le chauffe-eau marche très bien . Après avoir envoyé un aérogramme pour la corrèze , nous partons pour Millesgarden, un musée de plein air où sont exposées des sculptures de John Milles dans des jardins qu’il avait décorés . D’ici nous avons une merveilleuse vue sur le port de Stockholm , port industriel avant tout . Les jardins sont parsemés de bassins . Nous remarquons que le Posëidon du nord ne ressemble pas à celui des pays méditerranéens . Nous mangeons à l’intérieur de Skansen , musée folklorique où sont reconstituées toutes les vieilles maisons suédoises .

Mais laissons Mylène raconter : C’est un Musée , l’ancienne demeure de Milles , le sculpteur dont les sculptures sont géniales .
Nous passons dans des allées bordée d’ une multitude de statues , il y a plusieurs grands bassins avec , sortant des statues de grands jets d’ eau .La plus comique est celle de Poséidon , Milles l’avait complètement caricaturée , je prend plusieurs photos (cela valait le coup ) ;
Mais notre ventre crie famine et nous nous dirigeons vers un restaurant 3 nous n’avons qu’à aller au Soliden : sur le guide ils disent que c’est sur une colline et qu’il y a une vue splendide » dit maman .
Nous nous mettons à chercher partout avec le « J7 » , nous tournons dans toutes les rues , mais sans succès , puis nous nous repérons sur une carte .
Après plusieurs minutes , nous trouvons ce « fichu restaurant » in appartient au Musée Skansen .
Après avoir pris des tickets nous montons sur cette fameuse colline en tapis roulant .
Ah ! Voici le restaurant , il a l’air plutôt chic .
Jean-Marc demande en Américain , si l’on peut réserver une table , le portier nous répond d’ un ton snobinard ( toujours en Anglais ) : « il faut revenir dans trois quart d’ heure » , nous ressortons dégoûtés .
Vraiment ce restaurant est trop cher .
Ah , ouf , à côté il y a un self-service .
Après avoir pris un bon petit repas nous continuons la visite de cet énorme musée de plein air , mais , pas de chance , il pleut ce qui écourte notre visite ,nous allons quand même visiter la vieille église en bois , puis quelques maisons Laponne , à coté d’elle il y a des enclos où bêlent des moutons ou des brebis et même des béliers , mais hélas il pleut de plus en plus fort et si nous ne voulons pas être mouillés jusqu’aux os il vaut mieux rentrer au J7
« Et maintenant direction la foire , enfin s’ il fait beau » dit papa .
« je souhaite que oui » s’exclame Yves : son souhait fut aussitôt réalisé , le vent poussa les nuages , et la pluie cessa aussitôt .
Après avoir pris des tickets , Yves se ruât sur une tombola , puis nous allâmes tous à une attraction équivalent à la « grande roue » , c’est une tour très très haute avec un ascenseur qui nous monte doucement en nous faisant tourner . De la haut nous voyons très bien Stockholm .
Après plusieurs attractions toutes aussi intéressantes , nous repartons chercher un terrain de camping .
Voilà voilà , (si vous voulez plus de détails , lisez le cahier d’ Yves )

Le cahier d’Yves : Apres avoir visité Skansen , nous nous dirigeons vers la fête foraine qui est presque toujours constante dans les villes nordiques . Nous montons en haut d’ une tour pour voir le panorama de la ville et d’ où nous apercevons les monuments de Stockolm . Puis je pars avec Jean-Marc à bord d’ une petite embarcation en forme de tronc de bois dans la petite rivière souterraine . nous passons à coté des chutes d’eau , puis au milieu de stalagtiques , les paysages artificiels sont peuplés d’automates . Nous arrivons dans une courbe , aussitôt deux indiens se cachent derrière une pierre prets à bondir sur nous . Nous sortons et après des tirs au fusil et des loteries pour aller au terrain de camping .

Après avoir mangé des oeufs sur le plat , j’écris mon livre de bord tandisque Jean-Marc part pour une expédition terrible : aller jusqu’aux douches

Lundi 28 Août :
Mylène : Mais , où suis-je ?
Je me réveille , et au lieu d’être dans mon lit près du tableau de bord , à l’avant du J7 , je suis à l’arrière , dans le lit de papa et maman , et ce qui est le plus bizarre , nous roulons .
Il me fallu plusieurs secondes pour me rappeler ce qui s’était passé :
Vers 6 heures du matin maman m’a réveillé et m’a fait mettre dans son lit , papa aussi était réveillé , puis ils ont été chercher Yves , et ils ont défait nos lits . Si vous ne comprenez rien je vais vous expliquer le fond de l’histoire : ( elle est très simple).
Et bien , tout simplement , aujourd’hui nous prenons le bateau à 8heures pour la Finlande , et il faut partir très tôt , nous avons donc demandé à dormir plus longtemps car nos lits empêchent papa de conduire alors que Jean-Marc peut rester sur sa couchette .
A 7 heures et demie , nous nous habillons avec empressement ( Yves et moi ) et allons à l’avant du J7 .

Yves se réveille aussi surpris : Ce matin je me réveille et je me souviens : Papa nous a transportés à l’arrière du J7 dans son lit à six heures et demie , et nous sommes maintenant à l’embarcadère du Silja Line . Pendant que nous dormions , Claude est parti du terrain de camping et nous a amenés au quai du bateau . Nous nous renseignons auprès d’ un monsieur du guichet qui nous demande de nous mettre dans la queue du bateau de 8heure30 . Une demie heure plus tard nous embarquons à bord du Fennia

Mylène raconte l’arrivée sur le port : « Nous arrivons à l’embarcadère nous dit maman ».
Il ya deux magnifiques bateaux , l’un doit partir à 8h30 l’autre à 9h .
« Celui de 8h30 est le plus gros » s’exclame Yves .
Nous nous mettons dans une file , après quelques minutes de queue on finit par nous classer sur le bateau de 8h30 .
« Youpi !!! » s’exclame Yves , c’est le plus gros bateau , et il y aura sûrement des jackpots .
Mais ce pauvre Yves avait du oublier de mettre ses lunettes car le bateau que nous prenons est le plus petit . Nous nous mettons à rigoler , (à en mourir ).
Nous embarquons et visitons le bateau , Yves a de la chance , il y a des Jackpots .
Après avoir laissé nos affaires sur des sièges confortables , dans un grand salon , nous montons sur le pont voir le départ .
Il y a des milliers et des milliers d’îles , mais nous redescendons car il y a beaucoup de vent .
Déjà 10 heures , le restaurant est ouvert car ici on mange très tôt , alors nous nous dirigeons vers le restaurant . Mais cela est très bizarre car il y a au milieu du restaurant une grande table ou l’on peut se servir , il y a tous les mets possible : saumon fumé , crevettes , viandes , poulet , etc ..
Yves reprend de tout cela 5 ou 6 fois . « je me rappelle encore de ces magnifiques buffets sur les bateaux Suédois ou j’étais inexorablement aimanté par ces monceaux de saumons , à remplir mon ventre comme si je n’avais pas mangé depuis un mois » ( j’en rêve encore la nuit ) écrit Yves .
Après avoir bien mangé , nous nous installons pour lire , puis nous allons écouter un pianiste et un batteur au salon à côté .
Yves a une folle envie de faire à son tour un petit concert , et quand le pianiste fit une pose , Yves l’aborda et lui demanda la permission de jouer . Ouf il accepta . Yves s’installa sur le tabouret et , devant tous les gens il interprète « l’arnaque » et et d’ autres airs de jazz .
Le pianiste du bateau alla féliciter Yves .
Nous passons devant des îles merveilleuses , on croirait que chacune est celle de Robinson Crusoë .
Puis le bateau entre en pleine mer , il tangue à nous rendre malade ,mais cela cesse rapidement car nous naviguons à nouveau au milieu d’ îles , mais ce coup ci de la Finlande , le soleil tombe et au loin nous voyons le port de Turku .
Au débarquement , nous cherchons notre terrain de camping que nous trouvons aussitôt .

Mardi 29 Août : Finlande .
Mylène raconte sa première journée à Helsinki ( Yves reste muet ) : Nous nous levons tôt pour aller à Helsinki .
Le soleil brille , nous nous garons sur le port pour pouvoir faire le marché .
Les marchands de poisson sont nombreux , ils ont tous des J7 ! il y a aussi des marchands de fruits et de souvenirs .
Les maraîchers sont venus en barques et vendent directement sur le quai
Mais Yves veut aller filmer les gros Goélands ,effectivement c’est très joli : ils se posent sur l’eau , s’envolent en s’éclaboussant , ou tournoient au dessus de nous , mais on se demande comment Yves s’est débrouillé car quand Yves arrive , tous les goélands se posent sur l’eau et nagent tranquillement . Yves était fou furieux car il aurait voulu un goéland s’envolant .
Il ne perdit pourtant pas courage , il choisit un goéland au hasard et le fixa des yeux et de sa caméra , il se dit « je reste comme cela jusqu’à ce qu’il s’envole et je le filmerai » . Mais ce furent tous les oiseaux autour qui s’envolèrent et se reposèrent , c’était merveilleux , il n’y avait que l’oiseau qu’Yves regardait qui ne bougea pas .
Quand on lui apprit ce qui s’était passé , Yves était fou de rage et nous , on riait .
Yves jura contre les goélands pendant toute la fin de la matinée , car les oiseaux lui avaient joué encore quelques tours .
Le restaurant où nous sommes allés était génial, il ressemblait beaucoup à ce que l’on avait eu sur le bateau .
Puis nous sommes allés faire du shoping .
Puisque demain , nous revenons ici , nous rentrons tôt au terrain de camping .

Mercredi 30 Août : Helsinki .

Mylène :
Aujourd’hui nous nous levons tard , et une bonne grasse matinée nous remet en forme .
Hélas nous avons eu une mauvaise surprise en ouvrant une fenêtre car il pleut , le ciel est gris , en un mot il fait mauvais .Mais nous partons quand même à Helsinki pour prendre la lettre que nous attendons tous de Papy Mamy à la poste restante .
Puis nous allons voir un grand magasin où nous mangeons ,et où nous achetons des affaires .
Après avoir fait encore plusieurs magasins nous nous mettons à chercher le grand stade où se sont passés les Jeux Olympiques de 1952 .( environ, je ne suis pas sur de cette date) . Il nous a fallu plus d’ une heure pour le trouver .
« Entrons le visiter » dit papa
Mais d’ où vient ce bruit :Oh non , ce n’est pas vrai , il y a un match de football , nous ne pourrons pas voir le stade , nous repartons déçus .

Yves est encore plus déçu de la visite manquée du stade : Nous Partons pour Helsinky et cherchons à nous garer au centre ville . Enfin nous nous nous parquons sur une grande place , en face du Sénat . Nous consacrons la matinée au shopping et nous mangeons dans un self-service qui surplombe les boutiques . Après la visite d’ un grand magasin , nous essayons de trouver le stade Olympique . Nous perdons une heure entière à le chercher pour nous entendre dire par un “gorille” placé à l’entrée que nous ne pouvons pas visiter le stade car il se déroule en ce moment le match Pologne - Finlande .

Nous repartons et nous nous arrêtons aux orgues de Sibellius dans un immense parc . ( J’espère que personne n’aura le “toupet” de me demander qui est Sibellius , le seul grand musicien que la Finlande n’a jamais eu

Mylène : « Bon , essayons maintenant de trouver l’Orgue de Sibelius »
Ce n’est pas un vrai orgue , mais une sculpture de fer , située au milieu des arbres . A côté il y a le buste en fer de Sibellius .
Pour ce soir , nous reprenons le camping d’hier soir .

Jeudi 31 Août
Mylène : Aujourd’hui nous ne faisons que rouler , le paysage est très joli mais il l’aurait été encore plus s’il avait fait plus beau , il pleut encore , c’est pourquoi nous en profitons pour rouler le plus possible .
Les lacs parsemés d’ îles , les forêts de sapin , de bouleaux défilent devant nos yeux , nous nous arrêtons quelques fois pour admirer de beaux points de vue .
Vers une heure de l’après-midi nous nous arrêtons près d’ une voie ferrée et d’une scierie , plusieurs trains de bois passent devant nous (car nous sommes en plus près d’un énorme lac ) .
La vaisselle faite , la poubelle vidée et nettoyée , ( ce n’est pas très poétique ! ) nous repartons .
Maintenant il faut chercher un terrain de camping ouvert car en pays nordique , la saison touristique est terminée .ici c’est l’automne , les enfants vont en classe et tous les terrains de camping ferment .
Ah ! Ouf ! Il y en a un à 90 km de Knopio ( si vous ne savez pas où c’est , regardez la carte de l’itinéraire) .
La nuit est déjà tombée , le noir est complet , enfin nous trouvons le terrain de camping .
Armés de lampes torches nous remarquons que le camping est situé dans un bois , et pourtant l’eau d’ un lac est à quelques mètres du J7 .
Mais nous sommes trop las pour continuer à visiter le terrain de camping à la lueur d’ une lampe électrique , nous nous glissons dans nos sacs de couchage et nous nous endormons aussitôt .

Yves raconte la journée : Aujourd’hui nous nous levons tard et nous ne partons d’ Helsinki que vers 11 heures et nous prenons la direction d’ Hämeculinva . IL nous faut un certain temps pour sortir de la banlieue de la capitale . Après une heure de route , ayant passé Hämeenlina nous nous arrêtons à Aulanko au bord de l’ usine de repêchage du bois flotté . Le train de bois étant arrivé à destination , un bateau-grue ramène les troncs au bord par cinq Je filme la séquence au zoom , puis Maman ayant fait un café , nous repartons .Nous nous arrêtons vers quatre heures au bord d’ un lac . Après discussion nous décidons de continuer jusqu’à Hankasalmi , petite ville après Jyvaskylä qui à 150 km du lac où nous sommes . Vers 7 heures nous arrivons à Jyvaskylä et Maman nous apprend que la petite ville est encore à 50 km . Nous nous apercevons que qu’en fait de 50 km , il y en a 60 .. La nuit commence à tomber quand nous apercevons la pancarte Camping à 10 km avec une flèche à droite . Au bout de cette distance n’ayant pas vu d’autre pancarte nous en concluons qu’il fallait tourner , puis parcourir les kilomètres indiqués . Papa est obligé de revenir en sens inverse . Heureusement nous ne faisons que 5 km car nous trouvons une pancarte qui nous indique une autre route pour le camping . Quand nous y arrivons , la réception est fermée mais nous remarquons qu’il y a encore des tables et des chaises dehors . Nous en concluons que les propriétaires sont simplement sortis . C’est quand même moin grave que si le camping était fermé . Celui-ci est situé au bord d’ un lac dans un bois de pins , site merveilleux ! Enfin les propriétaires rentrent , un vieux paysan et sa fille . Sa fille nous demande de payer ce soir car demain elle sera partie , car elle va à l’école et son père qui ne sait pas parler anglais n’ arriverait pas à se faire comprendre .

Vendredi 1er Septembre

Yves : Aujourd’hui nous nous levons très tard , ( la paresse se fait sentir de jour en jour ) et papa va plier la bâche juste avant l’averse matinale . Nous arrivons à Kuopio sous une pluie battante . Après avoir parqué le car camping , nous faisons le tour de la place à la recherche d’un restaurant . Enfin nous en trouvons un . Après quelques difficultés , on nous laisse entrer et nous découvrons une petite taverne avec de petites cellules en bois .L’atmosphère y est étrange , Papa et moi commandons un “grill” , quantà Mylène , Jean-Marc et Maman ils prennent des pizzas . Nous nous installons sur de gros bancs devant une table formée par des madriers de sapin . Nous patientons un moment avant qu’on nous apporte les plats . Après avoir bien mangé nous allons à l’offr-ice de tourisme qui nous indique la route la plus pittoresque au bord des lacs .Après avoir “fait” deux grands magasins nous partons visiter la tour qui domine la ville et les lacs parsemés d’ ilots Malheureusement le brouillard recouvre le panorama . Papa et moi patientons en haut de la tour pendant que les autres vont au J7 . notre patience est récompensée car un coup de vent pousse le brouillard pendant quelques instants et nous apercevons la ville avec au loin les lacs aux milliers d’ iles .

Nous partons par la route conseillée , ( vraiment pas jolie ) . La route n’étant pas attrayante , maman décide de prendre un raccourci et nous nous retrouvons sur une petite route de terre à montagnes russes ! Quand nous trouvons enfin le terrain de camping , le J7 est noir de terre . Au camping il n’ya ni douches , ni eau chaude et les water sont de vulgaires bidons recouverts d’ une planche .


Mylène résume la journée : Aujourd’hui nous allons à Kupio , Nous y arrivons juste pour manger . Heureusement nous trouvons un « pub » , nous commandons notre repas et après l ‘avoir englouti gloutonnement , nous décidons de monter en haut de la tour de Kuopio pour voir le paysage .
Hélas , quelle déception ! Après avoir pris des tickets ( et l’ascenseur bien sur ) nous nous apercevons que comme le ciel est gris , nous ne voyons que les nuages au dessous de nous , nous attendons quelque coup de vent pour chasser les nuages mais , même , nous ne pouvons distinguer que quelques arbres .
Déçus , nous redescendons . J’espère que nous aurons une autre occasion de voir le paysage finlandais .
Puis nous nous remettons en route pour trouver un terrain de camping .
Après nous être trompés plusieurs fois de route nous arrivons au camping .
Tien , il n’y a personne .
« Yves , vas voir ce qu’il y a d’écrit sur la porte »
2 minutes plus tard « camping à 200m ».
Pourtant on ne voit rien à l’horizon .
« Jean-Marc et Yves , allez voir si ce n’est pas par ce chemin »
Il faut dire que sur le bord du chemin il y avait des moutons en liberté .
Jean-Marc dit à Yves : « tiens , on mangerai bien un gigot de mouton ce soir »
Yves blague au sujet des moutons , mais tout à coup un tout petit mouton se retourne et marche vers Yves , celui-ci se met à crier, à paniquer et suppliant Jean-Marc de ne pas l’abandonner.
Tout le monde rit à se décrocher la mâchoire .
Heureusement , le propriétaire arrive , le terrain est génial . Nous sommes au bord d’ un lac . La nuit est déjà tombée et c’est pourquoi nous nous endormons aussitôt .

Samedi 2 Septembre
Mylène : Ce matin, le soleil brille , l’eau du lac est calme , c’est pourquoi Yves a une folle envie de faire une promenade en barque , car ce camping loue des barques .
Après avoir demandé la permission au propriétaire et payé la location, nous montons tous dans la barque , sauf maman que nous rechercher après . C’est Jean-Marc qui prend les deux rames , nous passons devant une belle île bien verte plantée d’une multitude d’ arbres .
L’eau est d’un beau bleu , nous longeons la côte , le lac est très large , nous rencontrons plusieurs bateaux dont un beau bateau à voile . mais la première demi-heure est passée et nous revenons chercher maman , ce coup-ci c’est papa qui rame , mais hélas il n’y a que moi à l’arrière de la barque , tandis qu’à l’avant il y a Papa ,Maman , Jean-Marc , et Yves si mes calculs sont bons , je crois que l’avant pèse plus lourd que l’arrière où il n’y a que moi ( Papy pourra vérifier les calculs , on ne sait jamais , étant donné que Papa pèse 74kg , Jean-Marc 62kg et Yves 52kg pour l’arrière et seulement 35kg pour l’avant , je crois quand même que j’ai raison ).
Revenons à nos moutons , puisque l’arrière est plus léger que l’avant , le vent pousse l’arrière et la barque tourne sur elle-même .
Impossible de ramer, il faut attendre que le vent se calme , alors Papa redonne des coups de rames , enfin nous avançons , puis le vent nous refait tourner . Ainsi de suite , si on nous avait vu de haut on aurait juré que la barque dansait la valse

Voici le récit de la promenade par Yves : Aujourd’hui , ce fut une journée merveilleuse ! D’abord nous louons une barque du camping . Jean-Marc , Mylène , Papa et moi montons tout d’abord et nous commençons notre promenade sur les eaux limpides du grand lac . Papa et Jean-Marc se relaient aux avirons . Mylène est sur le banc arrière et moi je suis assis sur la proue en vigie .Nous glissons sur ces eaux immobiles en silence , admirant la végétation toffue qui borde les rives . Nous revenons chercher Maman qui prend la place de Jean-Marc . Papa rame vers une petite anse . Cette fois , je suis debout et je guide Papa qui rame tournant le dos à la proue . Je ne suis qu’une bonne vigie car maintes fois nous manquons de nous fracasser sur un récif . mais cette fois l’heure de location est dépassée et nous amarrons le bateau sur le petit quai en troncs d’arbres .

Nous repartons vers le sud : nous nous arrêtons (après avoir tenté plusieurs fois de manger au bord d’un merveilleux lac) sur un parking près de la route , entouré de forêts pour le repas de midi Pour bien digérer , je m’en vais couper un morceau d’un tronc d’arbre qui gît au sol . Grâce à ma petite hachette je ramène au J7 un morceau de bouleau que je renferme dans le coffre des souvenirs , avec précautions . Pendant ce temps Jean-Marc a commencé sa deuxième sculpture . Nous repartons vers notreprochain arrêt : Savonlina.

Nous arrivons sur un port et admirons sa flottille de vieux bateaux à vapeur du début du siècle qui servaient et servent encore de bateaux de croisière . Nous voyons évoluer sur l’eau à notre grande joie un hydravion . Papa et Mylène vont chercher le J7 qui est garé dans un parking pour l’amener sur le terre-plein au bord du quai car Jean-Marc n’a pas la force de marcher . Nous nous promenons autour du Bateau-Musée , maman et moi où nous entrerons bientot quand Jean-Marc sera là . Tout en en contournant le bateau nous arrivons par hasard sur un petit embarcadère . Sur une pancarte je crois comprendre un texte en Anglais :

Survol de la ville Prix : 10 mn ——–100marks 15 mn ——–150 marks 20 mn ——–200 marks j’appelle Maman et lui demande si ce qu’il y a sur l’écriteau est bien ce que j’ai cru comprendre . Oui c’est bien celà répond -elle et d’ailleur l’hydravion qui arrive nous le confirme . L’hydravion amarré au quai attend de nouveaux clients . Mais que font donc Papa , Jean-Marc et Mylène . Enfin ! les voilà . Nous courrons à la rencontre du J7 . Nous racontons à Papa que l’on peut survoler la ville en hydravion ; Papa , fou de joie ferme les portes du J7 à clef et nous nous dirigeons tous vers l’embarcadère . Mais reste un problème épineux . Est-ce que c’est 150 marks par personne ou 150 marks pour nous tous . Heureusement le pilote nous réconforte en disant que cela coute 150 marks

Le survol de la Finlande en hydravion . Nous montons à bord de l’ hydravion  Nous nous souviendrons Mylène et moi de cet hydravion car c’est notre baptème de l’air . Nous glissons longtemps sur le lac pour décoller car , sur l’eau on n’atteint que difficilement les 100 km à l’heure . Tout le monde a ses cientures et attendle décollage . Enfin , ça y est , et après quelques petits sauts sur la surface immobile du lac  nous décollons . Le pilote met son casque ; Nous prenons peu à peu de l’altidude et nos oreilles commencent à bourdonner , Papa et moi, nous nous bouchons le nez et soufflons par la bouche jusqu’a ce que celle-ci se débouchent . Nous sommes à la bonne altitude  à peu près à 300 mètres . Je ne décrirai pas le tableau de bord car je suis à l’arrière de l’avion . Jean-Marc par contre voit très bien les commandes avec ces milliers de petits boutons multicolores car il est assis sur le siège du co-pilote  ( je ne drai pas que c’est lui le co-pilote)  ; Enfin nous comprenons ce qu’est la Finlande . Du haut nous voyons la côte escarpée et , au milieu des eaux des petites iles recouvertes d’une végétation touffue de pins . Chaque petite ile est munie d’un petit embarcadère à bateau . Il ne faut pas oublier qu’au début du siècle il n’y avait aucune route et que toutes les communications se faisaient par bateaux . Quelque fois il y a des trous d’air qui nous coupent le souffle  . Enfin le pilote vire sur l’aile droite et après une perte d’altitude très brusque nous amerissons à petits bonds sur l’eau du la et nous rejoignons l’embarcadère à petite vitesse

Claude raconte : Nous prenons place dans le minuscule habitacle : Jean-Marc  et le pilote à l’avant , Nelly, Claude  et Yves sur la deuxième banquette et Mylène coincée dans la queue de l’ appareil .
Manifestement l’appareil est un peu trop chargé car le décollage est très laborieux , et l’hydravion décolle grâce à une petite vague qui le propulse en l’air .
Une fois en l’air nous n’en croyons pas nos yeux , c’est un paysage extraordinaire de lacs et de forêts qu’on ne soupçonnait pas vu du sol .On s’aperçoit qu’il y a beaucoup plus d’eau que de terres . Et cette répartition des éléments semble harmonieuse , et très esthétique , nous ne nous lassons pas d’admirer ces paysages nordiques que nous ne soupçonnions pas vus du sol . Le pilote est très gentil car il nous laisse longuement admirer le spectacle .
L’amerrissage se fait en douceur et nous regagnons le J7 des images plein les yeux .

Yves nous relate la fin de l’après midi : On m’envoie avec Mylène au musée flottant en éclaireur pour voir si il est “bien” ; Quand je crie du bateau quie c’est pas mal , Jean-Marc , Maman et Papa sont assis sur le quai . Seul Jean-Marc , moins fatigué vient nous rejoindre pour la visite du musée . C’est l’histoire du vieux bateau Salama qui fut construit en 1874 sur les chantiers de Wiborg . Sa coque était très légère  : seulement 6mm d’épaisseur ce qui lui permettait un plus fort tonnage . Alors qu’il faisait la traversée Wiborg - St Petersbourg , le capitaine vit un remorqueur qui trainait un train de péniches .Ik vira à babord pour l’éviter  , malheureusement le remorqueur qu’il voulait doubler vira à tribord . et les deux bateaux entrèrent en collision . Le Salama à cause de sa coque légère coula aussitot . heureusement ses passagers et son équipage furent sauvés . L’épave fut remontée à la surface en 1971 par les Finlandais et restaurée en 1978 .Quand nous revenons au J7 Maman s’est fait un petit café et Jean-Marc continue sa sculpture .

Maman a vraiment bien choisi le terrain de camping avec  une plage de sable plantée de pins au bord d’un lac

Dimanche 3 Septembre :

Yves continue son récit  : Aujourd’hui  je suis réveillé par la voix de Maman qui dit à Jean-Marc d’admirer le paysage . J’enfile mon pantalon et je sors , en effet c’est d’une beauté indescriptible : une série d’ombres des pins et la lumière de l’aube qui par sa blancheur se reflettant sur le sable le faisait paraitre d’un éclat et  d’une pureté rares . J’ai bien fait de me levercar en quelques minutes ce tableau semblable aux iles du pacifique , s’efface peu à peu laissant place à un ciel gris .Nous partons du camping très tard pour laisser à Mylène le temps “d’essayer de rattraper les 13 jours de retard de son cahier” .                                            Nous mangeons en haut d’une moraine glaciaire d’où nous dominons le lac .

Nous repartons et nous arrêtons pour visiter une èglise en bois , la plus grande de Finlande .

Après avoir pris un café chaud  à un kiosque , nous repartons vers la frontière que nous n’atteidrons qu’à huit heures après avoir vu un élan traverser la route . Nous campons une dernière fois en Finlade près de la frontière car elle ne sera pas facile à passer  . C’est la dernière nuit pour les bouquins de Soljegystine de  Mamy !!

Lundi 4 Septembre .
Claude raconte : Les Norvègiens nous laissent sortir sans difficulté de leur territoire, et nous arrivons au poste frontière soviètique , côté papiers tout semble en ordre ,l’association France-Urss interlocuteur unique de l’ambassade soviètique de Paris a bien fait les choses , nos documents disparaissent dans les bureaux , mais la tête du douanier qui doit inspecter le J7 en dit long sur sa perplexité . Je l’accompagne dans la visite , ouvrant les coffres , tirant les tiroirs , explorant les doubles parois , abaissant la couchette d’ yves , ouvrant le capot du moteur .
Ensuite il y a la galerie de toit avec les malles , les jerricans , les roues de secours , tout est suspect ! mais le douanier semble apprécier ma collaboration et ma disposition à tout lui montrer .
Pendant ce temps un autre douanier semble très intéressé par le livre « l’île au trésor » qui comporte un plan de l’ île . Tout plan est suspect . Quant à Jean –Marc il se promène avec le Livre de Soljenitsyne auteur parfaitement inconnu des douaniers .
Mylène se souviens aussi des toilettes de la douane avec , coté femme , les wc côte à côte sans porte ni cloison .
Pendant ce temps une autre voiture s’est présenté avec des passagers qui n’apprécient pas la visite de leurs bagages , l’atmosphère se gâte et on les oblige à aligner sur une bâche tous les objets en leur possession, même une trousse à couture est vidée aiguille par aiguille.
C’est avec un grand sourire que nous sommes invités à pénétrer en URSS .

Mais Yves à son tour nous raconte le passage de la frontière : Aujourd’hui , pour une fois , nous ne nous réveillons pas trop tard . Aujourd’hui c’est le grand jour . En effet nous passons la frontière russe . Nous y arrivons vers 10h30 . Nous nous arrêtons d’abord une petite frontière gardée par deux militaires qui vérifient simplement les passeports . Enfin c’est le véritable poste douane . Après avoir donné nos passeports , une dame de l’ Intourist russe vient nous demander nos “vouchers” et elle nous explique comment prendre nos tickets d’ essence à Viborg . puis après une demie heure d’ attente , les douaniers viennent fouiller le J7 . Une femme officier aide les douaniers . Mais elle est spécialiste dans la fouille des livres et objets importants . Elle regarde chaque titre de livre , heureusement les Soljenyzine sont biens cachés . Son vice est tel quelle prend un livre de Math à Jean-Marc et se met à faire des problèmes , puis elle secoue le chien en peluche “Snoopy” de Mylène pour voir s’il n’est pas rempli de drogue . Enfin nous partons vers Léningrad , mais nous ne sommes pas au bout de nos peines car nous passons encore deux mini - frontière .

Claude :
La route pour Léningrad est une route goudronnée qui traverse des petites bourgades bien calmes , peu de circulation , mais surtout des camions , nous n’avons qu’une ville importante à traverser : Vyborg , mais la police peu présente ne nous remarque pas .Nous avons 290 km à parcourir de la frontière à Léningrad , mais notre terrain de Camping , pour lequel nous avons des « vouchers » est situé à 20km avant la ville de Léningrad . .

Yves : Nous arrivons enfin au camping malgré les routes que Maman compare à celles de Turquie . Mais nous n’y restons pas longtemps car nous n’y restons pas longtemps car nous dinons dans un restaurant à quelques kilomètres . Là il y a un orchestre et un piano !  Je demande aussitôt de jouer : j’ interprète avec joie , accompagné à la batterie par un des musiciens deux morceaux : Penthouse Sérénade et l’Arnaque .
Claude: terrain de camping  est très bizarre , c’est en fait un camp de vacances avec des dortoirs , une cantine et un camping avec quelques tentes , nous sommes bien accueillis et visitons les installations sanitaires désuètes et parfois sales malgré la présence de « baboushkas » avec la serpillière à la main .
Nous ne sommes pas venus pour critiquer , et nous sommes satisfaits de notre installation .
Nous mangeons au restaurant une cuisine typiquement russe à base de choux et de saucisses .
Nous avons deux grandes journées pour visiter Léningrad .

Mardi 5 Septembre

Yves : Nous nous levons de bonne heure ( malgré les protestations de mylène encore dans son lit ) . Papa et Maman vont à la réception du Camping où on leur donne un plan de la ville de Léningrad et la carte de Touriste qui est indispensable en Russie Nous partons vers cette magnifique ville Russe à une heure de route . Nous arrivons à 10 h à l’ hotel Intourist et essayons de trouver de la place au milieu du flot de touristes . Enfin nous nous parquons devant les portes de service . Nous choisissons pour Mylène le car qui fait la visite de la ville avec un guide-interprète Français et Italien . Le groupe Anglais part à l’heure , suivi par les Allemands . Mais où est donc notre guide ? Après un quart d’ heure d’ attente dans le grand hall bordé de guichets , deux charmantes dames , vètues chacune d’ imperméable se dirigent vers nous . Ce sont les deux guides - interprètes  Français et italien . Nous sortons tous et descendons les marches de l’ Hotel Intourist . Mais où est le car climatisé ?  Nous apercevons un vieux car qui arrive vers nous en fumant , sans doute l’ancêtre de la compagnie . Nous commençons la visite par l’ Ile de Basil , centre culturel de  la ville . Notre guide nous montre les bâtiments colorés des Instituts linguistique et Scientifique . Du pont elle nous montre la forteresse Pierre et Paul , première construction de la ville qui à l’époque s’ appelait Saint Petersbourg , nom du tzar Pierre qui l’avait fondée . Nous nous arrêtons ensuite sur une grande place , devant la Cathédrale St Isaac , la plus grande au monde après celles de St Pierre de Rome et St Paul à Londres . Nous nous dirigeons ensuite vers le Palais d’ hiver ( Musée de l’ Hermitage ) des Tsars . Nous nous garons sur une grande place , en face le musée  .

Notre guide nous explique qu’ il y a des années , pendant l’ empire , une délégation d’ ouvriers accompagnés de femme et d’ enfants , traversait cette place pour présenter aux Tzar une pétition sur les conditions de travail . On fusilla cette manifestation pacifique , sans savoir pourquoi elle venait , et l’on dit que la place recouverte de neige fut en quelques instants rouge de sang . C’est un épisode d’histoire qui est toujours resté gravé dans la mémoire des habitants de cette ville . Nous finissons la visite par le complexe funéraire où sont enterrés tous les héros de la révolution et toutes les victimes civiles . Des hauts-parleurs cachés dans l’ herbe diffusent une musique pathétique . Nous nous demandons la signification de cette musique quant , tout à coup retentit l’ Internationale ! En revenant à l’ hôtel Intourist , la guide nous explique qu’ en 1942 , Hitler voulait s’emparer de Leningrad , grand centre industriel . Le blocus dura 900 jours et il y eu 1 million de victimes , mais la ville ne fut pas prise . Elle nous montre le balcon d’ou Hitler devait faire son discours . La visite se termine .

Claude : Après ce tour de Leningrad  nous montons sur le cuirassé Potemkine où des marins nous promènent dans les coursives historiques . Nous devons nous rappeler qu’ en juin 1905, une mutinerie se déclenche sur le cuirassé Potemkine à la suite du refus des marins de consommer de la viande avariée. Ensuite le navire se dirige sur Odessa où il est attendu par une foule enthousiaste qui fraternise avec les mutins. L’armée tsariste réprime violemment la manifestation en tirant sur la foule rassemblée sur l’escalier du port ( se rappeler de la voiture d’ enfant du film d’Eisenstein )

Ensuite nous nous promenons sur les nombreux ponts jetés au-dessus des canaux et qui assurent les communications dans la ville. Le premier bâtiment officiel construit en 1703, fut la forteresse Pierre et Paul et le reste de la ville s’est étendu a partir de ce point.
Jean-Marc se pavane dans les rues en Jean avec au ceinturon un poignard ouvragé et une paire de santiags , suivi par une faune de jeunes prèts à tout pour acheter ou troquer ces symboles du luxe occidental .
Léningrad est une ville récente conçue en une fois et dans son ensemble. Elle présente donc un tracé géométrique, aux larges voies rectilignes et aux places dégagées et mises en valeur. Les artistes et architectes, attirés par ce projet, y édifièrent des bâtiments qui réunissent tradition russe et styles en vogue a l’époque, le baroque et le classique.
La plus grande avenue, la perspective Newski bordée de palais, de places et de monuments nous rappelle que cette ville est née de la volonté d’un tsar d’avoir sa propre capitale.

Nous voulons absolument assister à un spectacle de ballets et nous allons de guichets en guichets pour obtenir des places ne voulons pas rater notre sortie spectacle . Nous garons notre J7 à coté du  théâtre .


Les ballets sont somptueux car les Russes savent parfaitement atteindre la perfection dans le domaine artistique et nous ne sommes pas déçus .
A

minuit , nous sortons du théâtre , et regagnons le J7 stationné à proximité , nous consultons le plan de la ville que nous avons récupéré à l’ office touristique . Hélas il est impossible d’ orienter le plan et aucune des voies qui sortent de la ville ne comportent de direction .
C’est un plan truqué anti-espionnage du KGB .
Nous roulons au jugé mais nous sommes obligés de constater que nous sommes perdus . Nous arrêtons un automobiliste qui nous explique qu’il va faire le plein d’essence à son entreprise et ensuite nous guider sur la bonne route , effectivement nous le suivons , il fait le plein et nous pilote sur la route du camping , dès que nous sommes remis sur notre route il nous abandonne .
Nous retrouvons facilement notre camping .

Vendredi  6 Septembre

Yves :Nous partons pour Léningrad et nous nous arrêtons à l’ hôtel Intourist . Maman change de l’argent et nous nous achetons des souvenirs . Puis nous nous présentons au magnifique restaurant de l’ Hôtel . C’est un type buffet où l’on se sert à volonté . Ensuite nous reprenons le J7 et le garons devant le musée de l’Hermitage qui abrite dans les salles du Palais d’Hiver une collection de chefs d’oeuvres réputés pour être une des plus belles existante.Mais nous sommes un peu consternés car la chaleur dans les salles est étouffante , et les tableaux paraissent souffrir de la canicule . Nous sommes stupéfaits du nombre importants de tableaux de Pablo Picasso . Puis nous entreprenons de chercher les fameuses porcelaines bleutées qu’ une amie de Bleuette a donné au musée de l’ Hermitage . Comme par hasard la salle des porcelaines est fermée , ce qui conforte la thèse de Bleuette qui disait que Brejnev prenait son café dedans !

Nous visitons le Goum , c’est un enchevêtrement de boutiques et de couloirs ou s’entassent les marchandises les plus diverses , nous ne pouvons pas juger du pouvoir d’achat des soviétiques et cette abondance de marchandises ne prouve pas que l’économie du pays soit florissante . Nous admirons les Bulbes de l’ Eglise de Saint Sauveur du Sang versé qui nous rappelle St Basile à Moscou
Nous admirons les façades de la ville qui ont été parfaitement ravalées , mais si nous jetons des coups d’œil dans les cours , l’ habitat nous apparaît assez sordide . Léningrad n’est qu’ une belle façade .

Jeudi 7 Septembre
Le réveil est dur ce matin du 7 Septembre : il nous reste exactement 6 jours pour regagner notre bonne ville de Tours .
Nous partons de bonne heure car nous avons l’ambition de faire le trajet Léningrad –Helsinky dans la journée , tout dépendra de la durée du passage en douane .
Nous avons des bons d’essence Russe et nous n’avons aucun mal à faire le plein à une pompe avec nos bons d’essence , sachant que le J7 n’est pas très regardant sur l’ indice d’ octane qu’on lui propose .
Nous retrouvons le poste frontière avec le même cérémonial qu’à l’aller , mais stupéfaction et faute grave des douaniers , ils ne regardent pas le contenu de la grande malle sur le toit ….qui aurait pu contenir un dissident !!!
La traversée de la Finlande se passe bien , nous apprécions de circuler dans des pays à faible densité de population .
Nous dormons sur le port d’Helsinki

Vendredi 8 Septembre

A 9 heures , le matin nous embarquons sur le ferry , la traversée sera plus longue qu’à l’aller et nous arriverons à Stockolm qu’à 21 heures.
L’ arrivée à Stockolm est aussi extraordinaire que le départ et c’est extraordinaire de voir un énorme bateau se glisser entre les îles et de croiser des centaine de petits bateaux des gens qui travaillent dans la capitale et qui rentrent dans leur île le soir .
Heureusement nous savons ou se trouve le camping de Stockolm .

Samedi 9 Septembre et Dimanche 10 Septembre
Nous avons 450km à parcourir pour traverser la Suède d’ Est en ouest , se Stockolm à Göteborg .les routes sont belles , larges .
Cependant pour rompre la monotonie nous visitons un parc Safari de Kolmarden
celui-ci est accessible aux voitures et notre J7 fait sensation , nous sommes encadrés par des « Rangers » qui veillent à ce qu’aucun fauve ne s’ installe sur le toit du camping-car .
Nous reprenons la route et nous campons un peu avant Göteborg pour ne pas manquer notre bateau pour Amsterdam .

Lundi 11 Septembre .
Dans les pays du nord l’embarquement des véhicules est très simple , les bateaux se contentent de reculer à quai et d’abaisser une rampe pour l’accès des voitures et camions , le J7 se fait tout petit au milieu des Transports Internationaux Routiers ( les T.I.R.) .
Septembre est le mois des tempêtes , mais notre passage dans la mer du Nord ne se passe pas trop mal .

Mardi 12 Septembre .
L’ arrivée à Amsterdam est retardée par des problèmes de marée , nous sommes anxieux car il nous faut faire le trajet Amsterdam- Tours ( 750 km ) d’ une seule traite .
C’est la catastrophe car nous arrivons à Paris vers minuit au milieu des camions qui convergent vers Rungis , à cette heure ils occupent tous les couloirs de l’autoroute , et se font un malin plaisir de frôler le pare-choc arrière du J7 .
Le supplice cesse en arrivant à Paris que nous traversons du nord au sud , à la boussole , sans difficulté .
La route Paris – Tours est reposante et nous arrivons vers 3 heures du matin pour garer le J7 rue de la Mairie à la Riche (avec la grande malle sur le toit le J7 ne passait pas la porte du porche ) .

Nota : la plupart des photos qui illustrent ce récit sont extaites du film Super8 q’ Yves Josset avait réalisé , “Voyage 78 ” , film qui a été retranscrit en DVD .