50 - Origine des Korrigans à Préfailles
Durant les étés 1961 – 1962 –1963 …, Claude et Nelly ainsi que ses parents Roger et Marie-Louise Rebière , passent un mois de vacances au bord de l’ atlantique à Saint Michel Chef Chef .
Le campement comprend d’ une part la caravane 4 places de Roger Rebière , tractée par la 11 chevaux Citroën , avec un lit permanent à l’ arrière et une table transformable en lit à l’ avant . et d’ autre part une caravane légère 2 places en contreplaqué : la Pitt de Claude et Nelly .
En 1963 Roger Rebière , lassé de l’ inconfort du camping , décide de prospecter les villas en vente depuis Tharon jusqu’ à la pointe saint Gildas .
Les possibilités sont très ré duites : sur 15 km de côte il y a au maximum 4 villas et 2 terrains à vendre . Les prix sont de 3 à 5 Millions d’anciens francs : ( soit 5 fois le prix d’ une voiture ! ) .
Finalement le choix se porte sur un petit café : « le petit mousse » , à 50m de la plage à l’ extrémité sud de la plage de Tharon , la licence de boisson et le matériel de café étant vendus à part . La promesse de vente étant signée le 3 Mai 1964 pour 50 000 Francs avec l’ Agence moderne de Tharon .
Mais , surprise , au lieu de la confirmation de la vente chez le notaire , arrive l’ information par l’ Agence de l’ annulation de la vente .
Les propriétaires du café abandonnent leur café parisien et désirent se consacrer au Petit Mousse et l’ ouvrir toute l’ année .
Mais , trop tard , car « promesse de vente vaut vente » , il suffit de la faire enregistrer . Claude confie à un huissier de Tours le soin de convoquer les parties chez le notaire le 29 Juin 1964 .
Le notaire de Tharon est indigné quand il compare la promesse d’ achat et la promesse de vente : la différence , importante , devait être empochée par l’ agence .
Le Notaire propose un compromis : la renonciation de la vente avec une compensation financière , nous proposons un montant correspondant à une location d’une villa d’ un mois .
À la sortie du notaire , le responsable de l’ Agence est très gêné d’ avoir été pris la main dans le sac de tricherie sur le prix . Il nous propose une affaire : depuis des mois il n’ arrive pas à vendre la maison d’ un coiffeur à Préfailles , dont il a exagérément augmenté le prix !
Nous visitons les Korrigans , petite villa entourée de grands arbres Lambertianas : le prix proposé est celui du vendeur :55 000 F raisonnable , car la femme du coiffeur ne peut plus supporter le voisinage de la mer pour ses nerfs , après 3 heures de réflexion sur la route de retour , vers Nantes, nous téléphonons notre accord .
Les Korrigans , comportent une salle de séjour , une chambre , une cuisine , un WC sur fosse étanche ……et un garage . Il existe un puits , très profond ( plus de 10m ) avec une pompe aspirante refoulante avec un réservoir. Il y a un chauffage central avec chaudière au charbon .
Le cabinet de toilette est minuscule avec un chauffe-eau au gaz butane sans évacuation des gaz brûlés : gare à l’ asphyxie !
Un petit bassin, dans le jardin entoure trois Korrigans
en ciment , que Marie-Louise repeindra soigneusement
chaque année .
Devant la maison une allée sous les arbres va depuis
le portail jusqu’ à la porte d’ entrée .
C’est une maison au fond d’ un parc ! ,un rêve !
Il y a même un garage qui s’ ouvre sur le Chemin Saint Dominique , qui semble fait spécialement pour la nouvelle Simca 1500 de Roger .(75 chevaux ).
Derrière la maison , une citerne recueille l’ eau de pluie.
Une cabane sert de réserve à charbon , avec un ancien poulailler.
Les premiers travaux réalisés sont l’aménagement d’ une chambre minuscule ( 2m X 2m ) dans le garage ( pour 10 000 F) , très petite à cause du réservoir d’ eau , de la pompe électrique et de la chaudière qui prennent beaucoup de place, c’est la chambre de Claude et Nelly !
Plusieurs années se passent dans cette situation .
L’ ancienne vigne au nord étant en vente , lotie en deux parcelles , nous évitons de nous voir surplomber par une construction en faisant l’ acquisition de la parcelle donnant sur la rue Saint Dominique en 1970 pour la somme de 45000 F .
Le raccordement au réseau de distribution d’eau , permet de démonter la pompe et le réservoir installé dans l’ ancien garage : d’ou un projet d’ extension de ce coté : ouvrir une porte vers une tour qui serait à l’ arrière de la maison .
Nous faisons des plantations de pins et de lambertianas dans le terrain du haut , en particulier les 3 lambertianas : Jean-Marc , Yves et Mylène .
Papy ( Roger Rebière ) reconstitue un petit jardin potager avec le compost des déchets ménager , écolo avant l’ heure !. Le jardin est entouré des fusains de La Riche , nous y plantons deux pommiers et un abricotier.
En 1968 , successivement deux projets de tours sont refusés . mais les services de la construction suggèrent d’ effectuer une extension vers l’ ouest en limite de propriété .
Saisissant la proposition « au bond » , nous présentons un projet comportant deux chambres et une nouvelle salle de bain . Nous obtenons le permis de construire le 21 Mai 69 .
Les travaux se réalisent en 1969-1970.
Ces deux chambres seront celles de Jean-Marc et d’ Yves . Elles sont raccordées sur le chauffage central .un escalier escamotable permet d’ accéder à une chambre sous le toit.
Cet agrandissement coûte 28 000 F.
En 1974 , nous cédons à la Commune de Préfailles , une bande de terrain d’ 1,50m sur 23m le long du chemin Saint Dominique , avec déplacement du portail ,la cession est gratuite mais les travaux sont à la charge de la commune.
Enfin , à force de persévérance , nous présentons encore un permis de construire que nous obtenons le 10 Février 1975 , pour une extension au nord , abandonnant notre rêve de tour que nous regrettons toujours .
Les travaux , pour un montant de 20000F , sont réalisés en 1975 .
Enfin nous aurons une chambre correcte , avec un cabinet de toilette suffisamment grand pour y mettre un lit d’ enfant . La fosse étanche est remplacée par une fosse sceptique , avec un WC à Chasse d’ eau ! Nous transportons notre chambre de la Riche en acajou et nous savourons notre nouveau confort .
Une nouvelle chaudière à charbon est installée .
Fin Août 1992 , pendant les marées d’ équinoxe , une terrible tempête renverse l’ énorme lambertiana situé entre la maison et le garage , ses racines sont prises dans une galette de terre de 5m de diamètre , et le haut de l’arbre dépasse la clôture du voisin : le Docteur Dixneuf .
L’ entrée est obstruée par des branches et un autre arbre obstrue la rue Saint Dominique .
C’est un camion benne de 30 tonnes archi-plein qui emmène les rondelles de bois découpées par une armée de bûcherons avec leurs tronçonneuses . Seule , l’ énorme souche à l’ entrée , bourrée de ferrailles résistera aux tronçonneuses .
Nous faisons réaliser par Strabat une clôture entre le garage et le portail , ( une murette surmontée d’ un grillage,nous plantons des boutures de lauriers).
La vue vers la mer est complètement dégagée ce qui nous donne l’ idée de faire une extension de la salle de séjour .
Nous admirons chez le plombier Cornilloux , une cabine de douche commandée par un client qui n’ en veut plus , nous lui demandons de la placer dans notre cabinet de toilette en remplacement du bidet .
Nous présentons une demande pour l’extension de la salle de séjour et comme la surface nouvelle est inférieure à 20m2 , nous sommes dispensés de permis de construire .
Fin 1992 ,
l’entreprise STRABAT ouvre le pignon mais ne passe pas de poutre ,
Plus tard des fissures apparaissant , l’ entreprise placera ensuite une grosse poutre en pin .
Un auvent permet d’ abriter une petite terrasse devant la porte d’ entrée .
Catherine réalise le carrelage de cette nouvelle salle de séjour ..
Nelly déplore que les nouvelles fenêtres soient placées trop haut pour permettre d’ avoir la vue sur la mer lorsqu’on est assis .
Claude réalise et installe sur le nouveau mur , 3 panneaux « Ulysse et les sirènes », reproduction exacte des 3 panneaux peints par Picasso pour le Château d’ Antibes .
Nous avions installé un certain nombre de radiateurs électriques , mais cela ne nous dispensait pas de la corvée d’ allumage de la chaudière en charbon , d’ où l’ idée d’ installer en parallèle sur la chaudière à charbon , une petite chaudière électrique de 9kW , après quelques péripéties , cette chaudière qui peut être télécommandée par téléphone , est suffisante pour fonctionner seule durant les hivers cléments de Préfailles .
Hélas , les hivers ne sont pas toujours cléments à Préfailles , en Décembre 1996 , alors que nous sommes à Londres , nous apprenons qu’ une vague de froid s’ abat sur la France , nous télécommandons la chaudière , trop tard l’ installation n’ a pas résisté aux –15°C , il faut remplacer la chaudière électrique et un radiateur qui a éclaté .
Comme nous n’ utilisons plus le garage dont le toit a été refait à neuf , Claude ( aidé de Sylvain ), en 1997 , construit des cloisons en carreaux de plâtre pour réaliser une chambre , un cabinet de toilette , en laissant un petit atelier côté rue .
En 1999 le plombier Cornilloux installe l’ arrivée d’eau , leWC raccordé à la fosse sceptique , un lavabo , un chauffe-eau , le chauffage étant électrique .
Comme toujours c’ est Catherine qui fait le carrelage.
En 2002 nous faisons refaire toute la toiture versant nord par Strabat , ainsi qu’ un petit auvent au dessus de la porte fenêtre .
Enfin , en 2003 , le tout à l’égout arrive ! fini la fosse sceptique qui ne supportait pas l’ affluence des vacances , des tranchées sont creusées tout autour de la maison avec la pose de deux réseaux de canalisations eaux usées et eaux pluviales , nous en profitons pour refaire le branchement d’eau et le branchement électrique .
En 2003 , les canalisations étant posées , une dalle en béton est coulée sur la terrasse de l’ entrée , un store la protège du soleil,
Claude aidé de toute la famille pose un revêtement en pierre de Bavière sur la terrasse .
Début 2007 on remplace le bidet du cabinet de toilette du fond par un WC à broyeur , ( un seul WC pour des pointes de 10 personnes c’ était un peu juste ).
En Mars 2007 , le rêve de Nelly est réalisé : une vaste baie coulissante remplace la fenêtre de la salle de séjour qui donne sur la mer .
Mais pour la vue sur la mer , il faut supprimer la haie , de plus en plus haute et envahissante !
Notre rêve est de continuer le mur en pierre du pays que monsieur Girard , notre voisin a fait construire sur la rue des Caves , le devis est vertigineux : 25000 € !! tant pis , une partie de l’ héritage de Pépé Mémé ( René et Fernande ) y sera consacré .
Le chantier commence en Avril 2007 .
Le mur est constitué pour moitié , à l’ intérieur , de parpaings , et à l’ extérieur de pierres de Gneiss …….du massif central !
En Juillet 2007 ,le mur est terminé , et la terrasse en béton est coulée .
Catherine , spécialiste des carrelage vient passer 8 jours à Préfailles au mois d’Août 2007 et avec l’aide de Sylvain et de Claude , elle réussit l’ exploit de faire le carrelage de la nouvelle terrasse , de la petite terrasse et des deux escaliers ! 
Une plantation de fusains ,le long du mur isolera la terrasse de la rue des caves .
Une rampe avec les trois Korrigans traditionnels , permet l’ accès à la terrasse .
En 2010 la plantation de lauriers le long de la terrasse commence à pousser et atteint la hauteur du mur .
Au niveau du confort , la grande nouvelle est la mise en place d’une cabine de douche à la place de la baignoire sabot dans la petite salle de bain . Mais le chauffe eau s’avère insuffisant : il faut en installer un plus grand dans le placard de la chambre de Jean-Marc, ce qui permet l’installation d’une cabine de douche à la place de la baignoire sabot
Autre amélioration : le remplacement de la porte du garage par un panneau de plastique ….plus de peinture à prévoir !
En 2012, catastrophe , la petite salle de bain au bout du couloir fait des siennes , avec la canalisation d’évacuation qui se bouche constamment , l’entreprise Strabat nous propose les grands moyens : passer une nouvelle buse dans la chambre voisine : nous hésitons , mais l’entreprise nous découpe proprement le carrelage avec un bon résultat !!!


