51b - Rallye Paris - Persépolis 1971

Paris –Téhéran – Persépolis 1971
En 1971 , nous n’avons plus de caravane , nous pensons à un raid avec la seule voiture R16TS .

Cette année – là on parle beaucoup de l’ IRAN , le Schah espère consolider son pouvoir auprès de la communauté internationale en célébrant le 2500ème anniversaire de la royauté en Iran . Il invite tous les grands du monde .

Un rallye Citroën Paris – Chiraz en 2 chevaux est organisé , pourquoi pas nous ?


Après le succès, de Paris Kaboul l’équipe Citroën remet la machine en marche pour un Paris- Persépolis en 1971. L’événement sera beaucoup plus médiatique cette fois avec la participation de RTL. Une sélection sera nécessaire face aux 3 800 demandes, avant de réunir 567 équipages sur le parking des halles de Rungis le 3l juillet 1971. Les 1 300 participants qui représentent tous les pays d’Europe connaîtront leurs plus grosses difficultés en Turquie où les 2 CV servent de cibles aux frondes des enfants.

Hélas en revenant de Préfailles , quelque temps avant nos vacances , le joint de culasse de la R16 TS claque à quelques kilomètres d’ Angers .
Le garage Renault d’ Angers ne peut rien faire en pleine vacances , mais un petit garage nous prend en charge , à condition de fournir les pièces. Nelly amène le précieux joint de culasse de Tours , pour permettre la réparation .
Nous pouvons donc préparer notre voyage en rehaussant la caisse de la voiture , grâce aux barres de torsion que l’ on peut bander plus ou moins , la caisse se trouve ainsi à 30cm du sol ce qui permet de passer les obstacles .

Sur le toit , installée sur les barres , une planche de contreplaqué nous protège du soleil et permet de stocker une deuxième roue de secours et une boite qui contient un petit réfrigérateur à absorption ( gaz et 12 volts ). Une inscription en Français et en Anglais « attention serpents » protège le contenu .
Les récits des voyageurs en Turquie de l’ Est font état de pare-brises cassés par des volées de pierres aussi , par prudence , j’ installe un panneau grillagé qui peut se rabattre devant le pare-brise .
Pour le couchage , les sièges avancés au maximum , en enlevant les banquettes arrières nous disposons d’une surface d’ 1, 80m par 1, 30m sur laquelle nous installons un matelas de mousse

La première étape Tours- Aix les Bains , de 700km est très particulière car il faut resserrer le joint de culasse qui vient d’ être changé .
Par téléphone j’ ai pris rendez-vous avec le Garage Renault d’ Aix les Bains , il nous attend le matin à 9 heures , mais il faut que le moteur soit chaud , nous dormons donc dans la voiture à 100km d’ Aix , pour repartir le matin et arriver avec le moteur bien chaud .
La culasse resserrée , il faut passer rapidement en Italie par le col du Mont Cenis , car le temps est compté : il faut absolument atteindre Téhéran en cinq jours !!
Le Rallie Paris Chiraz doit mettre une semaine pour aller de Paris à Téhéran , nos chemin doivent se croiser quelque part .
Nous prenons le chemin le plus court pour rejoindre le Moyen Orient : Italie du Nord ( Venise ), Yougoslavie ( Belgrade – Zagreb ) , Bulgarie ( Sofia) , Turquie ( Istanbul – Ankara ).
Nous mettrons 3 jours pour rejoindre Istanbul , comme il est obligatoire de rester au minimum 2 jours en Bulgarie nous passons la frontière entre la Yougoslavie et la Bulgarie vers 10 ou 11 heures du soir , par une route de montagne , volontairement mal entretenue entre deux nations qui ne s’entendent pas , d’ où une arrivée très tardive au terrain de camping de Sofia .
La traversée de la Bulgarie s’effectue à vitesse réduite afin d’ éviter tout accident avec les autochtones et surtout les enfants qui ne sont guère habitués au trafic routier .
La frontière turque se passe bien avec le traditionnel pédiluve désinfectant pour la voiture , afin de ne pas importer les épizooties d’ un état à l’autre .
Quelques kilomètres après la frontière nous arrivons à Edirne ou nous visitons la mosquée .
La route pour Istanbul , dans une plaine est large et roulante , mais à partir de notre expérience sur la circulation en Turquie , nous ne sommes pas surpris des fantaisies des conducteurs Turcs .
Notre terrain de camping habituel , à l’ ouest d’ Istanbul est parfait , la Chaîne des Mocamp en Turquie nous a toujours étonné avec un confort qu’on ne trouve pas toujours dans le reste de l’ Europe .

Après une rapide visite de la mosquée bleue et du pont de Galata , nous nous dirigeons vers l’embarcadère des Ferries du Bosphore
Le passage du Bosphore se fait par des bacs , les tickets sont proposés par des revendeurs qui prennent leur bénéfice au passage , mais au moyen –orient il faut en passer par les usages locaux .
Le passage est rapide , et nous prenons la route d’ Istanbul que nous connaissons bien pour l’avoir empruntée lors de notre voyage en Cappadoce .
Nous rejoignons la Mer Noire à Samsun et prenons la route côtière , nous comprenons pourquoi la mer se nomme noire car tout au long de la côte les plages sont en sable noir .
Nous passons la nuit dans un petit hôtel sur la côte et , au petit déjeuner , savourons un délicieux fromage blanc avec des olives noires et du miel .
Nous repartons sur la côte de la mer noire jusqu’à Trabzon , puis nous nous enfonçons à l’ intérieur de la Turquie en direction de la ville d’Erzurum , mais un tremblement de terre vient de détruire un certain nombre de ponts .
On nous fait passer par des gués que nous n’aurions pu franchir sans la nouvelle garde au sol de notre R16 !!
Nous roulons sans relâche , les yeux fixés sur les nids de poule qui pourraient être fatals pour la suspension .
Nous ne mettons jamais notre grillage pour protéger le pare-brise , lorsque nous voyons des enfants qui se baissent pour ramasser des

pierres nous nous arrêtons pour les interpeller , et tout penauds ils reposent les pierres , nous apprendrons que les voitures du rallye Citroën ont traversé les villages à grande vitesse sous des volées de pierres .


Notre route descend vers le sud , pour éviter le Mont Ararat qui est à la frontière avec l’ Arménie Soviétique et que nous apercevons à notre gauche , ses 5500m sont impressionnant , avec ses neiges éternelles.

Nous passons la frontière sans trop de difficulté et nous voilà en Iran où nous roulons jusqu’à Tabriz .Nous somme s surpris de pouvoir camper dans un jardin public à Tabriz .

Nous visitons la mosquée bleue très délabrée en raison des nombreux séismes qui affectent la région
Tabriz est une ville de passage : les voyageurs pour l’Afghanistan passent par cette route …la route de Kaboul .
Nous en rêvons mais ce sera pour une autre année .
Avant de reprendre la route de Téhéran nous allons voir le lac salé d’Urmia dont la salinité est telle qu’il est impossible de s’y enfoncer , nous nous mettons en maillot de bain et nous asseyons dans l’eau qui nous porte parfaitement ,
Après quelques expérience de nage infructueuse , nous sortons et nous nous retrouvons couverts d’ une couche de sel . Heureusement des militaires qui ont assisté à nos ébats nous appellent pour nous faire bénéficier d’ une douche d’eau douce provenant d’ un bidon placé en haut de la colline .
La route vers Téhéran ne pose pas de problème , mais en approchant de la capitale nous sommes surpris de passer sous des arcs de triomphe fleuris et des banderoles écrites en français :
« Bienvenue ô Français , soldats de la civilisation » .

Sans le savoir , notre arrivée coïncide avec l’ arrivée du rallye Citroën , et bientôt nous avançons entre deux haies de spectateurs vers un parc aménagé pour le Rallye , nous nous installons parmi les concurrents qui ont mis 10 jours pour venir de France , nous annonçons modestement que notre voyage a duré 6 jours .

Les concurents sont surpris que notre traversée de la Turquie se soit bien passée.

L’équipe citroën est impressionnante , camions ateliers avec des mécaniciens qui sont capable de refaire un moteur de 2CV en une heure .

Nous apprenons que certains concurrents se sont très mal conduits dans la traversée de la Turquie, l’ un deux ayant enlevé un enfant relâché 100km plus loin , afin d’ échapper à la police les organisateurs ont été contraints de changer les plaques d’ immatriculation. On raconte que l’un des concurrent a réussi à faire monter un Anon dans sa fourgonnette 2cv. Nous commençons à comprendre l’ hostilité des habitants des régions traversées .
Nous participons à la fête organisée par les autorités Iraniennes en l’honneur des rallyemen .
Nous admirons l’ escouade des DS19 d’accompagnement Citroën.

Au petit matin le rallye repart et nous sommes seuls devant le kiosque orné des photos du Shah , de l’ Impératrice Téhéran et du petit prince Ali Reza Pahlavi La capitale Téhéran est une ville moderne que nous visitons assez rapidement .
C’est le Bazar qui retient plus notre attention … c’ est véritablement les mille et une nuit , de l’or partout et des bijoux que des Soviètiques achètent au poids , surprenant ce trafic avec la grande voisine qu’ est l’ URSS .
Mais ce sont les tapis somptueux que nous admirons le plus , nous trouvons bizarre de marcher sur les plus chers , sans doute pour leur donner encore plus de valeur en les « rodant » .
Nous avons vu de nombreux bazars , à Constantinople , à Tunis , Au Caire , mais aucun ne surpasse celui de Téhéran .
Nous visitons le mausolée Shah Cheragh ( d’Amir Ahmad du 13ème siècle ) , haut lieu de pèlerinage pour les Chiites . .Son dôme fut reconstruit après un tremblement de terre pour acquérir sa forme bulbeuse . Mais la loi islamique est stricte et Nelly est obligée de louer un foulard et une robe noire pour pouvoir y pénétrer .A l’ intérieur les murs sont recouverts de milliers de miroirs , le sarcophage est ceinturé de grilles d’ argent
Nous pénétrons ensuite dans une médersa ou les étudiants ( uniquement des garçons) font les cent pas dans la cour en récitant leurs leçons , comme ils parlent anglais , Nelly peut converser avec eux .

Nous visitons le palais du Golestan ou Palais des roses ou a été couronné le Shah en 1967

Nous avons un problème d’ argent , le Shah d’ Iran doit avoir un litige avec les américains car les banques refusent les dollars et nous n’avons que peu de francs à changer.
Nous quittons rapidement Téhéran et prenons la route du sud en bordure du désert Dacht e Kavir , ce désert nous rappelle le sud Algérien , et la température atteint les 40 degrés .
Nous croisons une caravane de nomades avec de lourds chariot traînés par des bœufs et des chameaux , vision biblique que ces chariots aux roues pleines , avec des essieux de bois , tout droit sortis de l’ antiquité .
La route est longue pour atteindre Ispahan et la nuit tombe , il est bien recommandé dans ces pays , de ne pas rouler la nuit , les véhicules ne sont pas ou mal éclairés et toutes sorte d’ obstacles peuvent se présenter .
Sur les routes , dans les côtes , nous trouvons souvent des pierres qui calent les roues des camions qui ont du mal à repartir .
Soudain , dans la lumière des phares j’ aperçois deux énormes blocs de pierre sur la chaussée , un coup brutal de volant me permet d’ éviter d’ écraser le carter du moteur sur l’ un deux , mais ce sont les roues droites avant et arrière qui heurtent les blocs : résultat , deux pneus éclatés et deux jantes sérieusement déformées , les deux roues de secours se révèlent précieuses et au bout d’ une heure nous pouvons repartir .

Nous trouvons un vrai terrain de camping à l’ entrée de la ville , et le lendemain nous partons visiter la ville .
Nous nous arrêtons auprès du Sio-sé-Pol ou 33ponts , long de 300m qui possède 33arches , deux étages , et un système de vannes permet

de constituer une réserve d’ eau , il possède trois petits pavillons , à chaque extrémité et au centre .

La ville d’ Ispahan est incroyable , et tout autour de la grande place Shah ( Royale ) on trouve des monuments fabuleux :

la Mosquée r(oyale Masdjed-é-Châh avec une majestueuse coupole bleue , la petite mosquée du Cheik Lotfollah et le gracieux pavillon de l’Ali Qâpou .
Le nom du palais se réfère à un ancien passage voûté , ce passage est inclus dans un bâtiment à deux étages surmonté par un portique ouvert au toit supporté par 18 colonnes de bois , à l’arrière , un bâtiment de sept étages comporte une salle de musique décorée de niches acoustiques

Enfin, le portail monumental du bâzâr Qaisâriyeh complète cet ensemble architectural.

Nous avons du mal à nous arracher à tant de splendeurs mais nous devons poursuivre notre route vers le sud .
Il nous reste 485 km pour atteindre Shiraz .
Une fois de plus nous sommes trahis par notre faible moyenne et , la nuit tombée nous croyons rêver en apercevant une vaste tente ,

brillamment éclairée qui nous semble être l’ entrée d’ un terrain de camping , mais deux sentinelles nous barrent la route et nous réalisons qu’il s’agit du Camp de Cyrus le Grand , prèt à recevoir au mois d’ Octobre ( le 12 Octobre ) , les grands de ce monde , nous faisons demi-tour et reprenons notre chemin .

A Shiraz , nous trouvons un terrain de camping très agréable , et le lendemain nous retournons à Persépolis où sagement nous entrons comme de simples touristes .
Persépolis « la cité perse », était une capitale de l’empire perse Achéménide. Le site se trouve à environ 70 km au Nord-Est de la ville de Shiraz, province de Fars, Iran.
Sa construction commence en -521 sur ordre de Darius Ier. Elle fait partie d’un vaste programme de construction monumentale visant à souligner l’unité et la diversité de l’empire perse Achéménide.
Elle fait appel à des ouvriers et artisans venus de toutes les satrapies de l’empire.
La construction de Persépolis se poursuit pendant plus de deux siècles, jusqu’à la conquête de l’empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre , après avoir pris la cité en -331, Alexandre y laisse une partie de son armée et poursuit sa route, ne revenant à Persépolis que quelque temps après. À l’issue d’une journée de beuverie en l’honneur de la victoire, Persépolis est incendiée sur ordre du conquérant en mai -330. Les raisons ayant motivé cette destruction sont controversées. Plutarque et Diodore relatent qu’un Alexandre ivre de vin aurait jeté la première torche sur le palais de Xerxès à l’instigation de Thaïs, maîtresse de Ptolémée, qui jette la seconde. Thaïs aurait exhorté Alexandre et ses compagnons d’armes à venger ainsi le sac passé d’Athènes par Xerxès Ier. Cette hypothèse pourrait se trouver accréditée par l’intensité des destructions du Tripylon et du Hadish, qui montre que ces bâtiments construits par Xerxès ont plus souffert de l’incendie que d’autres]

Nous sommes très impressionnés par les Palais de Darius le Grand et de Xerxès ,construits sur une terrasse à laquelle on accède par un escalier monumental qui arrive à la porte de Xerces

L’ incendie du palais après le passage d’Alexandre le Grand ne laisse subsister que les encadrements en pierre des portes , et les sculptures dans la pierre .
Les colonnes en bois , les cloisons en briques crues , les charpentes en bois , les toits recouvert de terre ont brûlé ou se sont écroulés .

Au sol , nous admirons un chapiteau orné de dragons crochus et griffus

Nous filmons en continu les bas-reliefs de l’ escalier qui mène à l’ Apadama de Darius dont il reste quelques colonnes et un chapiteau décoré de taureaux .
L’Apadama s’élève sur une plate-forme taillée dans le rocher .

On attribue généralement au combat du lion et du taureau , une valeur symbolique : celle du nouvel an Perse à l’ équinoxe de printemps , ou la constellation du taureau passe sous celle du Lion .

Nous sommes à 2700km de la France par la route , tout près du golfe Persique , nous rêvons de revenir par la Syrie et prendre un bateau pour le retour à Beyrouth , hélas les relations diplomatiques entre l’ Iran et la Syrie ne sont pas au beau fixe et nous apprenons que la frontière est fermée …. Il faut revenir par le même chemin .

La remontée vers Isfahan par la route du désert est fastidieuse , la R16 alimentée par une essence à faible indice d’ octane , est très poussive , mais elle roule quand même .
Après un nouvel arrêt à Ispahan , nous prenons la route de Téhéran , au passage la tentation est grande de s’ arrêter à Qom , la ville religieuse Islamique Chiite avec le dôme doré du sanctuaire de Fatima que l’ on regarde de loin car l’ interdiction aux non musulman de pénétrer dans les édifices religieux est strictement appliquée .
Nous nous contentons de filmer l’ entrée de la mosquée .

Mais l’atmosphère de la ville étant assez pesante , nous repartons vers Téhéran.

Désirant varier le retour , nous désirons passer par la mer Caspienne , pour cela il faut franchir une haute montagne l’ Alborz qui culmine à 5250m , la route monte à 2800 m et la R16 , avec son moteur alimenté en essence pauvre , et manquant d’ air , perd de plus en plus de sa puissance , heureusement , au lieu de continuer à monter , un tunnel de 1200 m , taillé dans le roc , pas habillé et pas éclairé nous permet d’ arrêter l’ ascension et de franchir les dernières pentes .
Alors , c’ est un spectacle unique sur la mer caspienne , il faut descendre jusqu’au niveau de la mer à -30m soit 2830m d’ une route en lacets .
Arrivés au bord de la mer nous roulons
vers l’ouest , passant devant de nombreux établissements qui préparent le Caviar , nous ne nous laissons pas tenter car avec la chaleur ambiante , le Caviar serait rapidement gâté .
La route du retour à partir de Rasht est beaucoup moins accidentée et nous rejoignons la route de Téhéran à Tabriz .
En Iran nous n’avons pas bu d’ alcool , mais ma boisson préférée s’est révélée la boisson au yahourt avec de la glace , hélas à la fin du séjour la boisson au lait caillé se révèle infectée , et me déclenche une sévère infection intestinale .
En arrivant à la frontière Turque , je ne peux pas me tenir debout , Nelly va au poste de douane avec les deux passeports , mais le douanier , méfiant tient à venir me voir dans la voiture .
Le douanier s’ approche , je sors de la voiture en serrant les dents avec un sourire crispé , je le salue , il paraît satisfait , il s’ éloigne et je m’effondre dans la voiture .
Nelly prend le volant et roule vers Erzurum , petit à petit je vais mieux ravigoté par un Coca Cola , je commence à trouver que Nelly n’évite pas assez les nids de poule .
A Erzurum , Nelly négocie une chambre dans un hôtel du Centre Ville , je me précipite dans la chambre et m’ écroule sur le lit .
Le lendemain , je suis guérit , nous reprenons la route pour Istanbul . Après une étape à Ankara nous arrivons à Istanbul en étant soulagé d’ obtenir une place sur notre bateau turc préféré le Karadeniz à destination de Marseilles .
Le Karadeniz et l’Akdeniz qui faisaient escale à Naples , se livraient au trafic de drogue entre le Liban et l’ Europe , quelques années plus tard il furent arraisonnés et interdits de naviguer en Europe .

Ainsi se termine ce voyage , et rien ne nous laissait supposer la chute du Shah et la Révolution Islamique de 1979 !