128- Tourisme en Casamance 1984

Le Tourisme Rural Intégré en Casamance

Aux origines du tourisme équitable

En Casamance dans les années 1970, Adama Goudiaby fonctionnaire sénégalais et Christian Saglio sociologue français,  marquèrent avec le Tourisme Rural Intégré, une autre manière de penser et faire cette pratique populaire née au lendemain de la seconde guerre mondiale : le Tourisme.
Dans les années 70, en Casamance, les touristes restaient cantonnés dans leurs luxueux hôtels bordant la plage sans aucun contact avec l’intérieur des terres. Les rares excursions étaient toujours concentrées sur quelques villages diolas « pittoresques » qui entrainaient une lassitude croissante de la population ainsi qu’un phénomène d’acculturation latent avec une dégradation des structures sociales du village perçue comme archaïque. Les aspects culturels du riche patrimoine casamançais se limitaient à quelques danses folkloriques au bord de la piscine des hôtels touristiques grand standing du Cap Skirring. C’est ce triste tableau qui à incité Adama Goudiaby et Christian Saglio à penser une nouvelle forme de tourisme où la population rurale pourrait jouir de la présence de ses hôtes : ainsi naquirent les campements villageois intégrés du Sénégal.

Campement villageois de Casamance
Il s’agissait alors de créer des auberges rurales construites, animées et gérées par la population villageoise
Avec une architecture authentique respectant le bâti local et des matériaux de construction naturels (argile, bois, paille), au confort simple mais fonctionnel. Tous les postes de fonctionnements étaient pourvus localement et un conseil villageois en assurait la gestion. Les voyageurs se trouvaient dans le village originel : à la rencontre de sa population, facilitant dialogue, échanges et connaissances. Idée totalement novatrice à l’époque et précurseur du tourisme équitable et solidaire…
Mais qu’est-ce que Arts et Vie : cet organisme met son savoir-faire au service de ses adhérents et impose l’esprit de ses voyages ouverts au savoir et au bonheur de la découverte pour devenir l’un des incontournables organisateurs de voyages culturels.   Les voyages Arts et Vie sont animés et conduits par des accompagnateurs passionnés, formés par l’association et soucieux de faire partager leur enthousiasme aux adhérents-voyageurs. Une ambiance conviviale riche en rencontres, en arts, en chefs-d’œuvre de l’humanité et des civilisations du monde, agrémente nos voyages.
Après ce préalable nous pouvons aborder le récit de notre voyage .
Le choix de la Compagnie aérienne Alitalia présentait le défaut majeur de passer par Rome , pas très logique pour rejoindre un pays à l’ouest de l’Afrique .
Après une étape à Casablanca nous empruntons  avec notre A300  , la « route » de l’ « Aéropostale » le long des côtes du Maroc et de la Mauritanie pour atterrir sur l’Aéroport de Dakar dans la presquîle du Cap Vert .


Nous gagnons notre Hôtel « Méridien » , mais dans le parc de l’hotel nous découvrons nos « bungalows » qui heureusement sont équipés de climatiseurs Russes très bruyants .

La visite de Dakar est décevante car la ville semble en complète décadence , les anciens quartiers « coloniaux » semblant sombrer dans la décrépitude .
Le soir nous sautons sur l’occasion de voir un film de Sambene Ousmane : Ceddo : Au XVIIe siècle, l’islam et le christianisme pénètrent en Afrique, le commerce des esclaves fait des ravages. Tous les moyens sont bons pour remplir les églises et les mosquées. Les Ceddo tentent de préserver la culture traditionnelle africaine contre les assauts de l’Islam. Quand le roi Demba part faire la guerre avec les musulmans, un Ceddo kidnappe sa fille, la princesse Dior Yacine, pour protester contre la conversion forcée à l’islam. En essayant de la délivrer, les héritiers du trône sont tués, le roi est assassiné, mais finalement les ravisseurs sont vaincus et tous les villageois convertis de force. Ce film montre comment sont imposées les religions monothéistes aux Africains et en particulier la religion musulmane, par la violence .

Le lendemain nous restons dans l’évocation du passé avec la « traite des noirs » à partir de l’Ile de Gorée . À Gorée, l’ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d’Anne Pépin), connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée fut très minoritaire : entre 900 et 1 500 personnes d’après l’historien américain Philip Curtin.

Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuve Sénégal . Nous sommes assez émus par les commentaires du guide dans un français chantant et un vocabulaire fleuri et imagé .

Même si la traite des noirs a enrichi les propriétaires des bateaux de Nantes et Bordeaux nous sommes relativement à l’aise grâce à l’abolition de l’esclavage (même si Napoléon l’avait en partie rétabli pour satisfaire Joséphine de Beauharnais  !!! adopté le 27 avril 1848 sous la Deuxième République .

Le Vendredi 8 Juillet nous partons vers le sud , en passons nous nous arrêtons sur le marché aux poissons sur la plage de M’Bour .

Nous sommes impressionnés par les tonnes de poissons qui sont déversés sur la plage , certes il y a bien une petite usine de congélation proches de la plage mais la majorité de la pêche sèche au soleil , une course de vitesse entre la dessiccation et la décomposition !!!
Cette exposition au soleil nous permet d’observer les espèces de poissons depuis les petits requins jusqu’aux mérous .
Cette manne de poisson permet de satisfaire les besoins en protéine d’une population privée de bétail par la sécheresse qui décime les troupeaux .

Nous sommes étonnés par le nombre de requins abandonnés sur la plage .

Dans notre marche vers le sud nous subissons une pluie tropicale qui transforme la piste en un véritable cloaque . Tout le monde descend du car embourbé et les hommes poussent le car , aspergés de boue par les roues arrières qui tournent dans le vide en projetant des jets de boue …nous sommes enduits de boue ….nous croisons une 403 Pigeot transportant une dizaine de passagers qui descendent en voltige de la 403 qui franchit la zône boueuse sans problèmes puis remontent après la mare , nous sommes sidérés et chantons les louanges de Peugeot !! Le car enfin sorti de la boue , nous essayons de racler la boue sur nos vêtements avant de remonter dans le car.

Nous continuons vers le sud et traversons l’état de Gambie qui appartient au Commonwealth . À partir du XVIIIe siècle, les Britanniques occupent ce petit territoire enclavé dans le Sénégal, et les Français n’arriveront pas à les en déloger. Les frontières actuelles ont été tracées en 1889  .Après 1889 et un accord avec la France, le pays devient en 1894 un protectorat britannique.
La Gambie acquiert son indépendance en 1965
Nous sommes stupéfait d’arriver dans un pays propre , « civilisé » avec des enfants en uniforme qui vont à l’école , et comble de honte quand notre car boueux entre dans le parc d’un magnifique hôtel où des « pensionnaires » très « Britishs » se promènent en costume blanc et casque colonial , ou se bronzent au bord de la piscine . La direction de l’hôtel voyant arriver des touristes boueux , sales et hirsutes , nous parque à l’écart en installant une table sur tréteaux à l’extérieur ….heureusement ayant trouvé un tuyau d’arrosage je réussi ainsi que quelques compagnons d’infortune à me débarrasser de la boue causer de scandale et à me plonger dans la piscine sans causer de scandale !


Après ce passage dans ce territoire si « british » nous arrivons à Zinguinchor , ancien comptoir colonial du 19ème siècle où surprise , nous visitons le marché de St-Maur-des Fossés dont le nom rappelle le jumelage avec la ville française ! il se compose de plusieurs quartiers : quincaillerie , piments , nourriture …
Nous reprenons la route pour Enampore et Oussouyé . Nous commençons à douter de l’organisation de notre périple car manifestement notre arrivée surprend les responsables des gites …tout se passe dans la bonne humeur mais la nourriture devient rare et peu appétissante .

Il est très difficile de trouver une moustiquaire sans trous ! Le comble est que par manque d’information (pas de téléphone , pas de radio ) deux cars de touristes peuvent se disputer le même camp) difficile de dormir à deux sur un lit de soldat étroit avec une moustiquaire avec des trous de cigarettes .
Un soir , mourrant de faim , et étant à proximité d’un village chrétien ( village chrétien où il y a des cochons ) nous négocions l’achat d’un cochon : l’affaire est conclue et « le propriétaire nous indique notre acquisition batiffolant dans le village . Alors commence une course folle par 35 degrés , folle et inutile car le goret courait trop vite !! Heureusement un villageois , heureux possesseur d’un fusil mis fin à la battue .
Un  des voyageur ayant révèlé des talents de boucher , nous fîmes un énorme feu pour griller des moreaux de cochon : un repas « pantagruélique » arrosé du fameux vin rosé de 12 degré que l’on trouvait dans les villages chrétiens .
(hélas cette viande de porc dont nous nous régalions contenait un redoutable parasite : Le tænia sous forme de larve qui se retrouve le plus souvent dans de la viande mal cuite : petit rappel : Il est ingéré par le futur hôte et se fixe dans l’intestin. Là, il se nourrit d’une partie de la nourriture ingérée par l’hôte et grossit. À partir d’environ trois mois de développement dans l’intestin, il est capable de procréer. Il se libère de quelques-uns de ses anneaux, pleins d’œufs, qui glissent doucement vers l’anus pour être enfin libérés parmi les selles. Il semblerait que les « convives » de ce festin de cochon aient noyé dans le vin rosé ces maléfiques larves car seule , Nelly qui ne buvait pas de vin rosé fut infectée …. Mais elle ne le découvrit que quelques mois plus tard !!!!!
Contrairement au nord au climat sec , plus nous descendons vers le sud plus la végétation devient verte et exubérante , mais ce que nous admirons le plus ce sont les fromagers qui semble veiller sur les villages qu’ils embellissent .
L’arbre jeune a le tronc couvert d’épines assez grosses, mais l’arbre âgé possède lui un tronc lisse avec souvent des racines palettes de plusieurs mètres de haut !!! , ce qui le rend proprement spectaculaire.
Ses fleurs sont d’un blanc jaunâtre intense avec de nombreuses étamines en touffes et les pollinisateurs sont … les chauve-souris ! eh oui …
La fibre velue des pétales de fleurs de kapok est utilisée comme matériaux d’isolation, de rembourrage et sert à la fabrication de gilets de sauvetage ; autrefois elle servait principalement à la fabrication des matelas.
Dans tous les villages que nous visitons maintenant , nous découvrons une place à palabres à l’ombre d’un fromager .

Nous arrivons à Élinkine qui est un important village de pêcheurs au bout de la route d’Oussouye, le long d’un bolong. Habité à la fois par les Diolas, catholiques et agriculteurs, et les Niominkas, musulmans et pêcheurs, venus du Siné Saloum. Marché permanent. Grand séchoir à poissons. (Le bolong est un chenal d’eau salée, caractéristique des zones côtières proches d’estuaires
Nous occupons un campement au bord du marigot .


Le lendemain nous embarquons sur une grande pirogue pour l’île de Karabane . Karabane, également appelé Carabane, est à la fois une île et un village situés à l’extrême sud-ouest du Sénégal, dans l’embouchure du fleuve Casamance. Site paradisiaque, doté d’un climat agréable et d’une luxuriante végétation, c’est aussi du point de vue historique le premier comptoir colonial français en Casamance. Dans un environnement maritime et fluvial propice à l’exploitation halieutique, l’île vit pourtant au rythme du calendrier rizicole, car les Diolas, majoritaires à Karabane, sont avant tout des terriens : on a pu parler de véritable « civilisation du riz » en Basse-Casamance. En complément – tant alimentaire qu’économique –, ils pratiquent aussi la pêche artisanale et la collecte de crustacés, mais les pêcheurs professionnels
viennent surtout d’autres régions.
Nous découvrons un bucheron qui à la hache prétend abattre le tronc d’un  arbre de 4 mètres de diamètre !! Je joins la photo pour crédibiliser mon propos .
Mais la partie la plus intéressante du tronc est réduite en copeaux !!!
(réflexion idiote d’un toubab !!) mais je pense qu’il y a plus d’un mois de travail .

Nous prenons beaucoup de plaisir à cette réunion …qui semble authentique !! en réalité c’est un mariage avec une mariée habillée en jaune , les demoiselles d’honneur sont en blanc, le maître de cérémonie avec sifflet et tamtam règle les danses rituelles

nous sommes généreux pour la collecte qui suit .


De plus le paysage est sublime :


Nous faisons connaissance de la végétation tropicale exubérante et de ses fruits : kiwis , noix de cajou , capoc .
A la tombée de la nuit , nous partons en pirogue vers L’Île aux oiseaux.
La nuit tropicale tombe rapidement et venus de tous les horizons les oiseaux convergent vers les arbres de l’île que nous longeons .
Les plus spectaculaires sont les Pélicans car leur vol paraît un miracle compte tenu de leur « énorme » corps

Notre guide nous énumère les différents oiseaux , mais se casse la voix pour les faire s’envoler . Mais la nuit tropicale se fait sombre et nous partons .
Le car qui nous transporte a beaucoup de mal à circuler et à franchir les marigots sur des ponts faits de quelques tronc d’arbres .
Dans un village on nous présente « la reine » . La reine du village est un vestige du matriarcat qui existait avant l’arrivée des religions chrétiennes et surtout musulmane .
Cela confirme la place importante
Des femmes dans la société sénégalaise .

Une curiosité du Sénégal c’est le « vin de palme » : pendant la saison sèche on récolte la sève des palmiers « kabekel »

Le vin de palme est obtenue après fermentation de la sève du palmier à huile.

La sève est recueillie dans des bouteilles placées sous des entailles faites au couteau.

Deux fois par jour, les bouteilles pleines sont remplacées par le récolteur qui grimpe en haut du palmier à l’aide d’une corde passée autour du tronc et de sa taille.

La sève fraîchement récoltée est désaltérante. Une fois fermentée elle s’alcoolise et devient le célèbre vin de palme appelé “bunuk”.

Le bunuk, 300.000 litres sont produits chaque année, est la boisson traditionnelle des Diolas qu’ils boivent en groupe.

Servi dans un canari en terre cuite ou un récipient en bois le vin est dégusté à tour de rôle, après l’aîné qui a la priorité.

Nous faisons étape dans le campement intégré d’Enampore qui se situe au cœur du royaume de Mof Awi, dont l’environnement a été particulièrement bien préservé. C’est le chef lieu de la communauté rurale, dans le département de Ziguinchor.Nous sommes logés dans de vraies cases , nous sommes particulièrement intéressé par la case à impluvium dont la toiture sert (comme son nom l’indique ), à recueillir l’eau de pluie .

Ci-contre photo de l’entonnoir à l’intérieur de la case .

A l’extérieur nous entendons le bruit caractéristique du vent dans les palmiers Ronier
Le palmier de Palmyre (Borassus flabellifer L.), aussi appelé rondier ou palmier rônier (parfois palmier à sucre mais d’autres espèces portent aussi ce nom, principalement Arenga pinnata), un arbre tropical de la famille des Arécacées souvent cultivé à diverses fins et notamment pour la production de sucre.

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Le palmier à sucre est un palmier de grande taille, pouvant atteindre 35 mètres de haut avec un stipe de 60 cm de diamètre. Ce dernier est couronné par un bouquet 25 à 40 feuilles costapalmées. Le pétiole de 60 cm à 1,2 mètre est armé d’épines irrégulières la floraison s’étale de novembre à fin juin.
Il commence à fleurir vers l’âge de 20 ans , Il peut vivre plus d’une centaine d’années.

Les fruits sont des drupes fibreuses, de 10-20 cm de diamètre environ, ovoïdes, de couleur vert marron, groupées en grappes serrées. Ils comportent 3 noyaux (pyrènes) de 6-7 mm, noirs.

Pour la fin de notre séjour nous rejoignons la civilisation , en l’occurrence le village hôtel de Cap Skirring .

La remontée vers le nord est agrémentée par un arrêt à M’Bour , village de pêcheur où nous assistons à l’arrivée des pêcheurs . L’activité est incroyable : les pirogues sont remplies de poisson qui est débarqué dans des paniers sur la tête des hommes ou sur des charrettes à cheval qui entrent dans la mer !

La rencontre des courants froids et chauds de l’Atlantique au large des cotes sénégalaises explique que ces eaux soient parmi les plus poissonneuses du continent africain et permettent des pêches miraculeuses, artisanales comme industrielles. Enfin pour l’instant, vu que les ressources sont en voie de diminution, mais jusqu’à présent c’est foison de carpes rouges, capitaines, requins, daurades, barracudas, espadons et autres.
Il faut dire qu’avec les Japonais, les Sénégalais sont parmi les plus gros consommateur de poisson au monde et celui-ci fait partie intégrante de la cuisine Sénégalaise, une des plus savoureuses d’Afrique : riz au poisson (thieboudienne), poisson Yassa, poisson au citron, poisson farci (dem), poisson en beignet, mais aussi crevettes au riz et tomate (thiou), etc. …
Je photographie les requins , je suppose que ce sont les ailerons qui ont de la valeur pour l’exportation vers le japon .


Nous faisons une excursion à Joal- Fadiouth : Joal est un petit port découvert par les portugais célèbre pour ses huitres et la maison natale du Président Senghor .
Dans ce milieu propice, les femmes vont à marée basse chercher des huitres sur les racines de palétuvier, des moules sauvages et des bulots parfois énormes.


Nous sommes impressionnés par la colline de coquille d’huitres .
Passages obligé pour des touristes français à Joal : le Président Léopold Sedar Senghor est né à Joal .
Nous visitons sa maison natale avec un gardien complètement illuminé : «  Bonjour messieurs les journalistes de Paris ……. c’est ici que Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal, a vu le jour en 1906. Mais la particularité de cette demeure, c’est d’avoir été la muse du président poète : le lion, la couleur verte des vérandas, l’étoile au plafond, le baobab. Ici tout rappelle Senghor, sa poésie et ses œuvres d’homme d’Etat.

Au delà des pitreries du gardien nous sommes émus par cette visite de la maison de cet homme d’état à la fois attaché à son pays natal et à la culture Française .
Léopold Sédar Senghor, né le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal, et mort le 20 décembre 2001 à Verson, en France, est un poète, écrivain, homme politique sénégalais et premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l’Académie française. Il a également été ministre en France avant l’indépendance de son pays. Je suis heureux de terminer la relation de ce voyage par le rappel de ce démocrate ami de la France qui à la mi-octobre 1935 débutait comme professeur de Français Latin Grec au Lycée Descartes de Tours !