111- Les Dragons de l’île de Komodo
Le Monde Perdu : Ile de Komodo
Parmi mes nombreuses lectures de jeunesse : le Monde Perdu d’Arthur Conan Doyle m’avait beaucoup impressionné :
« Challenger aurait découvert des dinosaures encore vivants lors d’une expédition en Amérique du Sud. Et il compte bien monter une expédition pour retourner sur les lieux et prouver à la communauté scientifique la véracité de son récit.
Malone accepte de rejoindre l’expédition de Challenger, qui compte également le professeur Summerlee et Lord John Roxton, chasseur réputé
Les quatre hommes atteignent finalement un gigantesque plateau rocheux avec l’aide de leurs guides indigènes. Ils entreprennent d’y pénétrer grâce à un arbre abattu en travers d’un profond ravin. Décidant d’explorer ce « monde perdu » isolé du monde extérieur par des falaises abruptes, Challenger, Malone, Summerlee et Roxton sont bientôt confrontés à la faune sauvage du plateau composée de créatures préhistoriques . »
L’imagination des écrivains est peut être « dépassée » par la réalité : ce n’est pas un plateau inaccessible d’amazonie qui a isolé la faune du tertiaire mais une île du Pacifique .
« Le dragon de Komodo est un gigantesque varan qui peut atteindre 2.50 m de long et 165 kg, survivant des mosasaures, les premiers grands reptiles carnivores de l’ère secondaire ».
Sa peau incrustée de plaques osseuses le met à l’abri des chasseurs et des tanneurs .
Il a une espérance de vie d’en moyenne 20 ans. Il est l’un des plus grands carnivores actuels. Il se nourrit de cochons, sangliers, cerfs, chiens et buffles. Il repère ses proies grâce à son odorat par sa langue. Habitué à se déplacer seul ou en petits groupes, ce reptile préfère les habitats couverts par la forêt tropicale. La femelle pond entre 15 et 35 œufs ».
Mais comment expliquer la présence de ce Varan sur l’ile de Komodo.
En effet, la profonde fosse océanique qui sépare Bali de Lombok n’a jamais été asséchée lors des périodes glaciaires.
Les animaux du continent asiatique n’ont donc pas pu franchir cette barrière naturelle. C’est ce qui explique la différence entre la faune des grandes îles de la Sonde (Bornéo, Sumatra et Java) et celle des petites îles de la Sonde.
Le parc national de Komodo semble donc être un « monde perdu » coupé des continents et même des îles relativement proches .
Ce petit groupe d’îles a une superficie de 219 000 ha. Le relief montagneux et l’absence d’eau ont rendu ces îles inhospitalières pour l’homme.
Seules les îles de Rinca et Komodo ont été colonisées et abritent quelques villages. Ces îles sont recouvertes de forêts. Ce sont parmi les îles les plus sèches d’Indonésiesie.
Le dragon de Komodo : Ce varan qui est le plus gros lézard du monde n’a été découvert qu’en 1912. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 3 m de long pour un poids de plus de 150 kg.
Il reste aujourd’hui moins de 6 000 varans dont la population la plus importante se situe sur Komodo. L’île de Rinca possède une population plus restreinte. La plupart des mammifères qui existent actuellement ont été introduits par l’homme. On peut citer notamment le cerf, le cochon sauvage, le chien sauvage, le macaque crabier, le sanglier ou le buffle.
On pense qu’avant l’arrivée des hommes, le dragon de Komodo se nourrissait du papagomys, un rat géant.
Le buffle « banteng » qui pèse plus de 500 kg fait partie des proies du dragon de Komodo.
Malgré les barrières qui ont été installées pour mettre les touristes à l’abri des varans , le frisson d’être confronté à un animal venu du passé lointain de la terre , est une expérience inouie .
C’ est un grand lézard, pouvant atteindre 2, voire 3 mètres de long, et peser de 70 à plus de 140 kg. Malgré son apparence ce n’est pas un crocodile , rien à voir . Sa tête est carrée, massive, et il est doté d’une longue queue, qui mesure près de la moitié de la longueur du corps. Il possède également une langue bifide, comme celle des serpents : elle a le même rôle, et lui sert à sentir les odeurs. Ses griffes mesures 5 cm. origine remonte à 140 millions d’années, a colonisé initialement quatre petites îles: Komodo, Rinca, Padar et Florès.
L’île de Padar n’abrite plus aucun varan. Au milieu des années 1970, l’espèce s’est éteinte, à cause de l’absence de proies, exterminées par les braconniers. Les varans ont miraculeusement survécu aux pires cataclysmes. Ils doivent sans doute leur salut à une morphologie toute particulière:
* Epaisse cuirasse d’écailles ossifiées
* Longues griffes acérées
* Queue puissante
* Dentition redoutable digne d’un Tyrannosaure
Armées de soixante dents crénelées, les mâchoires des varans peuvent s’ouvrir démesurément grâce à une grande flexibilité des os crâniens. Les dents recourbées ne laissent aucune chance à la proie.
Un mâle peut mesurer jusqu’à 3,10 m et peser 170 kg maximum.
Leur long cou est recouvert d’écailles coniques. Les dragons emmagasinent dans leur gueule de nombreuses bactéries, en provenance des charognes dont ils se nourrissent souvent.
Leur morsure n’est donc jamais bénigne. La mort survient au bout de quelques jours, des suites d’une gangrène. On croyait d’ailleurs à tort autrefois que le varan était venimeux .
En dépit de leur taille, ils sont agiles. Ils grimpent aisément aux arbres et sont de bons nageurs. Certains sont capables de nager en mer.
Leur gîte, situé près de l’eau, consiste en un énorme trou creusé dans le sol, dans l’enchevêtrement des racines d’un grand arbre le plus souvent.
Habitué à se déplacer seul ou en petits groupes, ce reptile préfère les habitats couverts par la forêt tropicale.
Ce voyage dans le temps ( vingt cinq millions d’années !!!!) est une expérience unique …et terrifiante !

