101- Voyage en Inde du sud Février 1999
Voyage en Inde du Sud en Février 1999
Au diable l’avarice , après avoir consulté les « tarifs » , nous pensons pouvoir nous offrir un voyage « individuel » en Inde du Sud .
Au programme : Paris – Madras en avion , Madras Cochin en voiture …avec chauffeur … Madras – Mysore en avion …puis Mysore – Goa en voiture ..avec chauffeur .
Pour pimenter ce long voyage en voiture nous exigeons de rouler en Hindoustan Ambassador dérivée de la vielle voiture anglaise Morris Oxford qui figurait au salon de 1953 .

Dans cette voiture nous ne faisons pas du tout « touriste » car à cette époque c’était la voiture la plus répandue en Inde .
Par contre ma confiance dans cette voiture fut ébranlée lorsque je fis l’inspection des quatre roues dont les flancs étaient percés de « crevasses » colmatées par des emplâtres !!
Notre chauffeur , très sympathique se révéla incapable de lire une carte ….et incapable de comprendre les différents dialectes des régions traversées …

En route …après notre arrivée à l’aéroport de Madras nous passons une nuit au « Ambassador Pallava Hotel » .

Les hôtels en Inde c’est un peu « les mille et une nuits » qui commencent .
Le rite du voyage sera que chaque matin notre chauffeur nous attende avec sa voiture sans que nous sachions où il avait passé la nuit !!
Nous ne verrons que peu de choses à Madras .
La cathédrale Saint Thomas ne nous intéresse pas énormément sinon de voir une famille indienne « frotter » un enfant malade sur le tombeau du saint …(Arrivé en Inde en 52 AD, il y serait mort, martyr, aux environs des années 70 )
Nous nous promenons dans le magnifique parc de la « Théosophical Society » avec ses magnifiques Banians dont l’un couvre une surface de 3600 m2

Ensuite , direction Kanchipuran , notre chauffeur pilote avec dextérité l’Ambassador au milieu des animaux et des humains qui encombrent la route , sa seule préoccupation c’est d’éviter les nids de poule et les bas-cotés de la route , il faut jauger la détermination de la voiture en face de céder le passage …dans cette confrontation les camions ont toujours le dernier mot .
Kanchipuran est l’une des sept cités sacrée de l’Inde .
La ville compte plus de cent temples en activité , mais nous ne visiterons que le temple de Kapalishwara qui existerait depuis plus de 2000 ans , plusieurs fois détruit et reconstruit .
Nous faisons connaissance avec les couleurs vives des temples ..couleurs parfois criardes et surprenantes .
Nous reprenons la route vers la côte du golfe du Bengale

La plage est un véritable campement des pêcheurs qui lancent leurs filets en équilibre sur deux troncs d’arbres qui leur servent d’embarcation .
En arrivant à Kanchipuram « la ville d’or » nous apercevons , au loin , le plus haut Gopura (59 mètres) qui domine la ville .
Pour la première fois nous nous mêlons à la foule indienne pour pénétrer dans le magnifique Temple d’Ekambareshvana : le temple du Seigneur nu ) .

Nous sommes impressionnés par le Mandapa au mille piliers .
Et dans une cour , nous découvrons
le manguier sacré , vieux de 3500 ans
Le « manguier de Parvati » qui porte quatre branches, soit autant de véda, qui se trouve à l’intérieur . Ce manguier est considéré comme l’axe du monde .
C’est sous cet arbre que dit-on Shiva apparut à Parvati. Cette légende explique le nom donné à Shiva « Ekambaranath », le Seigneur du Manguier. Si vous faites le tour du manguier, il faut le faire dans le sens des aiguilles d’une montre car l’inverse est considéré comme néfaste. Nous respectons le rite …. Pour continuer notre voyage sous la protection de Shiva !!
Un peu plus loin nous visitons le temple de VARADARAJA SWAMI reconstruit par les rois de Vijayanaga
r qui est particulièrement remarquable pour son magnifique MANDAPA, hall à 96 piliers sculptés. Le hall comporte 100 piliers qui témoignent de la prouesse des sculpteurs . Parmi les meilleurs chefs d’œuvres figurent les moitiés coupées d’une longue chaîne sculptée d’une seule pierre et les figures du dieu de l’amour accompagné de sa compagne montés sur un cygne et un perroquet respectivement. taillés dans un seul bloc de pierre.
Ensuite nous visitons le temple de Kailasanatha , le plus ancien , il y a 1200 ans , et le plus beau , il n’est plus affecté au culte
Que de temples !! avant de quitter Kanchipuram nous visitons le temple de Varadaraja Swami .
On pénètre dans la cour par un gopuran haut de 30 mètres .
Le mandapa à 96 piliers sculptés représente des personnages montant des chevaux ou des animaux mythiques .
Un grand bassin sacré possède en son centre un petit temple en miniature .
Sur un pilier nous découvrons Krishna en galante compagnie
Quelle est l’histoire de Krishna ? : Devaki engendra Krishna sans qu’elle ait été fécondée par son mari. Krishna était le huitième enfant de la famille; Or avant sa naissance, son oncle Kamsa, un roi cruel, avait reçu la prédiction que le huitième enfant de sa sœur le tuerait. C’est pour cela qu’il faisait tuer ses neveux. Il fut échangé à la naissance avec le fils d’un berger afin d’échapper à son oncle. Pour échapper à ce massacre, Krishna fut mis dans un panier flottant et laissé à la dérive sur la rivière Yamunâ.
Les eaux de la Yamunâ se séparèrent pour laisser le passage à Krishna et son père.
Krishna est l’incarnation de Vishnou. Pour les hindous, le rêve et la réalité se confondent parfois. Un rêve peut être pris pour quelque chose de vécu. Krishna rêve qu’une géante, une sorcière nommée Putana, et envoyée par son oncle pour le tuer, a enduit ses seins de poison. En tétant, il la tue en aspirant sa vie, elle s’écroule inanimée, ses yeux deviennent des puits et ses seins des collines.
Nous rejoignons la côte du Golfe du Bengale pour visiter Matmallapuram (comme pour toutes les villes on trouve des orthographes très diverses …plus ou moins phonétiques ) …c’est un petit village le long d’une plage ….sur laquelle sont construits des temples .
Nous passons devant le rocher en équilibre ( les Anglais ont tenté de la déplacer sans succès avec 7 éléphants !!!!)
Ensuite nous longeons une falaise sculptée sur près de 30 mètres …. : « la descente du Gange » c’est le plus grand bas relief au monde qui dépeint le cours du Gange depuis l’Himalaya .
Selon le Ramayana Bhagiratha se livra à une très dure ascèse durant mille ans pour purifier les cendres de ses soixante mille ancêtres . A force de courage il obtint de Brahma la descente sur terre de la Ganga .Cependant le flot du fleuve aurait anéanti toute vie tant sa force était grande . Cependant il finit par obtenir de Shiva la faveur de maintenir le Gange dans son chignon pendant cent ans . Ensuite le fleuve étant calmé Shiva le libéra .
Le rocher est sculpté pour représenter un épisode du Mahabharata :Shiva canalise le Gange pour préserver la terre d’une destruction et sauver les divinités , les sages , les hommes , les animaux et un troupeau d’éléphants .@font-face { font-family: “Times New Roman”; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: “Times New Roman”; }a:link, span.MsoHyperlink { color: blue; text-decoration: underline; }a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed { color: purple; text-decoration: underline; }p { margin-right: 0cm; margin-left: 0cm; font-size: 10pt; font-family: Times; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: “Times New Roman”; }span.romain { }div.Section1 { page: Section1; }
Toujours creusé dans la falaise nous découvrons le Mandapa de Krishna , nous admirons le relief montrant Krishna soulevant le mont Govardhana transformé en parapluie pour échapper au déluge provoqué par la colère d’Indra .
Sur le rivage on découvre un groupe de trois temples
Le roi Pallava Mahendravar 1er au 7ème siècle fit tailler des temples dans les énormes blocs de granit !!
Le ratha de Bhima reproduit un palais boudhique (au centre sur la photo) .
Le ratha de Dharmaraja (à droite au premier plan) .
Le ratha de Nakula , avec une toiture pyramidale (au loin ) .
La visite est agrémentée par la présence de belles indoues aux magnifiques saris .
(Le sari est une large bande de tissu d’environ 1,20 m de large sur 5 à 6 m de long.
Le sari se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu. Il est fait d’une pièce, et il n’est habituellement porté que par les femmes mariées ).
Le Temple du Rivage : consacré à Shiva , il a résisté à 12 siècles d’érosion par les pluies de la mousson et les vagues de l’océan .
Construit en plusieurs phases vers 700 ? il comporte deux tours élancées pyramidales à base carrée .
Sur la plage nous assistons au départ de pêcheurs qui franchissent la barre sur des pirogues construites avec trois troncs d’arbres .
A ce point de notre voyage nous sommes étonnés de la présence des vaches « sacrées » dans l’espace public , que ce soit parmi les piétons , et au milieu des voitures et des camions .
Mais revenons sur cette particularité de la religion indoue :
Dans la religion hindouiste, la vache est le symbole de la richesse, de la force, de l’abondance, de l’altruisme et d’une vie réussie sur Terre.
Une autre raison qui donne son caractère sacré à la vache, en Inde, est basée sur la croyance que les hindous ne peuvent atteindre le paradis qu’après avoir traversé une rivière mythique en tenant la queue d’une vache.
” la vache est la mère de l’univers “, univers qui était à l’origine un océan de lait. On ne mange donc pas sa mère. “On ne jette pas sa mère. On la garde jusqu’au bout. Elle nous a nourris, nous lui devons tout . On considère même que le lait, l’urine et la bouse de la vache sont des éléments purificateurs. Dans pas mal de villages, on peut voir encore les paysans enduire le seuil de leur demeure d’un liquide à base de bouse et d’urine de vache. Il paraît que la mixture a des vertus pesticides.
Mythologiquement, on sait que l’un des dieux de la Trinité Hindoue possède une monture céleste, qui n’est autre que Nandi, boeuf puissant et rapide.
Enfin nous arrivons dans le fameux « Comptoir Français de l’Inde » : Pondicherry .
A l’école primaire on devait réciter par cœur :
« les 5 comptoirs français de l’inde sont Pontdicherry, Chandernagor , Karikal , Mahé , Yanaon .
Notre chauffeur guide est complètement perdu….il ne parle ni Anglais , ni Français , ni….Hindi….ni Tamoul….en dehors de Madras il ne comprend aucune autre langue régionale (il y en a 25 en Inde ) .
Livrés à nous-même dans la ville nous demandons le Lycée Français !!! Nous franchissons la porte , très émus .
Nous entrons dans le batiment ….très Lycée Français , parcourant le couloir avec des baies vitrées sur les salles de cours en pleine activité et des reproductions de tableaux de peintres français sur les
murs …impression étrange de ces salles typiquement françaises avec des bribes de langue française entendues par les portes ouvertes sur le couloir .
Nous ressortons aussi discrètement … après cette visite du lycée du comptoir français de l’inde .
Après une petite promenade dans les rues nous prenons un délicieux café au lait sur une terrasse au dessus de la mer .
Mais notre itinéraire en Inde du Sud est ambitieux et les moyennes sur les routes encombrées sont …très faible !!
Il faut repartir ….direction Chidambaram sur la côte .
Chidambaram est une ville dominée par un Temple dédié à Shiva qui y aurait inauguré sa danse sacrée aux 108 figures différentes .
C’est la première fois que nous sommes complètement immergés dans la foule indienne parcourant les rues , le temple sans aucune gène ou restriction , nous faisons le tour de l’immense bassin près duquel Shiva fit sa danse cosmique .
(à gauche Parvati lève la jambe plus haut que Shiva !!!) .
Nous repartons , on s’en doutait un peu , mais cela se confirme , notre chauffeur ne connaît pas sa route , de temps en temps il interroge les passants et parfois rebrousse chemin .
Nous roulons ainsi longuement sur un chemin dans la campagne où les paysans nous font rouler sur leurs céréales en guise de « battage » (moins fatigant que le maniement des fléaux ) .
Notre étape suivante est un village au nom imprononçable : Gangaikondacholapuram !!!( explication de ce nom : ganga = gange , konda = rapporter , kola = le roi Chola , puram = cité ) facile !! c’est donc la cité du roi Chola qui rapporta de l’eau du Gange .
Le temple construit par Rajendra 1er comprend une haute tour
Le vimana du temple est pyramidal et monte jusqu’à une hauteur de 55 metres, Autour de sa base se trouvent des niches avec diverses statues de Shiva, Parvati et même Vishnu. Près de l’entrée nord est une représentation de Shiva et Parvati qui posent une guirlande autour du cou de Rajendrah 1er , le chef Chola du onzième siècle qui à conquis le pays jusqu’au Gange au nord et qui serait revenu avec de l’eau du fleuve sacré.
Les niches autour de l’édifice renferment des multitudes de représentation de Shiva , de Parvati et de diverses divinités .
L’escalier mène à une porte gardée par deux dvarapala (gardiens de porte ) .
Notre chauffeur qui a retrouvé son itinéraire roule maintenant vers Tanjore …Thanjavur .
En l’an 1000 la ville sous le règne de la dynastie Chola , .avait 90000 habitants et rivalisait avec les plus grandes villes du monde : Constantinople , Angkor , Bagdad .
La porte du Temple de Brihadishvara est gardée par un éléphant .
Construit en belles pierres blondes par le roi Chola Râjarâja entre 1003 et 1010. Le 257e jour de la 25e année de son règne (1010), Râjarâja assista à l’installation du pot de cuivre (kalash) au sommet du vimana de 13 étages et 66 m de haut, couronné d’un bloc monolithique de 81 tonnes. Cette cérémonie indiquait l’achèvement de la construction du temple et sa consécration. Le temple illustrait la puissance de la dynastie Chola.
Comme pour les pyramides d’Egypte on se demande comment on a pu monter la pierre de 80 tonnes : deux hypothèses s’affrontent une rampe helicoidale de terre ou une rampe rectiligne de bois ???
Avant de quitter la ville Nelly reçoit la « bénédiction de l’éléphant !!
Notre périple s’incurve vers l’ouest nous nous enfonçons dans l’intérieur de l’Inde du Sud , vers Truchi (Tiruchirapalli ).
La ville compte plus d’un million d’habitants c’était jadis une monarchie , elle est dominée par un énorme fort qui surplombe la vieille ville et son sanctuaire situé sur l’ile de Srirangam .
Le temple de Ranganatha Swami est dédié au Dieu Vishnu sous sa forme de Seigneur de l’Univers. Sa construction s’est échelonnée sur plusieurs siècles, des Chola aux Nayak .C’est un temple immense à sept enceintes concentriques. Les trois premières sont occupées par des maisons d’habitation et un bazar animé.
Le premier gopuram frappe par son immensité. Il est peu décoré. En fait, on est encore dans la rue et des échoppes de commerçants s’alignent sur les côtés. Il règne une agitation de bazar. On entre enfin dans le temple, après avoir laissé, comme à l’accoutumée, les chaussures à la porte.
Au milieu de la cour, s’élève un grand djavastambha, puis on passe par un mandapa à piliers ornés où sont aussi installées quelques boutiques. Sur la gauche, à une dizaine de mètres, se trouve le joli temple de Venu Gopala datant du 13 ème siècle ( autre nom de Krishna, , à l’architecture élégante et aux statues assez abîmées.
Presque en face un escalier donne accès à une terrasse d’où l’on bénéficie d’une vue imprenable sur les 21 gopuram et le toit d’or du Saint des Saints, où réside le dieu.
Dans la rue nous découvrant un char de procession , véritable temple mobile , construit en bois , comportant un pavillon abritant qui abritera la statue de la divinité .
Sur internet nous trouvons un article de J.DUMARCAY sur l’architecture des chars processionnels du sud de l’Inde :
Les chars sur lesquels sont promenée ,en dehors des temples , les divinités du Sud de l’Inde , sont construits en bois avec parfois des roues de pierres .
Dans l’Andhra Pradesh , le char repose directement sur les essieux , il représente une architecture de bois .
La construction d’un char peut se diviser en trois éléments :
- la fixation sur les essieux
- le soubassement
- l’édification du pavillon
Les essieux sont composés de deux troncs équarris au centre et cylindriques aux extrémités où viennent s’engager les roues maintenues en place par une goupille .
Le soubassement est composé de trois étages de panneaux sculptés fixés dans un cadre .
Le pavillon qui abrite la divinité représente une tour à étage décroissant , La structure repose sur quatre piliers qui traversent tout l’édifice et supportent le couronnement .
Le couronnement refait pour chaque procession est composé d’un châssis de bambous sur lequel est fixé un décor de toiles .
La construction des char est parfois définitive , mais le plus souvent ils sont reconstruits chaque fois pour la procession .
Les chars actuels ont gardé la technique ancienne avec des encastrements et des chevilles mais on a généralisé l’emploi de barres de fer pour rigidifier la construction
Notre étape du jour n’est pas terminée et nous repartons vers le le sud ….vers Madurai .
Madurai ou encore Madura est la seconde ville la plus importante et la capitale culturelle de l’État du Tamil Nadu, situé sur les rives du fleuve Vaigai . Sa population dépasse 1,293 million d’habitants et elle est connue entre autres pour le temple de Mînâkshî situé au cœur de la ville et qui attire des milliers de touristes et de pèlerins. Capitale des Pândya, Madurai a une histoire de quelque 2500 ans et était un centre commercial que connaissaient les Romains.
La légende raconte que le jour où la ville devait recevoir son nom, tandis que le dieu Shiva bénissait sa terre et ses habitants, le nectar divin (madhu) se mit à pleuvoir depuis sa chevelure, ce qui fit que la ville reçut le nom de Madhurapuri.
Nous faisons une halte sur la rive d’un bassin avec un petit temple sur une petite île .
En 1565 , après la bataille de Talicota , la dynastie des Nayak entreprit la réalisation d’un grand Temple « cité dans la cité », sa construction dura presque deux siècles .
Le temple Minaksi-Sundareshvara est un sanctuaire très impressionnant , une ville dans la ville , entouré de murs d’enceinte percés de magnifiques portes .
Nous sommes toujours impressionnés par les couleurs , un peu criardes des décorations .
Nous faisons le tour du bassin du Lotus d’or bordés de ghats , avec des galeries qui entourent le bassin où sont installés des groupes de mariés avec des colliers de fleurs et leurs familles .
Nous découvrons une immense colonnade avec un plafond très coloré , superbe !
Chose étonnante , dans une galerie du temple , des « marchands du temple » vendent des offrandes , des fleurs et des souvenirs .
Le Temple possède une collection de bronzes.
La tolérance extrême des Indous nous permet d’assister à toutes leurs cérémonies : aussi le soir , nous nous mêlons à la foule dans le temple .
A la lueur des flambeaux les prêtres conduisent le Dieu Schiva , en palanquin jusqu’à la Déesse Minakshi , pour qu’ils dorment l’un près de l’autre !
Le palanquin s’arrête devant le sanctuaire de Minakshi où après des ablutions des pieds de Schiva il soit amené près de la Déesse .
Mélangés à la foule des fidèles nous quittons le temple .
Décidemment cette ville de Madurai nous réserve des surprises : nous visitons un palais des mille et une nuits : le Palais de Tirumalay : construit vers 1636 avec l’aide d’un architecte italien dans un style indo-mauresque !
On ne visite pas tout le palais qui comprend deux résidences royales , les appartements des reines , un sanctuaire , un théatre , une remise à palanquins royaux , une salle d’armes , un pavillon à musique , l’ensemble clos par de hauts murs .
Après cette longue visite de Madurai nous reprenons notre voyage vers l’est , vers le golf du Bengale .
Il serait temps de nous intéresser au relief de l’inde , car, au loin nous apercevons des montagnes ce sont les ghâts orientaux d’une altitude moyenne de 600 mètres , ensuite nous roulons sur un plateau jusqu’au parc national de Periyar situé au pied des ghats occidentaux .
Le parc National du Periyar s’étend sur 1000km2 , un barrage construit en 1895 a formé un lac d’une longueur de 31 km .
Autour du parc les vallées abritent des plantations de café , d’épices diverses : poivre , canelle , vanille , muscade , cardamone , gingembre , clous de girofle , coriandre , fénugrec ….etc..
Nous visitons le «
Spice Village » où nous assistons au séchage des grains de café au soleil retournés à la pelle par une armée d’ouvriers.
Nous ne resistons pas à acheter des échantillons d’épices à afficher dans notre cuisine (après traduction des noms en francais !!
Nous faisons une excursion en bateau sur le lac . Nous sommes un peu déçus car nous n’avons aperçu qu’un éléphant au loin et quelques oiseaux « Darter » (nom difficile à traduire ..genre de cormoran ) La photo a été prise au téléobjectif …
Enfin nous ne sommes pas venus en Inde pour faire un safari .
Le lendemain nous basculons sur le flanc ouest de la montagne , et là surprise : nous roulons parmi des collines couvertes de plantations de théiers .
Une seule ombre au tableau , nous avons vu une armée de travailleurs armés de pulvérisateurs noyer les champs sous un nuage de ??????
En perdant de l’altitude nous arrivons dans une forêt d’hévéas.
Ces arbres portent tous une incision circulaire dans laquelle coule la sève (le caoutchouc) recueillie
dans un godet , un plastique protège le tout de la pluie .
Un peu plus loin nous nous arrêtons près d’une cabane de récoltants .
Les seaux de latex sont versés dans des bidons mis sous pression d’azote pour éviter la coagulation du liquide .
Le latex est différent de la sève ; celle-ci assure la distribution de l’eau, des sels minéraux ou des sucres alors que le latex est plutôt impliqué dans les mécanismes naturels de défense de l’arbre. Il circule dans un réseau distinct de vaisseaux : les canaux laticifères. Comme la résine, il suinte lors d’une éventuelle blessure de la plante et forme en séchant une barrière protectrice. Le latex récolté par saignée est le cytoplasme, c’est-à-dire le contenu liquide, des cellules laticifères. Il est composé d’une suspension de particules de caoutchouc .
Contrairement à ce que nous pensions notre voyage vers l’ouest ne se termine pas au bord de l’océan mais nous arrivons au bord d’une étendue d’eau :les Backwaters : une série de lagunes et de lacs d’eau saumâtre parallèle à la mer d’Arabie, en retrait de la côte de Malabar, paysage typique de l’État du Kerala au sud de l’Inde.
Le réseau, constitué de quelque 1 500 kilomètres de canaux, tant naturels qu’artificiels, inclut plusieurs grands lacs dont l’Ashtamudi et le Vembanad. S’étendant sur pratiquement toute la longueur de la côte du Kerala, il est alimenté par une quarantaine de fleuves côtiers descendant des Ghâts occidentaux. Les lagunes ont été constituées par l’action des vagues et des courants côtiers créant une barrière d’îles basses aux embouchures des fleuves côtiers.
Le lac Vembanad, le plus grand intégré dans le réseau et couvrant une superficie de 200 kilomètres carrés, est encadré par les districts d’Alappuzha, de Kottayam et d’Ernakulam. Le port de Kochi - l’ancienne Cochin - est situé au débouché du Lac Vembanad avec la mer des Laquedives.
Reliées par les canaux creusés par la main de l’homme, les lagunes forment un réseau de transport de marchandises largement utilisé par l’économie locale. Les Backwaters sont aussi une importante attraction touristique du Kerala.
Notre guide sans autre explication nous abandonne dans un restaurant au bord de la lagune , nous sommes censés prendre ensuite un bateau pour notre hôtel .
Nous effectuons deux heures et demie de navigation sur les canaux des backwaters , le spectacle est magique , le bateau se fraye un chemin dans une mer de nénuphars qui parfois bloquent l’hélice , il faut alors faire machine arrière ou intervenir avec une gaffe .
Sur les rives la vie des habitant se déroule , ils lavent le linge , arrose , cultivent .
Des passerelles se lèvent à notre passage grâce à une corde et une poulie . Nous croisons des « kettuvallam » : bateaux traditionnels couverts de palmes transformés en habitation flottante .
Miraculeusement nous arrivons à notre hotel qui semble nous attendre ??? le Coconut Lagoon .
Nous nous promenons dans un parc verdoyant , et faisons un tour de bateau , nous découvrons cette véritable mer intérieure dont on aperçoit à peine l’autre rive .
La promenade dans le parc à la tombée de la nuit est inoubliable !
L’absence de communication avec notre chauffeur va se révéler désastreuse : en effet il n’avait pu nous expliquer que le lendemain il nous attendrait sur l’autre rive du lac à l’arrivée du bateau . Ce bateau nous le laissons partir sans le savoir et lorsque nous nous informons on nous indique un passeur avec un petit bateau pour traverser cette petite “mer” .
La traversée nous offre un spectacle étonnant : nous croisons des bateaux extraordinaires avec des voiles rapiécées , des “ramasseurs” de sable qui remonte le sable du fond à moins de deux mètres , et des ilots flottant de nénuphars !!
Le miracle c’est notre voiture et son chauffeur qui nous attend !!
Nous remontons vers le nord en route pour Cochin (Kochi)
En 1502 le Raja de Cochin autorise les Portugais à installer un comptoir .
En 1524 Vasco de Gama meurt à Cochin et est enterré dans l’église Saint François .
En 1530 Saint François Xavier établit une mission .
Les Hollandais arrivés sur la côte du Malabar en 1595 évincent les portugais en 1663 et en restent maître jusqu’à ce que les Anglais s’en emparent en 1795 .
La ville de Cochin comporte une diversité d’aspects qui résulte du mélange des chrétiens , des hindous , des juifs , des musulmans , avec en plus ses soixantes castes et ses milliers de sous castes .
Nous découvrons sur les plages les filets chinois , d’immenses carrelets maneuvrés par des treuils à main .
Après cette promenade sur le port nous nous enfonçons dans les ruelles de la ville .
Nous visitons la petite église Saint Francis qui fut la première église chrétienne de l’Inde bâtie en bois en 1503 par les Portugais à Cochin et rebatie par les Hollandais en 1779 .
Le toit de l’église ressemble à une coque de bateau inversée .
Elle est située près du port où mourut Vasco de Gama en 1524 , son corps fut ensuite rapatrié au Portugal en 1538 .
Nous parcourons la “jewtown road” , rue principale de l’ancien quartier juif qui mène à la synagogue .
Les premiers juifs seraient venus du temps de Salomon après la destruction du Temple de Jerusalem . Au 16ème siècle l’inquisition chassa d’Europe des juifs qui s’installèrent à Cochin et contribuèrent au développement du commerce .
Cette communauté a pratiquement disparu en émigrant en Israel .
Les camions Tata .
Depuis le début de notre périple en Inde du Sud nous partageons la route avec les Camions Tata .
Le groupe Tata naît en 1859 de la vision d’un homme, Jamsetji Nasawanji Tata, communément désigné comme le père de l’industrie indienne. A l’âge de 29 ans, le jeune homme, éduqué au prestigieux Elphinstone Collège de Bombay, fin connaisseur de la culture britannique, convertit une huilerie de la ville en filature de coton. L’entreprise, qui rencontre un grand succès, l’incite à s’agrandir. Il se lance dans la construction d’une deuxième usine, à 900 kilomètres de la mégapole, dans la ville de Nagpur.
Dorab Tata succède à son père en 1904, et lance la diversification du groupe. Il construit les premières aciéries indiennes
Rien ne destinait Ratan Tata architecte de formation, petit-fils adoptif de Jamsetji à prendre un jour
la tête de l’empire familial. Rappelé d’Amérique en décembre 1962 par Jehangir Ratanji Dadabhai Tata, alors tout puissant dirigeant de la holding, le jeune Ratan débute sa carrière au sein de la division acier du groupe, à Jamshedpur. Ses qualités managériales sont rapidement reconnues, et, en 1971, il est nommé à la tête de la National Radio & Electronics Company Limited (Nelco),
En 1991, plus de cinquante ans après avoir pris la direction du groupe, JRD Tata annonce son départ à la retraite. Désigné comme héritier légitime, Ratan est nommé président-directeur général de la holding, Tata Sons.
Il n’était pas question de quitter Cochin sans assister à un spectacle de danses Kathakali .
C’est une des quatre danse classiques de l’Inde .Nous nous installons dans la salle une heure avant le
début du spectacle et nous assistons à l’arrivée des danseurs qui se maquillent sur la scène Les maquillages, très complexes, sont réalisés à partir de pâtes de riz par des artistes spécialisés
La différence entre ceux-ci repose dans les couleurs dominantes appliquées sur le visage.
Le Pachcha[. , maquillage de couleur dominante verte, est utilisé pour interpréter les personnages nobles masculins, désignés comme étant par essence, un mélange de Satva (la vertu) et de Rajas (la passion).
Les personnages sous l'influence du Rajas ayant une propension au mal sont représentés avec des rayures rouges sur leur face verte.
Tous les personnages malfaisants, tels les démons ont pour couleur dominante le rouge, ils sont appelés barbe rouge. Les personnages sous l'influence du Tamas, représentant des chasseurs cruels et des sauvages, sont grimés d'une base noire, faciès et barbe ; ce sont les barbe noire.
Le lendemain nous quittons la côte du Malabar :direction Bangalore (en avion ) puis Mysore (nouvelle ambassador).
Notre nouveau conducteur ne se perd pas et nous amène sans encombre à Mysore
Nous arrivons à la tombée de la nuit par chance le jour des illuminations , nous avons donc la chance de voir illuminé le Palais Amber Vilas .
Le lendemain nous admirons la même vue du palais , de jour .
La fille du dernier Maharajah , mort en 1974 , y habite encore.
Les photos sont interdites à l’intérieur de ce palais des mille et une nuit ...nous achetons une série de cartes postales . En voici une qui montre la richesse du décor !!
Les peintures murales retracent le faste des fêtes qui célèbrent Durga ..fêtes mainfenues par les Anglais . Cette visite d’un palais de maharadja nous oblige à consulter la cartes des états de l’Inde .
Nous voyons la taille respective des états de Mysore , d’Hyderabad , et du Rajputana .....
Dans une rue nous découvrons un “Ratha Yatra” ...nous sommes toujours aussi étonné par cet énorme char , en particulier par les essieux et roues de bois !!!!.
Difficile de dater la “technologie” des roues du char et de ses essieux , même les roues antiq ues
égyptiennes semblent modernes à coté de ces disques et de leur axe en bois massifs .
Le voyage dans l’espace devient un voyage dans le temps !!
A 15 km de Mysore , Srirangapatnamqui fut capitale de l’étatsous le rêgne De Tippu Sahib qui , allié des Francais tenait en échec les Anglais depuis trente ans . Tippu appela à l’aide Bonaparte qui , après la campagne d’Egypte ne put répondre à cet appel .
La forteresse tomba en 1799 par suite d’une trahison .
Tippu fut tué et les Anglais rasèrent le palais sur ordre du Duc de Wellington !!!
A 13 km de Mysore on visite le sanctuaire de la déésse Chamunddesvari , à mi-chemin de l’escalier qui mène au sommet on découvre l’énorme taureau Nandi de 5 mètres de haut !
(Nandi parfois appelé Nandikeshvara - le seigneur de la joie - est le fils de Surabhî et de Kashyapa, le gardien des quadrupèdes. C'est le vâhana de Shiva, le taureau qui lui sert de monture ).
Nous remontons vers le nord , vers la ville d’Hassan , à proximité de cette petite ville nous allons visiter Belur et Halebid .
A Belur , le Temple de Chennakeshava est une pure merveille : les sculptures sont réalisée dans stéatite , facile à travailler lorsqu’elle vient d’être extraite et qui durcit ensuite au contact de l’air .
Le soubassement du saint des saints comporte 9 niveaux de frises avec successivement (du bs en haut) :
- des files d’éléphants
- des lions
- des moulures ornementales
- des musiciens et des danseurs
- des animaux mythiques
- des Dieux et des Déésses
La profusion des sculptures est inimaginable .
A l’intérieur du Temple nous découvrons un procédé de sculpture incroyable : des colonnes de stéatite réalisées au “tour” comme des pièces de bois !!!!!
Halebid ( ce nom signifie vieille capitale : elle fut celle de la dynastie des Hoysala )
Nous visitons une autre merveille : le Palais de Hoysalaleshvara construit au milieu du 11ème siècle par le Roi Sala .
La profusion des frises qui illustrent les épisodes de la Bagavad Gita (« chant du Bienheureux » ou « Chant du Seigneur »c’]est la partie centrale du poème épique Mahabharata. Ce texte est un des écrits fondamentaux de l’Hindouisme souvent considéré comme un « abrégé de toute la doctrine védique ». La Bhagavad-Gita est composée de 18 chapitres. ) .
Ici la taille de la pierre atteint une virtuosité étourdissante .
Une énorme étape Hassan – Hospet sur la carte il n’y a pas de distances …heureusement car cette étape est monstrueuse : 400 ? 500 kilomètres , notre nouvelle Ambassador est en bien meilleur état que la précédente , mais malgré la virtuosité du chauffeur dans sa compétition avec les camions la moyenne doit se trouver entre 40 et 50 Km dans l’heure .
A proximité d’Hospet nous visitons le formidable site d’Hampi .
En 1346, Hampi devint la capitale de l’empire hindou du Sud de l’Inde. Cette période glorieuse fut le départ de l’empire puissant de Vijayanagar contrant l’invasion musulmane.
Le site qui recouvre de grandes superficies était d’une richesse incroyable, avec une architecture exceptionnelle fondée sur le granit. Un réseau complexe d’irrigation alimentait les alentours, permettant un essor fulgurant dans cette région aride.
En 1565, l’empire s’effondra sous la domination musulmane qui détruisit complètement la citée à l’exception du temple principal Virupaksha, resté intact et massacrèrent les habitants . Les envahisseurs occupèrent et pillèrent la cité pendant 6 mois. Vijayanagar fut désertée, négligée puis oubliée.
Nous parcourons le site de plusieurs kilomètres en voiture .
C’est au milieu des rochers aux formes extraordinaires que la ville royale , très dispersée nous offre sa diversité /
On ne peut qu’énumérer le temple de Krishna , l’enceinte de Zenana , le Temple de Shiva , Le Temple de Vittahia …
Une mention spéciale pour l’ « écurie des éléphants »…ce qui explique la dimension des portes .
Et on a vraiment l’impression que le Temple Ratha va rouler
Devant cette profusion de temples …nous comptons sur nos photos pour organiser nos souvenirs : 31 photos !!!!!sur l’album .
La prochaine étape de 150km est plus raisonnable pour visiter Aihole village au bord de la rivière Malaprabha qui compte 125 temples .
Le Temple de Ladh Khan a ceci de particulier : sa pesante toiture de dalles est posée à plat sur les murs : pas de voûte ni d’arc !!! dédié à Vishnou , il date du 7éme siècle

Ensuite nous visitons Pattadakal la ville du du couronnement Curieusement les temples que nous visitons ont été construits à l’initiative de reines .
Nous nous arrêtons dans la ville de Badami .
Badami fut aux VIe siècle et VIIe siècle la capitale de la puissante dynastie des Calukya .Le village est situé au pied de l’ancien barrage du lac artificiel d’Agastya, au creux de falaises rouges marbrées, creusées de sanctuaires rupestres spectaculaires et surmontées de constructions anciennes. Les quatre sanctuaires excavés à la fin du VIe siècle[ dans la pierre marbrée de la falaise constituent un ensemble spectaculaire .
Les quatre sanctuaires excavés à la fin du VIe siècle[3] dans la pierre marbrée de la falaise constituent un ensemble spectaculaire au-dessus du lac et du plus grand intérêt esthétique et culturel par ses sculptures monumentales, qui sont par ailleurs dans un très bon état de conservation. N’ayant pas le recul suffisant pour donner l’échelle de l’entrée de la 3ème grotte et de la falaise je juxtapose deux photos …… grandiose !
un peu plus loin nous découvrons un beau point de vue sur le lac artificiel (Bhutanath Tank) retenu par un barrage médiéval , il est entouré par des ghats et des temples rouge-ocre de la couleur des roches avoisinantes .
C’est la dernière étape Badami – Goa par Dharwar 116 km , notre conducteur nous dépose joyeusement à l’hotel Park Plaza Resort .. très classe ..sur le golf du Bengale .
Mais contrairement aux hippies qui se dorent sur les plages nous désirons visiter Goa et surtout Velha Goa ancienne capitale du vice-royaume portugais des Indes .
Nous n’avons plus de voiture plus de chauffeur nous commandons un taxi .
Velha Goa était, sous le nom d’Ela, la capitale de la région sous le règne de Adil Shah. Elle faillit même devenir la capitale du royaume de Bîjâpur, mais l’arrivée des Portugais en décida autrement. Ceux-ci en firent une cité magnifique qu’on surnomma « la Lisbonne de l’Orient ». En 1759, le siège de la vice-royauté fut déplacé à Panaji. Après avoir perdu son statut de capitale en 1843, Old Goa déclina rapidement.
Aujourd’hui encore de nombreux catholiques viennent à Old Goa visiter la basilique du Bon Jésus où se trouve le corps du saint missionnaire François Xavier et la cathédrale Sainte-Catherine. La vieille Goa fut presque abandonnée par suite des fièvres paludéennes
Ce plan de 1680 n’étant pas très lisible , je recherche un plan …actuel .
L’ensemble des constructions semble très européen .
Les églises datent du XVIIe siècle, la période portugaise, Elles sont très belles. Les retables sont en bois ouvragé, magnifiquement décorés, immenses.
La Basilique du Bon Jésus érigée à partir de 1594 ,où se trouve le tombeau de Saint François Xavier
En face , la cathédrale Sainte Catherine , c’est la cathédrale de Goa dont la construction fut financée par les rois portugais .

Nous revenons un peu bouleversé par cette immersion dans l’histoire , pour visiter la Goa moderne et son magnifique rivage : rochers rouges et sable fin .
Mais nous sommes encore à 5OO km de Bombay et nous prenons l’avion .
Notre voyage de ville en ville ne nous avait pas préparé au choc de l’arrivée dans cette mégapole , Bombay (Mumbai) a 15 millions d’habitants ( à l’époque car on annonce 27 millions en 2015 !!!) en sortant de notre hôtel je ne peux pratiquement marcher sur le trottoir encombré de corps allongés …et tendant la main .
Notre première visite de Bombay est pour la « Gateway of India » :
la Porte est une arche monumentale, construite en basalte jaune dans le style Gujaratîdu XVIe siècle. Elle est construite entre 1915 et 1924 pour commémorer la visite par le roi George V et la reine Marie de la ville en 1911.
Après la déclaration d’indépendance de l’Inde, les derniers militaires britanniques à quitter le pays passèrent sous la Porte. Le site est une destination touristique très populaire.
Cet arc de triomphe fut érigé en 1914 pour célèbrer la visite , en 1911 , du roi Georges 5 et de la reine Mary
L’hôtel Taj Mahal, proche de la Porte, est un des établissement hôtelier les plus célèbres au monde.
Notre chauffeur a quelques difficultés pour stationner dans le parking de l’hotel , nous prenons l’air le plus snob pour prendre le thé dans la tea-room de l’hotel .
( l’hotel appartient à la famille Tata !!) .
le Lendemain nous prenons le bateau pour les grottes d’Elephanta . L’île Elephanta Gharapuri, le glorieux séjour de Shiva, située sur la mer d’Oman, près de Mumbai , avec ses sept grottes, résume toute la culture rupestre hindoue.
L’île Gharipur, « la ville des grottes », située à quelque 10 km à l’est du port de Mumbai, doit son nom à l’énorme éléphant de pierre qu’y découvrirent les navigateurs portugais. Débité en morceaux et transporté à Mumbai où il fut sommairement recomposé .
Nous embarquons sur un bateau pour traverser l’immense baie , la traversée dure une heure . Le bateau passe devant des petites iles , on passe devant la centrale nucléaire de Bombay
Les grottes naturelles ont été recreusées et sculptées dans la falaise entre les 5ème et 6ème siècle . Dans la demi obscurité on a du mal malgré les lampes électriques à voir les sculptures dans la pierre représentant des figures et des scènes mythiques
Retour à Bombay , nous visitons à pieds le quartier de Bambala Tank situé à la pointe de Malabar,
c’est un véritable village en plein Bombay avec un vaste bassin entouré de ghats et de petits temples.
Une femme nous tend une poignée d’herbe et quelques roupies on peut nourrir une vache sacrée !
Un peu plus loin arrêté sur un pont qui domine le quartier des blanchisseurs on observe ces travailleurs qui piétinent dans des bacs (ce sont les Dhobis” de la caste des intouchables qui exercent la profession de blanchisseurs ).
De retour au centre ville nous admirons la gare “Victoria Terminus” de style gothico-mogol qui peut rivaliser pour son ornementation avev la gare de Saint Pancras à Londres . Le premier train quitta cette gare en 1853 !
La gare a été conçue par l’architecte britannique Stevens qui percevra pour ce travail des émoluments, considérables pour l’époque, de 16 140 000 roupies. Elle est construite de1878 à 1888 .
Elle est inaugurée en 1887, année du jubilé d’or fêtant les 50 années de rêgne de la reine et impératrice des Indes Victoria,dont elle porte alors le nom.
La gare Chhatrapati Shivaji est un exemple de fusion du style neogothique les arcs brisés et le plan décentré rappellent les palais indiens traditionnels. C’est un exemple exceptionnel de la rencontre de deux cultures, les architectes britanniques ayant fait appel à des artisans indiens pour intégrer la tradition architecturale indienne afin de créer un style nouveau, propre à Bombay
Ce sera notre dernière vision de Bombay .























































