14b - l’ Abri Côtier à Saint Cyr sur loire
En 2000 , Monsieur Rebière étant en maison de retraite , Claude fait le projet d’aménager « l’Abricotier » pour y habiter .
Il faut dire que la maison de la Riche n’est plus agencée pour deux retraités : le deuxième étage spacieux et lumineux devient dangereux pour des occupants vieillissants : escalier difficile , évacuation impossible en cas de sinistre ( la corde lisse roulée sous le lit paraît bien inutile pour l’évacuation de deux « petits vieux » !! La douche est également au deuxième étage .
L’Abricotier est une maison coquette , mais finalement très petite : en bas : petite Salle à manger , salon minuscule , petite cuisine , et à l’étage deux belles chambre et salle de bain .

Tous les dimanches Claude arpente la cour pour imaginer une extension , la mode est encore aux garages de voitures que l’on garde de 5 à 7 ans en cirant la carrosserie ! le projet couvre une grande partie de la cour avec un garage pour deux voitures !!!
Et que faire du garage existant , bien mal placé à coté de la maison …du côté de l’extension !!
La raison l’emporte , le garage est abandonné et finalement le projet s’articule autour d’une Grrrande chambre et d’un cabinet de toilette avec douche .
Cette extension ne peut pas se raccorder sur les pièces existantes , il faut donc imaginer un couloir partant de la cuisine et arrivant …miraculeusement sur le Garage existant .
Pour équilibrer le projet (en hauteur) on prévoit d’aménager des chambres sous le toit d’ardoises très pentu , à la tourangelle .
L’architecte Henrich de la CAMIF n’est pas choqué par le projet mais il n’est pas d’accord sur le pignon en façade . Il est inquiet pour le raccordement des toitures et limite la hauteur de l’extension . Il nous propose un projet avec un premier étage inhabitable sous le toit . un étage pour de petits nains .
La seule solution s’avère donc d’abaisser le plancher de l’extension de 30 cm ( deux petites marches ) ces 30 cm qui rendent le premier étage habitable !! Cet abaissement facilite l’accès à l’ex-garage , au niveau du sol du jardin ( encore deux marches) .

après de longues discussions sur l’emplacement de l’escalier , le projet est adopté . Le permis de construire est demandé .
Mais il y a un problème comme on peut le voir sur le plan ci-dessus : l’extension , en plus foncé sur le plan ci-contre est rectangulaire , sur un terrain qui ne l’est pas : deux solutions faire une construction en biais avec des angles qui ne sont pas « droits » , ou ne pas suivre la limite de propriété .
L’architecte tient à ses angles droits (nous aussi ! ) , l’administration exige la construction en limite de parcelle … nous donnons le petit triangle de terrain à nos voisins …. Qui l’acceptent .
Le sol de Saint Cyr comporte 2m de glaise sur un socle de calcaire , il faut creuser des puits de 2m et y couler du béton .
Cependant , vers la rue , le sol a été bousculé par une bombe destinée au pont de la Motte (à 3 km ) : les bombardiers américains en 1944 , du haut de leur 5000 m n’étaient pas à 3 km près !!!
Le maçon n’est pas terrible , il s’engueule avec l’architecte , mais le chantier commencé en Septembre 2003 , voit sa couverture réalisée en novembre …avant l’hiver .
L’entreprise de Charpente-couverture ( Pouessel) m’impressionne par la qualité de son travail , et le raccordement de la toiture sur le batiment existant est réussi .

Parallèlement aux travaux d’extension , je fais sauter avec monsieur Ramos , la cloison du bureau afin de créer une grande Salle à manger … jusqu’à l’escalier !!
Je me suis installé un atelier dans le sous-sol car je dois aménager la cuisine et reprendre les circuits électriques de la partie existante de la maison .
Ce travail à Saint Cyr est presque agréable car le cauchemar est de vider la remise de la Riche , presque tous les jours et parfois plusieurs fois par jour je remplis ma remorque de détritus à destination de la déchetterie de la Riche (je graisse la patte des gardiens) .
Puis , ce sont les Chiffonniers d’Emmaüs qui vont extraire 3 énormes camions d’objets et de meubles divers de la remise .
Enfin le déménagement a lieu fin octobre 2004 par l’entreprise Lamoureux qui se charge des meubles …..leur contenus étant transportés par nos soins !!

Nous fêterons Noël à Saint Cyr et je suis particulièrement fier d’avoir installé à Saint Cyr les chambres de Jean-Marc , d’Yves et de Mylène ….j’adore la continuité et le respect des souvenirs .
Document :
Le 19 Juillet 1944 , sur le milieu du pont de Saint Cyr , une bombe défonce le tablier entre l’île et la rive sud . D’autres bombes détruisent une quinzaine d’habitations rue Fleurie et font outre des dégâts matériels importants , sept tués et des blessés .
Sur la photo prise le lendemain du bombardement on voit les dégâts causés rue Fleurie dans la zone de l’actuelle maison .
(extraits du Livre « Saint Cyr sur Loire : Une commune à la recherche de son passé » )


