75- Voyages en Indochine 1995-2002

Les relations entre la France et l’Angleterre , deux puissances coloniales , n’étaient généralement pas très bonnes !!! Pourtant

l’Angleterre entraîna la France dans « la seconde Guerre des Boxers » (1858-1860).

L’Amiral Rigault de Genouilly reçut l’ordre de faire une démonstration vigoureuse en Annam. Il débarqua à Tourane en 1858 et de sa propre autorité à Saigon pour assurer la protection des missionnaires. La France obligea l’empereur vietnamien Tu Duc à dénoncer le protectorat chinois et entra au Tonkin. Ainsi alors que Napoléon III n’avait conçu qu’une simple aventure commerciale les événements lui donnaient une vaste colonie.

En 1883, l’Amiral Courbet entreprend la conquête de l’Annam et du Tonkin. La conquête est difficile aussi bien au Sud qu’au Nord. En 1885, après l’épisode dramatique de Langson qui entraîna la chute de Jules Ferry la Chine signait le traité  reconnaissant la tutelle française sur les régions Annam et, Tonkin. La France assurait un protectorat sur le Cambodge, le royaume d’Annam et le Tonkin et administrait directement  la Cochinchine.

Il faut attendre l’arrivée du Gouverneur général Paul Bert en 1897 pour voir mis en place un vrai plan de développement du pays et sa modernisation. Des banques, des hôpitaux, des écoles, des routes des ponts des voies ferrées sont réalisés.

La société coloniale se composait essentiellement, de fonctionnaires civils et militaires et de planteurs d’hévéas, d’entrepreneurs au nombre de 40 000 approximativement.

Avec la France s’éloignent les disettes, l’insécurité, les épidémies (variole et choléra), et l’âpreté de la féodalité mandarinale. Mais dans le même temps apparaît une nouvelle société  : une bourgeoisie enrichie par le commerce et l’industrie, une classe moyenne formée de fonctionnaires et d’employés liés aux structures coloniales et  un prolétariat vivant du travail dans les mines ou  dans les plantations d’hévéas qui s’ajoute à la masse paysanne fidèle aux traditions.

C’est dans ce contexte que Fernand Josset qui a parcouru toutes les colonies

d’Afrique , comme armurier , débarque à Saigon en 1923 , hélas , une hépatite contractée dans le climat malsain de Madagascar va lui être fatale , il meurt à l’hopital militaire de Saïgon le 24 Avril 1924 .

Mais la conquête de l’Indochine s’était faite contre les mandarins. La colonisation avait provoqué une mutation de la classe dirigeante et les nouveaux mandarins réclamaient leur place dans le système colonial. Pour n’avoir pas su les intégrer, la politique française rejetait une partie d’entre eux dans l’opposition et la révolte .

En 1931 le Japon attaque la Chine sans déclaration de guerre.

La défaite française de 1940 bouleversa l’équilibre des forces au profit du Japon qui adressa un ultimatum au gouverneur de l’Indochine, le Général Catroux, celui-ci ne put s’opposer à l’entrée et à l’entretien de 6000 hommes au Tonkin et de graves incidents eurent lieu en octobre novembre 1940 à la frontière chinoise.

Le 29 juillet 1941 le gouvernement de Vichy fut contraint de signer un nouveau traité qui accordait au Japon  le droit d’utiliser nos bases navales et de débarquer 50 000 hommes    En septembre 1944, le Général Mordant devint le chef de la résistance française. Compte tenu du contexte son action fut essentiellement tournée vers le renseignement. La situation était particulièrement confuse. Le 9 mai 1945 les Japonais attaquèrent, sans préavis les garnisons françaises et commirent des atrocités sur les civils et les militaires. Ils poussèrent l’empereur Bao Dai à déclarer l’Indépendance. Mais en août 1945 la capitulation japonaise permit à Hô Chi Minh et aux communistes de prendre le contrôle du pays. Bao Dai démissionna.

La conférence de Potsdam, à laquelle la France n’avait pas été conviée, avait divisé l’Indochine au niveau du 16e parallèle. Les Chinois au Nord pillaient le pays, les Anglais au sud soutenaient les Français. Les Américains regardaient sans intervenir , la confusion était à son comble. Des incidents éclatèrent dans le sud. Jean Sainteny et le Général Leclerc entamèrent  des discussions avec Hô Chi Minh qui semblait ouvert à un accord. Mais les conférences de Dalat et surtout de Fontainebleau furent des échecs cuisants .

Le 19 décembre 1946, après une série d’incidents, le Vietminh lança une attaque sur le Tonkin. La guerre venait de commencer.

Mon intention n’est pas de relater tous les épisodes de la guerre d’Indochine menée par la France , puis la guerre dite « du Vietnam » des Américains ….. mais de donner une idée du problème !!!

C’est Hochiminh qui en 1945, proclame la République démocratique du Viêt Nam à Hanoï , une Assemblée constituante est élue le 6 janvier 1946. Après l’échec des négociations avec Jean Sainteny, il mène le Viêt-minh dans la lutte armée contre les Français . En 1949 je suis interne au Lycée Descartes de Tours avec un fils du Gouverneur de Hué ; Minh , nous avions la lourde responsabilité de perfectionner son français : résultat au bout de trois mois il parlait un « argot » lycéen …le prof de français lui ayant conseillé de lire Chateaubriand …trois mois après il parlait comme le célèbre auteur ! Il nous racontait que son père réunissait ses 20 femmes et 50 enfants pour répéter ses discours en français .

La « guerre d’Indochine » durera huit années. Commencée comme une action de décolonisation, elle se poursuivra dans le cadre de la Guerre froide comme un épisode de l’affrontement des deux blocs. Elle coûtera à la France 47 000 morts ou disparus-    En accroissant les forces militaires qui passent de 67 000 en 1946 à 180 000 en 1954, complétées par 57 000 supplétif

photo Hô Chi Minh

Avec la défaite de Dien Bien Phu, s’amorce dans ce qu’il reste d’empire colonial  à la France, un mouvement de fond irrépressible qui est celui de la dernière phase de la décolonisation .

Pour l’Asie du Sud Est, la défaite française en Indochine aura des conséquences profondes. L’influence du régime communiste nord-vietnamien et la reprise de son affrontement avec le sud en 1959, poussera Washington à s’impliquer d’avantage dans la région de peur du fameux « effet domino ». En résultera la très brutale guerre du Vietnam qui affectera aussi le Laos et le Cambodge constituant l’un des épisodes les plus « chauds » de la Guerre Froide. Comme l’armée françaises, les forces américaines trouveront leur mesure dans leur adversaire Vietnamien, mené par un Giap toujours aussi déterminé et peu regardant sur les pertes…

En 1965, une division de Marines américains débarque sur le sol sud vietnamien sur la plage de Da Nang. C’est le début de l’intervention militaire américaine au Sud Viêt Nam.

Progressivement le nombre de G.I. combattant dans le Sud-est asiatique va s’accroître. Les bombardements sur le Nord s’intensifient, et que les intrusions Nord vietnamiennes au Sud (par la « piste Hô Chi Minh ») deviennent massives. La guerre est alors totale en 1967.

Le Tournant Le 1er février 1968 est marqué par l’offensive du Têt : attaque surprise et généralisée perpétrée par le FNL et les troupes nord-vietnamiennes. Ils occupent les villes du Sud, surtout Huê. Lors de leur retraite, les troupes dites « viêt công » massacrent les habitants de Huê. L’ingéniosité vietnamienne (guerre des tunnels, pièges (booby-trap)…) est alors portée aux nues face à la lourdeur et au manque d’initiative des forces américaines pourtant engagées en masse. Le symbole de cette offensive du Têt restant la prise par les vietcong de l’ambassade américaine à Saïgon.

.En juin 1969, les États-Unis se retirent partiellement du conflit. Le 3 septembre 1969, Hồ chí Minh décède et le Parti se déchire entre pro-chinois et pro-soviétiques.

Les Accords de paix de Paris de 1973 pour confirment l’évacuation totale des troupes terrestres américaines .

Le 2 juillet 1976, c’est la réunification officielle en République socialiste du Viêt Nam avec la disparition conjointe et simultanée de la République démocratique du Việt Nam et la République du Việt Nam. Hanoï devient la capitale du pays réunifié et, dans le même temps, Saïgon devient Hô Chi Minh Ville.

Les premiers « boat people » étaient les catholiques du Nord. Ceux de 1975 étaient les hauts dignitaires du régime de Saïgon et ceux de 1980 étaient d’abord les Sino-Vietnamiens (Hoa) et le « petit peuple du Nord» peu habitué à l’austérité socialiste Ainsi, de 1975 à 1982, plus d’un million furent envoyées en « camps de rééducation » ou dans les « nouvelles zones économiques ».

En janvier 1979, le Việt Nam envahit le Cambodge avec la Troisième Guerre d’Indochine sur deux fronts, au Sud contre le Cambodge pour libérer ce pays des Khmers rouges pro-chinois qui massacrent les régions frontalières avec le Việt Nam et au nord avec la République populaire de Chine à travers le contentieux sino-vietnamien millénaire. L’occupation vietnamienne au Cambodge durera dix ans pour stabiliser le pays jusqu’à la relève par l’ONU.

En 1995 nous apprenons que le viet-nam s’ouvre au tourisme , ce qui est stupéfiant c’est que les Etats Unis ont rétabli les relations diplomatiques avec le Vietnam depuis 1991 , et depuis 1994 ont levé l’embargo commercial . Nous apprendrons sur place que ce sont des américains qui se promenaient depuis plusieurs années au Vietnam en interdisant aux autres occidentaux de faire de même !!

Mais revenons à notre voyage de 1995 :

La composition du groupe de touristes français reflète l’intérêt porté à ce périple au Vietnam : on trouve un aumônier de l’armée française qui nous raconte ses allers et retour humanitaires entre l’armée française et les Viets ! on trouve également des français nés en Indochine .. des enfants de francais ayant fait leurs études à Saïgon ou Hanoï , des enseignants venus dans la colonie , …..mon grand père mort à Saïgon …tous les participants ayant une raison de s’intéresser à l’Indochine !

Ce qui est surprenant c’est qu’il n’y a pas d’avion direct pour le Vietnam , nous faisons donc une première étape Paris-Bangkok le 17 Mars 1995 et avec un avion plus petit pour Saïgon ! pour Ho Chi Minh City ! le 18 Mars !! .

Notre visite de Saïgon commence par le quartier français .

Pas de doute , devant la poste de Saïgon nous sommes en « France »

Impression renforcée devant la cathédrale Notre Dame de Saïgon .

Construite après un concours d’architecture lancé en 1876 , remporté par l’architecte J.Bourad , cette cathédrale fut réalisée en 1880 avec des matériaux venus de la métropole : avec des briques rouges venant de Toulouse et ses 56 vitraux fournis par l’ atelier Lorin de Chartres , elle est située «  place de la commune de Paris !!!! ».

En 1895 on ajouta deux clochers de 58mètres à la cathédrale .

Très insolite en extrème orient les « baguettes  de pain » sur les marchés !!

On peut s’adresser en français aux vietnamiens assez âgés pour avoir connu la « présence » française .

Mais l’exotisme du pays apparaît sur les marchés aux épices .

Ce sont les francais qui en 1914 ont construit le marché BenThanh surmonté d’un vaste dôme de 30 mètres de diamètre , avec un beffroi qui domine l’entrée .

Aux alentours du marché , on trouve de nombreux petits commerces .

Le groupe persistait beaucoup à nommer la ville Saïgon …au lieu de Ho Chi Min Ville ..mais cela ne choquait pas les Vietnamiens !

Nous visitons le temple de Thiên Hậu (ou temple de la Dame Céleste) qui compte parmi les plus fréquentés et visités de Cholon. Il est dédié à Thiên Hậu, la déesse protectrice des navigateurs. Fondé en 1835 par des Chinois originaires de Canton, il serait le plus grand sanctuaire chinois du sud du Vietnam.

L’encens est présenté sous forme de grands serpentins coniques , suspendus comme des nasses à poissons .

A l’intérieur les fidèles déposent des offrandes ( encens , fleurs , nourritures ) et brulent des papiers votifs .

Le temple renferme la statue de Longau protectrice des mères et de Ba Me Sahn déesse de la fécondité .

Le delta du Mékong : né dans les neiges de l’Himalaya à 5000m d’altitude , le Mékong parcourt 4500 kilomètres et change 4fois de nom avant de se jeter en mer de Chine dans un delta qui avance de 79 mètres par an !

Le delta du Mékong comporte 9 bras sur lesquels se greffent 4000 kilomètres de canaux qui constituent le delta .

Nous gagnons My Tho où nous embarquons sur un sampan .

Le sampan est le bateau traditionnel du delta du Mékong. A l’origine, c’était un bateau à fond plat tout en bois de sao, servant également d’habitation. Aujourd’hui, rames et voiles ont été remplacées par un moteur. Tout au long de notre croisière, nous en croiserons beaucoup, notamment sur les marchés flottants. Les familles mènent une vie nomade sur leur bateau qui les conduit d’un marché à l’autre tout au long du fleuve.

Les transports par jonque sont spectaculaires : on a souvent l’impression qu’elle sont sur le point de couler .

Notre remontée dans un bras du fleuve se terminait devant un barrage de filet de pêche !!!

Dans le delta , au milieu des multiples bras du fleuve , les îles ont une végétation exubérante .

Nous débarquons pour un repas …champêtre …. sous les ombrages .

La durée de notre voyage.. et l’état des routes ne nous permet pas de parcourir le Vietnam du sud au nord (plus de 2000 km ) . c’est donc par les airs que nous gagnons le nord avec un arrêt à Hué ancienne capitale impériale du Viet Nam entre 1802 et 1945 . Elle est située au centre du pays juste au sud du fameux 17ème parallèle , frontière entre nord et sud vietnam !!, non loin de la mer , traversé par la rivière des parfums .

L’armistice qui met fin à la « guerre d’Indochine » entre la France et le Vietkong , est signé le 20 juillet 1954 consacrant l’éclatement de la péninsule indochinoise et la division du Vietnam en deux Etats au niveau du 17ème parallèle de latitude

Nord .

Hué eut le malencontreux privilège de se situer sous le 17ème parallèle , prise par le Vietcong lors de l’offensive du Têt en janvier 1968 , elle fut bombardée par les Américains et en partie détruite .

Nous atterissons à Danang et prenons la fameuse « route nationale 1 : la route Mandarine qui reliait la capitale de l’Annam , Hué à Hanoï et Saïgon .

Cette route longue de 1730 km franchit « les montagnes de marbre » par le col des nuages à 496 mètres d’altitude . Souvent dans le brouillard des nuages on aperçoit la côte dans les éclaircies .

Nous passons la nuit à Hanoï pour repartir le matin suivant vers la baie d’Halong .

Nous nous arrêtons pour voir le pont Paul Doumer , appelé Long Biên qui permet au chemin de fer de de franchir le fleuve rouge après la gare de Hanoï .

Le pont a changé de nom après la révolution d’août 1945. Soutenant les 1 682 m de ce pont, vingt piliers d’une hauteur de 40 m prennent appui sur des caissons enterrés jusqu’à 30 m sous le niveau d’étiage.. Le pont fut dessiné par la compagnie Gustave Eiffel, et les travaux furent conduits par la maison Daydé et Pillé sise à Creil, pour un montant de 10,5 millions de francs de l’époque. Les travaux durèrent un peu plus de trois ans. L’ouvrage fut inauguré en 1902 (soit une quinzaine d’années après la tour Eiffel) par l’empereur Thanh Thai et Paul Doumer, alors gouverneur général.

Pour les Vietnamiens, il est aujourd’hui un symbole d’unité, d’endurance et de patriotisme. Il fut bombardé à quatorze reprises par l’aviation américaine et, à chaque fois, remis en état. Cela explique également pourquoi il ne subsiste que six arches sur les dix-neuf originellesSignalons enfin que le dernier pont permettant de traverser le fleuve Rouge à Hanoi, le pont Thanh Tri, d’un coût de 410 millions de dollars, a été construit grâce à l’aide publique au développement fournie par le Japon. A l’est de la capitale, il devrait contribuer à décongestionner le trafic urbain et à faciliter le développement du triangle économique du Nord : Hanoi, Haiphong et la province de Quang Ninh, frontalière de la Chine. Le pont Thanh Tri, long de 3,1 km et large de 33,1 m est entré en service, en novembre 2006. Du point de vue de l’esthétique, le vieux pont Paul-Doumer reste inégalé.

Nous sommes habitués à voir des photos et des gravures de la baie d’halong …..mais la réalité est encore plus belle !!

La particularité de la baie est sa multitude de pitons rocheux. Il y a 1 969 îles et îlots rocheux. Certains îlots sont creusés de grottes dont les plus célèbres sont la « grotte de la Surprise » et celle nommée par les Français « grotte des Merveilles ». L’ensemble compose le plus grand karst marin du monde[1]. Les géologues expliquent la formation de ce relief karstique de la façon suivante : au Paléozoïque (ou ère primaire, entre 543 et 250 millions d’années) le site était en haute mer. Une épaisse couche de sédiments s’est formée à cette époque. Les mouvements de la croûte terrestre l’ont ensuite fracturée et le retrait de la mer l’a exposée à l’action de l’érosion. La baie est sillonée de Vraies jonques et de fausses jonques pour touristes . Notre groupe est réparti sur deux jonques …..à moteur dont l’un tombe en panne , en 2O minutes le moteur est démonté , réparé …..pendant que les jonques se remorquent !!!

Notre amie Janine Perraud nous raconte que son père aviateur a dérivé huit  longues heures dans la baie accroché à l’épave de son hydravion …..qui finalement a coulé en quelques minutes !!

Des pêcheurs vivent dans des villages de jonques amarrées bord à bord près d’un ilot , et nous sommes souvent entourés de barques de femmes et d’enfants , vendant des souvenirs , des fruits ou des vêtements .

Mais le spectacle des rochers karstiques qui tombent dans la mer est si extraordinaire que nous n’accordons que peu d’attention à ces pauvres pêcheurs .

Cependant nous faisons honneur au repas de fruits de mer sur le bateau

Mais il faut quitter (à regrets ) ce paysage fabuleux pour reprendre la route d’Hanoï .

Après un après-midi de promenade dans Hanoï , nous assistons à un spectacle de marionnettes sur l’eau .

Les marionnettes sur l’eau ont fait leur apparition au Vietnam il y a plusieurs siècles .

Les manipulateurs sont dans l’eau derrière le décor , l’eau cache les instruments de manipulation des marionnettes fixées au bout de perches de bambous et animées par des fils qui sont invisibles sous la surface de l’eau . Ma photo , sous exposée donne une idée du résultat .

Dans tous ces pays d’extrême orient en dehors des peuples majoritaires , il y a les « minorités ethniques » dont les langues , les religions , les modes de vie sont différentes !!

Le nord du Vietnam abrite de nombreuses minorités ethniques : Thaïs , Ung , Hmong , Man , Hoa , Nghia . Nous prenons donc la route vers le nord jusqu’à un de ces villages à peine touché par la civilisation moderne avec des maisons sur pilotis et leurs futurs cercueils rangés avec soin bien à l’abri sous la maison .

Il faut grimper une échelle pour accéder à la partie habitation .

Assises sur le sol , les vielles femmes fument d’étranges « choses » peut-être du tabac ou des herbes hallucinogènes ???

Les plus téméraires du groupes aspirent la fumée .. ; ils n’ont pas l’air d’apprécier !

Après une lampée d’alcool de riz nous regagnons la civilisation .

A ce point de ce voyage laissez-moi raconter l’épisode le plus extraordinaire de notre « aventure » .

Prenant des risques avec d’éventuels traumatisés de la guerre d’ Indochine , notre organisateur de voyage avait programmé un repas du soir chez un Général Viet du Vietnam du Nord .

La suite est surréaliste : les échanges de souvenirs entre le Général et l’aumônier de l’armée française égrainant des souvenirs de la plus atroce guerre coloniale . Le reste du groupe était un peu crispé car le « personnage » ne devait pas être très …humain .

Pour compléter cette épisode lié au souvenir de la guerre coloniale .

Nous visitons une énorme grotte qui a abrité un hôpital Viet pendant la guerre , notre cher aumônier qui égraine ses souvenirs nous raconte qu’au retour de ses pourparlers humanitaires avec les Viets concernant des échanges de blessés , il partait seul dans la montagne , au retour il était souvent « cuisiné » par les officiers français pour connaître les positions et les effectifs Viet .

Notre voyage touristique se transforme en voyage « historique »

Mais revenons à notre « circuit »

Surprenante cette « Baie d’Along terrestre : Surnommée ainsi en raison de la similitude de ses paysages montagneux à ceux de la huitième merveille du monde, Tam Coc (qui signifie en vietnamien “trois grottes”) est l’un des plus beaux sites du Nord Vietnam. Situé à une centaine de kilomètres de Hanoi, Tam Coc est une destination incontournable pour tous les touristes, vietnamiens comme étrangers. nous voila partis pour 2 h en bateau a rames, dont la particularite des rameuses (car ce sont des femmes qui rament), est de ramer avec leurs pieds. Le paysage alentour est vraiment sublime. On navigue au milieu d`innombrables pains de sucre en calcite, creux, déchiquetés, avec parfois des formes bizarres et pour agrémenter le paysage, l`on en traverse 3. En fait ce sont des grottes avec stalagmites et stalactites.

Revenus de ce voyage au Vietnam , je m’intéressai un peu plus aux souvenirs de mon grand père Josset mort à Saigon .

Lors de la mort de mon père en 1989 je fis un inventaire photographique de ces souvenirs .

Mais il fallait compléter ce voyage par la magie qui entourait le fameux Temple d’Angkor Vath au Cambodge .

Il est difficile de résumer l’histoire très mouvementée du Cambodge !!

En 1886 le Royaume du Cambodge , pour échapper à l’emprise du Siam et de l’Annam demande de l’aide à la France !!!En 1887 le Cambodge est intégré à l’Indochine et le Roi perd toute autorité .

Le pays retrouve son indépendance en 1953 sous le règne de Norodom Sihanouk .

Le maréchal Lon Nol soutenu par les Etats Unis renverse la monarchie et instaure une dictature militaire .

Les Kmers Rouges s’emparent de Phnom Penh en 1975 et leur chef Pol Pot impose une dictature responsable de la mort de deux millions de Cambodgiens sur une population de 7 millions.

En janvier 1979 les Vietnamiens chassent les Kmers rouges .

L’armée Vietnamienne reste au Cambodge pendant une dizaine d’année et installe la République Populaire de Kampuchéa .

En 1989 les forces Vietnamiennes se retirent et en 1991 Norodom Sihanouk devient Président .

Tout cela est « de l’histoire ancienne » quand nous nous envolons directement pour Siem Reap au Cambodge . ou nous arrivons le 1er Mars 2002 .

On continue à évoquer les champs de mines qui parsèment les sites touristiques , mais paraît-il ils sont parfaitement balisés .

Il faut dire que l’évocation du Cambodge est associées aux membres arrachés par les mines , aux sites pillés , aux intéllectuels trucidés .. rien de très gai .

Nous achetons un « pass » pour une semaine de visite du site d’Angkor.

pour essayer de comprendre la visite d’Angkor il faut savoir placer les différents site sur un plan : A 15 km au Sud-est de Siem Reap nous visitons le site de Roluos .

Au 9ème siècle le Roi Jayavar 2 fonde une immense ville religieuse à Hariharalaya dont il fait sa capitale

Les monuments de Roluos ont été construit entre 877 et 889 , ce sont les premiers temples en dur construits par les Kmers .

Le Prah Kô (le bœuf sacré » construit par le roi Indravarman à la fin du 9ème siècle .

Le Bakong est un temple qui symbolise les temples « montagnes » qui représentent le Mont Meru centre de l’univers .

La pyramide de plan presque carré comporte 5 étages représentant cinq royaumes , elle comporte quatre escaliers , abrupts protégés par des lions .

A l’intérieur de la dernière enceinte on trouve huit tours en briques disposées par deux sur chacun des côtés

Temple hindouiste de Lolei :On trouve également un ensemble de tours sanctuaires en briques qui étaient construites sur une ile au milieu du bassin reservoir d’eau , il sagit d’un temple hindouiste qui fut construit en 893 et consacré à Indravarmeśvara

C’est une construction qui fut profondément remaniée par les bonzes qui s’y sont installés depuis plusieurs siècles .

Le Banteay Srei : à la différence des autres temples celui-ci n’est pas un temple Royal .

Il a été construit par Yajnavarâha gourou du futur roi Jayavarman 5 , dans la seconde moitié du 10ème siècle .

Découvert par les Français en 1914 il fut rendu célèbre lorsque André Malraux y vola quatre Apsaras .

On y accède par une chaussée longue de 70 mètres bordée par 32 bornes en grès .

Notre guide avait bien choisi l’ordre des visites , ce temple renferme des merveilles de sculptures : c’est le « joyau de l’art khmer »

(parmi les dizaines de photos je n’ai choisi que ce fronton de la bibliothèque nord )

Nous visitons un autre temple isolé : Le Banteay Samré situé à 500m à l’est du Baray oriental .

En particulier nous admirons les deux bibliothèques ;

Nous continuons nos visites des Temples excentrés avec le Prasat Kravan au Sud Est du site . ce temple comporte cinq tours-sanctuaires qui datent du 10ème siècle .

Nous allons ensuite sur le site du Baray oriental qui est un plan d’eau artificiel ou réservoir aujourd’hui à sec , Il a été construit vers l’an 900 de notre ère sous le règne du roi Yasovarman. Alimenté par la rivière Siem Reap qui prend sa source dans les collines de Kulen, il était le deuxième plus grand Baray de la région d’Angkor, avec environ 7150 mètres de long sur 1740 mètres de large, et pouvant contenir près de 50 millions de mètres cubes d’eau

Le Baray oriental ne contient plus d’eau aujourd’hui. Des cultures agricoles se sont même installées dans son lit. Au milieu du Baray se trouve le temple du Mebon oriental, situé sur un terrain surélevé, autrefois une île lorsqu’il contenait encore de l’eau. C’est un temple datant du Xe siècle . Construit sous le règne du roi Rajendravarman II, il se distingue en ce sens qu’il est édifié sur ce qui était une île artificielle au centre d’un réservoir aujourd’hui à sec : le Baray oriental. De chaque cotés du grand escalier qui mène de terrasse en terrasse , des lions montent la garde , et sur la dernière terrasse se dresse cinq tours de briques .

Le Mebon oriental fut dédié au dieu hindou Shiva et bâti en honneur de la famille royale. Sa situation reflète la préoccupation des architectes khmers pour l’orientation des sanctuaires en lien avec les directions cardinales.

Nous nous rapprochons du but « ultime » de notre voyage : le Temple d’ Angkor Vat .

C’est un choc ….la silhouette du temple si connue sur les gravures depuis un siècle …et qui a alimenté les fantasmes de la France d’ outre-mer .Prasat Angkor Vat est le plus grand des temples du complexe monumental d’Angkor . Il fut construit par Suryavarman II au début du XIIe siècle en tant que « temple d’État » et capitale. Temple le mieux préservé d’Angkor, l’une des plus grandes villes médiévales du monde, il est le seul à être resté un important centre religieux depuis sa fondation, premièrement hindou et dédié à Vishnou, puis Bouddhiste.

Le temple est l’archétype du style classique de l’architecture khmère. Il est devenu le symbole du Cambodge, figurant même sur son drapeau national .

On commence par admirer son reflet dans l’eau , puis en avançant sur la chaussée centrale de 200 mètres au milieu du bassin , on découvre alors le sanctuaire central.

La première galerie est constituée de piliers carrés vers l’extérieur et d’un mur aveugle vers l’intérieur. Le plafond entre les piliers est décoré de rosaces en lotus.

L’extérieur du mur aveugle est décoré de fenêtres à colonnes, et d’apsaras (nymphes célestes).

À partir de la première galerie, une avenue décorée de nagas longue de 350 mètres mène à la seconde enceinte à travers un parc. De part et d’autre de cette allée, on rencontre d’abord deux constructions dont on ignore l’utilité (mais qu’on appelle couramment « bibliothèques »), puis deux petits bassins.

On arrive à la seconde galerie par une plate-forme surélevée flanquée de lions de part et d’autre d’une cage d’escalier. Le mur intérieur de la seconde galerie est orné d’un bas-relief narratif sur toute sa longueur. Sur le mur occidental sont représentées des scènes de l’épopée du Mahabharata.

Le Mahâbbârata décrit la lutte entre les Pandavas et les Kauravas qui s’affrontent dans la bataille . Difficile de rendre par une photo la richesse des reliefs ..avec un peu d’attention on « distingue Rama avec son arc et ses flèches , debout sur son char . On atteint ensuite le sanctuaire central par douze escaliers très raides qui représentent la difficulté d’atteindre le royaume des dieux.

Au sommet de ces escaliers se trouve une plate-forme pavée de forme carrée divisée en quatre cours par deux couloirs surélevés qui se coupent à angles droits.. À chaque coin de ce couloir se trouve une tour et on en trouve une cinquième au milieu de la plate-forme. Ces cinq tours forment la silhouette bien connue d’Angkor Vat.

La base carrée de la tour centrale contient un petit sanctuaire sur chaque face, derrière lequel se trouve le sanctuaire central. Le sanctuaire central était initialement dédié au dieu hindouiste Vishnou, mais sa statue d’or a été enlevée et on trouve aujourd’hui dans chaque sanctuaire des statues de Bouddha.

Le patrimoine angkorien ne sortit pas indemne de la guerre : de nombreuses statues en pierre furent détruites à l’explosif par les Kmers rouges et plusieurs statues en bois servirent de combustible. (Pour le plaisir des yeux : voici une photo du début du 20ème siècle )

quelle splendeur !!!!

Après cette visite centrale de notre voyage nous reprenons notre exploration méthodique du site :

Vers le sud nous visitons le Barksei Chamkrong

Ce temple fut construit par le Roi Harshavarman1er au 10ème siècle pour abriter Shiva et son épouse !

Ce temple est fait d’une tour en brique au sommet d’une pyramide en latérite de 13 mètres de haut en quatre gradins , quatre escaliers aux quatre points cardinaux permettent d’atteindre la tour en briques sur une base de grès .

Elle s’ouvre vers l’est et comporte trois fausses portes sur les autres faces .

Nous visitons ensuite Angkor Thom :

La cité royale a la forme d’un carré, d’environ trois kilomètres de côté, entouré d’un rempart haut de 8 mètres bordé par des douves. Au milieu de chacun des quatre murs de l’enceinte se trouve une porte monumentale, ornée d’immenses visages  des quatre Grand Rois du panthéon hindouiste et de la représentation d’Indra chevauchant son éléphant tricéphale.

Ces quatre portes sont reliées par deux voies perpendiculaires qui se rejoignent au centre de l’enceinte où se situe le Bayon. Une cinquième porte, la porte de la Victoire, se situe un peu au nord de la porte du mur Est (la porte de la Mort).

Elle permettait d’accéder à la Terrasse des éléphants du Palais Royal, par une route pavée probablement destinée à accueillir les défilés victorieux.

Le Bayon est le temple central d’Angkor Thom,

C’est le dernier des « temples-montagnes » du site d’Angkor, bâti par Mahayana Buddhist Roi Jayavarman , restaurateur de la puissance du royaume khmer d’Angkor après l’invasion des Chams. Sa décoration est d’une exceptionnelle richesse, à l’apogée de l’art bouddhique mahāyāna. Ce fantastique monument avec ses 37 tours à visages fut dédié par le souverain au Bouddha dont il diffusa la doctrine.

Les danseuses célestes : les Apsaras sont caractéristiques de l’art sous Jayavarman7 .

Nous interrompons notre visite du

site par une petite ballade à dos

d’éléphant !! .

Les terrasses Royales !! la terrasse des Eléphants se situe près du centre de la cité d’Angkor Thom .

Elle s’étend sur 300 m de longueur et sa hauteur de 3 à 5 m suivant les tronçons. C’était probablement une terrasse d’apparat décorée de structures en bois disparues depuis. Elle est bordée d’une balustrade en forme de nâga.

Du haut de cette terrasse le roi Jayavarman VII regardait défiler son armée victorieuse de retour de la guerre contre les Chams. Ce sont ces éléphants en hauts-reliefs très découpés décorant les escaliers secondaires (Sud et centraux) qui lui ont donné son nom actuel. De nombreux éléphants harnachés et montés, en bas-reliefs en décorent une grande longueur formant des scènes de chasse.

La terrasse du Roi Lépreux doit son nom à une petite statue censée représenter le Roi Yasovarman qui serait mort de la peste après avoir coupé la tête de la reine serpent .

Ici les arbres fromagers sont rois. Ils sont partout, impressionnants par leur hauteur et leur ampleur. Les racines de ces arbres immenses envahissent petit à petit la pierre. Le nom de cet arbre, le fromager, remonte à l’Indochine, lorsque la France occupait le Cambodge. On utilisait le bois de cet arbre pour en faire des boites à fromage, d’où le nom de fromager…. Les racines de ces arbres sont vraiment caractéristiques, l’extrémité de celles-ci font penser à des doigts d’aliens.

Souvent on ne peut plus dégager les temples , sans le support de l’arbre le temple s’écroule !!

Le Neak Pean (« Nâgas enchevêtrés ») est un petit temple bouddhique à Preah Khan. Il fut construit et modifié par Jayavarman VII à la fin du XIIe siècle.

Il est de proportions régulières, avec un bassin carré entouré de quatre bassins plus petits. Au centre du grand bassin, une « île » circulaire sur laquelle est édifié le prasat central (14 m de haut) est entourée de deux nâgas. Les têtes des serpents forment l’entrée, leurs queues entremêlées ont donné son nom au temple.

Ses eaux miraculeuses jaillissaient de 4 bouches : d’un lion , d’un éléphant , d’un cheval , d’un bœuf .

Nous revenons au nord sur le site du Preah Khan . c’est un temple bouddhiste construit par le roi khmer Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d’Angkor Thom .

Le Preah Khan (épée sacrée en khmer) était un complexe monastique bouddhiste nommé Jayaçri (victoire glorieuse en sanskrit) en l’honneur de la victoire sur les Chams de Jayavarman VII qui l’érigea en 1191. Le site a servi de ville provisoire pendant la construction d’Ankgor Thom et le monastère fut terminé après que Jayavarman VII se soit installé dans son nouveau palais (1190). Il est dédié à Dharanindra Varman II, le père du roi bâtisseur qui est idéalisé sous la forme du Bodhisattva Avalokiteśvara.

L’enceinte du temple comprend de nombreux édifices annexes dont une “salle aux danseuses“, des bassins, des “bibliothèques“, des “cloîtres” interconnectés par des galeries que l’on doit traverser pour atteindre l’enceinte du sanctuaire, lui-même un entrelac dense de galeries et de salles à colonnades entourant la tour sanctuaire .

Afin de rompre la cadence ….des visites notre accompagnateur nous organise une promenade dans  un village traditionnel au Nord-est d’Angkor . La beauté d’une jeune indochinoise nous fait oublier tous les hommes qui claudiquent ayant laissé leur jambe sur une mine .

Nous parcourons le village

Dans les campagnes, les familles cambodgiennes vivent dans des maisons sur pilotis.

Les montants des pilotis peuvent élever la maison jusqu’à trois mètres de haut, pour la garder  au-dessus des inondations lors de la saison des pluies. Généralement l’accés au premier étage se fait par une échelle en bois ou un escalier en bois.

Nous visitons Siem-Reap qui est la capitale de la province de Siem Reap, située au sud du complexe archéologique d’Angkor et à environ 314 km de la capitale Phnom Penh. Siem Reap a une architecture de style colonial et chinois notamment dans le quartier français et autour du Vieux Marché.

Nous embarquons sur Le Tonlé Sap (en khmer: Boeung Tonlé Sap) ce qui signifie en khmer « grande rivière d’eau douce », mais qu’on traduit plus fréquemment par « grand lac ») .

C’est un système hydrologique combinant lac et rivière portant ce même nom, d’une importance capitale pour le Cambodge. Le lac est le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est et un site de première importance du point de vue écologique, reconnu en tant que biosphère Unesco en 1997. Le lac est situé en plein centre du Cambodge, plus long que large avec une orientation nord-ouest sud-est. Le site historique d’Angkor se trouve tout près de son bord nord. La rivière du même nom est de même orientation et relie l’extrémité sud-est du lac au Mékong au niveau de la ville de Phnom Penh, la capitale du pays.

A partir de Siem Reap la route , surélevée , est bordée de maisons sur terre ferme ……puis sur pilotis….puis flottantes quand on arrive au lac (en pointillé sur la carte).

Il se remplit et se vide au gré des moussons. Il est relié au Mékong à la hauteur de Phnom Penh par une rivière d’une centaine de kilomètres. Chaque année, à la saison des pluies (entre juillet et novembre), le Mékong en crue, atteignant un niveau supérieur à celui du lac, force le courant de la rivière Tonlé Sap à s’inverser pour aller remplir le lac en amont ; le Tonlé Sap accueille alors les volumes d’eau du Mékong que la mer ne peut plus contenir. Le lac voit alors sa superficie quadrupler ( voir la première carte : bleu foncé pour les basses eaux , bleu clair pour les hautes : 9 mètres d’amplitude !).

Nous embarquons pour une ballade sur le lac .

Nous circulons autour des « maisons flottantes » , les habitants circulent avec dextérité sur des pirogues .

Nous accostons sur une boutique pour touristes , il y a un pélican et un caïman .

Nous visitons un atelier de sculptures sur bois où nous apprenons une des horreurs de Pol Pot : tous les titulaires d’un savoir : intellectuel ou artistique ..étaient éliminés ….ce sont donc des artistes européens qui viennent réaprendre à des Cambodgiens la sculpture sur bois traditionnelle !!!!

nous parcourons tous les ateliers …peinture…tissage.. soie .

Cet éclairage sur les heures sombres du régime des Kmers Rouges …nous le complétons par la visite du muséum du génocide …dans les ex-prisons des Kmers Rouges ..et leurs sinistres photos des victimes .