93 - Voyage au Japon en 2OO2

La compagnie Air France rappelle que c’est en novembre 1952 qu’elle a inauguré la ligne Paris-Tokyo en Lockheed Constellation L749, avec un vol hebdomadaire et 3 escales : Beyrouth, Karachi et Saigon. Deux ans plus tard, Air France ajoute un 2ème vol hebdomadaire via Rome, Damas, Bagdad, Karachi, Calcutta, Bangkok, Saigon et Manille. Ce service est baptisé “la Route du Laitier”. Le voyage dure 51 heures 10. En avril 1958, Air France ouvre la “Route Polaire” reliant Paris à Tokyo, via Anchorage Le Boeing 707 remplace le Super Starliner sur la Route Polaire en février 1960. Le temps de vol est réduit de plus de 10 heures. En avril 1970, Air France inaugure la “Route Transsibérienne” Paris-Moscou-Tokyo à raison de 2 vols hebdomadaires, en 13 heures 45 de vol. En 1972, les 707 sont remplacés par des 747 et en avril 1986, Air France lance un vol sans escale Paris-Tokyo appelé “Soleil Levant”. Les deux capitales sont alors reliées en 12 heures.

Notre amie Bleuette Pion, dans les années 60 avait fait Paris – Vladivostok en train Transibérien …..puis le bateau jusqu’au Japon !

Nous nous concertons , avec les « Meunier » ….nous sommes séduits par les « 12 heures »annoncés .

Sur un planisphère , on n’y comprend rien il faut consulter le globe ou une projection pôlaire

Nous partons de Roissy sans accompagnateur , mais ayant retrouvé de futurs compagnons voyageurs .

A l’arrivée , nous avons l’explication : notre guide habite l’Indochine et est « free -lance » pour Nouvelles Frontières , c’est lui qui a eu cette idée géniale de bâtir un circuit sans autocar , en ne se servant que de transports en commun : d’où cette consigne étrange de bannir les valises et les malles et de s’équiper uniquement de « sacs à roulettes » .

Il nous fait promettre solennellement de ne pas le perdre dans la foule nipponne !!!ce qui compromettrait le voyage .

Ce préalable énoncé , nous eûmes l’agréable surprise de nous voir détailler un programme de visite beaucoup plus complet que celui du catalogue de Nouvelles Frontières .

Traînant nos valises à roulettes derrière nous , pour la première fois , nous prenons le métro de Tokyo sous la garde vigilante de notre guide jusqu’à l’Hotel Sunroute .

Au Japon tout est étrange , notre guide nous apprit à prendre le métro en nous alignant sagement les uns derrière les autres devant les portes des compartiments , à respecter les deux files qui se croisent sur les passages piétons, à veiller à ne pas bloquer un usager de l’ascenseur lorsque vous êtes devant le tableau de commande ……..enfin de se montrer le plus civilisé possible dans une foule énorme , inimaginable dans notre Europe .

Il faut souligner l’exploit du guide qui , dans ces conditions nous fit visiter Tokyo !!! sans jamais nous perdre .

Il faut dire que le « briefing » qu’il nous dispensa fut net et sans appel : si nous n’étions pas disciplinés , le voyage serait compromis , notre groupe était autonome ….et responsable . Et chose incroyable dans un groupe de Français où l’on trouve toujours une proportion de « râleurs » , la consigne fut respectée …à la lettre !!

Il faut dire que notre groupe , pourtant habitué à se déplacer dans des grandes villes occidentales , était stupéfait d’évoluer dans des foules « énormes » et disciplinées s’écoulant comme des fluides , ne tolérant aucun comportement individuel à « contre-courant » .

C’est sur cet extrait du plan de Tokyo , que l’on peut tenter de suivre le périple de notre visite de cette immense capitale .

Nous commençons notre visite , de nuit par le quartier « Shinjuku » . Ce quartier a accueilli les premiers gratte-ciel construits à Tokyo depuis le tremblement de terre de 1923 .

Lors des tremblements de terre , les immeubles se déforment puisque les fondations bougent . Plus ils sont hauts plus la déformation est importante .

La solution est de désolidariser la superstructure du bâtiment et le sol des fondations en interposant des « isolateurs » souples .

Sur la photo ci contre on peut voir le disque souple qui supporte la structure du bâtiment .

De plus , les superstructures du bâtiment doivent résister à la déformation : soit avec un noyau central rigide , soit avec une triangulation des façades s’opposant à leur déformation .

Secoués plusieurs fois par an par des séismes de magnitude supérieure à 5 sur l’échelle de Richter et balayés par de puissants typhons , les gratte-ciels japonais tanguent mais ne cèdent pas grâce à ces technologies parasismiques .

Notre guide voulait marquer un grand coup en nous plongeant dès notre arrivée dans le Tokyo ultra moderne du quartier Shinjuku .

C’est le quartier situé autour de la gare de Shinjuku , c’est l’un des quartiers les plus animé de Tokyo .

Il faut savoir que Shinjuku est séparé en deux par la ligne de train Yamanote avec d’un côté le quartier des affaires et de l’autre côté la mairie de Tokyo conçue par Kenzo Tange en 1991 .

Nous sommes impressionnés par les grattes ciels , hauts lieux des affaires abritant le siège de nombreuses sociétés .

Nous pénétrons dans le ShinjukuNS Building , Une tour de 134 mètres et de 30 étages . Cette tour est « creuse » et est traversée au niveau du 29ème étage par une passerelle qu’il est possible d’emprunter .

Nous admirons l’Horloge à balancier la plus grande du monde , Yukku-rhythm, avec une hauteur de 29 mètres , un balancier de 22 mètres , et un cadran de 7 mètres de diamètre !

L’horloge ne possède qu’une aiguille sur son cadran qui effectue un tour complet en 24 heures .

Le cadran est divisé en 12 sections , chacune étant attribuée à un animal terrestre ( le bœuf : une à trois heures , le coq : dix sept à dix neuf heures……etc ……) .

Durant notre promenade nocturne , nous nous arrêtons devant une salle de jeux : « le Pachinko » .

Nous sommes surpris par le vacarme qui règne dans cette salle de jeux .

C’est un « jeu de billes » que l’on introduit dans la machine , et à l’aide d’une poignée , on les projette sur un circuit où elles doivent entrer dans des trous gagnants , ou disparaître dans des trous perdants .

Le jeu permet de gagner des petits lots car les jeux d’argent sont interdits au Japon .

Le lendemain nous admirons les deux tours de la mairie de Tokyo , ou plutôt du siège du gouvernement métropolitain de Tokyo .

Le bâtiment se compose de deux tours jumelles de 48 étages, qui se séparent à partir du 33ème étage .

Notre guide est déterminé à nous faire découvrir tous les quartiers de Tokyo .

Il nous entraîne ( toujours en métro !) jusqu’à l’est de la capitale dans le quartier de Ginza .

C’est un quartier qui est le lieu du luxe , on y trouve le long des avenues de nombreux magasins de mode du monde entier .

Mais c’est le « Tokyo International Forum » conçu par l’architecte américain Raphael Vinoly , et inauguré en 1997 , qui nous stupéfait par son « modernisme » .

Il possède 14 étages dont 3 en sous-sol et se compose de quatre bâtiments et un immense atrium en forme de poisson !

Des passerelles d’acier et de verre relient les différents bâtiments .

Au dessus des salles d’exposition , on trouve 4 salles de conférences dont une de 5000 places .

Décidément nous continuons à traverser la vaste métropole : aujourd’hui nous visitons le quartier d’Asakusa .

En arrivant nous apercevons la bulle de bière sur l’immeuble de la brasserie Asahi , conçue par l’architecte Phillipe Starck ,située sur le toit …..cette bulle devait être verticale mais comme elle dépassait la hauteur autorisée on l’a couché !!!

La principale attraction de ce quartier est son temple bouddhiste : le Senso-ji dédié à la déesse bodhisattva Kannon .

Le Temple et sa pagode se trouve au bout d’une grande allée commerçante avec des petites boutiques et de restaurants .

Comme d’habitude , notre guide a choisi le meilleur moment pour la visite : la nuit tombe , les lanternes s’allument , a partir de la « porte du tonnerre » nous parcourons l’allée qui mène au temple dans une joyeuse ambiance .

A l’entrée se trouve une horloge qui dispense un spectacle animé toutes les heures .

La spécialité des commerces c’est les ustensiles de cuisines !! et des boutiques de « faux aliments » !!!

A l’extrémité de l’allée , nous arrivons à la « Hozômon » : porte de la salle au trésor .d’où nous apercevons la pagode à 5 étages .

Nous ne verrons pas la statue en or de Kannon (le bodhisattva de la compassion ) La légende raconte que cette statuette aurait été remontée dans les filets de pêcheurs qui auraient demandé la construction d’un temple pour l’accueillir .

A l’entée du temple les fidèles lancent des pièces de monnaie dans un coffre en bois qui amplifie le bruit pour attirer l’attention de la divinité !

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Ainsi se termine la visite de Tokyo .

Avant de quitter Tokyo pour le Sud , Nous prenons le train pour Nikko qui est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco .

Le sanctuaire de Toshogu , terminé en 1636 est dédié au fondateur du Shogunat .

Nous entrons sur le site par la porte monumentale Yomeimon , construite e 1636 à la mémoire du fondateur du Shogunat .

Nous sommes toujours intéressé par les sculptures de dragons qui peuplent tous les édifices au japon .

Nous admirons la pagode à cinq étages , bâtie en 1650 et qui fut reconstruite en 1818 après avoir été détruite par un incendie .

Chaque niveau représente un élément , de bas en haut :

- La terre

- l’eau

- le feu

- le vent

- le ciel

Batie à partir d’une base en pierre la pagode s’appuie sur un pilier médian surmonté d’un fleuron de faîte .

Et au fronton de l’écurie : la sculpture des trois singes….sages !!

Le jour suivant est consacré à la visite de Kamacura à 50km au sud de Tokyo .

Kamakura revêt une importance historique car en 1192 le Shogun Minamoto no Yoritomo décida d’installer sa capitale à Kamakura , à l’époque où les Shoguns prenaient le dessus sur le Mikado .

Sur le plan ci-dessus on peut voir (en rouge) les nombreux centre d’intérêt :

En bas , à gauche du plan , nous visitons le Kotoku-in Temple avec son grand Boudha , datant de 1252 , le Temple qui abritait le grand Bouddha furent emporté en 1498 par un tsunami , il était autrefois recouvert de feuilles d’or , il pèse 93 tonnes .

A proximité nous visitons le « Hase-dera » qui a son origine en 721 lorsque un tronc de Camphrier s’échoua dans la baie de Sagami

Le moine Tokudô sculpta deux statues de Kannon dans cette pièce de bois , l’une d’elle fut jetée à la mer et quinze ans plus tard elle s’échoua sur la plage de nagal près de Kamakura .

L’Empereur Shômu fit construire un premier temple pour l’abriter .

Le temple actuel abrite une statue de Kannon aux 11 visages de 9 m de haut en bois doré .

Le temple possède une cloche en bronze de 1264 , on y voit également un grand moulin à prières .

D’innombrables statuettes rangées sur une terrasse sont dédiées aux enfants morts ou victimes d’avortement .

Nous nous dirigeons ensuite vers le centre ville de Kamakura , après être passé sous un grand Torii , on emprunte une allée plantée de cerisiers qui mène au sanctuaire Hachiman-gu .

Cette allée , la Wakamiya-oji, qu’il faudrait voir au printemps , quand les cerisiers sont en fleur , est empruntée par des centaines d’étudiants.

Le sanctuaire Hachiman-gu , dédié au Dieu de la guerre , a été construit en 1063 au bord de la mer , puis transporté ici en 1191 , puis reconstruit en 1828 dans le style d’Edo .

Mais il est temps de quitter la région de Tokyo !

Nous étions très impatients de découvrir les « prodigieux » Shinkansen qui dès 1964 ont inauguré les trains à grande vitesse .

A l’origine l’écartement des voies de chemins de fer a été fixée en Angleterre , à 3 pieds 6 pouces soit 1mètre 067 . Le réseau des Shinkansen sera à l’écartement 1mètre435 .

Dès notre arrivée dans la Gare , nous sommes frappés par le modernisme du profil des trains .

D’emblée nous mesurons la différence avec nos TGV : la largeur des voies autorise une plus grande largeur des voitures , les 40cm de plus permettent une circulation plus facile entre les sièges .

Mais c’est quand le shinkansen est lancé à pleine vitesse que l’on mesure sa supériorité sur le TGV , on ne sent aucune oscillation latérale , la largeur supérieure entre les rails augmente la stabilité des rames augmentant de façon spectaculaire le confort des passagers .

Nous sommes habitués au « look » des TGV ……rien à voir avec les Shinkansen …..dont les proues sont toutes différentes ..et futuristes…

Nous nous asseyons du côté droit du shinkensen pour guetter l’apparition du Mont Fuji qui domine la plaine côtière de ses 3776 mètres .

Nous arrivons à la gare de Kyoto, inaugurée en 1997 , qui offre un accès futuriste à l’ancienne capitale impériale du Japon .

Elle fut conçue par Hara Koji , professeur d’université de Tokyo , dont le projet triompha lors d’une compétition internationale .

La gare , avec ses espaces à ciel ouvert , se caractérise par une absence très critiquée d’éléments japonais traditionnels .

La sortie se fait par des escalators vertigineux .

La gare centrale a été reconstruite à l’occasion du 1.200ème anniversaire de la décision prise en 794 par l’empereur Kanmu d’installer la capitale du Japon à Heian-Kyo, l’actuelle Kyoto. Les travaux ont été achevés en 1997.

La gare, qui est devenue l’un des monuments les plus visité de la ville,

Elle se présente sous la forme d’un V très évasé. L’aile gauche abrite un hôtel de luxe de 540 chambres et une salle de spectacles de 900 places. Celle de droite, traversée par un escalier mécanique vertigineux conduisant au jardin suspendu, héberge un grand magasin d’un coté, un centre commercial et des bureaux, de l’autre. L’architecte, le japonais Hiroshi Hara, qui s’est inspiré de la structure en damier héritée des villes chinoises du VIIème siècle qui caractérise les rues du vieux Kyôto, n’a pas fait d’autres concessions à la tradition. Plus de 240.000 personnes empruntent chaque jour la gare. Le grand magasin Isetan accueille 125.000 personnes par jour.

Nous sommes hébergés à l’hotel Kyoto Central Inn à proximité de la Gare .

Cette position centrale permettra à notre guide de nous faire visiter la ville ….à pieds .

La ville est entourée de montagnes et est traversée par une rivière qui s’écoule du nord au sud .

La ville fut ravagée par des incendies , des tremblements de terre et des luttes intestines .Elle perdit son statut de capitale en 1868 au profit d’Edo (Tokyo) .

Le Chemin de la philosophie .

C’est l’une des promenades la plus agréable de notre visite : c’est un chemin ombragé sous les cerisiers , qui serpente le long d’un canal bordé de cerisiers .

C’est Nishida Kitaro (1970 1945 ) professeur de philosophie qui l’empruntait quotidiennement , et les moines des temples environnants viennent y méditer ,

Le temple d’or : il fut construit en 1394 par le Shogun Yoshimitsu Ashikaga qui se fit moine à 37 ans et fit édifier ce pavillon pour abriter ses retraites . A sa mort il demanda que son pavillon soit transformé en temple Bouddhique .

Le pavillon d’or avait par miracle échappé aux incendies , mais en 1950 un jeune moine décida d’y mettre le feu .

Il fut reconstruit à l’identique en 1955 .

Tout près du Pavillon d’or nous visitons le Jardin sec du Temple Ryoan-ji : Fondé en 1450 , ce temple est célèbre pour son jardin sec : il mesure 30 mètres par 10 , il est limité par un mur fait d’un mélange d’huile et d’argile qui avec le temps a pris de belles couleurs .

Quinze rochers , légèrement moussus sont répartis en cinq groupes sur une mer de sable soigneusement ratissée .

A la fin de notre promenade du chemin de la philosophie nous arrivons au Pavillon d’Argent : le Ginkaku-ji .

Le pavillon d’argent est considéré comme le chef-d’œuvre de l’art du jardin .

Ce temple fut la retraite du Shogun Yoshimasa (1358 – 1408) , il envisagea de recouvrir le temple de feuilles d’argent mais la ruineuse guerre de l’Onin contrecarra son projet .

Le quartier de Gion . Séparé du centre de la ville par la rivière Kamo , ce quartier a conservé son caractère traditionnel .

C’est l’ancien quartier de geishas …mais il n’est pas rare d’en rencontrer …..et nous eûmes cette chance .

Une geisha est une « dame de compagnie » raffinée réservée à une clientèle fortunée , pratiquant les arts traditionnels japonais : la cérémonie du thé , la pratique de plusieurs instruments de musique , la danse , la composition florale , la participation aux banquets .

Nous avons beaucoup de chance car nous en rencontrons un grand nombre dans les petites rues qui se laissent photographier avec beaucoup de grâce !

Nous admirons le cerisier de Maruyama Park , j’ai retrouvé une photo ou on le voit en fleur (il faudra revenir au printemps)

Il se trouve dans le plus vieux parc de Kyoto .

Le Temple Sanjusangen-do , sa visite nous cause un choc quand nous nous trouvons en présence de mille et une statues de Kannon , la déesse de la miséricorde .

Pour notre guide , la visite de Kyoto est une étape importante du voyage , nous marchons , nous marchons …jusqu’au temple Kiyomizu dera ou depuis plus de mille ans les pélerins gravissent la pente qui mène à la déesse Kannon aux onze têtes pour prier et boire l’eau de la source sacrée .

Il faut croire que la fatigue se fait sentir car je glisse un « anamori » : une tablette votive ou je demande de soulager mes douleurs aux hanches !!!

Miracle , je marcherai allègrement jusqu’à la fin du voyage !!!!

La terrasse du bâtiment principal construite sans un clou offre une vue magnifique sur toute la ville .

Le Hon-do du temple est bati sur un énorme échafaudage qui repose sur le fond de la vallée .

Cette énorme charpente , réalisée sans un seul clou est protégée par des petits toits qui aux angles font saillie pour abriter les extrémités des poutres .

Le temple a brulé six fois depuis sa fondation , le dernier incendie date de 1623 , et sa reconstruction à 1633 .

En japonais cet échafaudage est devenu synonyme de vertige , l’expression « se jeter du Kiyomizu » signifie « se jeter à l’eau ».

Au hasard de nos pas nous assistons à des séances de photos de mariés dans leurs costumes traditionnels .

Les vêtements des mariés coutent une fortune : pour la jeune mariée le « Shiro-muku » qui est un kimono à manche longue de couleur blanche (le blanc est le symbole de la pureté)  et pour le marié le kimono traditionnel composé d’un hakama (sorte de pantalon bouffant) et d’un « montsuki » de couleur sombre (bleu , noir)frappé des armoiries de la famille .

Notre visite pédestre nous conduit ensuite au Château de Nijo

Ce château fut construit par le Shogun Tokugawa Ieyasu à partir de 1603 .

En 1867 , le dernier Shogun abdiqua et le château devint propriété impériale .

Les couloirs qui relient les salles de réunion possèdent des planchers qui font des bruits d’oiseaux afin de prévenir la présence d’intrus .

Nous revenons à l’est de la ville pour visiter le Nanzen ji .

Le nanzen-ji est un centre de Zen depuis 1386 , date à laquelle il fut placé sous la responsabilité du Gozan .

La Sammon , porte monumentale à deux niveaux a été construite en 1626pour consoler les âmes des victimes tombées au siège du château d’Osaka .

Les batiments ont tous été rebâtis à la suite d’incendies ….ainsi les plus anciens remontent au 17ème siècles .

Nara

Fondée en 710 dans la plaine de Yamato , Nara alors baptisée Heijo-kyo , était la première capitale du Japon durant 74 ans , elle était un grand centre du bouddhisme .

On y trouve quelques uns des plus anciens batiments en bois du pays dans un parc de 525 hectares qui est peuplé d’un millier de daims (shika) considéré comme les messagers des Dieux .

Le Todai-ji (en haut au centre sur le plan)

Il est constitué d’un grand temple de Bouddha qui abrite la statue de bronze de Bouddha de 16 mètres qui nécessita 5OO tonnes de bronze , elle fut endommagée par un tremblement de terre en 885 et lors de l’incendie de 1180 qui détruisit le Kon-do , la tête et une main fondirent .

L’ensemble fut restauré en 1195 mais souffrit à nouveau lors de l’incendie de 1567 . Le bâtiment actuel a été rénové en 1708 .

Ce temple de bois actuel beaucoup plus petit que le bâtiment original est cependant la plus grande construction en bois du monde !!

Nous visitons ensuite le grand sanctuaire Kasuga (en bas à droite sur le plan) .

C’est l’un des sites Shintoïste les plus connu , le bâtiment d’origine date de 710 .

Le sanctuaire est composé de quatre bâtiments identiques un pour chaque divinité et reconstruit 50 fois jusqu’en 1863 .

Le sanctuaire connaît une grande activité avec ses prêtresses , les vierges revêtues de leur kimono de soie rouge .

Notre séjour au Japon n’est pas entièrement consacré aux visites…nous découvrons la cuisine japonaise dans des restaurants typiques .

Nous sommes photographiés devant une table chauffante sur laquelle grille un « okonomi-yaki .

C’est un plat très répendu à l’ouest du japon sur une base de pâte on ajoute divers légumes puis de la viande ..le résultat final ressemble à une omelette fourrée .

Nous reprenons le shinkensen pour Himegi .

Nous nous arrêtons à Himeji pour visiter le château .

Le château occupe une position stratégique , contrôlant l’accès aux provinces de l’ouest .

Un premier château fut construit en 1350 . Le château actuel a été construit vers 1600 , puis restauré et consolidé entre 1956 et 1963 .

Entouré de douves , le château comporte un système d’enceintes imbriquées les unes dans les autres , comportant des courtines percées de meurtrières .

Le donjon comporte cinq étages plus un soubassement .

C’était , en temps de guerre l’ultime bastion où pouvaient se replier le seigneur et les siens .

Nous reprenons le train qui doit nous amener à Hiroshima .

Bizarrement , notre programme est muet sur cette destination , le voyagiste , par prudence n’avait rien prévu .

Unanimement , nous optons pour une visite de la ville martyre.

Pour ma part j’ai mauvaise conscience car le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki signifiait la victoire finale contre le fascisme !!!

Le musée replace l’événement dans toute son horreur .

Une maquette nous présente la ville avant et après la bombe , et les nombreuses photos nous montrent les rescapés affreusement brûlés .Une maquette de la bombe se balance accrochée au bout d’un cable

nous contemplons , incrédules la carcasse du dôme intacte car située près du point zéro de l’explosion.Après avoir vu le monument de la paix dédié aux enfants et le cénotaphe où sont inscrits les noms des victimes nous regagnons l’hotel très émus .

Nous sommes maintenant arrivés à l’extrémité ouest de notre voyage :

L’île de Miyajima que nous abordons en bateau .

Le site est couvert par une forêt vierge abritant un grand nombre d’oiseaux , des daims s’y promènent en toute liberté . Les plus courageux du groupe montent sur le Mont Misen , quant à nous nous marchons dans la partie basse de l’île .Cette île où cohabitent les hommes et les Dieux est depuis longtemps un un lieu sacré : le sanctuaire de Itsukushima y est établi depuis 593 . Ce sanctuaire dédié à la Déesse gardienne des mers est en partie construite dans la mer .

Mais c’est c’est la porte Ootoril qui est le symbole spectaculaire de l’île : il est construit en bois de camphrier laqué de vermillon . Ses piliers principaux de 17 mètres de haut ont une circonférence de de 10 mètres !!!

Bien que semblant solidement planté dans le sol , il ne repose que par son propre poids sur le sable , on peut y accéder à marée basse .

Ainsi se termine notre “merveilleux” voyage au Japon !!.