96- voyage au Rajasthan en 2004
La civilisation de l’Indus a laissé des traces au Rajasthan depuis 2500 ans avant J.C, avant que les Aryens, arrivés d’Iran par le nord de l’Inde ne s’y installent avec leur religion védique .
Mais si le Rajasthan a une longue histoire, elle reste surtout mêlée à celle des Rajputs .
Cette caste de rois et de guerriers (les kshatriyas) s’arrogent des héros de légende comme Rama et Krishna .
Mais les Rajputs, individualistes, ne possédaient pas d’armée commune permanente S’ensuivent de nombreuses victoires musulmanes sur les chefs Rajput de l’Inde du Nord qui aboutiront en 1192 à un état puissant, le Sultanat de Delhi, lui même remplacé par l’Empire Moghol en 1526.
Mais les Rajpoutes se maintiennent et , avec eux commence une période dorée qui donnera au Rajasthan ses fleurons de l’art et de l’architecture.
Par un subtil équilibre d’alliance et d’opposition, la civilisation Rajpoute a permis aux rois du Rajasthan de conserver leurs royaumes intacts durant des siècles contre les envahisseurs musulmans et plus tard contre les occupants britanniques.
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Naissance du Rajasthan
Les princes Rajput (les Maharajahs), dont les états passent sous protectorat de la Couronne Britannique en 1858, soutiennent les Anglais et en échange reçoivent titres et décorations et siégent à la « Chambre des Princes ». Mais lors de l’indépendance en 1947, ils sont contraints d’abandonner l’idée d’un état Rajput indépendant et opteront pour l’intégration dans l’Union Indienne à laquelle ils seront rattachés en 1949 au sein du Grand Rajasthan qui rassemble 22 états princiers. L’état du Rajasthan actuel est créé le 1° novembre 1956 après la réorganisation territoriale et linguistique des États de l’Union.
Mais , venons-en à ce « troisième » voyage en Inde :
Nous avons la chance de nous adresser à l’agence BBVoyage dirigée par un couple mixte : Véronique et
Raghu .
La complémentarité de l’ Indien Raghu aux commandes de l’opérationnel avec une expérience riche de 18 années passées sur le terrain , et de Véro aux commandes de l’administratif et de la relation client, permet à BB de nous « cocooner ».
Disons deux mots de notre agence !! Raghu et Véronique ,c’est une histoire née au pied des Temples de Khajuraho…tout un symbole. Epoux, parents de deux garçons, soudés par les adversités de la vie et animés des mêmes passions, ils se sont lancés dans l’aventure de BB Voyage.
Créée en Avril 2002, au cœur de la tempête et de la guerre Inde-Pakistan – L’Inde est alors en liste rouge au Ministère des Affaires Etrangères Françaises – les débuts s’annoncent chaotiques.
A la tête : Raghu, fort d’une expérience de 15 ans - de “transfert-man” à directeur, il a tout expérimenté – , riche d’un porte-feuille client dynamique et efficace, le succès ne se fait pas attendre. Quant à Véronique, de son expérience de Directrice d’un laboratoire vétérinaire, elle met sa rigueur au service des relations internes avec les agents, la logistique et sa présence au service des clients .
Nous voulons passer inaperçus sur les routes indiennes et comme pour un précédent voyage nous insistons pour voyager dans la célèbre voiture « Ambassador .
L’Ambassador est la voiture emblématique de l’Inde. Construite par Hindustan Motor depuis 1957 sur la base de la Morris Oxford III, l’Ambassador est en effet une véritable icône en Inde. Sa rusticité la rend particulièrement adaptée aux difficiles routes indiennes.
Et , la charmante responsable française de l’agence nous affecte le meilleur chauffeur , qui nous adopte en nous appelant « papa maman ! ».
Dans un précédent voyage aux Indes , nous avions eu beaucoup de mal pour visiter les villes et les monuments , cette fois ci , notre chauffeur qui parle parfaitement l’anglais, nous présente avec fierté un téléphone portable ….l’utilisation de ce téléphone est très spéciale … car les relais émetteurs sont dans les villes , distants les uns des autres de centaines de kilomètres ..notre chauffeur est astucieux ; il pose son téléphone devant lui et le surveille …lorsque niveau du flux apparaît il appelle le guide qui se trouve miraculeusement à notre arrivée .

Nous avons concocté nous-même notre circuit à partir de New Delhi . La première étape de 250 Km nous amène à Mandawa.
Avec une belle surprise : notre hôtel est un ancien palais !
Nous apprenons avec plaisir que c’est un français qui a entrepris de réhabiliter des palais abandonnés .
Surnommé le maharajah français , Francis Wacziarg , représentant de la BNP en Inde est arrivé en 1969 , il découvre les palais des Maharadja laissés à l’abandon , il entreprend de les réhabiliter en les transformant en hôtel .
Le Piranal Haveli a été construit dans les années 20 par un riche marchand de coton , d’argent …et d’opium .C’est une maison traditionnelle peint avec des anges et des divinités qui conduisent les chariots sur les parois.
Dans la soirée, nous visitons la ville et ses ravissantes “haveli”. Ces maisons, autrefois résidences des riches marchands, qui gardent encore des fresques précieuses sur les façades.
Ces riches marchands Marwaris , installés sur la route de la soie , faisaient fortune et se construisaient ces petits palais , ces Havelis , ..mais , pour accéder au Nirvana ils devaient ériger leur cénotaphe et cinq édifices publics : un temple , un puits , une étable pour vaches abandonnées , un jardin , luxe dans cette région aride , et …une école : à Baggar il y a 50 écoles qui accueillent 10 000 élèves !!!
Hélas , à partir du 18ème siècle , la Compagnie des Indes installe ses comptoirs dans les ports mettant un terme à la route de la soie , la route terrestre des caravanes .
Les marchands émigrent vers le Sud , vers les comptoirs installés dans les ports .
Le matin nous apprécions le petit déjeuner dans le patio à colonnade décoré de peintures naïves hautes en couleur .
A proximité de l’hotel nous admirons la grande porte de Baggar fut construite en 1928 pour honorer la visite du Maharadja de Jaïpur .

Nous parcourons la « ville aux cent Havelis » (les Havelis sont les demeures de riches marchands)
Nous nous attardons à admirer les frises qui décorent les cours intérieures avec parfois quelques surprises comme ce vélocipédiste à côté d’un cavalier !

Lors de la visite de la ville nous apercevons des havelis en ruine car toutes n’ont pas eu la chance d’être sauvées .
Nous sommes à quelques kilomètres de Fatehpur qui renferme un grand nombre de Havelis .
Nous sommes éblouis par la visite de ces splendides palais ,

Et pour nous rappeler que ces palais étaient encore occupés au début du vingtième siècle , nous découvrons Krishna et Radha en torpédo avec chauffeur !
Nous reprenons la route de l’ouest , la campagne devient de plus en plus désertique , sur la route nous croisons les premiers chameaux .
En effet nous abordons le désert du Thar
Le désert de Thar — appelé aussi le Grand Désert indien ou Mârusthali, le Pays de la mort — est un désert qui s’étend de l’État du Rajasthan au nord-ouest de l’Inde au Pakistan . C’est le septième désert dans l’ordre de la superficie (200 000 km©˜). Il est encadré par l’Indus à l’ouest et la chaîne des Ârâvalli à l’est.
Après quelques 200km parcourus dans cette plaine semi-désertique nous arrivons à Bikaner
La tradition affirme que la ville a été fondée à la fin du 15ème siècle par le fils du maharadja de Jodhpur afin de calmer ses instincts guerriers .C’est grace au passage des caravanes que la ville s’enrichit .. La tradition affirme aussi que, au cours de ses pérégrinations à la recherche d’un territoire, il rencontre une grande mystique, Karni Mata, qui lui prédit qu’il dépasserait son père en notoriété. Bîkâ combat les clans râjput locaux du désert pendant une trentaine d’années, et finalement se taillera une principauté d’une taille comparable à l’Angleterre avec Bîkâner comme capitale.
La ville profitera toujours du climat aride qui l’environne comme protection contre ses ennemis, mais la vieille ville est toutefois défendue par d’imposantes fortifications de 7 kilomètres de long, datant du XVIIIe siècle .
La visite , a partir de la porte gardée par deux éléphants , nous transporte dans un décor des mille et une nuits .
Dans une cour intérieure nous découvrons le trône du Maharajah sous un kiosque de marbre au centre d’un bassin rempli d’eau colorée !!
Dans l’histoire du royaume de Bikaner , les dromadaires ont joué un rôle important , ils font l’objet d’une sélection sévère et l’armée indienne peut se vanter de disposer d’un régiment hors pair pour les opérations dans le désert .
Il existe une State Camel Breeding Farm , afin de sélectionner les meilleures races .
Genga Singh , Maharadja de Bikaner entre 1898 et 1934 a créait le Camel Corp qui a participé en France à la guerre de 1914 ! Malgré l’opposition des Britanniques il a réalisé un vaste programme d’irrigation du désert avec le canal Ganga qui amène l’eau depuis l’Himalaya .
Long de 649 kilomètres, le canal Indira Gandhi est un des chantiers de canalisation les plus importants au monde. Depuis la rivière Sutlej jusqu’au barrage Harike il court sur 204 Km avant de pénétrer au Rajasthan où il s’étend sur 445 Km .
Tout au long de son cour des cités oasis émaillent le grand désert du Thar .
Nous reprenons la route pour atteindre notre étape : Le Gagner Palace . Ce palais rouge, à l’extérieur de la ville de Bikaner, se trouve au bord d’un lac,
ce qui lui confère un côté romantique. Le style très British de l’équipement et des chambres contraste avec la présence d’un temple au milieu du jardin. Voilà un hôtel plein de contrastes ! Les repas sont servis dans une grande salle à la décoration ultra classique faite de deux tigres empaillés qui surveillent le service et de larges tables rondes, tableaux de chasses, rideaux à fleurs, petites clochettes sur les tables.
Depuis la terrasse on a une superbe vue sur le lac .
Le lendemain , l’étape est longue : 350 kilomètres jusqu’à Jaisalmer , dernière ville avant le Pakistan ! les relations Inde-Pakistan sont au plus mal avec des incidents de frontières plus au nord au Cashmir .
Sans le savoir nous passons à Pokaran où l’Inde afait ses essais de bombes atomiques
Pokharan ou Pokhran est le site d’essais nucléaires de l’Inde. Il se trouve au désert du Thar (27,1° N 71,8° E) dans l’État indien du Rajasthan.
La Commission de l’énergie atomique indienne (Atomic Energy Commission) a fait exploser sa première arme nucléaire souterraine, à 100 mètres de profondeur, nom de code Smiling Buddha, sur ce site le 18 mai 1974.
En 1998, lorsque Atal Behari Vajpayee revient au pouvoir avec le parti nationaliste BJP, il décide de
reprendre les essais qui avaient été abandonnés sous la pression américaine et choisit la date du 11 mai. Un
mouvement de missiles est organisé pour détourner l’attention des satellites espions et l’Inde procède à 5
nouveaux essais thermonucléaires - une bombe de 43 kilotonnes, une bombe de 12 kilotonnes et trois bombes miniatures de moins d’une kilotonne - à Pokharan, entre les 11 et 13 mai, puis se
déclare officiellement ensuite comme une puissance nucléaire.
Mais ce qui est “incroyable” c’est qu’ une couche épaisse de cendre radioactive recouvre une zône de 3000m2 située à 10 milles à l’est de Jodhpur . Des scientifiques mènent des enquêtes sur ce site où une aglomération aurait été construite . Le niveau de radioactivité est tellement élevé que les autorités indiennes ont décidé d’interdire la présence humaine dans cette zone , les experts y ont découvert une ville antique avec des traces évidentes d’une explosion atomique survenue il y a 800 ou 12000 ans !!!
Nous n’avons pas de compteurs Geiger ….et nous arrivons dans la ville la plus à l’ouest de l’Inde :Jaisalmer , Il s’agit bien d’une forteresse telle qu’elle nous apparaît au soleil couchant , sur un piton rocheux .
La ville est fondée en 1156 par un rajâ Râjput . La légende attribue à Krishna le choix de son emplacement après y avoir fait jaillir une source …mais la prophétie de Krishna annoncait que la ville serait mise à sac deux fois et demie …la première mise à sac eu lieu en 1294 après un siège de 8 ans par le sultan de Delhi !!! un terrible « jauhar » eu lieu : 24000 femmes s’immolèrent pour échapper aux vainqueurs , un deuxième « jauhar » , à nouveau après l’attaque du sultan de Delhi auquel on avait volé son coursier favori ! le troisième « jauhar » eut lieu au 16ème siècle lorsque le Rawal de Jaisalmer crut perdre la bataille contre un souverain Pathan voisin …le sacrifice des femmes fut inutile car il l’emporta !!!
La ville doit son importance historique et sa richesse à son rôle d’étape caravanière sur la route entre l’Inde et la Perse,l’Arabie et l’Occident.
La citadelle fut édifiée au 12ème siècle , mais les murailles datent du 15ème et 16ème siècle , elles comportent 99 tours et 4 portes monumentales , les murailles furent édifiées en blocs de Grès , sans mortier .
Jusqu’au 17ème siècle la ville se développa à l’abri des remparts .
Nous nous installons au Fort Rajwada Hôtel qui est l’un des hôtels de luxe dans la ville. Niché au milieu d’hectares de verdure, l’Hôtel Fort Rajwada Jaisalmer possède de luxueuses chambres avec d’excellentes installation , il est considéré comme l’un des meilleurs hôtels de classe premier dans Jaisalmer. L’Hôtel Jaisalmer Fort Rajwada s’avère être le havre de confort et de luxe pour les touristes.
Nous commençons la visite de la ville à l’intérieur des remparts , cette ville prospéra grâce aux caravanes qui se dirigeaient vers l’Afghanistan .
Nous pénétrons dans la ville en franchissant quatre portes .
En haut de la rampe on parvient à la place principale tristement célèbre puisqu’ici avaient lieu les sacrifices !
Nous visitons le palais du Rajmahal d’où l’on a une magnifique vue sur la ville .
Au pieds de la forteresse , depuis le 18ème siècle , la ville s’est développée à l’extérieur de ses fortification .
Le Gaj Mahal , le plus récent des palais , fut construit au 19ème siècle par le maharawal Gaj Singh . A travers ses fenêtres délicatement ciselées on a de splendides point de vue sur la ville.
Sur la place , la vache sacrée semble mieux nourrie que dans les grandes villes !
SSymbole de la mère, la vache est sacrée en Inde, et encore plus au Rajasthan, où Krishna, dieu très populaire ici, est son protecteur, d’où le respect qui lui est du. Déjà dans les civilisations aryennes, la vache avait un caractère sacré et même son urine et sa bouse étaient des éléments de purification, aussi la vache réelle s’est peu à peu identifiée à la vache céleste du « Veda ». Elle est présente partout, même en ville où des vaches chétives survivent en partie de la générosité des Hindous et surtout grâce aux immondices (tout aussi généreuses). Certains hindous vont jusqu’à se prosterner devant elle et lui faire une offrande de nourriture. Dans tous du R
Les dons des riches marchands marwari permirent à la communauté Jaïn , de doter la ville de plusieurs templesJaisalmer, possède 8 beaux temples jaïns, datant des XII ème- XV ème siècles. Construits dans le fort par de riches marchands, ils surprennent par leur grâce et leurs multiples décorations ouvragées comme de l’ivoire.
Le jaïnisme, ou jinisme, du sanskrit Jina « vainqueur », est une religion qui insiste en
premier et dernier lieu sur le respect de l’ahimsa (non-violence), en se basant sur la théorie du karma, des réincarnations, de l’écologie, et qui met l’accent sur l’ascétisme de Mahavira. Le jaïnisme possède actuellement douze millions de fidèles dans le monde.
Nous visitons l’un des temples sans chaussures ni appareil photo !
Ensuite , à l’extérieur de l’enceinte de la ville nous nous rendons au bord du lac Gadi Sagar Tank , creusé au 13ème siècle par le Maharadja pour l’approvisionnement en eau de la ville .
On accède au lac par un joli porche : le Tilon ki pol construit pour une célèbre prostituée , pour éviter que le porche soit détruit , elle plaça au dessus du porche un petit sanctuaire dédié à Krichna .
A 6Km de Jaisalmer nous visitons l’ensemble des cénotaphes des maharadjahs de Jaisalmer : Badar Bagh ( tombeaux vides puisque les cendres des défunts sont jetées dans le Gange) .
Sous chaque coupole , il y a une stèle en marbre ornée d’un personnage et d’une inscription .
Pour nous persuader que nous sommes bien dans le désert , nous prenons la route vers le sud ouest jusqu’au petit village de Khuri au pied des dune de sable !
Nous assistons à un somptueux coucher de soleil .
Nous sommes tout près du Pakistan , et les relations étant très mauvaises avec l’Inde il vaut mieux retourner vers l’Est !
Nous faisons une petite halte à Pokaran , petite ville fortifiée , dans le Ramayana , Rama envoya dans cette région une flèche de feu qui assécha les rivière …présage sans doute des explosions nucléaires de 1974 et 1998 dans cette région .

Devant le palais transformé en hotel nous faisons une halte rafraichissante .Nous ne nous lassons pas de contempler des fresques ..avec des éléphants !!

Après cette halte “rafraichissante” nous roulons vers Jodhpur qui est l’ancienne capitale du Marwar , elle fut fondée en 1459 par Rao Jodha .Elle est surnommée la ville bleue car la plupart des maisons de la vielle ville sont peintes en bleu , couleur qui repousse les moustiques !
Dominant la vieille ville , la forteresse de Mehrangarh , édifiée au 15ème siècle comme un véritable nid d’aigle , avec comme matériau un calcaire ocre .
On y accède par une succession de 7 portes en chicane , ensuite on peut grimper sur la terrasse qui surplome la ville de 120m .
Le maharadja Umaid Singh était un fanatique d’aviation il possédait 12 appareils et fit
construire un aéroport qui servit d’escale à Air France sur la ligne Paris Saïgon .
Dans les années 1920 pour procurer du travail à ses sujets , il fit construire le palais Umaid Bhawan , comportant 347 pièces , et qui nécessita deux millions de mètres cubes de marbre et de grès , et dont le style Art Déco se décline à la mode Rajpoute .
Le mobilier commandé à Londres fut détruit deux fois : la premiere fois lorsque le bateau qui le transportait fut torpillé , la deuxième fois lorsque le magasin londonien fut bombardé en 1941 !
La famille royale n’occupe que le premier étage , le reste est transformé en hotel de luxe .

Nous prenons la route du sud et nous nous détournons de la route principale pour visiter Ranakpur .
Ranakpur est une petite cité du Rajasthan située dans la chaîne des Ârâvalli à une soixantaine de kilomètres au nord de la ville d’Udaipur.
Le site doit sa notoriété au groupe de temples, majoritairement jaïns, et il fait partie des cinq pèlerinages majeurs du jaïnisme.
Le temple le plus important, celui d’Adinatha, est l’une des plus belles et plus vastes constructions jaïns de l’Inde. Il fut élevé par un riche marchand,

La construction eut lieu au milieu du XVe siècle et aboutit à un temple immense, formé de 29 salles, comportant 80 coupoles portées par 420 piliers.
Au côté de la merveille qu’est le temple d’Adinatha, on trouve deux autres temples jaïns du XVe siècle
Le Jaïnisme a été organisée par Mahavira au 6ème siècle avant Jésus Christ , c’est le dernier des 24 Tirthankara (maîtres Jaïn) condisciples de Boudha .
Les Jaïn respectent la vie sous toutes ses formes , ils respirent a travers un tulle pour ne pas avaler un moustique !
Ce temple fut construit au 15ème siècle mais après la profanation des sanctuaires par les musulmans , il fut abandonné , il ne fut remis en état qu’à la fin du 19ème siècle , la restauration fut confiée aux descendants de l’architecte qui l’avait construit , si bien qu’il est impossible de distinguer les parties restaurées .
Notre voyage se poursuit vers le Sud , jusqu’au Mont Abu
Le mont Âbû, ou Mont de la Sagesse, est une montagne située à l’extrémité de la chaîne des Ârâvalli au Rajasthan, à quelque 100 km à l’ouest d’Udaipur. C’est l’un des principaux centres de pèlerinage du jaïnisme depuis le XIe siècle et on y trouve de nombreux temples jaïns de marbre
Durant la domination britannique, elle servait de station de montagne, la seule du Rajasthan, pour échapper à la chaleur de l’été dans la plaine et de sanatorium pour les troupes.
Nous marchons au bord du lac , et suivons la foule des indiens qui se dirigent vers le « sunset point » pour assister au coucher de soleil sur les plaines désertiques du Rajasthan .
L’Hôtel Palace Mont Abu est une pièce d’histoire avec la chaleur et le charme du Vieux Monde. Jadis un Lodge de chasse royal des Maharajas, ce palais est aujourd’hui un Hôtel Héritage. Séjourner ici est réellement une expérience royale.
Nous sommes émerveillés , chaque soir de découvrir ces fantastiques hôtels .
Le lendemain nous visitons les temples Jaïn de Dilwara : ce sont 5 temples édifiés au 11 et 12ème siècle et plusieurs fois restaurés . Ils sont dédiés aux prophètes du Jaïnisme . Les deux principaux sont en marbre , on les visite pieds nus .
Ensuite nous n’avons qu’une petite étape à parcourir , par de petites routes pour rejoindre Dungarpur .
Sur la route nous nous arrêtons pour regarder une noria actionnée par un bœuf .
Nous découvrons en arrivant à Dungarpour l’hôtel Udai Bilas Palace qui date du 19 ème siècle, l’époque durant laquelle le maharawal Udai Singhji-II, un fameux patron des arts et de l’architecture, construisait ce merveilleux palais au bord d’un lac, offrant un endroit tranquille qui nous enchante dès notre arrivée.
L’hotel domine le lac d’Udai Sagar , il est installé dans une résidence princière qui date du 18 ème siècle .
Au centre de sa cour carrée se trouve un pavillon décoré avec une exubérance baroque , c’est un véritable enchevêtrement de frises et une profusion de colonnades .
A l’intérieur nous sommes invités au repas du soir dans une salle à manger somptueuse ornée de trophées de chasses , autour d’une table d’une longueur interminable avec des chaises massives !!!
et sous le regard de tigres empaillés .
Notre chambre possède une fenêtre qui s’ouvre sur une loggia avec la vue sur le parc .
Par un chemin difficile nous allons visiter un vieux palais Rajpoute qui se dresse au dessus de la ville de Dungapour L’exterieur est austère comportant des bastions crénelés , des tourelles , des coupoles , le tout en assez mauvais état .
En revanche l’intérieur surprend par sa fantaisie et son excellent état de conservation .
Les murs sont décorés de fresques retraçant l’histoire du royaume .

Au fond d’un placard nous découvrons des illustrations de « Kama Sutra » !!
Nous reprenons la route vers le nord en direction d’Udaipur , a la fois pour visiter cette ville et pour y trouver un aéroport qui nous permet de rejoindre Bombay .
En 1567, l’empereur moghol Akbar met à sac pour la troisième fois la forteresse de Chittorgarh, la capitale du Mewâr. Le rânâ Udai Singh II s’enfuit. Au cours d’une chasse aux abords du lac Pichola, il rencontre un sâdhu en méditation à qui il demande conseil pour construire sa nouvelle capitale. Le sage lui répond que le lieu lui semble parfait, dans la verdure, près d’un lac, protégé par les reliefs.
Udai fonde donc sa nouvelle capitale à cet endroit bien moins vulnérable que Chittorgarh et lui donne son nom. Udai Singh meurt en 1572 et son fils, Pratap monte sur le trône. Après celles des Moghols, la ville subit les attaques de Marathes. En 1818, Udaipur signe un traité avec les Britanniques qui lui apporte la paix.
L’État princier d’Udaipur (ou Mewar) se maintient jusqu’en 1949, date à laquelle il est intégré à l’État du Rajasthan.
Notre Hotel à Udaipur est un petit bijou construit comme un palais mais avec tout le confort moderne .
S’il y a une chose à retenir de l’histoire d’Udaipur c’est que la ville ne fut jamais envahie par les musulmans ni par les anglais !
Ce qui fait le charme de la ville c’est le lac Pichola qui met en valeur des monuments magnifiques ..
Nous visitons le City Palace qui comporte 3 palais distincts .
Trois siècles ont été nécessaires pour édifier l’ensemble à partir du règne de Udai Singh 2 (1537 1572) .
Cet incroyable édifice de marbre et de granit est une forteresse gigantesque longue de 250 m .
C’est un labyrinthe de halls et de salons , d’escaliers de cours , de patios et de vérandas.

Le palais comprend trois parties : une aile habitée par le Maharana , une autre aile transformée en hotel de luxe et une troisième en musée .
Si la vue coté lac est impressionnantes , celle coté cour est aussi remarquable .Mais comment expliquer le style Mogol du palais alors que les Moghols n’ont jamais pu envahir la région …c’est simple : au 17ème siècle , un traité de paix fut signé entre le grand Moghol et le Maharana d’Udaipur , les architectes et les artistes purent ainsi passer d’un état à l’autre.
Je ne peux décrire toutes les merveilles du palais , mais voici la photo d’une cour intérieure :
Au milieu du lac nous apercevons le « Lake Palace »
Edifié en 1746 , ce palais a une histoire romantique , le jeune prince Jagat Singh voulait inviter des dames au palais , le Maharana refusa , s’il voulait s’amuser , le jeune prince n’avait qu’a faire construire son propre palais …ce qu’il fit .
Ce palais est transformé en hôtel …de rêve ? géré par la célèbre chaîne Taj .
On ne peut y accéder sans être client .
Cependant nous visitons une autre île sur laquelle est édifié un autre palais : le « Jag Mandir » .
C’est un superbe palais édifié en 1620 par Karan Singh , fait de marbre et de stuc …un peu abandonné.
Ainsi se termine ce voyage au Rajastan sous la protection de Ganesh


























