Pierre Roger Rebière

Il est né à Saint Bonnet près Bort le 19 Décembre 1907 , au domicile de son grand père maternel Pierre Champoux .

Fils d’ Antoine Rebière qui travaille à Paris et de Maria Catherine Champoux demeurant au Bech , cultivatrice âgée de 26 ans ,

Il semble que le père , Antoine , ait travaillé sur la fameuse route du poisson : Boulogne –Paris .

Roger ( c’est ainsi que l’a toujours appelé sa mère ) va donc passer ses premières années à Paris .

Il va à l’ école primaire de Veyrieres , près de Saint Bonnet ou il passe son certificat d’ études à 12 ans et demi avec la mention bien .

Après des études à l’ École primaire Supérieure d’Ussel jusqu’au Brevet Élémentaire qu’ il passe en 1923 , il est reçu au Concours d’école normale de Tulle . Il y retrouve André Rigal .

À la fin de l’ année scolaire 1927 il passe le Brevet Supérieur appelé Brevet de Capacité pour l’enseignement Primaire ( équivalent du Baccalauréat ) , de plus pour quelqu’un qui portait la mallette de premiers secours pour l’ équipe de rugby , il reçoit le Diplôme de Maître de Gymnastique !

Après le service militaire ( incorporé le 10/11/1927) où il fait les E.O.R ( École des Officiers de Réserve ) à Saint Maixent l’ école , Il reçoit le grade d’ officier mais préfère marcher à pied plutôt que monter sur son cheval ! Il est libéré le 10/11/1928 avec le grade de sous-lieutenant .

Au retour du service il se marie le 26 septembre 1929 avec Marie Louise Breuil et obtient un poste double d’ instituteurs à Faye la Vineuse dans le sud du département d’ Indre et Loire

Ils ont une fille : Nelly , née au domicile des parents de Marie Louise , le 31 Juillet 1930 . Nelly ne quittera pas le 56 rue de la Mairie à la Riche et sera élevée par ses grands parents .

Il obtient un poste double d’instituteur à Saint Michel sur Loire il sera également secrétaire de mairie .

Le 15 Octobre 1936 , naît un fils : Marc Roger Alain .

La déclaration de guerre de 1939 implique le rappel de tous les réservistes , il est rappelé le 2//09/1939 au 77ème Régiment d’ Infanterie de Chatellerault , mais grâce à une fausse tache sur les poumons ( du tabac ingéré ) , Roger REBIÈRE est réformé provisoire et échappe ainsi à la « drôle de guerre » .

Pendant l’ occupation , sa position de secrétaire de Mairie lui permet d’ alimenter sa famille et ses amis de tickets d’alimentation et de bons matières .

À la libération , du 14/04/1945 au 15/09/1945 , l’armée le rappelle pour une mission en Algérie , pour diriger le centre de démobilisation de Maison Carrée . .

Il plait beaucoup aux femmes , on lui prête une aventure avec la postière de Saint Michel.

En 1950 il est nommé à Langeais , Directeur du Cours Complémentaire et professeur de Mathématiques tandis que Marie Louise est nommée professeur de Français .

Après la guerre les vacances se passent sous latente dans les terrains de camping GCU (Groupement des Campeurs Universitaires )

En 1954 il marie sa fille Nelly à Claude Josset et comme le mariage se passe à Londres ,donc sans invités , il leur paie une 4 chevaux Renault !!!

Il est très très ami avec la Directrice de l’ École de fille : madame Robert .

Son fils Marc , après deux ans dans les Lycées parisiens ,Henri IV et Chaptal et est reçu au concours de l’ ENSET , Hélas , sa première nomination est en Algérie , dans l’ambiance OAS et l’insécurité

Et c’est la mauvaise décision : préférer le service militaire à un poste civil exposé ! À cause de son engagement au Parti Communiste il est affecté à un régiment opérationnel , et lors d’un déplacement à Orleansville , le 23 Juin 1961 , il est tué par une rafale de mitraillette tirée par d’autres soldats français dans des circonstances assez troubles .

La douleur de Pierre Rebière est immense mais c’est surtout Marie Louise qui restera marquée jusqu’à sa mort .

En 1961 Il prend sa retraite à Saint Cyr sur Loire , rue Fleurie qu’ il vient d’ acheter à un couple séparé qui lui font payer chacun des frais d’ agence .

Avec Claude et Nelly , il achète la maison de Préfailles dans laquelle il alternera des séjours d’ été avec la maison de Correze .

Il se consacre alors à des tâches bénévoles pour la MGEN , mais passionné par les Mathématiques modernes qu’ il enseigne à son petit fils Jean-Marc , il est appelé par son ancien adjoint Bauduffle , qui dirige le centre Pschyco-pédagogique , de dispenser des cours de Mathématiques aux élèves dyslexiques , ou en difficultés psychologiques . Il dispense également des cours de Maths moderne à la Faculté de Médecine de Tours .

Marie-Louise vit repliée sur elle –même , porte le deuil et refuse de rencontrer les amis .

Elle écrit de la poésie et entraîne son petit fils Jean-Marc à l’écriture de poèmes .

Sous prétexte de corriger un manque de latéralité chez son petit fils Yves , elle lui apprend le Piano .

Ce n’est qu’en 1982 qu’il prend définitivement sa retraite du centre Psycho –pédagogique ,

Il se consacre beaucoup à soigner sa femme victime d’ une grave décalcification jusqu’en 1994 où elle meurt épuisée par des traitements anti douleurs et une déshydratation mal diagnostiquée. Il reste seul dans sa maison de Saint Cyr jusqu’ en 2001 ou , victime d’ une attaque cérébrale , il est hospitalisé , puis entame une rééducation à Luynes .

En 2002 il obtient un studio dans la Résidence des Grands Chênes à Joué les Tours , il y restera jusqu’à son décès le 13 Octobre 2004 .

Il repose au côté de sa femme et de Marc au cimetière de Saint Cyr sur Loire .